VISION NATIONALE
DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
"POUR UNE SOCIETE:
CONSCIENTE DU RÔLE ET
DES ENJEUX LIES A LA DIVERSITE BIOLOGIQUE,
CONVAINCUE DE SES RESPONSABILITES
ENVERS LES GENERATIONS FUTURES,
ET DETERMINEE A UTILISER LES RESSOURCES
DE MANIERE DURABLE"
INTRODUCTION
Dans le cadre de la mise en uvre de la Convention qu'il a
ratifiée en Juillet 1995, le Niger a sollicité et obtenu l'appui du Fonds pour
l'Environnement Mondial (FEM), à travers le PNUD, pour élaborer sa stratégie et son
plan d'action en matière de diversité biologique, conformément aux dispositions de
l'article 6 de ladite Convention. La stratégie nationale et le plan d'action de
conservation et de gestion de la diversité biologique ainsi élaborés s'intégreront au
Plan National de l'Environnement pour un Développement Durable (PNEDD) et constitueront
un de ses programmes majeurs.
Le processus d'élaboration de la stratégie comprend trois (3) étapes
essentielles à savoir:
la mise en place du cadre organisationnel;
l'évaluation de la diversité biologique;
l'élaboration et /ou l'adaptation des plans d'actions nationaux et des
stratégies en matière de diversité biologique dans un cadre cohérent de programmes et
projets.
Ainsi, après la mise en place effective du cadre organisationnel, le
Projet Biodiversit a diligenté une série d'études conduites par quinze (15) consultants
nationaux pour élaborer le document d'évaluation de la diversité biologique au Niger.
Cette monographie décrit la diversité biologique et l'état des ressources biologiques
du pays. En plus du point fait sur les connaissances actuelles, ce document identifie et
recommande un certain nombre d'actions permettant d'améliorer la connaissance, la
conservation et l'utilisation durable des ressources biologiques du pays.
Sur la base du document d'évaluation de la Diversité Biologique du
Niger, des bilans diagnostics réalisés dans le cadre du PNEDD et du texte de la
Convention sur la Diversité Biologique, une seconde consultation a été réalisée avec
sept (7) consultants nationaux pour ressortir les grands domaines devant être couverts
par la stratégie. L'équipe de planification avec l'appui de ces consultants et d'une
expertise internationale a par la suite élaboré, suivant seize (16) thèmes, un projet
de Stratégie Nationale et de Plan d'Action en matière de Diversité Biologique qui a
été enrichi par les sept (7) départements de notre pays et la Communauté Urbaine de
Niamey, avant d'être validé par un atelier national organisé à cet effet.
Le document de srtatégie nationale et de plan d'action ainsi
élaboré, constitue pour le Niger,un cadre de référence et de planification de toutes
les actions en cours et à venir en matière de diversité biologique.
En tant qu'instrument dynamique, toutes les améliorations requises
pourront y être introduites au fur et à mesure de la mise en uvre dont la
réussite dépend de l'évolution des attitudes professionnelles et institutionnelles.
METHODOLOGIE
Le processus d'élaboration de la stratégie nationale et du plan d'action en matière de diversité biologique a
été conduit de façon participative et itérative en plusieurs étapes.
Etape 1: organisation
Elle a consisté en la mise en place d'un cadre opérationnel de travail notamment:
· la commission technique sur la diversité biologique
dotée d'un secrétariat technique couramment appelée équipe de planification du projet
NER/97/G31, organe directeur ayant supervisé les travaux d'élaboration de la stratégie
nationale et du plan d'action en matière de diversité biologique(SNPA/DB) ainsi que la
rédaction du rapport national devant être présenté à la Conférence des
Parties"(CP);
· l'équipe de coordination du projet.
Cette étape a été aussi mise à profit pour la formation des membres de l'équipe de
planification par un expert international spécialisé dans le domaine de planification de
la diversité biologique.
Etape 2: évaluation de la diversité biologique du Niger
Ayant nécessité plus de temps, elle a été conduite de la manière suivante:
· Evaluation de la diversité biologique suivant une
dizaine de thèmes, avec l'appui de quinze (15) consultants nationaux;
· Validation par l'équipe de planification appuyée de
personnes ressources ,des documents thématiques à travers quatre (4) mini ateliers;
· Organisation d'un mini atelier ayant regroupé les
utilisateurs locaux de la diversité biologique en vue de prendre en compte leurs avis
dans l'évaluation;
· Elaboration du document final de l'évaluation et son
approbation par l'équipe de planification.
Etape 3: définition de la stratégie et élaboration du plan d'action
Elle s'articule autour de:
· L'analyse du document d'évaluation et des diagnostics
régionaux réalisés dans le cadre du Plan National de l'Environnement pour un
Développement Durable (PNEDD) afin de définir les grands domaines devant être couverts
par la stratégie et les objectifs à atteindre;
· La définition provisoire de la vision nationale en
matière de la diversité biologique;
· La formation de l'équipe de planification par un expert
international en formulation de stratégie;
· La formulation d'une version préliminaire du document de
stratégie/ plan d'action par l'équipe de planification appuyée par les consultants
nationaux;
· L'Amendement et l'enrichissement de la version
préliminaire du document de stratégie / plan d'action par les huit (8) régions du pays
à travers des ateliers régionaux regroupant les principaux acteurs de l'état de la
société civile et des organisations communautaires de base;
· L'élaboration d'une seconde version du document de
stratégie /plan d'action , incluant les amendements et les enrichissements apportés au
niveau des régions;
· L'approbation de la seconde version (projet de stratégie
/plan d'action) par l'équipe de planification appuyée de personnes ressources;
· La validation du projet de stratégie /plan d'action au
cour d'un atelier national ayant regroupé les membres de la commission technique et tous
les autres acteurs ( Etat , Société civile et organisations communautaires de base );
· La finalisation du document par la prise en compte des
observations formulées lors de l'atelier, par l'équipe de planification et des
consultants nationaux, en vue de la finalisation du document;
· L'organisation d'un atelier technique ayant regroupé
l'équipe de planification et des personnes ressources pour l'adoption des fiches
signalétiques de projets/ programmes (suivant la méthode du cadre logique ) afin de
finaliser le plan d'action;
· La finalisation du document de stratégie nationale et du
plan d'action en matière de diversité biologique par l'équipe de planification;
· La validation du document final par la commission
technique sur la diversité biologique;
· La validation du document de stratégie nationale et du
plan d'action en matière de diversité biologique par le Conseil National de
l'Environnement pour un Développement Durable(CNEDD).
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DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
I. CARACTERISTIQUES GENERALES DU PAYS
Pays enclavé dont le point le plus proche de la mer se trouve à 600
Km, le Niger couvre une superficie de 1.267.000 Km2 et s'inscrit entre les longitudes 0°
16' et 16° Est, et les latitudes 11°1' et 23°17' Nord. Les limites septentrionales du
pays confinent donc au tropique nord. Les 3/4 du pays sont désertiques, comportant le
désert du Ténéré qui compte parmi les déserts les plus redoutables.
Le Niger partage plus de 5.000 Km de frontières communes avec
l'Algérie et la Libye au nord, le Mali et le Burkina-Faso à l'ouest et au Sud-Ouest, le
Bénin et le Nigéria au Sud, le Tchad à l'Est.
La population du Niger est composée de huit groupes
socio-linguistiques principaux qui se caractérisent par rapport surtout à leur identité
socio-culturelle et se subdivisent en plusieurs sous-groupes. Ils sont à plus de 85%
ruraux et sont surtout agriculteurs ou éleveurs mais peuvent exercer en plus, d'autres
activités secondaires comme par exemple l'artisanat ou le commerce. Ils vivent par
conséquent surtout des ressources du milieu et sont organisés en communautés dont les
rapports avec ce milieu sont fortement marqués par les faits culturels. A ce sujet, ce
qu'il faut noter, c'est que la plupart des communautés considèrent les ressources
naturelles comme gratuites et se soucient rarement, des conditions de leur renouvellement.
En plus, le taux d'accroissement naturel est l'un des plus élevés au
monde. De 2,5% en 1960, il a été estimé à 2,77% en 1977 et à 3,32% en 1988. De ce
fait, le temps de dédoublement de la population est passé de 25 ans dans les années 60,
à 19 ans en 1988. Si les tendances actuelles se maintiennent, les projections de la
Direction de la population situent le nombre de nigériens à 10 millions en l'an 2000, 13
millions en 2010 et 16,3 millions en l'an 2025. C'est dire que les besoins et par
conséquent la pression sur les ressources naturelles iront en s'accentuant.
A l'intérieur des régions, la répartition de la population est
inégale et très variable. Dans les régions de forte densité, la pression sur les
ressources naturelles est telle que les réserves de terres ont été largement entamées
sinon entièrement consommées. L'importance des besoins en terres, du fait de la pression
démographique, induit des mouvements migratoires en direction des terres marginales.
Les caractéristiques spécifiques de cette population et les
inter-relations qui existent entre sa croissance et sa répartition spatiale d'une part,
ses besoins et la disponibilité des ressources d'autre part, conduisirent l'Etat à
élaborer en 1992, une politique nationale de population devant faire corps avec les
politiques de développement économique, social et environnemental.
Au plan géologique, la structure géologique du Niger, est
relativement simple. En effet, le matériel géologique est constitué de roches anciennes
du socle et de roches sédimentaires relevant de deux ensembles géologiques: les bassins
du socle précambrien et les bassins sédimentaires paléosoïques. Les formations
sédimentaires renferment diverses substances minérales dont le fer, le cuivre, l'argent,
le gypse, les phosphates, et aussi des substances énergétiques comme l'uranium et le
charbon que l'on trouve dans les séries de carbonifère.
L'uranium et le charbon qui font l'objet d'une exploitation
,constituent les principales ressources minières du pays. Leur importance dans
l'économie nationale est grande, surtout en ce qui concerne l'uranium. La production
d'uranium, qui fait du Niger le quatrième producteur mondial, s'était fortement accrue
dans la période de 1975 à 1981 où elle a atteint son niveau le plus élevé.
La production cumulée de charbon extrait entre 1980 et 1996 sur le
site d'Anou-Araren s'établit à 2.438.778 tonnes. Le charbon extrait sur le site permet
de produire de l'électricité qui alimente notamment les sites uranifères d'Arlit et
Akokan, ainsi que la ville d'Agadez. Ce charbon n'est pas exploité en ce moment pour les
besoins de l'énergie domestique, comme substitut à l'important prélèvement en bois
opéré sur le maigre couvert végétal du pays.
D'importants indices de pétrole ont été mis en évidence dans le
bassin d'Agadem et dans le Djado. Trois permis de recherche en cours (Bilma, Ténéré et
Kafra) permettent de fonder de sérieux espoirs quant à la découverte éventuelle de
nappes susceptibles de déboucher sur une exploitation rentable.
S'agissant des ressources en eau, le Niger, bien que pays à climat
sec, dispose d'abondantes ressources en eau souterraine qui constituent l'essentiel des
ressources hydriques du pays. La contrainte majeure réside dans l'accessibilité à ces
ressources du fait de conditions d'exploitation souvent difficiles; ce qui ne permet pas
de satisfaire actuellement dans les conditions optimales les besoins des populations, du
cheptel et des autres activités économiques.
Le taux de renouvellement des eaux souterraines est estimé à 2,5
milliards de m3 par an . Quant aux ressources hydriques non renouvelables, elles sont
estimées à plus de 2.000 milliards de m3 par an.
Il existe au Niger deux grands réseaux hydrographiques:
le réseau hydrographique du Niger oriental qui comprend:
la Komadougou Yobé;
les Koromas;
le Lac Tchad.
Le réseau hydrographique du Niger occidental
Ici, il faut citer principalement le Fleuve Niger(550 km de cours en
territoire Nigérien) et un réseau fossilisé dont certains éléments fonctionnent
encore en hivernage. Ce sont nottemment:
les vallées du versant Ouest de l'Aïr (le Telwa);
les vallées de l'Ader-Doutchi (vallée de Keïta, Badaguichiri, Maggia);
le Goulbi N'Maradi.
Le réseau hydrologique du Niger comprend en outre des mares
permanentes généralement en relation avec les acquifères souterrains (Tabalack,
Madarounfa) ou semi-permanentes.
Le volume d'eau annuellement charrié par les différentes unités
hydrographiques est estimé à plus de 31 milliards de m3, dont 29 pour le seul
réseau du Fleuve Niger.
Le climat du Niger est de type continental sahélien, caractérisé par
deux saisons bien distinctes:
une saison de pluie allant de Juin à Septembre,
une saison sèche allant d'Octobre à Mai.
Le pays est soumis à l'alternance de deux types de vent: l'harmattan
vent du nord-est, continental, chaud et sec, souvent chargé de sable souffle pendant la
saison sèche, puis la mousson vent du sud- ouest, maritime et humide soufflant au cours
de la saison des pluies.
L'inversion des vents se produit de manière brusque en Mai et en
Octobre dans tout le sud du pays. Au nord, dans le Ténéré par exemple, domine toute
l'année le vent du nord-est (harmattan).
Les températures sont variables selon les saisons, mais restent en
permanence partout très élevées tant en ce qui concerne les maxima qu'en ce qui
concerne les minima. Le maximum d'humidité relative est atteint au mois d'Août et le
minimum en Février.
Au plan géologique, l'espace nigérien recèle plusieurs types de sols
qui sont entre autres:
les sols minéraux bruts, couvrant plus de la moitié du territoire
national, non propices à l'agriculture et à l'élevage;
les sols peu évolués, qui sont de deux types (sols d'érosion peu
évolués et sols d'apport peu évolués);
les sols sub-arides, couvrant une grande partie du territoire national,
très sensibles à l'érosion éolienne et aussi à très faible fertilité;
les sols ferrigineux tropicaux, situés dans la partie méridionale du
pays, convenant bien aux cultures peu exigeantes comme le mil et le sorgho;
les sols hydromorphes, situés surtout le long des cours d'eau, dans
les vallées fossiles et sur les dépôts;
les vertisols, très peu répandus sur le territoire national; ce sont
des sols très riches en éléments nutritifs, mais souvent difficiles à travailler,
compte tenu de leur texture argileuse.
Les contraintes majeures des sols cultivés au Niger sont multiples:
carence généralisée en matière organique et en phosphore, baisse continue de leur
fertilité, tendance à l'acidification, sensibilité à l'érosion hydrique et éolienne,
faible capacité de retention en eau, dégradation par les phénomènes d'alcanisation et
de salinisation. Cet état de faits a une incidence sur la production
agro-sylvo-pastorale.
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DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
II. PORTRAIT DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE DU
NIGER
La diversité biologique ou biodiversité est l'expression qui désigne
les variétés de formes de vies qui peuplent la terre. Ce concept s'applique aussi bien
aux écosystèmes qu'aux différentes espèces. Elle englobe aussi tous les organismes
vivants, y compris ceux qui ont été créés par les manipulations génétiques ou des
croisements sélectifs.
Malgré la dégradation accélérée de ses écosystèmes, observée
ces trente dernières années suite à l'action combinée des sécheresses successives et
de l'occupation des terres (70 à 80.000 ha/an) par une population en pleine expansion
(taux de croissance de 3,3%), le Niger recèle encore d'énormes potentialités en
matière de diversité biologique.
En effet, le territoire Nigérien présente plusieurs zones
agro-écologiques, allant de la zone désertique au Nord à la zone soudanienne au Sud.
Les écosystèmes sont difficilement identifiables au Niger au stade
actuel de nos connaissances, car ils n'ont pas fait l'objet d'études spécifiques et
globales. Cependant, la fusion des études partielles permet de faire la classification
suivante:
1. LES ECOSYSTEMES
1.1. Les écosystèmes terrestres
a) les formations naturelles
Elles comprennent:
- les écosystèmes forestiers (les forêts sèches, les fourrés, les forêts claires et
les palmeraies);
- les écosystèmes de savane (avec une phytocénose à dominance graminéenne);
- les écosystèmes steppiques de plaine et de montagne (les plus largement répandus sur
le territoire du Niger, et favorable à l'élevage extensif).
b) les agro-écosystèmes:
Ce sont d'anciennes formations naturelles que l'homme a progressivement
transformé par la pratique agricole et dans lesquelles certaines espèces pérennes font
l'objet de protection pour diverses raisons.
1.2. Les écosystèmes aquatiques et semi-aquatiques
a) les formations naturelles
Elles comprennent:
- le fleuve: c'est le seul cours d'eau permanent du pays et est sujet à des variations
susceptibles de modifier la composition de la biocénose associée au milieu;
- les lacs: ils sont répartis en lacs naturels et en lacs artificiels (retenues
collinaires);
- les mares: on en dénombre (999) en 1997, dont 22,7% ont un régime permanent; au plan
de la biodiversité, la flore est composée principalement d'angiospermes;
- les dallols et cuvettes, qui se particularisent par les relations de transfert permanent
d'eau entre les stocks de surface et les nappes alluviales;
- les rivières: ce sont des cours d'eau non permanents, à écoulement saisonnier dont la
phytocénose et la zoocénose n'ont fait l'objet d'aucune étude spécifique;
- les gueltos: ce sont des trous d'eau permanente ou temporaire creusés dans les roches
ou localisés dans les lits des oueds montagneux et des ravins. Leur phytoplancton est
très riche.
- les systèmes oasiens: ce sont des gorges formées par le creusement des eaux
d'écoulement des parties périphériques des élévations tabulaires. Ces systèmes
permettent la pratique des cultures maraîchères, fruitières et du mil dans les zones
concernées.
b) les agro-systèmes:
Ce sont les aménagements hydro-agricoles, les jardins de plaines et
les zones inondables.
La diversité biologique du Niger se répartit donc au gré des
alternances physio-géographiques et climatiques. Les interventions dans le cadre de sa
gestion devront tenir compte du degré de fragilité des écosystèmes et respecter les
exigences de toutes les espèces en péril, ce qui nécessite une meilleure connaissance
de l'écologie de ces espèces.
Au stade actuel des connaissances, la biodiversité du Niger compte
2.124 espèces végétales (dont 1.461 espèces pour les angiospermes) et au moins 3.200
espèces animales dont 168 espèces de mammifères et 512 espèces d'oiseaux.
Ces chiffres restent encore indicatifs du fait que nos connaissances
sur les ressources biologiques en général ne sont pas parfaites, particulièrement sur
les algues, les bactéries, les champignons et autres micro-organismes. Toutefois, des
recherches ont été effectuées sur les micro organismes utiles, tels que les mycorhizes
et les souches de rhizobium.
2. L'IMPORTANCE DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE
Au Niger, l'importance de la diversité biologique est fondamentale
pour l'économie rurale. Les besoins des populations sont satisfaits à 90% à partir des
ressources vivantes (y compris le renouvellement de la fertilité du sol par la jachère).
Il en est de même de leur valeur écologique, esthétique, culturelle, religieuse,
scientifique, pharmaceutique et technologique.
Ces ressources vivantes (flore, faune, etc.) ne peuvent plus supporter
la ponction abusive qu'elles subissent depuis un demi siècle. Le bois, l'herbe, le
gibier, le poisson, les fruits de la cueillette, etc. doivent désormais être
considérés comme des produits à exploiter rationnellement et à élever selon les
règles de l'art.
La stratégie doit permettre la mise en uvre d'une politique de
réhabilitation et de redéploiement de la biodiversité au profit des stocks de
ressources vivantes, donc, de l'économie nationale. Ce redéploiement doit se faire à
partir du réseau d'aires protégées existant (du parc national du W en particulier) vers
les périphéries ayant subi de forts processus de dégradation.
A titre illustratif, dans le domaine de la diversité végétale, 210
espèces présentent un grand intérêt dans le régime alimentaire de la population,
particulièrement pendant les périodes de disette et de famine.
Les plantes sauvages consommées, dont la cueillette est généralement
assurée par les femmes, fournissent un apport riche en éléments essentiels, complétant
ainsi le régime alimentaire à base de céréales (mil, sorgho, riz...).
