Plan d'action

1. PRÉAMBULE

Le Gouvernement centrafricain a ratifié le 15 Mars 1995, la Convention sur la diversité biologique issue de la Conférence des Nations- Unies et d'autres partenaires tenue à Rio de Janeiro du 3 au 14 Janvier 1992. Cette ratification exigeait de la RCA, la mise en place d'une Stratégie Nationale et un Plan d'action pour la conservation et l'utilisation durable des ressources de la biodiversité et le partage équitable des revenus générés par leur exploitation.

A cette fin, le Gouvernement a mis en place le Projet CAF / 96 / G-31 "Stratégie Nationale et Plan d'Actions en matière de la diversité biologique" financé par le FEM, par l'entremise du PNUD à la hauteur de 178 300 $ EU. Le but visé est de mettre en place une stratégie nationale suivie d'un plan d'action en matière de la biodiversité et de l'agrobiodiversité.

La formulation de cette stratégie a d'abord conduit le projet à mener, des études bibliographiques spécifiques sur la biodiversité et l'agrobiodiversité pour faire l'état des lieux et de conservation des principales ressources biologiques d'une part, suivi des études de terrain selon la méthode MARP (Méthode Active de Recherche Participative).

Ces études ont permis de recueillir des informations au niveau local et d'organiser ensuite des ateliers régionaux avec les principaux acteurs des préfectures concernées.

L'analyse des pressions anthropiques et socio-économiques, les problèmes écologiques sur la diversité biologique et l'agrobiodiversité à l'échelle locale et régionale ainsi que le partage équitable des bénéfices issus de leur exploitation ont constitué la base des échanges de vues qui ont prévalu lors des différentes concertations populaires, à travers des ateliers notamment.

Les résultats de ces ateliers ont été ensuite restitués aux différents acteurs venus de l'arrière-pays ,au cours de l'atelier national organisé à Bangui en janvier 2000.

Le but final est la mise en place d'un plan d'action pour la conservation et l'utilisation durable des ressources de la biodiversité et le partage équitable des gains générés de leur exploitation.

Le problème de la biosécurité a été examiné au niveau de chaque site avec les différents partenaires car il constitue dans certaines zones un facteur de perturbation potentielle des ressources de la diversité biologique et ceux de l'agrobiodiversité.

Ces problèmes se posent de manière différente, en fonction des principaux écosystèmes du pays, à savoir :

- la forêt dense humide ;
- les savanes ;
- la forêt dense sèche ;
- la steppe.

Il faut en outre signaler le cas des galeries forestières le long des cours d'eau et les forêts denses semi- humides qui sont des témoins forestiers en domaine soudano- guinéen.

La forêt dense humide est l'écosystème qui apparaît comme celui qui abrite le plus d'espèces animales et végétales et d'espèces endémiques suivies par les forêts denses sèches et les forêts galeries.

L'identification et la hiérarchisation des pressions humaines et l'analyse de la durabilité des systèmes d'exploitation des ressources sur la diversité biologique terrestre et des causes principales des pressions par région écologique, montrent que les principaux facteurs sont les feux de brousse, le défrichement agricole, l'exploitation industrielle du bois, le pâturage bovin suivis de l'exploitation du diamant et l'or. Les menaces qui en résultent sont essentiellement l'altération qualitative et quantitative de l'habitat, la raréfaction des ressources génétiques et la dégradation des sols. La savanisation est une menace réelle pour l'extrême Nord- Est du pays.

L'élaboration d'un plan d'action est bienvenue pour trouver des solutions aux menacent qui pèsent sur la diversité biologique en République Centrafricaine quant aux ressources biologique aquatique.

 

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