
STRATÉGIE NATIONALE POUR LA CONSERVATION DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
II. Évaluation (fin)
2.3.8- Utilisation durable de la biodiversité
2.3.8.1- Problèmes
2.3.8.1.1- L'exercice de la chasse
2.3.8.1.2- L'exercice de la pêche
2.3.8.1.3- L'agriculture
2.3.8.1.4 - L'élevage transhumant
2.3.8.1.5- La cueillette
2.3.8- Utilisation durable de la biodiversité
La RCA vit dans un contexte d'une dégradation insidieuse des ressources naturelles dont les conséquences (diminution des rendements, pertes de la biodiversité, dégradation des pâturages, stérilisation de certaines zones, pauvreté accrue, etc…) seront préjudiciables à long terme pour les populations si les tendances d'évolution actuelle se maintiennent.
On note plusieurs types d'appauvrissement qui compromettent les chances d'une utilisation durable des ressources de la biodiversité (cf. arbre à problème, annexe). Il s'agit de :
a) L'appauvrissement simultané de l'environnement et de la population constitue la grande problématique de l'utilisation durable en République Centrafricain.
b) Il frappe progressivement les milieux naturels riches et variés, caractérisés par la simplicité des reliefs qui sont monotones pour la plupart, par un soubassement géologique très ancien et apparemment stable, par des climats tropicaux humides et secs, par une végétation exubérante riche en essences forestières de valeur et en faune diversifiée. Avec environ quatre zones écologiques principales, la Biodiversité de la RCA compte 3602 espèces de plantes vasculaires dont une centaine est endémique, 209 espèces de mammifères connues à ce jour, 668 espèces d'oiseaux. Cet appauvrissement n'a pas permis non plus de mettre à profit les conditions pédo-édaphiques climatiques idéales pour le développement des activités agricoles et pastorales.
c) L'appauvrissement touche aussi une population peu nombreuse d'environ trois(3) millions d'habitants, répartie inégalement sur 623 000 km², et particulièrement fragilisée par la faiblesse de son accès aux moyens d'existence durable, car environ 65% de cette population vivent au dessous du seuil de la pauvreté.
d) L'appauvrissement ou la faiblesse des capacités d'organisation, d'aménagement et de gestion du territoire a exposé les ressources biologiques en particulier et les ressources naturelles en général à des modes d'exploitation fortement abusifs dont les conséquences sont : le recul des forêts, la perte de l'habitat de la faune, les pressions sur les ressources biologiques ; et enfin
d) L'appauvrissement qui inhibe tout effort d'utilisation durable est entretenu par la précarité de la situation macro-économique marquée par de profonds dysfonctionnement au niveau :
- du secteur primaire à faible rendement et doté d'un mode d'exploitation archaïque et rudimentaire, reposant sur quelques cultures de rente, dont le coton et le café ;
- du secteur secondaire resté embryonnaire malgré quelques initiatives qui ont fait leur temps ;
- du secteur tertiaire soumis aux contraintes multiformes : absence de réformes pertinentes, absence de planification, etc.Des aléas susmentionnés, il résulte des pratiques qui n'entretiennent pas l'utilisation durable des ressources de la biodiversité. Il s'agit de :
2.3.8.1.1- L'exercice de la chasse
· La battue aux feux de brousse
Ce mode de chasse est pratiqué au cours des mois les plus secs de l'année. Il est fait à l'aide du feu tardif qui détruit tout sur son passage et peut parcourir de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de kilomètres. La battue aux feux est utilisée pour chasser les espèces les plus petites (rats) et les plus grandes (éléphants). Cette chasse n'épargne ni femelles suitées, ni les jeunes animaux. Toute une population peut être détruite au cours de cette partie de chasse, y compris les géniteurs.
L'appât empoisonné
Il est utilisé pour chasser les aulacodes ou cibissi, les rats de Gambie, les souris, les rats palmistes et certains carnassiers. Même si les espèces appâtées sont peu grégaires, il n'en demeure pas moins que des animaux innocents échappent à ce piège meurtrier. Tout animal qui mord à l'appât est mort foudroyé. Il existe un risque aussi grand pour les consommateurs de la viande des gibiers appâtés.
La flèche empoisonnée
Elle a le même effet que l'appât empoisonné sauf que les victimes sont sélectionnées d'avance. Le chasseur qui tire cette flèche identifie d'avance sa cible. La flèche empoisonnée est utilisée pour chasser n'importe quel gibier, principalement les espèces aussi bien arboricoles que terrestres tels que les cercopithèques, les aigles, le touraco, le calao, également le babouin, les céphalophes etc…Elle est tirée soit à l'aide d'un arc ordinaire soit à l'aide de l'arbalète. Beaucoup de gibiers peuvent être tués sans être consommés ; car il suffit de ne pas enlever la partie touchée à temps pour que le poison obtenu à l'aide du suc des feuilles de strychnos se répande dans toute la viande et la rendent impropre, voire dangereuse pour la consommation. L'abandon d'un tel produit à risque constitue un gaspillage.