En ce qui concerne l'alimentation du bétail, 235 espèces sont
utilisées. En pharmacopée traditionnelle, 270 espèces servent à divers usages. Dans
l'artisanat, 127 espèces sont concernées. Sur le plan culturel et religieux, beaucoup
d'espèces rentrent dans le cadre de certaines cérémonies. Durant ces dernières
années, une importance plus marquée est accordée à la lutte biologique dans le cadre
de la protection des cultures.
Quant à la diversité biologique animale, les grands domaines de son
utilisation sont l'alimentation, la pharmacopée, le transport, le tourisme, etc. Il est
à signaler que le Niger constitue un pôle important dans la gestion des mouvements
migratoires des espèces aviaires et qu'il est le seul pays au monde abritant encore à
l'état naturel des espèces rares, telles que l'addax et l'oryx.
3. APERÇU SUR LA VALEUR ECONOMIQUE DE LA DIVERSITE
BIOLOGIQUE
Sur le plan de l'économie nationale , le secteur agricole contribuait,
en 1992, à hauteur de 46% à la formation du PIB, 85% à la création d'emplois, 16% aux
recettes totales d'exportation et 100% aux recettes d'exportation hors uranium.
La contribution des différents sous-secteurs dans la formation du PIB
agricole est estimée en 1995 comme suit:
- Cultures pluviales et irriguées: 55%
- Produits de l'élevage: 34%
- Forêts et pêche:11%
La valeur des produits agricoles et d'origine animale, pour l'année
1994-1995, est estimée à 262,1 Milliards de Francs CFA. A cela, s'ajoute la valeur
économique non comptabilisée de la diversité biologique, notamment le rôle qu'elle
joue sur le contrôle de l'érosion, sur la fertilisation biologique des sols, la
dépollution (assainissement naturel du sol, des eaux et de l'air), le contrôle du
climat, l'ombrage, l'alimentation humaine et animale, la pharmacopée traditionnelle, le
tourisme et l'agrément.
Cette valeur économique inestimable de la diversité biologique
explique tout l'intérêt que le Niger et ses différents partenaires au développement
accordent à la question. C'est pourquoi les grandes orientations de la politique en
matière d'agriculture, d'élevage et de foresterie vont marquer durablement toutes les
actions à venir.
En matière de gestion des ressources naturelles par exemple, donc de
biodiversité, qui constitue l'axe central d'intervention, il s'agirait d'exploiter
rationnellement et de valoriser les richesses abondantes existantes notamment par:
- l'utilisation adéquate des aquifères et des ressources fourragères;
- la vulgarisation de nouvelles méthodes d'exploitation des ressources, par la lutte
contre la monoculture et la pratique des cultures intercalaires;
- la lutte contre les feux de brousse;
- la pratique du reboisement avec des espèces locales;
- la délimitation de réserves et de zones de reboisement autour des villages.
Malgré l'importance écologique, économique et socio-culturelle de la
diversité biologique, la gestion durable des ressources est confrontée à de contraintes
de plusieurs ordres.
4. CONSTATS FAITS SUR L'ETAT ET LA GESTION DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE
De manière générale, les contraintes et les lacunes liées à la
gestion de la diversité biologique sont nombreuses; parmi les plus apparentes on peut
retenir:
l'insuffisance de la connaissance de la diversité biologique et de
ses éléments constitutifs;
l'absence de programmes et projets spécifiques liés à la
biodiversité;
l'inadaptation des textes régissant la diversité biologique;
l'implication insuffisante des populations dans la gestion de la
diversité biologique;
l'insuffisance des actions de sensibilisation, d'information et de
formation;
la non prise en compte de la biodiversité dans la conception et la
mise en uvre des actions de développement;
les conditions climatiques globalement défavorables;
les pressions multiples et croissantes sur la diversité biologique
et ses éléments;
une forte croissance démographique et son inégale répartition
spatiale en inadéquation avec les potentialités des différents milieux;
la difficulté d'accès à certaines régions enclavées et au relief
accidenté;
les difficultés d'accès à l'eau liées aux contraintes
topographiques et géologiques.
Certaines des contraintes spécifiques peuvent être cernées comme
suit:
Au plan de l'acquisition des connaissances
La biologie des espèces, leur cycle de développement, leur
phénologie, la régénération naturelle par voie végétative et/ou de semence, le
degré d'adaptation à la sécheresse sont autant de voies par lesquels nos connaissances
doivent être améliorées.
L'exploitation inconsidérée des ressources de la biodiversité est un
facteur limitant pour l'usage des options que nous offre la nature pour l'amélioration de
notre condition de vie.
La dégradation des biotopes de la faune ne doit plus être perdue de
vue, car de nombreuses espèces sont menacées tandis que d'autres sont éteintes: cas de Panthéra
pardus (panthère); de Manio giganta (pangolin géant); de Lycaon
pictus (lycaon).
La connaissance des plantes ornementales introduites, et des espèces
sauvages apparentées aux plantes cultivées reste faible.
L'inexistence d'herbier de référence constitue un autre axe de
préoccupation majeur; il en est de même du déficit en systématiciens confirmés et en
techniciens spécialisés en botanique.
Au plan institutionnel et juridique
Pendant longtemps l'implication du niveau décentralisé et des
populations a été insuffisante dans le processus de planification de développement
relégant ainsi au second plan les utilisateurs de la diversité biologique aussi bien
dans la conception que dans la mise en uvre des plans et programmes.
Les conflits de compétence entre les institutions, parfois inhérents
à un recoupement des attributions, persistent.
L'existence d'une multitude de textes (317 actuellement en vigueur dans
le domaine de l'environnement), dont certains sont dépassés par rapport aux réalités
actuelles et ne prenant pas tous en compte le souci de conservation et de l'utilisation
durable de la diversité biologique.
Très peu de programmes on été spécifiquement conçus et exécutés
en faveur de la gestion de la biodiversité.
Au plan de la formation, l'information et la sensibilisation
Le programme universitaire actuel met très peu l'accent sur les
différents aspects de la biodiversité.
Le système éducatif au niveau du primaire et du secondaire passe sous
silence les aspects écologiques et traite de façon superficielle quelques aspects de la
biodiversité au niveau du secondaire.
L'éducation environnementale en direction des enfants et des adultes
du pays est une source d'information et de sensibilisation en faveur de la gestion de la
diversité biologique. Mais seuls deux (2) programmes (PFIE/CEE - NIGER et PEE/UICN -
NIGER), mettent en uvre des actions dans ce sens en faveur du milieu scolaire; ces
programmes ne touchent pas encore toutes les écoles.Dans ce domaine, par rapport à la
société civile, des efforts restent à faire.
5. Les efforts de conservation et de
gestion durable de la diversité biologique
Malgré les contraintes évoquées dans la gestion de la diversité
biologique du Niger, un certain nombre d'acquis existent et qu'il convient de consolider
en vue de poursuivre les efforts, afin d'atteindre les objectifs clés énoncés dans la
vision nationale de la diversité biologique.
En effet, toutes les initiatives prises, de l'époque coloniale à nos
jours en matière de développement économique et social, ont tenté de réserver une
place de choix à la conservation de certaines espèces végétales et animales et à la
préservation de leurs habitats naturels, en vue de tirer de façon durable le maximum de
bénéfices qu'elles génèrent.
Si au départ, les mesures conservatoires sont de nature coercitives,
basées sur une réglementation stricte, elles ont progressivement impliqué les
populations dont les droits et les devoirs sont de mieux en mieux précisés.
Il faut noter que le Niger compte parmi les pays qui n'hésitent pas à
souscrire à des engagements internationaux dont la pertinence est évidente pour la
défense des intérêts communs et des intérêts spécifiques, au bénéfice de
l'humanité.
Au plan stratégique, l'état a opté pour une gestion durable de la
diversité biologique en cherchant, autant que faire se peut, la conciliation entre le
développement et la conservation. L'expression de cette volonté politique a été
surtout l'élaboration en 1992 des "Principes directeurs d'une politique de
développement rural" et leur adoption par ordonnance. Ce texte constitue le
cadre de référence en matière de développement rural car, il fait une place importante
à I) la gestion intégrée des ressources naturelles; II) l'organisation du monde rural,
la responsabilisation des populations et la redéfinition du rôle de l'état; III) la
recherche de la sécurité alimentaire et IV) l'intensification et la diversification des
productions.
Au Niger, la conservation de la diversité biologique et de ses
éléments relève surtout des institutions étatiques. Cependant, il existe de formes de
conservation non formelles liées aux pratiques et comportements paysans qui, d'une
manière ou d'une autre, influent sur l'état de l'environnement en général et sur les
ressources biologiques en particulier. Dans la plupart des cas, cette conservation se fait
de deux manières, in situ ou ex situ.
La protection de l'environnement est assurée principalement par le
Ministère de l'hydraulique et de l'environnement (MH/E) et l'exécution directe des
projets par ses démembrements. D'autres acteurs participent directement ou indirectement
à la conservation de la biodiversité. Il s'agit des services chargés de l'agriculture,
des projets de gestion des ressources naturelles ou de gestion de terroirs, des
populations autochtones et des organisations rurales. La protection de l'environnement
repose sur la surveillance du domaine protégé et la création de parcs, de forêts
classées et d'aires protégées.
Le domaine classé inclut les forêts classées, les périmètres de
reboisement et de restauration, les réserves naturelles intégrales, les parcs nationaux.
Le domaine protégé s'étend aux formations forestières non classées. Le Niger compte
84 forêts classées totalisant une superficie estimée à 600.000 ha; mais dans la
pratique, ces forêts ont été fortement dégradées et plus de 50% d'entre elles ont
perdu une grande partie de leur potentiel végétal.
Les réserves naturelles intégrales sont peu nombreuses; les plus
importantes sont: la réserve nationale naturelle de l'Air et du Ténéré qui intègre le
"sanctuaire des Addax" et couvre une superficie de 7,7 millions d'hectares, et
la réserve de Tamou qui jouxte le parc national du W avec une superficie de 75.000 ha.
Le parc national du W, le seul parc que compte le Niger, jouit aussi
d'un statut de réserve naturelle intégrale; il couvre une superficie de 220.000 ha et
est situé dans la partie méridionale du pays. Le parc national du W renferme à lui
seul, environ 70% de la diversité biologique du Niger.
Ainsi avec 6,6% du territoire érigés en aires protégées, le Niger
s'approche de la norme internationale requise (11% du territoire) en matière de
classement d'espace en aires protégées.
A ces aires, il faut signaler l'existence des centres de multiplication
de bétail (C M B) dispersés dans la zone sahélo-saharienne Nigérienne. L'existence de
ces centres de multiplication a prouvé la capacité de la régénération de la nature
dans les zones concernées.
Il convient aussi de noter le nombre considérable d'expériences de
conservation ou de reconstitution de la biodiversité, impliquant effectivement les
populations à travers la gestion des ressources naturelles dont elles disposent dans leur
terroir.
La conservation ex situ a été organisée au sein du Système National
de Recherche Agronomique (SNRA), la Faculté d'Agronomie de l'Université ABDOU MOUMOUNI
de Niamey et de l'Institut National de Recherche Agronomique du Niger (INRAN), qui ont mis
en place des unités opérationnelles pour les collections d'écotypes.
D'autres institutions comme la Direction de l'environnement du MH/E, le
Musée National, certains ONG , ont contribué aux efforts de la conservation ex situ en
créant des centres de semences, des zoo, des arboretums, ou autres structures d'accueil
des espèces biologiques.
Les populations ont aussi contribué à ces efforts, à travers les
systèmes traditionnels de gestion de l'espace. C'est ainsi que se sont développés,
depuis des temps immémoriaux des bois sacrés, des parcs agroforestiers et des pratiques
socio-culturelles qui permettent de conserver indirectement la diversité génétique de
certaines espèces.
Un autre axe stratégique est constitué par le PNEDD, processus
supposé apporter les réponses adéquates aux problèmes de cohérence, de coordination
et d'harmonisation des interventions de l'Etat et de participation des populations. Le
PNDD prend en compte les programmes suivants:
Le Programme de Gestion de la Diversité Biologique;
Le Programme d'Action Nationale de Lutte Contre la Désertification
et de Gestion des Ressources Naturelles;
Le Programme Changements et Variabilités Climatiques;
Le Programme Environnement Urbain et Cadre de Vie;
Le Programme Energie et Développement Durable;
Le Programme Eau et Développement Durable.
Cet outil, renforcé par la loi d'orientation du code rural, et le
processus de décentralisation, permettra de corriger les lacunes relatives à l'absence
d'un plan directeur de conservation et d'utilisation durable de la diversité biologique
au Niger.
Pour répondre aux besoins de l'application de la convention
internationale sur la diversité biologique, à laquelle le Niger est partie prenante, il
a été mis en place une commission technique dont l'une des missions principales, est
l'élaboration de la stratégie nationale et du plan d'action en matière de
biodiversité.
Les réformes engagées par le pays répondent au souci des autorités
de parvenir à une approche conciliant la conservation au développement, avec l'adhésion
de tous les acteurs. Cette volonté s'exprime à travers l'adoption de plusieurs textes
importants dont ceux relatifs à la décentralisation, aux principes directeurs d'une
politique de développement rural, au code rural, au code de l'eau, à l'institution
d'études d'impacts sur l'environnement, au code minier etc.
Elle se traduit également par la révision, en cours, de plusieurs
textes nécessitant un réexamen pour être adaptés aux nouvelles orientations de
développement centrées sur la gestion participative, et aux conventions et accords
internationaux auxquels le Niger est partie prenante.
Malgré toutes ces mesures de conservation et d'utilisation durable de
la diversité biologique engagées par le Niger, celles ci ne peuvent être une panacée
pour la protection de l'environnement et la gestion durable de la diversité biologique.
D'énormes efforts restent encore à déployer, à titre d'actions d'accompagnement.
La preuve est donnée, par la nature des actions mises en uvre et
les résultats visés, notamment en matière de conservation. Mais, au regard du potentiel
existant et surtout des menaces qui pèsent lourdement sur les éléments constitutifs de
la diversité biologique, il est impérieux de consentir de manière soutenue des efforts
plus importants pour la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité en vue
de promouvoir un développement humain durable.
C'est conscient de cette situation, que le Niger a signé et ratifié
la Convention sur la Diversité Biologique et s'est engagé, avec le concours financier du
FEM, dans le processus d'élaboration d'une Stratégie Nationale et d'un Plan d'Action en
matière de Diversité Biologique.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
III. LES ETAPES DE LA MISE EN
UVRE
DE LA CONVENTION AU NIVEAU NATIONAL
La stratégie nationale de la diversité biologique constitue
l'élément central du processus national de planification de la biodiversité et le
processus de mise en uvre de la Convention sur la Diversité Biologique qui est un
cadre de référence privilégié pour la gestion intégrée des ressources biologiques au
service d'un développement humain durable.
La planification et la mise en uvre de la stratégie nationale et
du plan d'action en matière de la biodiversité est un processus permanent qui se
déroule en sept étapes de base (Figure 1):
1. Organisation: établir le cadre institutionnel, désigner le
leadership, constituer l'équipe interdisciplinaire et intersectorielle, affecter le
budget.
2. Evaluation: recueillir et évaluer l'information sur l'état
de la biodiversité et des ressources biologiques et les tendances en la matière, sur les
lois, les politiques, organisations, programmes, budget et ressources humaines du pays;
réaliser ou mettre à jour la monographie nationale sur la biodiversité.
3. Elaboration d'une stratégie: déterminer les buts et
objectifs opérationnels; analyser et choisir les mesures précises permettant de combler
les lacunes repérées dans l'évaluation; consulter et modifier les objectifs jusqu'à
l'atteinte d'un consensus.
4. Elaboration d'un plan d'action: déterminer quelles
organisations (publiques ou privées) réaliseront quelles activités de la stratégie,
tant sur le plan géographique (lieu ou région) que sur le plan des moyens et des
ressources (main-d'uvre, institutions, équipements, fonds); préciser les
échéanciers.
5. Mise en uvre: démarrer concrètement les activités et
les politiques; confier certains éléments du plan à des partenaires; faire en sorte que
les planificateurs de la biodiversité deviennent des <<réalisateurs de la
biodiversité>> dans les principaux ministères, les ONG, les collectivités, les
groupes autochtones, le monde des affaires et l'industrie.
6. Surveillance et évaluation: Etablir des indicateurs de
succès: déterminer quels organismes surveilleront quels facteurs et les méthodes à
employer; surveiller l'état et les tendances de la biodiversité (au niveau des espèces,
des gènes, des habitats et des paysages); appliquer les politiques et les lois;
concrétiser des mesures stratégiques précises et des investissements, et mettre en
valeur les capacités.
7. Rapport: déterminer qui préparera quels types de rapports
et pour quels destinataires; préparer et diffuser ces rapports.
Figure 1: Etapes de mise en uvre de la Convention sur la Diversité
Biologique en République du Niger.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
IV. LES OBJECTIFS GENERAUX
La stratégie nationale est un outil de référence qui doit être
orienté dans la direction de la vision nationale en matière de diversité biologique.
Elle vise à:
Assurer la conservation de la diversité biologique;
Utiliser durablement les éléments constitutifs de la diversité
biologique;
Assurer les conditions d'un partage juste et équitable des avantages
découlant de l'exploitation de la diversité biologique et de ses éléments constitutifs.
Pour atteindre ces objectifs généraux, cinq (5) objectifs
stratégiques ont été définis.
LES OBJECTIFS STRATEGIQUES GENERAUX
1. Elaborer un cadre spécifique de référence et d'harmonie pour tous les secteurs
ayant en charge la gestion de la diversité biologique.
2. Promouvoir l'intégration multisectorielle des programmes et des actions en faveur
de la diversité biologique.
3. Améliorer les connaissances des ressources de la diversité biologique et assurer
un suivi régulier de leur évolution.
4. Concevoir des modèles et techniques de gestion intégrés et durables des
ressources de la diversité biologique.
5. Poursuivre les travaux de recherche sur la compréhension du climat et utiliser au
mieux les résultats y afférents dans la gestion de la biodiversité (lutte contre la
sécheresse et la désertification, sélection d'espèces et de variétés adaptées ,
conservation, économie de l'eau, etc.).
Les constats faits sur l'état de la diversité biologique montrent que
les ressources biologiques et leur diversité dans les différents domaines sont soumises
à de multiples pressions, particulièrement d'ordre anthropique.
Ces pressions sont, soit directement exercées sur les ressources
(ressources agricoles, forestières, pastorales, etc.), soit indirectement par l'interface
de l'impact de certaines activités extra-biologiques notamment: l'exploitation minière,
l'aménagement du territoire etc.
Pour améliorer la situation de la diversité biologique dans le sens
des objectifs définis, qui eux-mêmes sont orientés dans le sens de la vision nationale,
il y a lieu donc de revoir la problématique de la gestion de ces ressources biologiques
et celle des autres secteurs susceptibles d'influencer de manière négative l'état de la
diversité biologique d'une part et de procéder à la poursuite de la mise en uvre
des actions d'accompagnement et l'adaptation du cadre institutionnel et juridique d'autre
part.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
V. LES THEMES COUVERTS PAR LA STRATEGIE
Sur la base d'une part, des préoccupations formulées dans le rapport
d'évaluation de la diversité biologique du Niger, des bilans diagnostics régionaux
réalisés dans le cadre de l'élaboration du programme national de l'environnement pour
un développement durable (PNEDD) et d'autre part, du texte de la convention sur la
diversité biologique, seize (16) thèmes prioritaires ont été retenus pour constituer
les axes fondamentaux du document de stratégie nationale.
Les seize (16) thèmes couverts par la Stratégie sont les suivants:
- Ressources énergétiques
- Conservation (aires protégées, espèces menacées, et conservation ex-situ
)
- Faune sauvage
- Ressources forestières
- Agriculture
- Elevage
- Ressources minières
- Aménagement du territoire
- Biotechnologies et biosécurité
- Gestion de leau et des ressources aquatiques
- Urgences environnementales
- Participation des populations, de la société civile et du secteur privé
- Evaluations environnementales
- Sensibilisation, formation, recherche
- Cadre juridique et institutionnel
- Connaissances traditionnelles et valeurs spirituelles.
