
STRATÉGIE NATIONALE POUR LA CONSERVATION DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
RÉSUMÉ
En République Centrafricaine, la biodiversité est d'une grande importance car elle constitue pour la population une source de bienfaits non négligeable (produits de cueillette, de chasse et agricoles, une base pour la médecine et la pharmacopée,…). Elle procure, par ailleurs, des avantages économiques substantiels en ce qui concerne les utilisations non consommatrices telles que l'exploitation industrielle du bois, le tourisme et permet également l'obtention de divers bois de service et d'énergie utiles à la population.
L'importance de ce capital biologique est également manifeste pour l'apport en fourrage dont les parcours pastoraux représentent près de 50 % du territoire national avec une charge de près de trois (3) millions de gros bétail.
En ratifiant la convention sur la diversité biologique le 15 Mars 1995, la République Centrafricaine s'est engagée à élaborer une stratégie nationale suive d'un plan d'action pour la conservation et l'utilisation durable de sa biodiversité et le partage juste et équitable des avantages générés par leur exploitation, conformément à l'article 6 de ladite convention.
Comme représentée sur le schéma ci-après, la planification de la biodiversité est un processus cyclique et adaptatif (Fomat PDF).
A cette fin, le Gouvernement Centrafricain a mis en place le projet CAF/96/G-31 " Stratégie Nationale et Plan d'action en matière de Diversité Biologique " financé par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), par l'entremise du PNUD, à la hauteur de178 300 $ us.
La formulation de cette stratégie a d'abord conduit l'équipe de planification du projet à mener des études bibliographiques spécifiques sur la biodiversité et l'agrobiodiversité, de faire l'état des lieux de la conservation des principales ressources biologiques du pays.
Ces études ont été ensuite complétées par des investigations de terrain réalisées dans les quatre zones écologiques du pays, selon la Méthode Active de Recherche Participative (MARP exploratoire).
De ces différentes études, il ressort que la République Centrafricaine regorge d'importantes ressources biotiques très variées, notamment pour la flore, la faune et pour les espèces domestiques (plantes cultivées et animaux d'élevage).
Cependant, on constate que les écosystèmes naturels qui hébergent cette diversité biologique se dégradent progressivement par suite de multiples agressions anthropiques.
Parmi les types de pressions anthropiques identifiés, il convient de souligner les feux de brousse, les défrichements agricoles , l'exploitation industrielle du bois, la coupe anarchique du bois, l'extraction du diamant et de l'or, l'utilisation des produits toxiques pour la pêche et enfin le grand braconnage qui à décimé beaucoup d'espèces de la faune du pays et conduit à la disparition de certaines d'entre elles.
La République Centrafricaine, pour mieux conserver et gérer de façon rationnelle et durable la diversité biologique, a pris un certain nombre de dispositions notamment :
1. la création de plusieurs aires protégées, réparties au niveau des différents écosystèmes du pays et couvrant environ 11 % du territoire national ;
2. la mise en place des institutions publiques et privées chargées de la gestion de l'environnement ;
3. la promulgation des lois relatives à la protection de la nature.Toutefois, ces dispositions s'avèrent insuffisantes au regard des problèmes écologiques actuels à savoir : le tarissement des cours d'eau, le recul de la forêt, la raréfaction de la faune en général et du gibier en particulier. Sans aucune action, ils conduiraient inéluctablement à la paupérisation et à une perte significative du patrimoine biologique. Face à cette situation dramatique, le séminaire-atelier national a examiné et adopté de façon consensuelle et participative un certain nombre d'axes stratégiques dont les objectifs principaux visent à :
Conserver et préserver les diverses ressources de la biodiversité et de l'agrobiodiversité du pays ;
Promouvoir la pratique de l'utilisation durable des ressources biologiques en incorporant les principes et pratiques de la durabilité écologique, sociale et économique ;
Promouvoir un mécanisme de partage juste et équitable des bénéfices découlant de l'exploitation des ces ressources ;
Minimiser les risques liés à l'utilisation de la biotechnologie.
| Page d'accueil > Contributions>Stratégie Nationale > Résumé |
|
|
© Le Ministère chargé de
l'Environnement de la République Centrafricaine et ,
2000.Sur le Réseau depuis le 15 Décembre 2000. Dernière mise à jour le 21-06-2002 . Webmasters: Bob Félicien KONZI - SARAMBO et Han de KOEIJER |