Le collet d'acier
Le collet d'acier ''waya''(tiré de l'Anglais ''wire'') est un piège tendu à l'aide de câbles d'acier. Sa nocivité est qu'il peut couvrir un territoire assez grand car un chasseur a la possibilité d'installer à lui seul 200 à 250 pièges, couvrant une superficie moyenne de 1500 ha. La pose est linéaire. Elle se fait sur des layons ouverts expressément pour offrir des pistes trompeuses aux animaux afin de les capturer. Ce mode de chasse n'épargne ni mammifères, ni reptiles (même la tortue), ni géniteurs, ni les jeunes animaux. Le dégât qu'il commet est considérable. Quelquefois les animaux s'en sortent avec les pattes ou la queue amputées. La blessure occasionnée par nœud, s'infecte rapidement et peut causer une maladie à l'homme qui consomme la viande obtenue d'un tel animal.
Les armes automatiques
La chasse à l'aide des armes automatiques, de guerre ou non est très destructrice. Son introduction dans la chasse à partir des années 1972 a beaucoup contribué à la décimation des populations des éléphants de la RCA. C'est la cadence de tir qui détermine le nombre d'animaux susceptibles de mourir dans un temps relativement court. Plusieurs troupeaux d'éléphants ayant perdu soit une matriarche soit un patriarche sont abandonnés à la merci des braconniers qui n'ont aucune éthique de chasse. Tous les individus sont littéralement abattus, y compris les jeunes porteurs d'ivoire ou non. Une étude réalisée par les Experts de la FAO et du Ministère des Eaux et Forêts a montré que les populations de rhinocéros et des éléphants du Nord sont passées de 190 individus en 1977 à 0 en 1985 pour la première espèce et de 2550 en 1977 à 569 pour la seconde. Ces résultats sont dus exclusivement à l'usage des armes automatiques des braconniers étrangers qui sévissent dans les aires protégées et secteurs de chasse du Nord.
Les pièges à oiseaux
Il peut être soit le faux perchoir à glue soit le filet à trappe. Dans les deux cas une partie de chasse peut rapporter 20 à 30 oiseaux, voire plus. Les principales victimes sont surtout les pigeons verts, les pintades, les tourterelles, les tisserins ou oiseaux mange-mil, les poules d'eau, les chevaliers, etc.
Les engins éclairants
Cette pratique est utilisée surtout de nuit. Elle consiste à éblouir l'animal avant de le capturer ou de le tuer. Les suidés (cochons sauvages) et les chauves-souris sont les principales victimes de ce genre de chasse qui ne laisse aucune chance à l'animal de s'enfuir. Des colonnes entières de Chauve-souris sont souvent détruites à l'aide de cette pratique qui touche également les espèces de gibier.
La chasse autour des points d'eau et dans les salines
Elle est très dangereuse. Car la fréquence de ce type de chasse peut décimer la grande faune d'un territoire donné, surtout en saison sèche. Les animaux subissent en même temps la pression des fauves et des hommes. Ce mode de chasse est interdit par la loi, mais le manque de contrôle aidant, les braconniers ne s'empêchent pas de le pratiquer. Le chasseur choisit soit le point d'eau soit, la saline pour se poster et attendre les animaux qui viennent se nourrir ou pour un pansement à la terre glaise ou argile.
L'ouverture permanente de la chasse
L'exercice permanent de chasse entretient une pression continue sur les espèces de la faune. Avec la prolifération des munitions et des armes de fabrication locale, le cheptel sauvage a connu une forte régression. Bien que l'institution de la saison de chasse soit prévue par la loi aussi bien pour les nationaux que pour les chasseurs touristes, seule le tourisme cynégétique respecte cette disposition.
2.3.8.1.2- L'exercice de la pêche
L'assec ou écopage
L'assec est un mode de pêche très utilisé par les femmes de la RCA. Il consiste à ériger des barrages circulaires d'où elles évacuent l'eau avec des récipients. L'assiette une fois asséchée peut faciliter la capture des poissons. L'assec avec capture et remise n'est pas dangereux. Cependant il devient un risque si le pêcheur ramasse tous les poissons sans épargner les alevins. Aussi une fois la pêche terminée, le barrage devait être détruite pour permettre la libre circulation des poissons, malheureusement ce n'est souvent le cas.