Tous les thèmes sont présentés suivant le canevas ci-après:
- Problématique;
- Orientations stratégiques;
- Mesures proposées;
- Actions (en cours, en attente, nouvelles).
Les actions nouvelles ont été classées en trois niveaux de priorité:
- Priorité 1(P1);
- Priorité 2 (P2);
- Priorité 3 (P3).
Ces niveaux de priorité sont classés sur la base des critères suivants:
1. L'adéquation avec les objectifs de la convention sur la diversité biologique (les
actions ayant qu'un rapport indirect avec la diversité sont jugées moins pertinentes);
2. La cohérence avec les orientations stratégiques nationales de développement et la
vision nationale de la biodiversité;
3. La couverture géographique des effets de l'action (les actions de couverture
nationale sont jugées prioritaires aux actions de couverture locale);
4. L'urgence du dossier (l'état de la situation exige d'aller plus vite dans certaines
actions, comme la sauvegarde des espèces menacées, que dans d'autres);
5. La chronologie des actions (certaines actions touchant par exemple l'acquisition de
connaissances doivent être réalisées, avant d'engager d'autres actions).
CONSERVONS LA
BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 1: RESSOURCES ENERGETIQUES
PROBLEMATIQUE
Le bilan énergétique du Niger établi en 1995 se présente comme
suit: bois énergie: 80% , résidus agricoles: 11%; produits pétroliers: 7% et
électricité: 2% (source: Projet Energie II/VD SEP).
On relève ainsi la place prépondérante qu'occupe le bois dans la
couverture des besoins du pays en énergie (80%). De même, au niveau des ménages, c'est
encore le bois qui satisfait les besoins en énergie pour environ 90%. Face à ces besoins
en énergie, la production soutenable des formations forestières qui couvrent une
superficie d'environ 9 millions d'hectares ne dépasse guère 900 000 tonnes par an. Or,
tous les ans, c'est environ 2 millions de tonnes de bois qui sont prélevées de ces
formations pour la seule satisfaction des besoins en énergie.
D'autres besoins ayant des impacts non négligeables sur la ressource
existent même s'ils ne sont pas quantifiés. En effet, le bois est aussi utilisé dans
divers domaines notamment: la construction, les soins de santé, l'alimentation,
l'artisanat, etc. Cela dénote la forte pression anthropique exercée sur les formations
forestières, soumises par ailleurs aux effets des sécheresses successives de ces
dernières décennies.
Ces ressources forestières se dégradent de jour en jour.
Malheureusement, les actions menées pour lutter contre cette dégradation s'avèrent
limitées. La faible implication des acteurs ruraux dans la gestion des ressources,
l'insuffisance des forêts sous aménagement, les insuffisances des politiques mises en
uvre à travers la stratégie énergie domestique sont autant de facteurs qui
contribuent à cette dégradation.
D'autres sources d'énergie existant au Niger et pouvant atténuer la
forte demande de bois énergie sont très faiblement ou pas du tout mises à contribution.
Le pays dispose d'importantes ressources en énergie éolienne, solaire, nucléaire,
hydro-électrique, fossile (charbon minéral) et biogaz.
Il convient également de noter le faible taux dadoption de
technologies d'économie d'énergie.
En ratifiant la Convention sur la diversité biologique, le Niger
s'engage à mettre en uvre tous les moyens nécessaires pour protéger et utiliser
de façon durable l'ensemble des ressources biologiques de son territoire, conformément
aux dispositions des articles 6, 8, 9c et 10 de cette convention.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
1.1 Poursuite et amélioration de laménagement des
formations forestières afin quelles puissent contribuer de façon durable à
assurer la sécurité énergétique du pays, tout en préservant la biodiversité.
1.2. Valorisation et/ou la promotion des autres formes dénergie (énergie
éolienne, solaire, nucléaire, hydroélectrique, fossile (charbon minéral, gaz naturel,
pétrole) et biogaz.
1.3. Développement des compétences locales et promotion du transfert de technologies
à économie d'énergie;
1.4. Amélioration ou élaboration des politiques de mise en uvre de la
stratégie énergie domestique , en tenant compte de la spécificité des régions;
1.5. Transfert effectif de technologies à économie dénergie, partout où cela
est possible.
MESURES PROPOSEES:
1.1.1 Généraliser lélaboration des Schémas Directeurs
dapprovisionnement en bois des agglomérations urbaines, péri-urbaines et le
développement des marchés ruraux de bois. (MH/E, MM/E, MI/AT, bureaux d'étude, privés,
MAG/EL, Collectivités territoriales, populations locales, ONG, projets, ANEB,
Organisations paysannes),
1.1.2 Mener des campagnes dinformation, de sensibilisation et de
vulgarisation visant léconomie d'énergie (MH/E, MM/E, MP, MC, Collectivités
territoriales, populations locales, ONG, projets, institutions de recherche, Associations
socio-professionnelles, Organisations paysannes),
1.2.1 Promouvoir lutilisation des énergies nouvelles et
renouvelables (MH/E, MAG/EL, MM/E, MP, Collectivités territoriales, populations locales,
ONG, projets, CNES, ANEB, Organisations paysannes, institutions internationales de
recherche).
1.2.2 Encourager lutilisation responsable des énergies non
renouvelables (MH/E, MM/E, Collectivités territoriales, populations locales, ONG,
projets, institutions de recherche, Associations socio-professionnelles, privés,
Organisations paysannes),
1.3.1 Promouvoir le développement des habitats compatibles avec
lutilisation des énergies nouvelles et renouvelables (MM/E, Populations locales,
Projets, ONG et bailleurs de fonds),
1.4.1 Réviser et harmoniser des textes législatifs et réglementaires
en matière dénergie domestique.
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Programme Régional Solaire (PRS) |
1998 2000 |
MH/E, MM/E, MSP, ONG, PRIVES, Populations locales, Coop.
Allemande ( GTZ). |
Nationale |
| Projet Energie II, Energie Domestique |
JanJuin 1998 |
MH/E, MM/E, ANEB, Populations locales, DANIDA |
Nationale |
| Programme de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN). |
1996 2001 |
MH/E, MAG/EL, Populations locales, Banque Mondiale. |
Nationale |
| Review of Policies in Traditional Energy Sector ( RPTES). |
1997 2003 |
MM/E, MH/E, MSP, Populations locales, Banque Mondiale. |
Nationale |
| Programme Energie Domestique Sahel (PED) |
1997 2003 |
MM/E, MH/E, MSP, Populations locales, Coop. Allemande
(GTZ). |
Nationale |
| Prospection pétrolière dans les départements de Diffa
et Agadez |
1996 et suivants |
Niger, Compagnies internationales. |
Nationale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
Bailleurs de Fonds Potentiels |
Niveau de Négociation |
| Elaboration du PAN-LCD/GRN et du Programme Eau et
développement Durable |
PNUD |
Acquis |
| Programme Décennal Solaire Mondial |
UNESCO |
Début de négociation |
| Projet Charbon (2ème Phase ). |
Banque Mondiale |
Début de négociation |
| Programme Régional des Energies Domestiques et Alternatives
au Sahel (PREDAS) |
FED |
Très avancé |
| Projet Energie II ( 2ème Phase ) |
DANIDA |
Très avancé |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Programme national de valorisation du charbon minéral et du gaz naturel;
P.1 Projet d'aménagement des forêts naturelles;
P.1 Programme de développement du biogaz au Niger;
P.1 Programme de développement énergétique;
P.1 Projet de vulgarisation des éoliennes au Niger;
P.1 Projet de production de biogaz dans les abattoirs;
P.1 Projet village intégré solaire;
P.2 Programme de valorisation des résidus agricoles;
P.2 Programme de développement des barrages hydro-électriques;
P.2 Projet Lutte contre la Désertification par pompage Solaire;
P.3 Projet centrale nucléaire modulaire;
P.3 Programme national déconomie d'énergie.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 2: CONSERVATION
THEME 2.1: CONSERVATION IN-SITU DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE
(AIRES PROTEGEES)
PROBLEMATIQUE
Le Niger dispose de huit (8) catégories daires protégées
(selon la classification de lUICN): Les forêts classées, les forêts protégées,
le parc national , la réserve intégrale, la réserve totale, la réserve naturelle
nationale, la réserve partielle de faune, la réserve de Biosphère, ainsi que de
nombreux parcs agro-forestiers et les ranch, qui constituent des sites potentiels pour la
conservation in situ.
Les aires protégées de faune sont au nombre de six ( 6): le Parc
National du W, la réserve intégrale ou sanctuaire des addax, la
réserve naturelle nationale de l'Aïr et du Ténéré, la réserve totale de faune de
Tamou, la réserve de Gadabédji, la réserve partielle de faune de Dosso, dont deux sont
inscrites sur la liste du Patrimoine Mondial de lUNESCO (le Parc National
W et la réserve naturelle nationale de lAïr et du
Ténéré). Ces deux dernières sont aussi classées réserves de biosphère du réseau
MAB (Man And Biosphère). Elles couvrent 8,5 millions dhectares, soit 6,6 % du
territoire national.
Ces aires protégées sont toutes soumises à plusieurs
problèmes, malgré lexistence de textes réglementant leur gestion et leur
protection, à savoir :
les problèmes anthropiques : empiétements agricoles, pâturage
illégal, pêche illégale, braconnage, feux de brousse sauvage, coupes abusives, etc.;
la méconnaissance et le non respect des textes;
les sécheresses répétitives;
le manque de plan daménagement et de gestion,
linsuffisance des ressources financières, matérielles et humaines, rendant
difficile le contrôle de leur gestion;
le manque dun cadre incitatif de travail pour le personnel de
surveillance;
la méconnaissance des effectifs des populations par espèce et
lévolution des populations animales et végétales (inventaire);
le manque de plan directeur de recherche sur la faune et la flore des
aires protégées;
la pauvreté des populations rurales.
Par ailleurs, le parc National du W étant à
cheval sur le Burkina Faso, le Bénin et le Niger, pose des problèmes de coordination
internationale, de disparités des textes (statuts) et de modalités de gestion.
Pour être en conformité avec les dispositions des articles 7, 8, 10,
11 et 14 de la convention sur la diversité biologique, le Niger sest engagé à
gérer de manière écologiquement durable les aires protégées déjà créées et
développera un plan de classement de nouveaux sites.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
2.1.1 Renforcement de la capacité nationale de gestion intégrée des
aires protégées ;
2.1.2 Développement des mécanismes favorisant la participation des
populations dans la gestion des aires protégées ;
2.1.3 Elaboration des plans daménagement et de gestion
favorisant une meilleure conservation de la diversité biologique au sein des aires
protégées et des parcs agro-forestiers;
2.1.4 Valorisation du réseau daires protégées déjà créées
et favoriser le classement en Aires Protégées les sites potentiels;
2.1.5 Développement des mécanismes de gestion concertée des Aires
Protégées transfrontalières.
MESURES PROPOSEES :
2.1.1.1 Renforcer le mécanisme de surveillance et de suivi des
ressources des Aires protégées (MH/E, MES/RT, Bailleurs de Fonds).
2.1.1.2 Mobiliser les moyens financiers et humains nécessaires à une
bonne gestion des aires protégées (MH/E, MF/RE, MP, Bailleurs de fonds).
2.1.2.1 Mettre au point des mesures d'innovation techniques et
financières, favorisant la participation des populations à la gestion des Aires
Protégées et des parcs agro-forestiers (MH/E, MF/RE, Collectivités, Bailleurs de Fonds).
2.1.2.2 Assurer une bonne formation des agents d'encadrement et
développer des modules de sensibilisation et d'information à l'endroit des populations
(MH/E, MEN, MES/RT, Collectivités, Bailleurs de Fonds ).
2.1.3.1 Elaborer des plans d'aménagement et de gestion pour chaque
aire protégée et les parc agro- forestiers (MH/E, MAG/EL, MES/RT, Bailleurs de Fonds).
2.1.3.2 Elaborer un plan directeur de recherche pour les Aires
Protégées et les parcs agro-forestiers identifiés (MH/E, MAG/EL, MES/RT, Bailleurs de
Fonds).
2.1.3.3 Elaborer des plans d'aménagement écologiquement durables dans
les zones adjacentes aux Aires Protégées (MH/E, Collectivités, Bailleurs de Fonds).
2.1.3.4 Améliorer et redynamiser les techniques de dénombrement de la
faune sauvage (MH/E, MF/RE, MP, Bailleurs de Fonds).
2.1.4.1Concrétiser la création des aires protégées
potentielles(Termit, Nord Diffa, Sirba, Tadress, Djado), afin de prendre en compte toutes
les zones écologiques du Niger dans le réseau (MH/E, Bailleurs de fonds ).
2.1.4.2 Procéder au classement de nouvelles forêts et restaurer les
forêts classées existantes (MH/E, Collectivités, populations, Bailleurs de Fonds).
2.1.4.3 Définir clairement le statut de chaque aire protégée, afin
de tenir compte des concepts développés dans la convention sur la diversité
biologique(MH/E, Bailleurs de Fonds).
2.1.4.4 Développer l'éco-tourisme dans les aires protégées (MH/E,
MT/A, Bailleurs de Fonds).
2.1.4.5 Créer des sanctuaires pour les espèces rares et menacées
(MH/E, Bailleurs de Fonds).
2.1.5.1 Initier la recherche sur la faune sauvage en collaboration avec
l'INRAN l'Université ABDOU MOUMOUNI de Niamey et autres instituts de recherche(MH/E,
MES/RT, MAG/EL, Bailleurs de Fonds).
2.1.5.2 Privilégier la coopération scientifique et technique au
niveau régional et sous régional (MH/E, MAE/IA, MES/RT, Université ABDOU MOUMOUNI de
Niamey, Bailleurs de fonds).
ACTION EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
Projet dAppui aux Initiatives de Gestion Locale
des Rôneraies |
1995-1998 |
MHE, UICN, Population locale, Coop. Suisse |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
| Programme régional Parcs et
Réserves Bénin, Burkina Faso, Niger |
- |
En instruction |
| Programme de création dun
laboratoire en matière de recherche de faune sauvage |
Union Européenne |
En instruction |
| Projet communautaire de
restauration des terres dégradées, de conservation de la faune et de la séquestration
du gaz carbonique dans les zones pastorales du Bénin, du Burkina et du Niger |
FEM, PNUD |
En instruction |
| Projet aménagement de la forêt
classée de Takeita. |
SOS Sahel Grande Bretagne |
Acquis |
| Projet Aïr-Ténéré |
Coop. Suisse, Pays-Bas |
Avancé |
| Projet daménagement de la
forêt de Baban Rafi |
DANIDA |
Avancé |
| Projet daménagement de la
réserve de Gadabédji |
A rechercher |
- |
| Projet daménagement de la
vallée de Goulbin Kaba |
BAD |
Acquis |
| Projet de restauration et
daménagement de la forêt de Chabaré |
PGRN (Banque Mondiale) |
Acquis |
| Projet de mise en valeur de la
forêt du Lac Tchad |
FENU/FAO |
En négociation |
| Projet daménagement de la
faune du terroir de Kossotori |
FENU/FAO |
En négociation |
| Conservation in-situ des parcs à Prosopis
africana dans le Département de Zinder |
IPGRI |
En négociation |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Protection, aménagement et rentabilisation des zones
adjacentes au Parc National du "W"(PARZAW);
P.1 Programme national de création de nouvelles aires protégées
au Niger (Termit, Baban Rafi, Sirba, Lac-Tchad) représentatives des différents habitats
du pays;
P.1 Projet de sauvegarde de la population de l'addax dans le Nord
de l'arrondissement de N'Guigmi;
P.1 Programme National d'aménagement des aires protégées au
Niger;
P.1 Programme de restauration des forêts classées dégradées du
Niger;
P.2 Programme de formation des spécialistes en amélioration
génétique;
P.2 Programme de formation des spécialistes de faune;
P.2 Programme national de valorisation des gommeraies du Niger;
P.2 Projet d'aménagement des habitats des oiseaux migrateurs dans
le département de Tahoua;
P.3 Programme national d'aménagement du parc agroforestier;
P.3 Programme d'appui à la mise en place d'un réseau National de
conservation des ressources génétiques;
P.3 Programme National sur les ressources génétiques
Forestières;
P.3 Programme de formation en matière de gestion des aires
protégées;
P.3 Projet de création de réserves de faune dans le nord du
département de Diffa.
THEME 2.2: ESPECES ET ECOSYSTEMES MENACES OU VULNERABLES
PROBLEMATIQUE
Au Niger, le nombre décosystèmes varie suivant les
classifications qui nécessitent dêtre harmonisées. Selon la Convention sur la
Diversité Biologique, ils peuvent être regroupés dans trois (3) grands ensembles :
écosystèmes arides, semi-arides et de montagnes.
La plupart des écosystèmes nigériens sont fragiles et vulnérables.
Ils sont menacés par la sécheresse, la désertification et la pression humaine
entraînant de jour en jour une érosion spécifique et génétique, une perte de
capacité de production et de régénération. Ces facteurs ont contribué à réduire de
manière drastique les habitats de certaines espèces (hippopotame, girafe, addax ,
lamantin). Ces espèces vivent aujourdhui une forte compétition inégale et sont
condamnées à la disparition, si des mesures urgentes ne sont pas prises. A lheure
actuelle, plus de 60 % du territoire national ont presque atteint le seuil critique de
dégradation des habitats et plus de vingt (20) espèces ont disparu ou sont au bord de
lextinction (oryx, addax, autruche, etc.).
Ayant signé et ratifié plusieurs conventions en la matière (CDB,
CITES, CMS, RAMSAR, ...) , le Niger a décidé de prendre des mesures pour la conservation
et lutilisation durable des espèces et des écosystèmes vulnérables ou menacés.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
2.2.1.- Définition d' un cadre de suivi écologique, permettant une
meilleure connaissance des écosystèmes;
2.2.2.- Promotion des mécanismes appropriés pour assurer la
sauvegarde des espèces et des écosystèmes menacés ou vulnérables et mise en place un
système de suivi pour prévenir leur disparition;
2.2.3.- Promotion des mécanismes intégrés de planification et de
gestion rationnelle de lespace pour un développement écologiquement durable.
MESURES PROPOSEES
2.2.1.1 Entreprendre un programme d'acquisition des connaissances sur
les espèces et les écosystèmes vulnérables (MH/E, Université, Instituts de recherche,
bailleurs de fonds), créer de nouvelles forêts classées et restaurer celles qui
existent (MH/E, Bailleurs de Fonds, Collectivités et populations locales).
2.2.1.2 Elaborer des programmes d'information, de sensibilisation sur
les espèces et écosystèmes menacés ou vulnérables, à l'intention des populations
concernées (MH/E, MC/C, ONG, Bailleurs de Fonds).
2.2.2.1 Assurer une protection des espèces menacées (girafe,
hippopotame, lamantin
) (MH/E, Bailleurs de Fonds).
2.2.2.2 Elaborer des plans de reconstitution, de réhabilitation des
espèces et écosystèmes menacés ou vulnérables (MH/E, Bailleurs de Fonds) créer de
nouvelles forêts classées et restaurer celles qui existent (MH/E, Bailleurs de Fonds).
2.2.2.3 Vulgariser et renforcer l'application de la convention sur le
commerce international des espèces menacées (CITES) (MH/E, MC/I, ONG, Bailleurs de
Fonds).
2.2.2.4 Entreprendre un programme de mise en réserve des échantillons
des différents écosystèmes menacés et vulnérables, afin d'influencer et d'amorcer une
évolution progressive de ces ensembles territoriaux uniques (MH/E, MI/AT, Instituts de
Recherche, Bailleurs de Fonds).
2.2.2.5 Concevoir et appliquer une réglementation spécifique sur les
espèces vulnérables ou menacées (MH/E, MC/I, ONG, Bailleurs de Fonds).
2.2.3.1 Développer des techniques rationnelles d'intégration et
d'intensification de l'agriculture et de l' élevage, afin de diminuer la compétition sur
les écosystèmes vulnérables (MH/E, MAG/EL, Bailleurs de Fonds).
ACTION EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Projet PURNKO |
1996-2003 |
SNV, MH/E, Bailleurs de Fonds |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
Non identifiées.
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Programme de surveillance continue des écosystèmes menacés;
P.1 Programme de suivi des espèces endémiques et menacées de
disparition;
P.1 Programme de mise en défens des écosystèmes menacés;
P.1 Programme de création des sanctuaires de protection des
espèces menacées;
P.1 Programme de gestion intégrée des zones humides;
P.2 Programme d'aménagement des doumeraies du Niger;
P.2 Programme de gestion intégrée des zones arides et
semi-arides;
P.2 Programme d'aménagement des systèmes oasiens et de cuvette;
P.2 Programme de valorisation des plantes pesticides;
P.2 Programme de valorisation des plantes alimentaires;
P.3 Programme de réhabilitation et d'aménagement des gommeraies
du Niger;
P.3 Programme de développement de lutte biologique;
P.3 Programme de conservation des plantes médécinales;
P.3 Programme de gestion intégrée des écosystèmes de montagnes.
THEME 2.3: CONSERVATION EX-SITU DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE
PROBLEMATIQUE
Le Niger possède plusieurs sites de conservation ex-situ, dont la
création pour certains remonte aux années 1960. Les plus connus sont : le parc
zoologique du musée, lArboretum national, le Centre national de semences
forestières, le centre de semences agricoles et plusieurs autres accessions à
lUniversité de Niamey et dans les CIRA (ICRISAT, ORSTOM,
). Il existe
cependant dautres formes de conservation de faible ampleur ; cest le cas
des détentions privées de certaines espèces de faune et de flore.
Le parc zoologique du musée national regroupe une quarantaine
despèces animales du Niger, mais les conditions difficiles empêchent à
linstitution de remplir pleinement ses fonctions essentielles de recréation,
déducation, de conservation et de recherche. Les principaux problèmes rencontrés
sont lexiguïté des cages, le manque de suivi sanitaire, le manque
dinfrastructures adéquates, linsuffisance des ressources humaines,
financières et matérielles, un personnel peu formé, sous-équipé, et peu motivé,
labsence de protection, de surveillance et de programme déducation.
La situation de larboretum est encore plus grave. Il se trouve
présentement à labandon et nest rattaché à aucune tutelle technique
assurée à l'époque par l'ex-Direction des Forêts et de la Faune (D.F.F).
Malgré son importance stratégique dans les opérations de
reboisement, la conservation des semences n'a connu un début d'organisation qu'à partir
de 1987 avec la création du Centre National de Semences Forestières. Ce centre a pour
principales attributions la collecte, la conservation et la diffusion de semences
d'origine contrôlée. La capacité actuelle du centre, ne lui permet pas de faire face à
l'ensemble des demandes en semences exprimées au niveau national . En effet, la
production des plants forestiers au Niger varie actuellement entre 7 et 8 millions, pour
un besoin en semences de 2 tonnes. Ce besoin est appelé à augmenter avec le démarrage
prochain de plusieurs programmes et projets de reboisement et daménagement des
ressources forestières.
LINRAN dispose dans ses deux centres de Maradi et Kollo de
plusieurs centaines daccessions despèces cultivées et dune collection
vivante. Labsence dun véritable programme de gestion de ces accessions est un
handicap sérieux pour leur utilisation durable.
Conformément aux dispositions de larticle 9 de la convention sur
la diversité biologique, le Niger sengage à élaborer et à mettre en uvre
des mesures de conservation ex-situ des éléments constitutifs de sa diversité
biologique. Dans ce cadre, les orientations stratégiques ci-après ont été dégagées.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
2.3.1 Création des conditions favorables au développement des
institutions existantes (zoo, arboretum, Centre de semences), en vue de leur participation
effective aux efforts nationaux de conservation et dutilisation durable des
ressources biologiques;
2.3.2 Promotion des activités de recherche, de formation et
dévaluation en matière de conservation ex-situ;
2.3.3 Promotion du développement de lélevage privé
despèces fauniques;
2.3.4 Création des conditions pour lémergence de secteur privé
dans la production, la conservation et la diffusion de semences agricoles et forestières
de qualité et dorigine contrôlée.
MESURES PROPOSEES
2.3.1.1 Renforcer les capacités du Centre national de semences
forestières (MH/E, SNRA, MAG/EL, Partenaires au développement).
2.3.1.2 Réhabiliter et réviser la mission du parc zoologique, en le
dotant d'un plan directeur d'aménagement (MH/E, MES/RT, MC/C, Partenaires au
Développement).
2.3.1.3 Renforcer et améliorer les conditions de détention et
délevage des espèces animales du zoo du musée de Niamey (MH/E, MAG/EL,
MES/RT).
2.3.2.1 Constituer une structure de gestion pour la conservation
biotechnologique (MH/E, MES/RT, Partenaires au Développement).
2.3.2.2. Constituer un herbier national (MH/E, MAG/EL. MC/C; MES/RT,
Partenaires aux Développement).
2.3.2.3. Créer une banque de gènes pour toutes les espèces fauniques
et floristiques menacées du Niger (MH/E, MAG/EL, MES/RT, Partenaires au Développement).
2.3.4.1 Créer un réseau de parcs zoologiques, de jardins botaniques
ainsi que des arboreta au niveau de chaque région du pays (MH/E, MAG/EL, MES/RT,
Collectivités territoriales, Partenaires au Développement).
2.3.4.2 Encourager le secteur privé à s'investir dans la conservation
ex-situ (MH/E,MAG/EL, Partenaires au développement, Chambre de commerce et d'agriculture,
ONG).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Activités du centre de semences forestières |
Permanente |
CNSF, DRF, Population locale |
Nationale |
| Programme de conservation des accessions et des germoplasmes |
Permanente |
INRAN, PNRA, CIRA |
Nationale |
ACTION EN ATTENTE
| INTITULE |
Bailleurs de Fonds Potentiels |
Niveau de Négociations |
| Projet National de Semences Forestières |
DANIDA |
Acquis |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Programme de réhabilitation du jardin zoologique et de
larboretum de Niamey;
P.1 Programme national sur la conservation de la faune et de la
flore menacées;
P.1 Programme de réhabilitation des centres céréaliers;
P.1Programme National de création de banque de génes;
P.1 Programme de développement de lélevage intensif des
espèces fauniques menacées;
P.2 Programme National de jardins botaniques;
P.2 Programme de création d'un centre pilote d'élevage intensif
de la faune sauvage;
P.2 Programme jardin zoologique d'Arlit;
P.2 Programme National de création d'un herbier National.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 3: RESSOURCES FAUNIQUES
PROBLEMATIQUE
Les divers étages bioclimatiques et les écosystèmes du Niger
abritent une faune riche et très diversifiée. Jusquà présent, seuls les
vertébrés et particulièrement les mammifères ont retenu lattention des
scientifiques.
Les connaissances restent limitées pour la plupart des espèces
animales (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, invertébrés, etc.) ainsi
que pour les habitats naturels. Cette faune comprend des espèces du domaine désertique,
saharien, sahélien et soudanien. Le début des études y relatives remonte aux années
1905 et 1907 avec les travaux de Fourreaux et Chudeau. A celles-ci, il faut ajouter les
travaux de mémoire, de thèses et de stages faits par des chercheurs et des étudiants.
Suite à loccupation anarchique de leur habitat par
lagriculture, lélevage et lurbanisation, la plupart des espèces se
sont réfugiées dans les aires protégées, dans les ranchs et dans les milieux
difficiles daccès. Malgré cette situation, la faune a continué à faire
lobjet de convoitise et de prélèvements abusifs, au mépris des texte législatifs
et réglementaires et des populations rurales qui sont pourtant les plus nécessiteuses.
La réduction des surfaces des zones humides, habitats préférentiels
de nombreux oiseaux et de certains mammifères rares (lamantins, hippopotames), ainsi que
les activités humaines, entraînent un changement dans le comportement des espèces
migratrices .
Malgré tout, le Niger recèle encore dimportantes
potentialités, notamment certaines espèces rares ou menacées de disparition, telles que
la girafe, laddax, loryx , lautruche à cou rouge, etc.
Mais, les aspects défavorables au développement de la faune ci-dessus
évoqués, conjugués aux effets néfastes des sécheresses répétitives, ont réduit le
potentiel faunique à moins de 10% de ce quil était dans les années 1960.
Ainsi, le Niger a perdu beaucoup doptions en matière
dutilisation durable de la faune sauvage.
En signant et ratifiant la Convention sur la diversité biologique, le
pays sengage à mettre en uvre tous les moyens pour protéger et utiliser de
façon durable lensemble des ressources biologiques sur son territoire (articles 6,
7c, 8c, 9a et 9b, 10, 12b et 12c, 14a et 14b).
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
3.1 Amélioration des connaissances en matière de faune sauvage.
3.2 Promotion la gestion durable de la faune sauvage, garantissant la
participation et les intérêts des populations.
3.3 Implication effective et concrète des populations dans la gestion
de la faune, particulièrement dans lélaboration et la mise en uvre des
textes législatifs et réglementaires.
3.4 Détermination du statut actuel de chaque espèce faunique
susceptible dexploitation et établir des plans de gestion favorisant un
développement durable des ressources fauniques terrestres et aquatiques.
3.5 Promotion du tourisme dans les Aires Protégées.
MESURES PROPOSEES
3.1.1 Elaborer un plan directeur de recherche sur la faune sauvage et
ses habitats, prenant en compte lapproche écosystémique, les besoins
dactualisation des données et rechercher les moyens pour sa mise en oeuvre (MH/E,
MES/RT, Partenaire au Développement).
3.2.1 Elaborer avec tous les acteurs (Populations, ONG, services
Technique etc.) des plans de gestion des espèces fauniques et des groupes taxonomiques
exploités de manière légale et illégale. Ces plans prendront en compte le savoir et le
savoir-faire des populations autochtones; tirer les avantages liés aux intérêts
culturels, prévoir les mécanismes compensatoires appropriés et garantir un partage
équitable des avantages liés à l'utilisation rationnelle des ressources fauniques
(MH/E, MP).
3.2.2 Elaborer un plan de formation des spécialistes en faune sauvage
et de programmes de sensibilisation et d'éducation muséologique (MH/E, MES/RT).
3.2.3 Développer les activités d'élevage de la faune sauvage par
l'Etat, les privés et les ONG (MH/E, privés, Partenaires au développement).
3.2.4 Assurer la protection de la faune sauvage en appliquant
rigoureusement les textes législatifs et réglementaires en matière de faune
sauvage(MH/E, MJ/S/SN, MI/AT, Partenaires au Développement).
3.4.1 Identifier, délimiter et concéder les zones dintérêt
cynégétique à tous les niveaux (MH/E, MI/AT, partenaires au Développement, Privés,
etc.).
3.4.2 Créer des centres de réintroduction et délevage des
espèces disparues ou menacées de disparition (MH/E, MAG/EL, Partenaires au
Développement).
3.4.3 Développer l'apiculture dans toutes les zones favorables du
Niger (MH/E, Privés ONG,Partenaires au développement, etc.).
3.4.4 Développer des techniques d'inventaires appropriés des diverses
espèces de valeur et des groupes taxonomiques d'animaux exploités (Université, centres
de Recherche, Partenaires au développement, DFPP).
3.5.1 Créer les conditions de développement du tourisme de vision
dans les Aires Protégées (MH/E, MT/A, Privés, Partenaires au Développement, etc ).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Révision des textes législatifs et réglementaires afin
dexploiter de manière écologiquement durable et au profit des populations, la
faune sauvage terrestre et aquatique (DFPP). |
- |
MH/E |
Nationale |
| Utilisation durable de la faune sauvage. |
1997 - 1999 |
MH/E |
Nationale |
| Dénombrement des mammifères et des oiseaux deau (DFPP). |
Annuel |
MH/E, UICN, Wetlands International |
Nationale |
| Identification, délimitation et rétrocession des zones
cynégétiques (DFPP) au concessionnaire. |
Annuel |
MH/E, PGRN, UICN |
Nationale |
| Ouverture de la chasse depuis 1996 |
Annuel |
Chasseurs, concessionnaires, MH/E |
Nationale |
| Jardin zoologique. |
- |
MH/E |
Régionale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
Projet Aïr-Ténéré |
Coopération Suisse Pays Bas |
Très avancé |
| Etude de faisabilité de lélevage non conventionnel dans la zone
dintervention du PROZOPAS |
FED, Prozopas |
Très avancé |
| Aménagement de la Faune de la région de Kossotori. |
FENU-FAO |
Très avancé |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Projet UICN/ Utilisation durable de la faune sauvage;
P.1 Projet sauvegarde de l'hippopotame du fleuve Niger;
P.1 Projet de recherche sur la faune et ses habitats;
P.1 Projet dappui institutionnel pour la maîtrise et la
popularisation des textes législatifs et réglementaires en vigueur, en matière de
gestion de la faune sauvage;
P.1 Programme de réhabilitation des habitats de la faune sauvage
dans lAzawak et le Tadress;
P.2 Projet de gestion des zones humides;
P.2 Projet d'Appui aux apiculteurs;
P.2 Projet d'appui à l'organisation de la chasse villageoise;
P.2 Projet de développement d'écotourisme dans les aires de
protection de la faune;
P.3 Programme de Recherche sur la faune sauvage au Niger;
P.3 Programme d'élevage semi-intensif de la faune sauvage.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 4: RESSOURCES FORESTIERES
PROBLEMATIQUE
La superficie du domaine forestier du Niger est estimée à près de 9
millions d'hectares répartis comme suit: 6 millions en zone sahélo-saharienne, 2,6
millions en zone sahélienne et 300 000 ha en zone sahélo-soudanienne. Selon la FAO
(1995), les forêts (naturelles et plantations) couvrent une superficie de 2 562 000 ha,
soit 2% du territoire national.
Les forêts classées au nombre de 84 couvrent une superficie d'environ
600 000 ha, soit près de 24% de la superficie totale des forêts. Cependant, ces forêts
classées sont aujourd'hui dans un état de dégradation avancé, au point où plus de 50%
d'entre elles ont perdu une grande partie de leur potentiel végétal.
Malgré la faible couverture forestière, la flore nigérienne est
assez diversifiée. En effet, selon Saadou (1997), la flore, tous groupes confondus,
compte près de 2124 espèces dont une endémique (Rhyncosia airica) dans l'Aïr.
Il faut cependant souligner que beaucoup d'espèces restent à identifier. Les ressources
forestières contribuent à la satisfaction des besoins socio-économiques et culturels
des populations.
Au plan alimentaire, les populations tirent une bonne part de leur
alimentation des feuilles, fruits et autres sous-produits de la forêt. En période de
grave crise alimentaire, les populations font usage des produits et sous-produits
forestiers, comme base ou complément alimentaire. Malheureusement, les pratiques
dexploitation des ressources sont souvent peu rationnelles et néfastes à la
pérennité des ressources.
Selon l'OMS, 80 % de la population nigérienne a recours à la
pharmacopée traditionnelle.
Les ressources forestières participent pour 25% dans la ration
alimentaire des ruminants et procurent près du tiers des revenus extra-agricoles en
milieu rural(source: stratégie environnementale, bilan et perspectives, 1995).
Ces différents usages ne sont malheureusement pas sans conséquence
sur la pérennité des ressources forestières et biologiques de façon générale. En
effet, on estime entre 70 000 et 80 000 ha les superficies qui sont soustraites des
forêts chaque année, sous l'effet combiné des facteurs climatiques, des coupes
incontrôlées (bois-énergie), de l'expansion des cultures et du surpâturage. Le bois
représente la plus importante source énergétique du Niger; la consommation nationale
est estimée à 2 millions de tonnes par an, dont environ 300 000 tonnes représentent la
demande urbaine (Source: Projet Energie II). La dégradation des ressources forestières a
aussi une incidence directe sur l'état de la faune sauvage, dans la mesure où ces
formations servent également d'habitat. Par ailleurs, la survivance des mauvaises
pratiques agricoles, menacent aujourd'hui la plus part des écosystèmes.
En ratifiant la Convention sur la diversité biologique, le Niger
s'engage à mettre en uvre tous les moyens nécessaires pour protéger et utiliser
de façon durable l'ensemble des ressources biologiques de son territoire, conformément
aux dispositions des articles 6b, 8c, 10, 11, 12b, 12c, 14a, 14b. et 20 de cette
convention.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
4.1 Amélioration du niveau de connaissance des ressources forestières
et des habitats naturels, en collaboration avec les populations.
4.2 Identification , en collaboration avec les populations, des
espèces forestières et création des conditions de conservation de leurs souches
génétiques.
4.3 Amélioration de la coordination des efforts de conservation des
ressources génétiques forestières.
4.4 Encouragement du développement des parcs agro-forestiers et
adoption des techniques agro-forestières éprouvées.
4.5 Promotion des aménagements forestiers.
4.6 Renforcement de la capacité institutionnelle de gestion des
forêts et des parcs agro-forestiers.
4.7 Valorisation de l'ensemble des ressources de la forêt
4.8 Protection de certaines valeurs, telles que les pratiques
traditionnelles et les interdits culturels jugés positifs.
4.9 Encouragement du développement des plantations privées.
4.10 Promotion de la recherche, sur lamélioration génétique
des espèces forestières locales.
4.11 Encouragement des méthodes utilisant les techniques mécaniques
et biologiques, en vue de la restauration ou de la récupération des terres dégradées.
MESURES PROPOSEES
4.1.1 Développer des projets de recherche scientifique et
dacquisition des connaissances intégrée sur la flore et ses habitats, à travers
une approche écosystémique (MHE, SNRA, Centre National de Semences Forestières, ONG
nationales et internationales, Bailleurs de fonds).
4.2.1 Conserver et utiliser durablement les ressources génétiques
forestières et les ressources phytogénétiques menacées de disparition (MHE, Centre
National de Semences Forestières, SNRA, ONG internationales (UICN) et nationales,
Projets, collectivités territoriales, organisations rurales, partenaires au
développement,
).
4.3.1 Mettre en place un réseau sur la diversité biologique (MH/E,
SNRA, CIRA, Association Tradipraticiens, Association Exploitants Bois, ONG nationales et
internationales, Projets, Collectivités territoriales, partenaires au développement,
).
4.4.1 Promouvoir, maintenir et gérer les ceintures forestières autour
des grandes agglomérations humaines (MHE, collectivités territoriales, populations
locales, projets, ONG et partenaires au développement).
4.5.1 Mettre sous aménagement les forêts (naturelles et plantations)
(MH/E, MAG/EL, MP, SNRA, populations locales, Association exploitants bois, ONG
nationales, privés, collectivités territoriales, projets, partenaires au
développement).
4.6.1 Former, informer et sensibiliser (MHE, Organisations paysannes,
CNEDD, ONG nationales, Populations locales, collectivités territoriales, projets,
partenaires au développement
).
4.6.2 Redynamiser la section Système dInformation Géographique
(SIG) sur les Forêts, de lUnité Technique dAppui (UTA) de la Direction de
lEnvironnement, les cellules régionales de planification forestière, la Brigade
Territoriale de Protection de la Nature (BTPN), de manière à déboucher sur
lélaboration dun Plan dAction sur les Forêts qui encourage la
conservation et lutilisation durable des ressources forestières (MH/E, SNRA, CIRA,
ONG internationales, Projets, partenaires au développement,
).
4.6.3 Créer un Fonds Forestier National (FFN). (MH/E, SNRA, CIRA, ONG
internationales, Projets, partenaires au développement,
).