La pêche au barrage
Le barrage au corps mort est un mode de pêche à grande échelle. C'est toute la communauté, sous la direction du maître d'ouvrage qui s'associe à la construction du barrage pour une pêche de grande envergure. L'inconvénient du barrage est qu'il ne permet pas la circulation des poissons qui sont entraînés dans la nasse à la moindre tentative de passage. La pêche dure de deux à trois mois, au cours desquels les campements et claies de fumage sont construits. Les produits des barrages vont plus loin que les limites du terroir ou du finage. Au cours de cette pêche des poissons de toute taille et de toutes espèces disponibles sont capturés. Ce mode de pêche peut être fait seul ou assorti d'un empoisonnement par déversement de produit toxique en amont du barrage. C'est en ce moment qu'il devient plus destructeur.
La pêche aux explosifs
Elle est rare, mais commet les mêmes dégâts que la pêche par empoisonnement. L'explosif a un méfait double. Il tue les espèces animales et pollue l'eau qui n'est plus apte à entretenir la biodiversité. La colonisation des algues vertes est fonction du degré de pollution et de la pauvreté en oxygène.
La pêche au poison
Le poison peut être végétal ou chimique. Toutes les espèces de poissons atteints par le poison peuvent mourir. Lorsqu'ils sont tués, ils sont forcément ramassés. Les individus assommés par le poison, mais qui ne meurent pas en ressortent avec un comportement fortement modifié. La dérive locomotrice est surtout observée. La pêche au poison reste la principale cause d'appauvrissement des cours d'eau jadis poissonneux. Si la pratique est fréquente, le ours d'eau est asphyxié et se peuple d'algues vertes. Les principales espèces
végétales utilisées pour ce mode de pêche sont le Cassia alata, le Thévétia ou "poison sur place". Les engrais chimiques sont également utilisés pour la pêche.
La pêche au ''kaskulam''
Le kaskulam est une sorte de filet à petites mailles, fait avec du fil synthétique et garni de hameçons de tailles différentes. Il est installé de manière transversale pour arrêter n'importe quel poisson ou espèces aquatiques. Il peut s'agir du Crocodile de petite taille, du varan d'eau ou du potamogale. L'usage du ''kaskulam'' a toujours été la cause des confits entre populations autochtones et pêcheurs ambulants.
La pêche aux fretins ou ''Ngengué''
La pêche aux fretins est un mode de pêche qui n'intéresse que les alevins. Il se pratique soit à l'aide de filets de petites mailles soit à l'aide des moustiquaires. La prolifération des restaurants de galettes de poissons (plat de luxe) est la cause principale de cette activité. Cette pratique est interdite par la loi, mais n'est pas contrôlée. La pêche aux fretins peut supprimer toute une espèce de poisson si elle devient fréquente et pratiquée à grande échelle. Toutefois les précautions doivent être prises pour éviter le pire. Une action sur les restaurants pourra réduire la pression.
Le ramassage des œufs de crocodiles
Le ramassage des œufs de crocodile est une activité nocive qui se pratique à l'insu des autorités administratives, puisqu'il se fait de nuit, par des pêcheurs avertis. Cette pratique qui supprime systématiquement les femelles et les œufs est très dangereuse pour le crocodile en particulier et la biodiversité en général.
L'agriculture sur brûlis
Le feu est un outil que le paysan centrafricain utilise couramment pour préparer son champs aux labours. Bien que très pratique, ce moyen a l'inconvénient de détruire systématiquement les espèces végétales innocentes qui auraient servi à d'autres fins (pharmacopée, abris anti-érosifs, etc…). La récupération des adventices et autres espèces végétales non désirées pour la fabrication de compost serait plus bénéfique. Malheureusement le paysan ne maîtrise pas cette biotechnologie. L'agriculture sur brûlis est pratiquée dans tout le pays et fragilise davantage les sols.
L'agriculture itinérante
L'agriculture itinérante accompagne les pratiques sur brûlis. En outre, elle a tendance à consommer plus d'espace qu'il ne le faut, en un temps donné. La fréquence des champs détermine celle de la destruction des formations végétales qui constituent l'habitat par excellence de la faune sauvage. Ce phénomène est plus remarquable et plus sensible autour des grandes villes, et dans les écosystèmes fragiles.
La culture de décrue
La culture de décrue se pratique souvent en saison sèche et dans les galeries forestières pour bénéficier de l'humidité nécessaire à la production. Pratiquée dans les lits majeurs des cours d'eau, elle a tendance à modifier le biotope de certaines espèces sensibles. A Bangui et dans certaines localités du pays, cette activité a provoqué la disparition des ressources halieutiques qui constitueraient une menace pour les ménages à revenu très bas. C'est le cas de Ngoubagara, Essai-Voire, Kokoro, Sabouma, Nguitto à Bangui, Boukakou à Bambari, Sambanda à Berbérati, Paya à Bouar, Bambissa et Iyo à Bangassou, Bombole à M'baïki, etc… Hormi la culture de décrue, il faudrait mentionner les déversements d'ordures dans ces cours, engendrant ainsi leur eutrophisation et quelquefois plus tard l'envasement et la disparition si aucune action n'est menée.