4.7.1 Favoriser lémergence des filières de commercialisation
des sous-produits forestiers et des technologies de transformation de ces sous-produits et
encourager une contribution plus grande des arbres dans le pâturage (MHE, MAG/EL, MC,
SNRA, Centre National de Semences Forestières, projets, ONG, partenaires au
développement).
4.8.1 Conserver les pratiques traditionnelles avérées saines en
matière de gestion des ressources forestières et prendre en compte ces pratiques dans
les programmes et projets daménagement forestier (MH/E, Populations locales,
Association des tradipraticiens, Université, projets, ONG nationales et internationales,
partenaires au développement).
4.9.1 Elaborer un Programme National de Reboisement et favoriser la
régénération naturelle des sites dégradés (MH/E, MAG/EL, MP, ONG, Populations
locales, collectivités territoriales, Centre National de Semences Forestières,
Organisations paysannes, privés, projets, partenaires au développement
).
4.10.1 Procéder à un inventaire et une prioritisation des espèces
agro-forestières, en collaboration avec les populations locales, afin
didentifier les espèces prioritaires sur lesquelles des travaux de recherche
pour leur amélioration seront entrepris, en vue daugmenter leur contribution dans
lamélioration des systèmes de production des zones concernées (MH/E, MAG/EL,
Centre National de Semences Forestières, SNRA, populations locales, collectivités
territoriales, projets de développement, ONG nationales et internationales, partenaires
au développement).
4.11.1 Mettre en place un programme national de restauration ou de
récupération des terres dégradées (MH/E, MAG/EL, ONG, Populations, Partenaires au
développement).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
Couverture |
| Projet Energie II, volet offre |
Jan-Juin 1998 |
MHE, Populations locales, ANEB, DANIDA. |
Nationale |
| Projet de gestion des ressources naturelles |
1996-2001 |
MHE, MAG/EL, Banque mondiale, populations
locales. |
Nationale |
| Projet de Promotion de lIrrigation
Privée |
1997-1999 |
MHE, MAG/EL, ANPIP, Banque Mondiale,
populations locales |
Nationale |
| Projet actualisation du code forestier |
Janv-Déc.98 |
MH/E, FAO, populations locales, ONG et
Associations. |
Nationale |
| PSN FIDA |
1990-2000 |
FIDA, PAM, PNUD, Producteurs, Niger, ONG. |
Nationale |
| Projet Basse vallée de la Tarka |
1993-1999 |
MHE, MAG/EL, Union Européenne, populations
locales |
Régionale |
| Projet de Grande Irrigation |
1996-1999 |
MHE, MAG/EL, Union Européenne, populations
locales. |
Régionale |
| Projet Développement Rural Adder Doutchi -
Maggia |
1997-2001 |
MH/E, MAG/EL, Italie, populations locales. |
Régionale |
| Projet de Gestion des Terroirs Téra Nord |
1994-1998 |
MHE, SNV, populations locales |
Régionale |
| Projet Africare |
1997-2001 |
Africare, MHE, Population locale |
Régionale |
| PADER Dosso |
1996-1999 |
BAD, Niger, Populations |
Régionale |
| Projet de développement rural de Tahoua |
- |
GTZ, MAG/EL, MH/E, Population locale. |
Régionale |
| Projet de Développement de la zone pastorale |
1981-1998 |
MP/MAG/EL, MH/E, Populations |
Locale |
| PDR NGuigmi |
1994-1998 |
FENU, FAO, Populations, ONG, MAG/E |
Locale |
| Projet Goudoumaria |
1998-2002 |
AFVP, AFD, Populations |
Locale |
| Projet de Développement Local de Gaya |
1981-1998 |
MP, MAG/EL, MHE, Populations |
Locale |
| Projet Agro-Forestier Ouest Zinder |
- |
MH/E, Populations locales, SOS-Grande Bretagne |
Locale |
| Projet dAppui aux Initiatives de Gestion
locales des rôneraies |
1995-1999 |
MH/E, UICN, Populations locales, Coop. Suisse |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATIONS |
| Projet Aménagement des forêts |
BAD |
Très avancé |
| Projet de renforcement des capacités en production des
plants |
Coop. Japonaise |
Très avancé |
| Projet Elaboration du PAN/LCD/GRN |
PNUD |
Financement acquis |
| Projet National de Semences Forestières |
DANIDA |
Financement acquis |
| Projet PAFAGE |
Coop. Italienne |
Très avancé |
| Projet Energie II, volet offre (phase2) |
DANIDA |
Très avancé |
| Projet de Restauration des Terres Dégradées, de la
Séquestration du Carbone et de la Conservation des Espèces Végétales et Animales
indigènes des Zones Pastorales Arides du Nord Nigérian et Sud Niger. |
GEF |
En instruction |
| Projet Communautaire de la Restauration des Terres
dégradées, de la Conservation de la Faune Sauvage et de la Séquestration du Carbone
dans les Zones Pastorales du Bénin, du Burkina-Faso et du Niger. |
GEF |
En instruction |
| Projet de Restauration des Terres dégradées dans les
zones frontalières d'Algérie, de Mauritanie, du Mali et du Niger, avec l'accent sur la
création d'une ceinture verte pour contrecarrer la dégradation des terres. |
GEF |
En instruction |
| Programme de Lutte contre lEnsablement des Terroirs
et lAménagement des Cuvettes dans les Départements de Zinder et Diffa |
GEF |
Recherche de Financement |
| Projet lutte contre le dépérissement du neem |
GEF |
Recherche de Financement |
| Projet intégré El Méki |
Fonds Kowétien de développement |
Etude de faisabilité |
| Projet Basse Vallée de la Tarka, 3ème phase |
FED |
Avancé |
| Projet développement intégré Est Damergou |
- |
- |
| Projet de mise en valeur de la haute vallée de la Tarka |
- |
- |
| Programme d'aménagement de la forêt de Baban-Rafi |
- |
Recherche de financement. |
actions nouvelles
P.1 Programme de relance de la production de la gomme arabique;
P.1 Programme de lutte contre les feux de brousse;
P.1 Programme de production de semences despèces gommières;
P.1 Programme de développement et daménagement de la
gommeraie du Niger;
P.1 Programme de reforestation et de restauration des terres;
P.2 Projet appui à la production du miel et de la cire;
P.2 Programme de redynamisation des cellules régionales de
planification forestière;
P.2 Programme de production et diffusion de linformation
environnementale;
P.2 Aménagement des palmeraies de lAïr et du Kawar;
P.3 Projet renforcement des capacités du point focal national
(INFOTERRA).
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 5: AGRICULTURE
PROBLEMATIQUE
Sur le plan de lagriculture, la principale contrainte à
lamélioration des différents systèmes de production qui préservent la diversité
biologique est la dégradation du potentiel de production, due à des facteurs
climatiques, socio-économiques et institutionnels. A cela sajoute la faiblesse du
système de transfert de technologies vers les producteurs.
En effet, les sécheresses successives et les activités anthropiques,
entraînent la dégradation accélérée des terres, la réduction de la fertilité des
sols, et lérosion génétique. Ces problèmes sont encore plus accentués avec
lapport des engrais chimiques et des pesticides dans les zones où
lagriculture intensive est pratiquée (salinisation et alcalinisation des sols dans
les aménagements hydro-agricoles). Les conséquences évidentes sont la baisse des
rendements et des productions, la dégradation des milieux naturels aquatiques et
terrestres.
Les différentes crises économiques et la pression démographique ont
renforcé les pratiques dune agriculture extensive et minière (sans apport
déléments fertilisants extérieurs), néfaste à la diversité biologique,
entraînant de perpétuels conflits entre agriculteurs et éleveurs. De même, ces crises
nont pas permis un développement technologique rapide, lorganisation et la
formation des agriculteurs, l'allocation des prix rénumérateurs aux producteurs.
En dépit de toutes ces contraintes, de nombreuses potentialités
existent. Ce sont notamment:
les agro-systèmes variés ;
les ressources en eau abondantes et un potentiel en terres irrigables
important (246 500 ha, selon le Schéma Directeur de Mise en Valeur
et de Gestion des Ressources en Eau, 1998);
les possibilités de diversification des cultures (blé, orge, maïs
et pomme de terre
, y compris l'horticulture);
la maîtrise par les producteurs de la pratique de la double campagne
de riziculture;
lexistence dun système national de recherche agronomique
et dun réseau de fermes dexpérimentation et de production des semences;
lexistence despèces spontanées sauvages exploitables;
lexistence de marchés potentiels (Nigéria, Côte
dIvoire, Ghana, etc.).
Ces potentialités, judicieusement exploitées, pourront permettre de
lever la plupart des contraintes identifiées et favoriser le développement dune
agriculture soucieuse et respectueuse de la diversité biologique.
Conformément aux dispositions des articles 6, 8, 9, 10 et 11 de la
Convention sur la Diversité Biologique, le Niger, signataire de ladite convention
sengage à promouvoir les orientations suivantes:
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
5.1 Développement agricole durable, respectueux de la diversité
biologique.
5.2 Amélioration de la productivité des différents systèmes de
production agricole, valorisant la diversité biologique.
5.3 Conservation, amélioration et diffusion des principales variétés
des espèces cultivées.
5.4 Promotion de la domestication et la valorisation de certaines
espèces spontanées utiles (comestibles et/ou à usage multiple).
5.5 Mobilisation et affectation de ressources financières suffisantes
au secteur de l'agriculture.
5.6 Promotion de lintégration agriculture / élevage / forêt.
MESURES PROPOSEES
5.1.1 Identifier et développer les systèmes de production les plus
performants et durables, respectant la diversité biologique (MAG/EL, MH/E, MP, SNRA, ONG,
partenaires extérieurs et producteurs).
5.1.2 Aménager lespace agricole (remembrement).
5.1.3 Développer lintensification et la diversification des
productions agricoles qui favorisent la diversité biologique, par une meilleure gestion
des sols, de leau, des éléments fertilisants (valorisation des sources locales de
fertilisants), des pesticides (développement et utilisation des pesticides biologiques)
et des semences améliorées en quantité suffisante (MAG/EL, MH/E, MP, SNRA, ONG,
partenaires extérieurs et producteurs).
5.2.1 Identifier et promouvoir les systèmes dintégration
agriculture - élevage - forêt les plus durables et favorisant la diversité biologique
(MAG/EL, MH/E, MP, SNRA, ONG, partenaires extérieurs et producteurs) .
5.3.1 Inventorier, collecter, évaluer, conserver et valoriser les
principales espèces végétales cultivées et apparentées, les espèces végétales
sauvages à usage multiple et les espèces spontanées comestibles (MAG/EL, MH/E, MP,
SNRA, ONG , partenaires extérieurs et producteurs) .
5.5.1 Développer des systèmes de crédit rural décentralisé qui
favorisent la conservation, lutilisation durable et le partage équitable des
avantages de la diversité biologique (MAG/EL, MP, MF/RE, ONG, partenaires extérieurs).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
C OUVERTURE |
| Programme Spécial Sécurité Alimentaire |
1997-1998 |
Niger, FAO, Producteurs. |
Nationale |
| Programme Spécial National FIDA - Niger (PSN
FIDA) |
1988-2001 |
Niger, PAM, FIDA, PNUD, Producteurs. |
Nationale |
| Programme National de Recherche Agronomique
(PNRA) |
1994-1998 |
Niger, IDA et Producteurs |
Nationale |
| Programme Renforcement Services dAppui
à lAgriculture (PRSAA) |
1988-1998 |
Niger, IDA et Producteurs |
Nationale |
| Programme Crédit Rural Décentralisé (PCRD) |
1995-1999 |
Niger, CFD, IRAM et Producteurs. |
Nationale |
| Projet Gestion des Ressources Naturelles
(PGRN) |
1996-2001 |
Niger, IDA, Danemark, Norvège, Producteurs. |
Nationale |
| Projet Pilote de Promotion de
lIrrigation Privée (PPPIP) |
1995-2000 |
Niger, IDA et Producteurs |
Nationale |
| Subvention au Développement du Secteur
Agricole (SDSA II) |
1988-1998 |
Niger, USAID. |
Nationale |
| Programme Grande Irrigation (PGI) |
- |
Niger, CEE, FED et Producteurs. |
Nationale |
| Projet Développement Productions Horticoles |
1997-1999 |
Niger, FAO, Belgique. |
Nationale |
| Projet Petites Opérations de Développement
Rural (PPODR) |
1986-1998 |
Niger, IDA, Suisse, Producteurs. |
Nationale |
| Projet Micro-Réalisations BAD |
- |
BAD, Niger, Producteurs. |
Régionale |
| Projet Basse Vallée de la Tarka (PBVT) |
1988-1998 |
Niger, FED, Producteurs. |
Régionale |
| Projet Protection Intégrée Ressources
Agro-sylvo-pastorales Tillabéry Nord |
1987-1999 |
Niger, GTZ, KFW, producteurs. |
Régionale |
| Projet Participatif Renforcement Institutions
Villageoises pour Développement Agriculture Département Tahoua (PRIVAT) |
1991-2001 |
Niger, Pays-Bas, SNV, Producteurs. |
Régionale |
| PAIGLR (Dosso) |
1995-1998 |
MH/E, populations locales, Coop. Suisse, UICN. |
Régionale |
| Projet Développement Rural - Ader - Doutchi -
Maggia |
1997-2001 |
Italie, Niger, PAM, Producteurs. |
Régionale |
| Projet Appui Développement Rural Département
de DOSSO |
1995-1999 |
Niger, BAD, PAM, Producteurs. |
Régionale |
| Programme Petite Irrigation Sud-Zinder |
1995-1998 |
FED, Niger, Producteurs. |
Régionale |
| Projet Développement Rural Aguié |
1992-1998 |
FIDA, BOAD, Niger, Producteurs. |
Locale |
| Projet Développement Rural NGuigmi |
1993-1998 |
FENU, PNUD, PAM, Producteurs. |
Locale |
| Projet Développement Rural de Tahoua |
1986-1999 |
RFA (GTZ), KFW (PMR), PAM, Producteurs. |
Locale |
| Projet Développement Rural Mayahi |
1994-2000 |
Niger, FENU, PNUD, PAM, producteurs |
Locale |
| Projet Goudoumaria |
1998-2002 |
ONG AFRICARE, Producteurs. |
Locale |
| Projet Développement Communautaire Zone
périphérique de la forêt de Baban-Rafi |
1996-1998 |
- |
Locale |
| Projet Réhabilitation Palmeraies d'Ingall |
1998-1999 |
FED, Niger, Producteurs |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU NEGOCIATION |
| Etude Relance Filière Semencière
|
IDA, FAO |
En cours |
| Programme National Sécurité
Alimentaire |
IDA, FAO |
En cours |
| Projet de Développement Rural
NGuigmi |
FENU |
Très avancé |
| Mobilisation des Eaux de
Ruissellement |
BAD |
Très avancé |
| Projet Développement Intégré de
Ouallam, Tanout, Loga et Dakoro |
AFD (ex CFD) |
En cours |
| Sécurité Alimentaire |
OCI, CILSS , BID |
Très avancé |
| Protection Intégrée des Cultures
(IPM) |
FED |
Avancé |
| Projet intégré EL MEKI |
FED |
Avancé |
| Projet Nord Niger |
Coopération Française |
- |
| Projet de mise en valeur de la
Haute Vallée de la Tarka (Tanout) |
- |
- |
ACTIONS NOUVELLES
Projet Intégré Est Damergou
Projet production Agrosylvopastorale |
- |
- |
| Programme de productions
agro-sylvo-pastorales, |
FED |
Très avancé |
P.1. Programme crédit rural décentralisé, en appui aux actions
de conservation de la diversité biologique;
P.1. Projet de réhabilitation des centres semenciers;
P.1. Banque de genes des plantes cultivées et apparentées;
P.2. Programme national de developpement de
lhorticulture;
P.2. Projet national dagriculture biologique.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 6: ELEVAGE
PROBLÉMATIQUE
Au Niger, le secteur de lélevage "seconde mamelle" de
léconomie rurale (représentant 35 % du PIB agricole) connaît de nombreuses
contraintes, représentant dans beaucoup de circonstances, une menace pour la diversité
biologique. Ces contraintes peuvent être sériées en quatre groupes qui sont :
Contraintes liées au système de production et de commercialisation :
le système de production, presque exclusivement dépendant des facteurs climatiques,
essentiellement extensif et caractérisé par une exploitation irrationnelle des
ressources, occasionne très souvent une détérioration dimportantes surfaces
pastorales. La commercialisation des faibles productions résultant de ce système se
heurte, elle aussi, à plusieurs contraintes notamment linformalisation des circuits
commerciaux, la faiblesse des moyens financiers des opérateurs du secteur,
linsuffisance des unités de transformation des produits, labsence dun
circuit fiable dapprovisionnement en aliments complémentaires et le faible
dynamisme des organisations des producteurs.
Contraintes alimentaires et de gestion des parcours : En
zone pastorale, les sécheresses successives, le surpâturage localisé, le maillage
inadéquat des points deau, ont entraîné une diminution tant qualitative que
quantitative des ressources fourragères disponibles. De même, la faiblesse de
lorganisation des éleveurs et le transfert massif du cheptel des pasteurs vers les
commerçants, agriculteurs et autres investisseurs, observés ces dernières décennies,
ont contribué à rendre difficile la gestion des parcours, posant ainsi le problème de
partage équitable de ces ressources. En zone agro-pastorale, lextension des terres
cultivées au détriment des aires pastorales, la dégradation poussée des pâturages,
lenvahissement des parcours par des espèces non appétées et le problème foncier
(conflit agriculteurs-éleveurs et éleveurs-éleveurs), représentent des contraintes
sérieuses au développement durable de lélevage.
Contraintes sanitaires: Elles sont dune manière
générale liées à une insuffisance de la surveillance sanitaire, à labsence
dun circuit fiable dapprovisionnement en produits pharmaceutiques et
zootechniques et à une réticence des éleveurs à lutilisation de ces produits
(problème de coût et de réceptivité des éleveurs).
Contraintes institutionnelles et financières: Elles se
résument dune part par linexistence dun schéma directeur de
développement de lélevage, par la baisse defficacité des structures
dencadrement, et d'autre part, par la forte baisse de financement du secteur de
lélevage.
A côté de ces contraintes, il y a lieu de noter quelques atouts dont
la prise en compte peut dans une certaine mesure, aider à atténuer cette menace qui
pèse sur la diversité biologique. En effet, les spécificités agro-écologiques du
Niger font que lélevage représente la principale activité propice dans une bonne
partie du pays, notamment la zone pastorale. En année normale, la production fourragère
de cette zone couvrent les besoins théoriques de toutes les espèces animales (composante
importante de la biodiversité).
Dautre part, les centres de multiplication du bétail du pays
représentent non seulement un atout de taille pour la préservation et
lamélioration des espèces domestiques, mais aussi un refuge pour la faune.
Enfin, la maîtrise plus ou moins parfaite des pathologies les plus
décimantes (grandes épizooties) à travers les campagnes annuelles de vaccination peut
être considérée comme un élément rassurant, tant pour la santé du bétail que pour
celle de la faune.
Conformément aux dispositions de la Convention sur la Diversité
Biologique, particulièrement en ces articles 6, 7, 8, 10 et 11, la République du Niger,
signataire de ladite convention sengage à mettre en oeuvre les orientations
stratégiques ci-dessous.
ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
6.1.Intensification des productions animales et relance de leur
commercialisation, en vue de promouvoir un développement durable de lélevage, tout
en respectant la diversité biologique.
6.2 Promotion des systèmes dexploitation écologiquement sains
et moins prédateurs sur lenvironnement , à travers une meilleure
responsabilisation des éleveurs.
6.3 Elaboration d'un schéma d'aménagement de la zone pastorale
favorisant la préservation des écosystèmes pastoraux, une meilleure répartition des
points deau et leur gestion.
6.4 Renforcement de lintégration agriculture - élevage -
forêt, favorable à une utilisation rationnelle des ressources naturelles.
6.5 Meilleure surveillance zoo-sanitaire qui tienne compte aussi bien
des animaux domestiques que de la faune, de façon à mieux conserver la biodiversité
animale.
6.6 Mobilisation et affectation de ressources financières suffisantes au secteur de
l'élevage.
MESURES PROPOSEES
6.1.1 Développer les filières traditionnelles de production animale
(viande, lait, aviculture), étudier et introduire lélevage de la faune sauvage
(MAG/EL, MH/E, MC) .
6.2. Adopter des approches d'exploitation des écosystèmes pastoraux
qui favorisent la conservation de leur diversité biologique (Approche participative,
intégrée et responsabilisante) (MAG/EL, PGRN).
6.2.2 Développer l'intégration agriculture / élevage / forêt, à
travers un renforcement et une amélioration de l'utilisation des sous-produits agricoles
dans l'alimentation du bétail, de manière à réduire la pression du cheptel sur les
aires pastorales en zone agricole (MAG/EL,MH/E).
6.2.3 Promouvoir le développement des cultures fourragères (MAG/EL,
INRAN, FSA).
6.3.1 Résoudre de façon durable les problèmes fonciers (conflits
agriculteurs/éleveurs) (MAG/EL, MI/AT).
6.3.2 Inventorier, cartographier et étudier les aires pastorales, en
vue non seulement dune meilleure connaissance de leur diversité biologique, mais
aussi de leur préservation effective (MAG/EL, FSA) .
6.3.3 Actualiser les réglementations déterminant les limites Nord des
cultures (MAG/EL, MI/AT).
6.5.1 Renforcer la recherche zootechnique et vétérinaire, les
activités des centres de multiplication du bétail, de façon à poursuivre la sélection
des races animales, à préserver celles en péril (exemple: le Taurin-Kouri) et à
pérenniser la diversité biologique domestique (MAG/EL, INRAN, FSA).
6.5.2 Renforcer la surveillance sanitaire garant de la biodiversité
animale, par la redynamisation des structures d'intervention et d'encadrement des
éleveurs(MAG/EL).
6.6.1 Mettre en place un système de financement décentralisé du
secteur élevage et appuyer les promoteurs privés et associations d'éleveurs.(MAG/EL).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Projet Gestion des Ressources Naturelles
(PGRN) |
1997-2001 |
Niger, IDA, Danemark, Norvège et producteurs |
Nationale |
| Programme National de Recherche Agronomique
(PNRA) |
1994-1998 |
Niger, IDA, Producteurs |
Nationale |
| Projet dappui au secteur de
lélevage |
1998-2000 |
Niger, Coopération Suisse, Producteurs |
Nationale |
| PSN-FIDA-NIGER |
1988/2001 |
Niger, FIDA, PAM, PNUD et Producteurs |
Nationale |
| PRSAA (Renforcement des Services d'Appui à
l'Agriculture) |
1988-1998 |
Niger, IDA et Producteurs |
Nationale |
| Projet PARC II (Protection de la santé
animale) |
1997-1998 |
Niger, FED, Producteurs |
Nationale |
| Projet Petites Opérations de Développement
Rural (PPODR) |
1986-1998 |
Niger, IDA, Suisse et les Producteurs |
Nationale |
| Projet d'appui au secteur de l'Elevage |
1998-2000 |
Coop. Suisse, MAG/EL, Producteurs |
Régionale |
| Réhabilitation AHA laitier Dembou |
1997-2000 |
Niger, Producteurs |
Régionale |
| Projet développement de la production autour
de Niamey |
1997-2000 |
Niger, Producteurs |
Régionale |
| Projet de renforcement institutionnel et
technique de la filière cameline (Tahoua) |
1995-2000 |
Niger, FED et Producteurs |
Régionale |
| PROZOPAS |
- |
Niger, FED et Producteurs |
Régionale |
| Projet Développement de la filière caméline
(Zinder) |
1997-1998 |
Niger, FAC, CIRAD/IEMVT et Producteurs |
Régionale |
| PADER (Dosso) |
1995-1999 |
Niger, BAD, PAM, producteurs |
Régionale |
| PAIGLR (Dosso) |
1995-1999 |
Niger, IUCN, Coopération Suisse |
Régionale |
| Projet Protection Intégrée Ressources
Agro-Sylvo-Pastorales Tillabery Nord (PASP) |
1987-1999 |
Niger, GTZ, KFW, PAM et Producteurs |
Régionale |
| Projet Développement Rural Tahoua |
1986 - 1999 |
Niger, GTZ, KFW, PAM et Producteurs |
Régionale |
| Projet Développement Rural NGuigmi |
1993-1998 |
Niger, FENU, PNUD, PAM et Producteurs |
Régionale |
| Projet MEVCO Goudoumaria |
1998-2002 |
Niger, AFD, AFVP et Producteurs |
Locale |
| Projet Développement Rural Mayahi |
1994-2000 |
FENU, PNUD, Niger, Producteurs |
Locale |
| Projet dappui aux associations
pastorales de Bermo (Dakoro) |
1998-2001 |
Niger, SOS/Grande Bretagne, Coopération
Suisse et Producteurs. |
Locale |
| Projet production laitière de Birni N'Gaouré |
1994-1998 |
AREN, ADF, Producteurs |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU NEGOCIATION |
| Aliments Complémentaires Bétail |
- |
En cours |
| Relance des Centres avicoles |
- |
En cours |
| Relance des Centres de Multiplication de Bétail (CMB) |
- |
En cours |
| Projet Appui à l'Elevage des Bovins AZAWAK |
Belgique |
Avancé |
| Vulgarisation de la Chèvre Rous |
Belgique |
Avancé |
| Projet Développement Pastoral Diffa |
BAD |
Avancé |
Projet Développement Intégré
Ouallam, Tanout, Loga, et Dakoro |
AFD |
En cours |
| Construction Abattoir Frigorifique d'Agadez |
Algérie |
En cours |
| Abattoir Frigorifique de Niamey |
Australie |
En cours |
| Projet Nord Niger (Agadez) |
Coopération Française |
Avancé |
| Projet Camelin (Agadez) |
FED |
- |
| Programme de Forage de puits pastoraux (Agadez) |
Région Haute-sur-Seines (France) |
Avancé |
| Projet dappui à lélevage (Zinder) |
AFD |
Avancé |
| Projet de développement de la vache laitière au centre
de Kirkissoye |
- |
- |
| Projet de création dun centre semencier national
pour les inséminations artificielles |
- |
- |
| Projet de mobilisation des ressources en eau |
BAD |
Acquis |
| Projet de création dun centre national semencier
pour les espèces fourragères |
- |
- |
ACTIONS NOUVELLES
P.1. Aménagement et gestion de la zone pastorale;
P.1. Programme de contrôle des espèces envahissantes sur les aires et parcours
pastoraux;
P.1. Programme national de développement des cultures fourragères;
P.1. Projet de recherche sur la pharmacopée traditionnelle vétérinaire;
P.2. Projet de création d'un fonds de développement de lélevage;
P.2. Projet de développement de laviculture;
P.2. Programme national d'intensification de l'élevage;
P.2.Projet de réhabilitation du taurin kouri.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 7 : RESSOURCES MINIERES
PROBLEMATIQUE
Le Niger renferme dimportantes ressources minières (uranium, or,
charbon, phosphate, natron etc.), dont lexploitation engendre une multitude
dimpacts sur la faune, la flore, les milieux naturels, aquatiques et terrestres.
Aussi, certains projets dexploitation des ressources minières alimentent la
polémique et suscitent de vives inquiétudes. Cest le cas notamment du fer et du
phosphate du Parc National du « W ». Ce parc, classé Réserve de la
Biosphère, Site du Patrimoine Mondial et Zone Humide dImportance Internationale
(Site RAMSAR), renferme en effet 80 % de la diversité biologique du Niger. Les projets
dexploitation minière convoitant le territoire du Parc National du "W"
risquent de porter préjudice à lintégrité écologique de cet écosystème
exceptionnel, dont limportance dépasse aujourdhui les frontières nationales.
Les activités dexploitation minière, à lexception des
récentes prospections dor (1996), ne font lobjet daucune évaluation
dimpact environnemental, mais comportent des mesures spécifiques de
réhabilitation. Cependant, ces mesures sont inadéquates car prévues seulement après
épuisement économique du gisement. Le développement des cités
autour des mines entraîne une pression démographique sur les ressources naturelles et
induit la dégradation de la diversité biologique. En effet, on assiste à une
destruction du couvert végétal et une exploitation inconsidérée des ressources en eau;
cest le cas notamment des exploitations de luranium dans le département
dAgadez, de la cimenterie de Malbaza, de lexploitation artisanale du natron
dans le département de Zinder.
Dans le Liptako-Gourma par exemple, lexploitation artisanale et
incontrôlée de lor entraîne de graves préjudices à léquilibre de
lécosystème déjà très précaire dans la région. Il faut souligner que 11
permis de recherche aurifère ont été accordés. Les principaux problèmes
environnementaux qui en résultent sont:
- la forte concentration des orpailleurs, parfois spontanée sur les
sites, entraîne le déboisement anarchique des ressources ligneuses végétales pour la
satisfaction des besoins énergétiques (bois de feu) et dhabitation (bois de
service);
- l'accumulation des rejets dexploitation du minerai, les
déchets et ordures ménagères de toutes sortes, constituent des éléments de pollution
et de dégradation de la diversité biologique.
Conscient des conséquences néfastes de ces activités sur la
diversité biologique, le Niger a adopté récemment lordonnance n° 97-001 du 10
janvier 1997, consacrant les études dimpacts environnementaux pour tout projet
susceptible de provoquer des impacts négatifs sur lenvironnement, notamment ceux
relatifs à louverture de carrières, à lexploitation minière, à la
réalisation des routes et autres infrastructures
Il y a lieu de noter que les importantes réserves de charbon,
duranium, de gaz naturel et probablement du pétrole pourraient par ailleurs
contribuer sensiblement à la réduction de la consommation du bois-énergie qui constitue
en ce moment plus de 80% du bilan énergétique du pays.
Tenant compte du contexte national et international, le Niger
sest lancé dans le processus de la « Stratégie et du Plan dAction
National de la Diversité Biologique », en vue de la mise en uvre de la
Convention sur la diversité biologique.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
7.1. Minimisation des impacts négatifs de la recherche et de
lexploitation des ressources minières, sur lenvironnement en général et sur
la diversité biologique en particulier.
7.2. Développement des exploitations minières conservatrices
de la diversité biologique.
7.3. Promotion de lexploitation et développement de
lutilisation des ressources minières de substitution aux ressources ligneuses.
7.4 Promotion du développement de la recherche des ressources
minières à forte valeur énergétique.
MESURES PROPOSEES
7.1.1- Accélérer lélaboration de la loi-cadre sur
lenvironnement et les textes dapplication de la loi portant sur les études
dimpact environnemental et veiller à leur mise en uvre(MM/E, MH/E, SE/CNEDD).
7.1.2- Réviser le code minier, en faveur de la préservation de
lenvironnement en général et des ressources de la diversité biologique en
particulier et veiller à sa mise en oeuvre (MM/E, MH/E, Représentants de
lindustrie minière, SE/CNEDD).
7.1.3- Elaborer un programme de surveillance environnementale et
de contrôle dans les zones dexploitation minière (MH/E, MM/E, SE/CNEDD).
7.2.1-Restaurer les écosystèmes dégradés, créer des
périmètres de reboisement autour des carrières et des mines.
7.3.1- Procéder à une analyse comparative des avantages et des
inconvénients, pour toute exploitation des ressources minières (MM/E, MH/E, M/P, MF/RE).
ACTIONS EN COURS
INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
Projet Energie II |
En phase transitoire, prochaine phase
de 3 ans, démarrage probable en 1999 |
MM/E; MH/E; ANEB; populations |
Nationale |
| Recherche aurifère dans le Département de Tillabéry |
A partir de 1996 |
MM/E; Sociétés aurifères; populations |
Régionale |
| Recherche pétrolière |
Depuis 1960 |
|
Régionale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU NEGOCIATION |
Programme Régional des Energies Domestiques et
Alternatives au Sahel (PREDAS) |
CCE |
Avancée ; démarrage probable début 1999 |
| Revue de politiques et de Stratégie dans le Secteur de lEnergie
Traditionnelle (RPTES) |
Banque Mondiale; Pays-Bas; FED |
Il sagit de la 2ème phase qui doit démarrer en 1998 |
| Projet Carbonisation |
Banque Mondiale |
Il est inclus dans le RPTES |
| Exploitation industrielle de lor dans le département de Tillabéri |
ONAREM, Sociétés aurifères |
Avancée |
ACTIONS NOUVELLES
P.1- Etudes pilotes sur les impacts des activités minières et de
lexploitation des carrières sur la diversité biologique ;
P.1- Programme de gestion des déchets des exploitations
minières ;
P.2- Programme datténuation de limpact de
lextraction artisanale du sel et du natron sur lenvironnement ( région du
Manga , département dAgadez, Boboye);
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 8: AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
PROBLEMATIQUE
Laménagement du territoire se définit comme une orientation du
développement de divers espaces constitutifs du territoire dun pays, en vue de
valoriser au mieux la complémentarité de leurs atouts et de réduire au minimum les
déséquilibres nuisibles à un développement harmonieux.
Avec une population estimée à environ 9 millions dhabitants,
l'occupation et l'utilisation de l'espace nigérien sont caractérisées par de fortes
pressions sur lenvironnement. Cette situation est dautant réelle que les 67 %
du territoire se situent en zones désertique et sub-désertique fortement dégradées et
très défavorables aux cultures pluviales. Les ¾ de la population restent concentrés
dans les zones situées au Sud du 16ème parallèle, représentant environ le
quart de la superficie totale du pays (316 750 km2). La situation se fait davantage sentir
dans les centres urbains où lexode rural augmente de plus en plus le nombre de
personnes, de telle manière que si la tendance se maintient, on estime que 20 à 30 % des
Nigériens seront des citadins à lhorizon 2000 (la population urbaine était de 5 %
en 1960 ; 17,7 % en 1997; source: avant - projet PNEDD).
Ces tendances ont induit un phénomène de pauvreté grandissante,
caractérisé par un indice de développement humain (IDH) parmi les plus faibles au
monde, des indicateurs sociaux non moins défavorables: taux de scolarisation de 29% et
taux d'alphabétisation de 17,1% en 1997, taux de couverture sanitaire de 32,1 % en 1996.
Le PNB annuel par habitant est passé de 230 $US en 1994 à 220 $US en 1995 (source:
Banque Mondiale) et 60 % de la population disposent de moins dun (1) $US par jour
pour survivre. Cette situation de pauvreté extrême a conduit les populations à recourir
de plus en plus aux ressources naturelles, en particulier aux ressources biologiques, pour
la satisfaction de leurs besoins.
Il en résulte une détérioration des conditions d'existence qui se
manifeste par:
un recul important des zones naturelles (forestières, pastorales) et
des friches, notamment sous les effets conjugués de laccroissement démographique ,
de lavancée du front de cultures et de la dégradation du potentiel productif;
la dégradation et/ ou la disparition du patrimoine faunique et
floristique du pays;
l'importance du phénomène migratoire, notamment
l'accroissement des mouvements migratoires en direction de la zone pastorale à partir de
la zone Sud sahélienne et soudanienne en situation de saturation;
l'exode des populations rurales vers les centres urbains, du fait de
la dégradation du milieu et de la pauvreté;
l'accroissement des pollutions et des nuisances qui ont un impact sur
la diversité biologique, particulièrement dans les centres urbains.
Laménagement du territoire doit ainsi, au vu de ce qui
précède, permettre dassurer la conservation, la préservation et
lutilisation durable de la diversité biologique, et de garantir le partage juste et
équitable de ses éléments constitutifs.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
8.1 Gestion intégrée de l'espace territorial, garantissant la
préservation de la diversité biologique.
8.2 Lutte contre la pauvreté.
8.3 Lutte contre la dégradation des ressources naturelles.
8.4 Maîtrise de lurbanisation anarchique, pour une meilleure
conservation et utilisation durable de la diversité biologique.
8.5 Lutte contre les pollutions et les nuisances, notamment la
prolifération des sachets plastiques et déchets ménagers, la prévention contre les gaz
à effet de serre
MESURES PROPOSEES
8.1.1 Elaborer et mettre en oeuvre des schémas régionaux et
sous-régionaux daménagement du territoire, respectueux de la conservation et de
lutilisation de la diversité biologique (ME/I, MI/AT, collectivités, MF/RE/P, MP).
8.1.2 Maîtriser la croissance démographique, dans une optique de
préservation de la diversité biologique (MP, MSP, MDSPF/E, MI/AT).
8.2.1 Elaborer et mettre en uvre des programmes de Lutte Contre
la Pauvreté, notamment ceux relatifs à la sécurité alimentaire et aux activités
génératrices de revenus pour les populations pauvres des zones particulièrement
affectées par la dégradation des ressources naturelles (SAP/GC, ONG, MHE, MAG/EL,
BF).
8.3.1 Améliorer le maillage de lespace en routes, pistes rurales
et en points deau pastoraux, tout en veillant au respect des normes
environnementales en vigueur (ME/I, collectivités, BF, MP, MF/RE/P, MAG/EL, MH/E, ).
8.4.1 Elaborer des plans daménagement urbains et de
gestion des terroirs, respectueux de la diversité biologique (ME/I, MI/AT,
Collectivités, MH/E, MAG/EL, BF).
8.5.1 Améliorer le système de collecte et de traitement des
ordures, notamment les sachets plastiques (collectivités, ONG, MSP,MH/E).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
Couverture |
| Programme cadre national de lutte contre la pauvreté |
1997 et après 2000 |
MP, PNUD, ONG |
Nationale |
| Plan directeur durbanisme (Diffa et Tillabéri) |
1997-1998 |
ME/I
|
Nationale |
| Education en matière de population |
1997-1998 |
MEN, MDSPF/E |
Nationale |
| Recensement général population/habitat |
1998 et après 2000 |
MP, MDSPF/E |
Nationale |
| Programme de Gestion des Ressources Naturelles |
1996-2001 |
MAG/EL, MP, MH/E, B. Mondiale |
Nationale |
| Elaboration dune loi dorientation de
laménagement du territoire |
1998-1999 |
MF/REP,MI/AT, MP, HCRA/D |
National |
| Elaboration dune loi sur les mécanismes de
financement de laménagement du territoire |
Non déterminée |
MF/REP,MI/AT, MP, HCRA/D |
Nationale |
| Définition de stratégie nationale denvironnement
urbain |
1998 -1999 |
ME/I, MI/AT, CNEDD, BM |
Nationale |
| Elaboration des schémas directeurs de développement
régional |
1997-1998 |
MP, MI/AT, Régions. |
Régionale |
| Plan directeur d'urbanisme de 8 villes moyennes |
1997-1999 |
ME/I, MI/AT, collectivités
|
Régionale |
| Appui aux collectivités locales/Développement urbain |
1998-1999 |
MP,MI/AT, collectivités. |
Régionale |
ACTION EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
Projet d'élaboration des outils
d'aménagement du territoir |
A recherche |
- |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Programme national d'alphabétisation et d'éducation
environnementale;
P.1 Projet Appui à lélaboration des schémas directeurs de
développement régional et sous-régional;
P.1 Programme National de recyclage des déchets plastiques et
métalliques;
P.1 Programme de Réhabilitation des terroirs des régions
menacées (Damergou, Zarmaganda, Anzourou, Manga, etc.);
P.2 Programme de désenclavement de la zone pastorale et de gestion
intégrée des pâturages et de l'eau;
P.3 Programme national de sensibilisation sur le planning familial
et la préservation de la diversité biologique;
P.3 Programme national d'assainissement en milieu urbain,
péri-urbain et rural;
P.3 Programme national de création et d'aménagement des espaces
verts en milieu urbain;
P.3 Programme de réhabilitation des couloirs de passage et aires
de pâturage;
P.3 Projet de réhabilitation des couloirs transfrontaliers de
passage du chaptel ( Matamèye, Say, etc.).