2.3.8.1.4 - L'élevage transhumant
Les bas paisseurs
Contrairement aux bovidés sauvages qui sont des haut-paisseurs, les zébus Mbororo sont des bas-paisseurs. En broutant l'herbe, ils les coupent au ras du sol, au dessous de la couronne, si bien qu'elle ne repousse plus. Le piétinement du troupeau cause de sérieux dommages aux herbacées surtout. Le problème n'est pas le pâturage en tant que tel mais c'est la divagation du bétail qui est nocif pour la biodiversité, car elle n'épargne pas les sites fragiles ou sensibles. Plus de 40% du pays sont concernés.
Les feux tardifs
Les éleveurs utilisent le feu comme un des outils disponibles pour aménager les pâturages et de parcours. Le passage du feu favorise des repousses qui sont utilisées par le bétail. Cependant l'action répétée des feux tardifs, allumés tard en saison sèche commet beaucoup de dégâts sur les ressources biologiques (flore et faune). L'absence d'une politique de gestion des fourrages en est la principale cause. Cette pratique s'étend dans toute la zone d'élevage.
Emondage des arbustes
L'émondage des arbustes se pratique surtout dans la zone subsahélienne où la strate herbacée n'est pas assez consistante en saison sèche pour répondre aux besoins du bétail. Pour combler cette lacune, les éleveurs abattent les rares essences qui constituent la strate arbustive pour nourrir le bétail. Les cas sont relevés et dénoncés par les paysans à Kabo, dans la région de Batangafo craignent une sahélisation de leur région.
Certaines pratiques de cueillette qui est la principale source de subsistance des populations ne favorise pas la durabilité des ressources biologiques. Même si elles ne sont pas généralisées, elles peuvent constituer à long terme une menace pour les ressources biologiques.
La récolte de vin de palme
La récolte de vin de palme se pratique de deux manière, selon les régions. Dans certaines régions, le récolteur grimpe au palmier pour pratiquer la saignée ; dans d'autre cas le palmier est abattu. En abattant l'arbre il ne pourra plus fournir ni d'huile, de palmiste, de feuille, de vin.
L'usage unique de l'arbre abattu aux fins de tirer du vin, met un terme à sa vie et supprime de facto la possibilité pour l'homme de jouir d'autres sous- produits. L'abattage du palmier à huile est un véritable fléau dans les zones Soudaniennes où l'huile de palme commence à être rare par endroit. Le marché de vin est la cause principale de cette destruction, car la boisson locale est bon marché par rapport aux produits manufacturés.
La pratique du clou chauffé
Cette pratique est utilisée pour accélérer le dépérissement des arbres sur pied destinés à la production du bois de chauffe.
L'augmentation des besoins énergétiques de la ville de Bangui surtout, qui compte environ 600.000 habitants, a amené les exploitants du bois énergie à utiliser cette pratique pour satisfaire un marché en expansion.
Des clous de 120 mm ou plus sont chauffés au rouge et plantés dans les arbres sur pied qui meurent dans environ deux (2) mois. Dès que les feuilles commencent à tomber, ces arbres sont abattus à la tronçonneuse à chaîne, découpés, fendus et vendus. En abattant de tels arbres, toute la filière fruitière, médicinales et autre est supprimée. Le cas est plus regrettable s'il s'agit de porte graine d'une espèce très utile. La pratique du clou chauffé a les mêmes méfaits que le ceinturage des arbres.
L'évaluation de la biodiversité confirme que la République Centrafricaine dispose encore d'une assez importante variabilité de ses ressources biologiques. Il a été constaté cependant que la plupart des écosystèmes se dégradent progressivement sous l'effet des pressions anthropiques diverses, exercées pour satisfaire les besoins vitaux des populations et pour des raisons économiques. Même les aires protégées connaissent le braconnage et l'exploitation minière.
Au niveau des ressources de l'agrobiodiversité, il convient de noter la forte érosion génétique qui pèse sur certaines espèces végétales et animales.
Face à cette dramatique situation, les dispositions légales et institutionnelles existantes n'ont pas cependant amélioré la conservation de la biodiversité de façon satisfaisante. En outre, les conditions de partage équitable des avantages, résultant de l'exploitation des éléments de la biodiversité, ne sont guère satisfaisantes.
Les conséquences qui en résultent sont l'altération qualitative de l'habitat, la paupérisation, la raréfaction des ressources génétiques, la dégradation des sols, la pollution de l'eau, la savanisation, etc.
Tous ces facteurs concourent à l'appauvrissement de la biodiversité en République Centrafricaine et constituent un manque à gagner pour le pays.
Fort de cette situation, il a été opportun de mettre en place la stratégie nationale en matière de diversité biologique dont les objectifs et les différentes stratégies sont présentés au chapitre suivant.
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