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 9: BIOTECHNOLOGIES et BIOSECURITE
PROBLEMATIQUE
Le développement et lavenir de tout pays passe par sa capacité
à conserver et à utiliser durablement ses ressources biologiques et son environnement.
La diversité biologique joue un rôle écologique, économique, social et culturel
importants pour des pays comme le Niger, confrontés à des problèmes de sécurité
alimentaire. Or, le développement des systèmes de production agricole, de surveillance
et de conservation de la diversité biologique, contribue à la sécurité alimentaire.
Létude sur lévaluation de la biodiversité au Niger (Mai
1998), a montré que 90% des besoins fondamentaux des populations rurales du pays sont
satisfaits à partir des ressources biologiques. Mais, ces ressources biologiques
subissent des menaces multiformes: action anthropique, sécheresse, désertification,
inondations, érosion physique, érosion génétique, attaques parasitaires, baisse de la
fertilité des sols, etc.
Devant ces problèmes, le Niger sest doté de plusieurs
instruments juridiques et institutionnels visant la protection et lutilisation
durable des ressources génétiques (Ordonnance n°96 -008 du 4 Mars 1996 sur la
protection des végétaux - Arrêté n°061/MHE/DFPP/DAAF/SAP du 30 Septembre 1993 portant
création du Comité national de lutte contre la jacinthe deau).
Actuellement, pour faire face à ces menaces, il est fait de plus en
plus recours à des biotechnologies, en appui aux pratiques traditionnelles. Conformément
à larticle 2 de la Convention sur la Diversité Biologique, il faut entendre par Biotechnologie,
toute application technologique qui utilise des systèmes biologiques, des organismes
vivants, ou des dérivés de ceux-ci, pour réaliser ou modifier des produits ou des
procédés à usage spécifique.
La biosécurité, c'est la prévention des risques biotechnologiques.
En effet, lutilisation de ces biotechnologies comporte des risques potentiels liés
à lintroduction despèces étrangères et dorganismes génétiquement
modifiés, pouvant entraîner des déséquilibres profonds dans le fonctionnement de
lécosystème. Un exemple bien connu au Niger est celui de la jacinthe deau (Eichhornia
crassipes) qui envahit le fleuve. On note également dans le règne animal
lexistence, d'êtres vivants responsables de maladies telles que le paludisme,
lonchocercose, la filariose, la bilharziose, le sida, etc.
Par ailleurs, les pays en voie de développement tel que le Niger
seraient de plus en plus des champs dexpérimentation de produits qui proviendraient
des biotechnologies et génétiquement modifiés, que ce soit sous forme de culture de
rente comme le coton, ou sous forme daide alimentaire de certaines céréales et
semences légumières.
Force est de constater que le Niger ne dispose pas actuellement de
moyens nécessaires (infrastructures, ressources humaines suffisantes) pour utiliser
efficacement ces biotechnologies, contrôler et maîtriser leurs risques. Or, la
République du Niger ayant ratifié la Convention sur la Diversité Biologique qui traite
de ces préoccupations, notamment en ses articles 8g et 19, doit tout mettre en oeuvre
pour respecter ses engagements.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
9.1 Renforcement de la formation de spécialistes en Biotechnologies et
en Biosécurité.
9.2 Valorisation et utilisation de façon sécuritaire des produits
biotechnologiques, favorisant la conservation et lutilisation durable de la
diversité biologique.
9.3 Promotion et encouragement de la recherche en matière de
biotechnologie.
9.4 Protection des ressources de la biodiversité nationale, au regard
des menaces posées par lintroduction dorganismes étrangers ou
dorganismes vivants modifiés.
9.5 Promotion d'une meilleure sécurité alimentaire et sanitaire, afin
de lutter contre la pauvreté.
9.6 Information, sensibilisation, formation des populations en matière
de biotechnologies et biosécurité.
9.7 Vulgarisation des produits biotechnologiques éprouvés n'ayant pas
d'effets néfastes sur l'environnement.
MESURES PROPOSEES
9.1.1 Préparer une stratégie nationale en matière de biosécurité
(MH/E, MAG/EL, MES/R/T).
9.1.2 Développer les capacités institutionnelles en matière de
biotechnologie et biosécurité. (Laboratoire de culture in-vitro et annexes,
formation et perfectionnement, etc.) (MES/R/T, MAG/EL, MH/E, Partenaires extérieurs).
9.2.1 Assurer la sauvegarde, lamélioration et la
micropropagation de plantes alimentaires spontanées, pour une meilleure exploitation
économique et écologique (SNRA, MAG/EL, FAO).
9.3.1 Promouvoir une collaboration active au sein de réseaux
biotechnologiques (SNRA, Laboratoires extérieurs).
9.3.2 Rechercher des financements pour le développement des
biotechnologies et de la biosécurité (Bailleurs de fonds, MES/R/T, MP, MH/E, MAG/EL,
SNRA).
9.3.3 Participer activement aux réunions des parties signataires de la
Convention sur la Diversité Biologique portant sur les Biotechnologies et la
Biosécurité (MES/R/T, MH/E, MAG/EL, MSP, bailleurs de fonds).
9.3.4 Renforcer la lutte contre la désertification, par la
multiplication végétative et la micropropagation (multiplication végétative in-vitro)
des espèces menacées de disparition (SNRA).
9.4.1 Mettre en place un dispositif institutionnel et juridique chargé
de contrôler le mouvement des organismes vivants et des risques biotechnologiques (MH/E,
MAG/EL, MES/R/T, MJ).
9.4.2 Renforcer la couverture sanitaire, par la micropropagation et la
vulgarisation de plantes médicinales utilisées en pharmacopée et médecine
traditionnelles (Tradipraticiens, SNRA, MSP, OMS).
9.4.3 Favoriser lusage contrôlé des espèces locales dans la
lutte biologique (MAG/EL, MH/E, SNRA, CIRA).
9.5.1 Renforcer la lutte contre les vecteurs des maladies (MSP,
MES/R/T, MAG/EL, OMS).
9.5.2 Promouvoir la fertilisation biologique des sols. (SNRA, MAG/EL).
9.6.1 Recenser et valoriser les différentes technologies
traditionnelles, relatives à la biodiversité (MAG/EL, MH/E, MES/R/T).
9.7.1 Promouvoir les cultures vivrières et de rente, avec la
vulgarisation des résultats de la recherche biotechnologique (SNRA, MAG/EL, MH/E, FAO).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Programme INSORMIL/INRAN. |
- |
Niger, Mali, Sénégal, Burkina
|
Internationale |
| Mise en application de lOrdonnance n°93-13 du 2 Mars
1993 instituant un Code dHygiène Publique. |
Depuis 1993 |
Etat, Populations |
Nationale |
| Mise en application de lOrdonnance n°96 -008 du 4 Mars
1996 sur la Protection des végétaux. |
Depuis 1996 |
Etat, Populations |
Nationale |
| Mise en application du Décret n°98-108/PRN/MSP du 12 Mai
1998 instituant le Contrôle sanitaire des denrées alimentaires à limportation et
à lexportation. |
Depuis 1998 |
Etat, Populations |
Nationale |
| Projet Rôneraie Gaya (PAIGLR). |
1994 - 1998 |
MH/E, MAG/EL, UICN, Populations, Coop. Suisse |
Régionale |
| Mise en application de lArrêté
n°061/MHE/DFPP/DAAF/SAP du 30 Septembre 1993 portant création du Comité national de
lutte contre la jacinthe deau. |
Depuis 1993 |
Etat, Populations |
Régionale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
Projet de
promotion de la culture du Palmier dattier au Niger |
SNRA, FAO, DMP,
IPALAC, RID |
Avancé |
| Projet de développement de la
culture de Pomme de terre en zone sahélienne |
SNRA, INRA, UE |
Ajourné |
| Projet de valorisation de Neocaria
macrophylla (Gamsa ou Gawassa), fruitier spontané dimportance économique et
écologique au Niger |
SNRA |
Recherche de financement |
| Projet de recherches sur les
micro-organismes |
SNRA |
Recherche de financement |
ACTIONS NOUVELLES
P1 - Elaboration dune Stratégie nationale en matière de
Biosécurité au Niger;
P1 - Mise en place dinfrastructures nécessaires et
indispensables à lutilisation des Biotechnologies et à lapplication de la
Biosécurité (Laboratoire de culture in-vitro et annexes);
P1 - Formation des spécialistes et équipement des régions en
matière de biotechnologies et de biosécurité;
P2 - Projet de valorisation d'espèces végétales à usage
multiple telles que: Acacia holosericea, Parinari macrophylla syn. Neocaria
macrophylla, Parkia biglobosa (Néré), Azadirachta indica (Neem), Butyrospermum
parkii syn. Vitellaria paradoxa (Karité), Acacia sp., Hyphaene thebaïca (Palmier
doum),Phoenix dactylifera (Palmier dattier), Borassus aethiopium (Rônier)
etc.;
P2 - Programme de recherche sur la protection de l'espace contre
les espèces végétales envahissantes telles que Sida cordifolia, Eichhornia
crassipes (la jacinthe d'eau) etc.;
P2 - Programme de recherche sur la fertilité biologique des sols.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 10: GESTION DE LEAU ET DES RESSOURCES
AQUATIQUES
PROBLEMATIQUE
Malgré l'aridité de son climat, le Niger recèle dimportantes
ressources en eau qui se subdivisent en eaux de surface et souterraines. Les eaux de
surface sont réparties dans deux grands bassins :
Le bassin occidental dont les plus importants systèmes hydrographiques
sont constitués du fleuve Niger (seul cours d'eau permanent du pays), des affluents de la
rive droite du fleuve, des Goulbis, du système Ader Doutchi Maggia et des vallées de
l'Aïr. Ce système draine environ 30 milliards de m3 d'eau;
Le bassin oriental représenté par les cours d'eau à écoulements
épisodiques. Il s'agit du système du lac Tchad dont le principal cours d'eau, la
komadougou Yobé, draine en moyenne 500 106 m3 d'eau.
A cela, il faut ajouter une vingtaine de barrages totalisant près de
100.106 m3 d'eau, ainsi que près de 1000 mares dont 175 permanentes
(source: Schéma Directeur de Mise en Valeur et de Gestion des Ressources en Eau, Octobre.
1997).
Les eaux souterraines, quant à elles, sont de loin les plus
importantes. Les principaux aquifères sont contenus dans les formations sédimentaires du
bassin des Iullemendens et du Niger oriental. A ces aquifères, il faut ajouter ceux du
socle cristallin (Damagaram Mounio, Sud-Maradi, Aïr et Liptako), dont les réserves sont
très limitées et l'extension très localisée.
Ainsi, on estime à 2,5 milliards de m3 les ressources en
eau souterraines renouvelables, tandis que les ressources fossiles des aquifères profonds
sont évaluées à plus de 2.000 milliards de m3. De ce potentiel, moins de 1%
des écoulements de surface est exploité à cause de son coût de mobilisation très
élevé, alors que les eaux souterraines renouvelables sont exploitées à environ 20% en
raison des profondeurs excessives des nappes.
Ce potentiel de ressources en eau, ainsi que les écosystèmes qui
sy rattachent sont confrontés à dinnombrables menaces dorigine
climatique et anthropique : forte évapotranspiration, érosion éolienne et
hydrique, ensablement, envahissement par les mauvaises herbes (Eichhornia crassipes,
Pistia stratoites, Typha australis, etc ), occupation anarchique des berges,
exploitation inconsidérée des ressources halieutiques, etc. Cela sest traduit par
l'amenuisement progressif des plans deau et la baisse de la capacité biogénique
des milieux aquatiques. Lexemple le plus frappant est celui du secteur de la pêche
et de laquaculture qui connaît une forte baisse de sa productivité, alors même
quil contribuait de façon substantielle à la formation du Produit Intérieur Brut
du pays et particulièrement à la sécurité alimentaire. A titre dexemple, la
production nationale du poisson qui était de 15 000 tonnes dans les années 1970, est
passée à 6 300 tonnes dans les années 1990.
Pour inverser les tendances, le Niger a ratifié en 1995 la Convention
sur la Diversité Biologique. Dans le cadre de la mise en uvre de cette convention,
les orientations stratégiques ci-après ont été dégagées en vue dune gestion
rationnelle de leau, de la conservation, de lutilisation durable et du partage
équitable des ressources aquatiques.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
10.1 Amélioration des connaissances des ressources en eau et des
écosystèmes aquatiques (MH/E, ONG, partenaires au développement).
10.2 Gestion rationnelle, intégrée et concertée des plans et cours
deau nationaux et partagés (MH/E, MAE/IA, ONG).
10.3 Suivi des ressources en eau (souterraine et de surface ) et des
ressources aquatiques (MH/E, ONG, population).
10.4 Identification et suivi des écosystèmes des zones humides (MH/E,
population, ONG).
10.5 Aménagement des bassins versants et traitement des koris (MH/E,
population, ONG, partenaires au développement).
10.6 Promotion de la pêche et de laquaculture dans les plans de
développement économique et social du pays et singulièrement dans le cadre de la
mobilisation et la mise en valeur des ressources en eau et de la gestion des zones humides
(MH/E, MP).
10.7 Définition d'une politique de mobilisation des ressources en eau,
respectueuse de la Biodiversité (MH/E).
MESURES PROPOSEES
10.1.1 Renforcer les capacités en ressources humaines et en
infrastructures.
10.2.1 Promouvoir la participation de la population pour une meilleur
gestion de l'eau est des ressources aquatiques.
10.2.2 Adopter et diffuser les textes législatifs et réglementaires
en matière des ressources en eau et des ressources aquatiques
10.3.1 Assurer un suivi adéquat de la qualité bactériologique et
physico-chimique de l'eau.
10.5.1 Aménager les bassins versants, les mares, les cuvettes et
traiter les koris.
10.6.1 Promouvoir les techniques et technologies de pêche favorisant
la conservation de la diversité biologique des milieux aquatiques.
10.6.2 Promouvoir les techniques et technologies de lutte contre les
plantes envahissantes et/ou de leur valorisation.
10.6.3 Réaliser un schéma d'aménagement de la pêche et de
l'aquaculture .
10.7.1 Maîtriser les eaux de ruissellement aux fin d'améliorer les
productions ayant une incidence positive sur la diversité biologique.
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Création dune station de recherche en
pisciculture |
1994 |
MH/E, INRAN, Coop. Française, CIRAD |
Nationale |
| Elaboration dun cadre juridique relatif aux
ressources en eau |
1998 |
MH/E, FAO |
Nationale |
| Lutte contre la jacinthe deau |
1996 |
MH/E, Collectivités |
Nationale |
| Pisciculture en cages |
1984 |
ONG, Ass. des Aquaculteurs |
Nationale |
| Schéma directeur de mise en valeur et de gestion
des ressources en eau au Niger |
1996-2001 |
MH/E, PNUD, Collectivités |
Nationale |
| Etudes de développement de la pisciculture en
étang au Niger |
1998 |
MH/E, population, BID, MH/E/DFPP, CIRAD |
Nationale |
| Empoissonnement des mares |
Annuelle |
Ass. des Jeunes Pisciculteurs |
Nationale |
| Etude de faisabilité du Barrage de Kandadji |
1998-2001 |
BAD, Niger |
Nationale |
| Etude de la pollution de la nappe phréatique de
la Communauté Urbaine de Niamey |
1998 |
MH/E, CERMES, Coop. Française |
Régionale |
| Projet Hydraulique villageoise phase V |
1999-2001 |
MH/E, Coop. Pays-Bas, populations
locales |
Régionale |
| Projet dEtude de potentialités exploitables
des Ressources en eaux souterraines |
1997-1998 |
Chine Populaire, Niger |
Régionale |
| Projet Petite Irrigation Zinder (P.P.J./Zinder) |
1998-2001 |
FED, Niger |
Régionale |
| Projet Goudoumaria (Diffa) |
1998-2002 |
CFD, AFVP |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
Lutte contre les plantes
envahissantes du fleuve et des plans deau intérieurs |
FAO, UNESCO, FED |
Avancé |
Projet Aménagement et
Développement des Pêches Continentales (PADEPCO) |
BAD, Niger |
En instruction |
Projet de développement de la
pisciculture Sud Zinder |
FED |
Avancé |
Aménagement zones humides de
Gaya |
UICN |
En instruction |
Valorisation piscicole du drain
principal de lAHA de Saga |
Canada |
Avancé |
| Projet de mobilisation des eaux de ruissellement
dans les Départements de Tahoua, Agadez et Zinder |
BAD |
Avancé |
Projet de développement de
système agro-piscicole intégré |
Belgique |
Avancé |
Réhabilitation des
infrastructures hydrauliques |
- |
- |
Réhabilitation du périmètre
irrigué de Jiratawa et la sauvegarde du Lac de Madarounfa |
BID |
Avancé |
Projet aménagement des mares
et sauvegarde des Crocodiles dans le département de Zinder |
UICN
|
En instruction
|
Réalisation du Barrage de Kandadji |
BAD, Niger |
En instruction |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Programme daménagement des bassins
versants, et traitement des koris;
P.1 Programme de lutte contre les plantes envahissantes du fleuve
et des plans deau intérieurs;
P.1 Programme de renforcement des capacités institutionnelles et
juridiques en matière de gestion des ressources en eau et des ressources aquatiques;
P.1 Programme daménagement des zones humides;
P.1 Programme de création dun sanctuaire pour la sauvegarde
des hippopotames et autres ressources biologiques aquatiques menacées;
P.1 Projet de suivi et contrôle de la qualité de leau et
des écosystèmes aquatiques;
P.1 Programme détudes et restauration de grandes vallées
(Goulbi, Dallol, Korama, etc.);
P.2 Programme d'étude du potentiel des ressources en eau de
ruissellement et souterraines en vue de leur mobilisation pour la promotion de la
biodiversité;
P.2 Programme de pisciculture intensive en étangs au Niger;
P.2 Programme dempoissonnement des mares et promotion de la
consommation du poisson;
P.2 Programme dorganisation et suivi des statistiques de
pêche.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 11: URGENCES ENVIRONNEMENTALES
PROBLÉMATIQUE
Au Niger, les sécheresses et les activités humaines sont en général
à lorigine de la dégradation de la nature et de ses ressources.
Mais, il nen demeure pas moins que des calamités comme les
inondations, les épidémies, les feux de brousse incontrôlés (consumant en moyenne 200
à 500 000 hectares chaque année), linsécurité alimentaire et la propagation des
prédateurs, affectent gravement la diversité biologique et entraînent la réduction de
lespace vital.
En effet, le pays peut connaître, sur une période relativement
courte, deux de ces calamités qui sont pourtant extrêmes : la sécheresse et les
inondations. Si la première conduit à lassèchement des végétaux et la mort des
animaux, les dernières détruisent aussi les cultures et éventuellement les habitations
et autres infrastructures.
Les épidémies sont des sources de pertes en vies humaines et
dune portion importante du cheptel. La lutte contre ce fléau mobilise beaucoup de
moyens humains et financiers dont certains ne sont même pas prévus.
Quant aux feux de brousse, ils sont fréquents, notamment pendant la
saison sèche. Ils dévastent dans leurs zones de prédilection qui sont nombreuses,
dimportantes superficies de forêts et de pâturages. Chaque année, ce sont
plusieurs milliers dhectares qui sont consumés, malgré les énormes efforts
consentis par les pouvoirs publics et les populations.
Linsécurité alimentaire, la pullulation des prédateurs et
linstabilité climatique sont aussi des situations redoutables, car elles peuvent
affecter les ressources naturelles sur de très grandes étendues en un temps record,
pendant quil est toujours difficile et coûteux denvisager des mesures
immédiates et efficaces de lutte ou d'atténuation.
Aussi, le Niger sengage à prendre les dispositions nécessaires
pour prévenir ou atténuer les impacts négatifs de ces phénomènes sur la diversité
biologique, conformément à larticle 14 de la Convention sur la diversité
biologique.
D'ores et déjà, le gouvernement a mis en place une institution sous
la responsabilité du Cabinet du Premier Ministre, à savoir le Système dAlerte
Précoce et de Gestion des Catastrophes (SAP/GC) qui a pour principal mandat le traitement
des urgences environnementales. Le gouvernement a également mis en place un système de
circulation de l'information sur la désertification (SID), piloté par le CNEDD.
En outre, les populations nigériennes ont développé au fil des ans
leurs propres stratégies, pour faire face aux situations difficiles (épargne,
investissement, constitution des réserves, solidarité entre les ménages, transferts
informels des biens, cueillette, etc. Ces stratégies nattendent que dêtre
améliorées et valorisées, pour être plus efficaces.
ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
11.1 Amélioration de la connaissance et de lévaluation des
urgences environnementales.
11.2 Intégration dans les plans stratégiques globaux ou sectoriels,
des mesures de protection des aires protégées, des écosystèmes fragiles et
vulnérables, des sites de conservation ex situ et des principales zones de productions
agricole, pastorale et sylvicole.
11.3 Réduction des liens entre les calamités naturelles et leurs
conséquences, notamment la famine, la mort des animaux et la dégradation du couvert
végétal.
11.4 Promotion de la prévention des urgences environnementales.
MESURES PROPOSEES
11.1.1 Rendre plus opérationnels les mécanismes dalerte
précoce, vulgariser ces derniers et associer en fonction de lurgence, les acteurs
potentiels pour lapplication de ces mécanismes (Primature /SAP, MH/E, MAG/EL,
Médias, ONG, Associations) .
11.1.2 Intégrer les préoccupations relatives à la diversité
biologique au Système National dalerte Précoce et renforcer les capacités des
institutions impliquées dans ce système pour bien collecter, traiter, analyser et
diffuser les premières données d'alerte et les informations sur la diversité
biologique, ainsi que les paramètres susceptibles dinfluer sur son état (CNEDD,
MAG/EL, MH/E, ONG, Médias) .
11.2.1 Etablir des plans dintervention rapide pour les urgences
environnementales, en vue de la sauvegarde des aires protégées, des écosystèmes
fragiles et vulnérables, des sites de conservation ex situ et des principales zones de
productions animales et végétales (SAP, Ministères concernés par la biodiversité)
.
11.3.1 Requérir les engagements des communautés nationale et
internationale, pour maintenir en état, les ressources susceptibles dêtre
menacées en cas de calamités (MH/E, MP, MAG/EL, MAE/IA, Partenaires de coopération,
ONG) .
11.3.2 Améliorer les pratiques traditionnelles et privilégier les
technologies introduites facilement acceptables et maîtrisables par les populations dans
le cadre de la prévention et de latténuation des impacts des catastrophes
naturelles (MH/E, MAG/EL, ONG) .
11.4.1 Prévoir une large diffusion des prévisions météorologiques
et des résultats des évaluations des urgences environnementales et utiliser efficacement
ceux-ci dans le Système dAlerte Précoce (SAP, DMN, AGRHYMET) .
11.4.2 Promouvoir à tous les niveaux les mécanismes
dintervention, de prévention et datténuation des effets néfastes des
calamités, quelles soient naturelles ou non (SAP, MP, MH/E, MAG/EL, Médias) .
ACTIONS EN COURS
INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Programme Croix Rouge |
Annuel |
Croix Rouge Nigérienne,
Population |
Nationale |
| Programme spécial de sécurité
alimentaire |
- |
Population |
Nationale |
| Sites d'observations OSS/ROSELT |
- |
OSS, Niger, France |
Nationale |
| Projet datténuation des
catastrophes |
1992-1996 |
USAID |
Nationale |
| Travaux de recherche sur
l'érosion éolienne |
- |
UAM, ORSTOM, ICRISAT |
Nationale |
| Programme de gestion des
Ressources naturelles |
1996-2001 |
MAG/EL, MH/E, Population, Banque
M./DANIDA |
Nationale |
| Elaboration de la Stratégie
Nationale en matière d'Environnement Urbain |
1998-2000 |
Banque Mondiale |
Nationale |
| Projet programme alimentaire
mondial |
Annuelle |
Population/FAO |
Nationale |
| Système National d'Information
sur la Santé |
Internalisé (permanent)- |
M. Santé Publique |
Nationale |
| Lutte contre la désertification
dans la zone Transfrontalière Niger-Nigéria |
- |
Population, Budget National |
Nationale |
Projet de
Réhabilitation des Infrastructures urbaines et de Transport |
1998 - 2000 |
ME/I, B.
Mondiale |
Nationale |
| Système d'Information
Géographique du Niger (SIGNER) |
- |
- |
- |
| Programme d'urgence AFRICARE |
- |
USAID, AFRICARE, Populations |
Régionale |
| Programme d'Appui à la Sécurité
Alimentaire et au Développement des Organisations Paysannes (PASADOP) |
- |
SNV, MP, MAG/EL, Populations, et
ONG locales. |
Locale |
| Projet Agro-Forestier Ouest Zinder |
1998-2003 |
MH/E, Populations, Grande-Bretagne |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
Mise en place d'un Système
National d'Information sur l'Environnement (SIE) |
A rechercher |
- |
| Etablissement de programme d'atténuation des
catastrophes |
Union Européenne |
Très avancé |
| Appui au projet spécial sécurité alimentaire |
Union Européenne |
Très avancé |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Etude sur la connaissance et lévaluation des urgences
environnementales;
P.1 Renforcement des capacités des institutions impliquées dans
la gestion des catastrophes naturelles;
P.1 Système d'information environnementale;
P.1 Projet régionale d'urgence environnementale;
P.2 Programme d'assainissement urbain;
P.2 Programme de lutte biologique contre les espèces de plantes
envahissantes;
P.2 Projet de mobilisation des eaux de ruissellement;
P.2 Projet barrage de Kandadji;
P.2 Programme de récupération et de mise en valeur des terres
dégradées;
P.2 Etablissement et mise en uvre des plans d'intervention
rapide pour la prévention l'atténuation des impacts des urgences environnementales.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 12: PARTICIPATION DES POPULATIONS, DE
LA SOCIETE CIVILE ET DU SECTEUR PRIVÉ
PROBLÉMATIQUE
La conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique ne
peuvent devenir réalité sans un partenariat véritable sur une base équitable, des
représentants de toutes les couches sociales à savoir les communautés de base , les
associations, les ONG et les représentants du secteur privé ; en attestent, les
difficultés de mise en uvre des différentes stratégies adoptées jusquen
1983. Les politiques de développement se fondaient jusque-là sur des approches
sectorielles et "technicistes", associant insuffisamment les utilisateurs locaux
de la diversité biologique pourtant détenteurs du savoir traditionnel indispensable pour
la réussite des actions engagées sur le terrain. Cette situation a mis en évidence la
faiblesse de lorganisation et de lencadrement du monde rural en dépit de la
disponibilité dune population réceptive, du fait de l' inadéquation des approches
et des choix de politiques dans le secteur rural.
Fort de ces constats peu reluisants, le Gouvernement a engagé de
nombreuses réflexions tendant à corriger ces faiblesses. A partir de 1983, de nouvelles
politiques sont adoptées avec des approches fondées sur la participation des
communautés de base dans la conception et la mise en uvre des actions de gestion
des ressources naturelles . C'est ainsi que les stratégies de développement ont évolué
vers une approche intégrée d'abord , puis une approche gestion des terroirs. La mise en
uvre des programmes , tout en continuant de se faire par l'entremise des projets de
développement intégrés de dimension plus réduite, eut recours de plus en plus aux
interventions des ONG dont le rôle a été amplifié à partir de 1985 . Parmi les
principes qui ont guidé l'élaboration du PNEDD, figure en bonne place l'approche
participative impliquant tous les partenaires intéressés aux questions d'environnement (
agences gouvernementales ,représentants des populations, société civile et donateurs.).
Cest pourquoi, dans le cadre de lélaboration de la Stratégie et du Plan
dAction National de la Diversité Biologique, le Gouvernement à travers le CNEDD et
les partenaires au développement ont réalisé une série dateliers en vue de
consulter la population sur les perspectives de la mise en uvre de la Convention sur
la Divesité Biologique, conformément à son article 10. Lémergence des
Organisations Communautaires de Base (OCB) et lexpansion du secteur privé sont des
opportunités à prendre en compte.
ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
12.1 Stimulation de la participation de tous les acteurs et
particulièrement les femmes et les jeunes, dans tout le processus de planification et de
mise en uvre de la stratégie et du plan daction visant la conservation et la
gestion des ressources de la diversité biologique.
12.2 Promotion de linitiative privée dans le domaine de la
conservation et de lutilisation durable de la diversité biologique.
12.3 Mobilisation et affectation de ressources financières
suffisantes, pour assurer la conservation et lutilisation durable de la diversité
biologique.
12.4 Encouragement à lémergence et à la promotion en milieu
rural, des OCB et des associations qui concourent à la préservation et à la gestion
durable de la diversité biologique.
12.5 Promotion dune large diffusion des expériences de
participation réussies, à travers des canaux dinformation appropriés.
MESURES PROPOSEES
12.1.1 Rendre effective la participation des communautés de base, des
associations et ONG dans tous les programmes et projets intervenant dans la conservation
et la gestion des ressources de la diversité biologique dès la phase
didentification des projets et programmes (MH/E, MAG/EL, MP, MI/AT, ONG,
CT/DB, POP).
12.1.2 Susciter une dynamique de changement de mentalité en faveur de
la conservation et de lutilisation durable de la diversité biologique (MH/E, MP,
CNEDD, ONG, MAG/EL , MC/C, CT, POP)
12.1.3 Poursuivre lélaboration du Code de lEnvironnement,
en incluant les normes participatives en matière de gestion de la diversité biologique
(MH/E, CNEDD, MJ/DH, ONG, CT/DB, POP).
12.1.4 Renforcer par la formation, la capacité des structures
dencadrement des organisations paysannes. (MAG/EL, MH/E, Bailleurs de fonds).
12.1.5 Définir de façon claire et précise la propriété et le droit
dusage des ressources biologiques en vue den susciter une bonne gestion,
notamment à travers lapplication du Code Rural dans ses dispositions foncières
afin de faciliter laccès des femmes à la propriété sur les ressources naturelles
(MAG/EL, MH/E, MIAT, ONG, CT, POP).
12.3.1 Prendre en compte le financement de la composante
« Conservation et Utilisation de la Diversité Biologique », dans
lutilisation du Fonds National de lEnvironnement (MH/E, CNEDD, ONG,
populations et bailleurs de fonds).
12.4.1 Poursuivre le processus de décentralisation en cours, de
manière à réaffirmer le rôle des communautés de base, des ONG et associations, dans
le processus de prise de décisions; (HCRA/D, MI/AT, MP, CT/ BD).
12.4.2 Favoriser l'implantation des unités significatives de
développement (groupement villageois, groupement des éleveurs etc.) confortées par la
décentralisation et lautonomie des structures dappui (MAG/EL, MP, MI/AT,
CT/DB, POP).
12.4.3 Renforcer les capacités des ONG et associations nationales tant
sur le plan de la formation, de léquipement que celui des ressources financières
(MF, MAG/EL, bailleurs de fonds).
12.5.1 Mettre en place des mesures incitatives (foires, expositions,
ateliers, réunions etc.) aux fins de responsabiliser les acteurs privés dans la
conservation, lutilisation durable de la diversité biologique et le partage
équitable de ses éléments constitutifs; (MF, MC, MH/E, MAG/EL, Chambre de commerce).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Programme de Soutien aux ONG Nationales |
1997-1999 |
MP, PNUD, BM |
Nationale |
| SDSA II |
1994-1998 |
USAID, MAG/EL, MP, Populations |
Nationale |
| Elaboration d'une loi cadre sur
lEnvironnement |
1998 |
MH/E, MP, MAG/EL, ONG, CNEDD et autres. |
Nationale |
| PGRN |
1996-2001 |
MAG/EL, MP, MH/E, BM, Population. |
Nationale |
| Projet de Renforcement des Institutions
Villageoises Tahoua (PRIVAT, phase II) |
1997 et après 2000 |
MAG/EL, SNV, Populations locales. |
Régionale |
| Appui à lInitiative de Gestion Locale des
Rôneraies de Gaya (phase II) |
1997-1998 |
MH/E, UICN, Populations locales. |
Locale |
| Projet de Développement Communautaire de la zone
périphérique Baban - Rafi |
1997-1999 |
CARE INTER, Pop. |
Locale |
| Programme dAppui de développement local de
Maradi |
1996-1998 |
Coop-Suisse, Pop. |
Locale |
| Projet Agro-forestier Ouest- Zinder (PAFOZ) |
1995-1999 |
SOS.GB, MHE, Pop. |
Locale |
| PASADOP |
1998-2003 |
SNV, MH/E, MAG/EL, Pop., ONG. |
Locale |
ACTIONS EN ATTENTE
INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
Projet ENERGIE II (Volet
offre) |
DANIDA |
Avancé |
| Promotion des services dappui aux
entreprises coopératives. |
BIT |
5è phase |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Projet d'appui aux initiatives privées d'exploitation des
ressources de la diversité biologique;
P.1 Programme national de renforcement des capacités d'encadrement
des organisations de base, en particulier les associations féminines.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 13 : EVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES
PROBLEMATIQUE
Au Niger, pays sahélo-saharien, de nombreux indices attestent que la
diversité biologique a subi de profondes modifications, quelquefois irréversibles. Les
différentes activités anthropiques, appuyées souvent par les impacts négatifs de
certains projets de développement ont eu une incidence directe et majeure sur
lenvironnement. Il sagit, entre autres, de lélevage, de
lagriculture, de lexploitation des ressources forestières, du développement
urbain, des activités industrielles et travaux dinfrastructures routières.
Tous les impacts cumulatifs récurrents nont jamais été pris en
compte dans la mise en uvre de ces projets. Cette situation trouve sa justification,
entre autres dans le fait que jusquen fin 1996, le Gouvernement Nigérien ne
disposait pas de législation appropriée en la matière. Pourtant, réalisées et mises
en application, les études dimpacts environnementaux permettraient déviter
des pertes énormes de ressources économiques et écologiques qui pourraient alors
constituer des valeurs additionnelles significatives.
Tenant compte notamment de la Convention sur la Diversité Biologique,
en ses articles 14a et 14b et des procédures et critères de financement de projets par
certains bailleurs de fonds, les autorités nigériennes compétentes ont adopté
lordonnance n° 001 97-001 du 10 Janvier 1997, instituant les études dimpacts
environnementaux, pour tout projet de développement.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
13.1.- Création dun cadre institutionnel et juridique favorable
à la réalisation des études dimpact environnemental et en assurer
lopérationnalité.
13.2.- Formation des cadres et de tous les autres acteurs en techniques
détudes dimpact environnemental.
13.3.- Participation de la population aux procédures
dévaluation des impacts sur lenvironnement, à travers les campagnes
dinformation et de sensibilisation.
MESURES PROPOSEES
13.1.1- Elaborer un programme de contrôle et de suivi de
lévolution de la diversité biologique (MH/E, MAG/EL, SE/CNEDD, Bailleurs de
fonds).
13.1.2- Rendre opérationnel le Bureau dEtudes et
dEvaluations dImpact Environnemental (BEEIE) et le doter de moyens
nécessaires à laccomplissement de sa mission (MH/E, SE/CNEDD, Bailleurs de fonds).
13.1.3- Favoriser la création dorganisations actives de
professionnels de lenvironnement et plus particulièrement celles spécialisées
dans le domaine des études dimpact environnemental (MP, MI/AT, MH/E).
13.1.4- Finaliser lélaboration des textes dapplication de
l'ordonnance instituant les études dimpact environnemental, diffuser et appliquer
effectivement ces textes (MH/E, MI/AT, MAG/EL, MM/E, SE/CNEDD).
13.2.1- Sensibiliser et informer les acteurs et promoteurs des projets
sur le rôle etlimportance des études dimpact environnemental (UICN,
Bailleurs de fonds, Ministères).
13.2.2- Développer un programme de formation en études dimpact
environnemental (UICN,MH/E, MES/R/T, MEN, Bailleurs de fonds, MAG/EL, SE/CNEDD).
13.3.1- Promouvoir et soutenir les évaluations environnementales par
les utilisateurs, au moyen de diagnostic rural participatif(MH/E,CNEDD,MM/E ,MJ/DH,
MAG/EL, MP).
13.3.2 Développer un programme dinformation, de formation et de
sensibilisation de la population, en vue de sa participation effective aux évaluations
dimpact environnemental (MH/E, SE/CNEDD, UICN, Bailleurs de fonds).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Projet de décret portant attributions,
fonctionnement et composition du BEEIE ; |
A partir de 1998 |
MH/E |
Nationale |
| Projet de décret portant sur les procédures
dévaluations dimpact environnemental ; |
A partir de 1998 |
MH/E |
Nationale |
| Appui à la formation de cadres nationaux en
études dimpact environnemental par le PRI ; |
A partir de 1998 |
MH/E, PRI, ME/I |
Nationale |
| Projet de loi-cadre sur lenvironnement |
A partir de 1998 |
MH/E, MJ, MT/T, MAG/EL |
Nationale |
| Réalisation dune étude sur la qualité des
ressources en eau souterraine |
A partir de 1998 |
- |
Nationale |
| Etude sur la modélisation pour le suivi des
nappes |
A partir de 1998 |
MH/E, FED, B.M. |
Nationale |
| Projet de loi sur les déchets plastiques et
métalliques |
A partir de 1998 |
AN, MH/E |
Nationale |
| Création dune association des
professionnels de lenvironnement. |
A partir de 1998 |
Professionnels de l'environnement |
Régionale |
ACTIONS EN ATTENTE
non identifiées
ACTIONS NOUVELLES
P1 Etude de faisabilité dun observatoire national sur la
diversité biologique;
P2 Programme national de formation en étude dévaluation
dimpacts environnementaux;
P3 Programme dinformation et de sensibilisation des acteurs
et des promoteurs de projets, sur le rôle et limportance des études dimpact
environnemental..
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 14: INFORMATION, SENSIBILISATION, FORMATION ET
RECHERCHE
PROBLEMATIQUE
Malgré la disponibilité des ressources humaines, lexistence de
structures de formation et de recherche, la présence de certains projets
déducation environnementale et de moyens de communication de masse (radio,
télévision, etc.), les actions du Niger sur le plan de la politique intégrée
dinformation, de sensibilisation, de formation et de recherche sur la conservation,
lutilisation durable et le partage équitable de la diversité biologique, sont
encore timides. Cela se traduit par une insuffisance des connaissances, de cadres
formels et dinfrastructures en matière de diversité biologique. A cela
sajoute la dispersion des informations sur la diversité biologique au niveau des
différents services techniques. Par ailleurs, les programmes de formation actuels mettent
peu laccent sur les divers aspects liés à la conservation et à lutilisation
durable de la diversité biologique. La mauvaise gestion des ressources biologiques
constatée résulte de toutes ces contraintes, mais aussi de linsuffisance de la
formation et de lencadrement des utilisateurs.
Devant la gravité de ces problèmes, le Niger se doit de réagir par
la mise en uvre des dispositions des articles 12, 13 et 17 de la Convention sur la
Diversité Biologique quil a signée et ratifiée.
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
14.1 Elaboration dune politique nationale dinformation, de
sensibilisation, de formation et de recherche, en matière de diversité biologique.
14.2 Promotion d'un système de collecte, de traitement et de diffusion
de linformation sur la diversité biologique.
14.3 Promotion de la coopération scientifique et technique régionale
et internationale, dans le domaine de la conservation et de lutilisation durable de
la diversité biologique.
14.4 Promotion dun système de recherche-développement en
matière de diversité biologique.
MESURES PROPOSEES
14.1.1 Développer un programme dinformation, de formation et de
sensibilisation des populations sur l'importance de la conservation et lutilisation
durable de la diversité biologique, concernant en particulier, les leaders dopinion
(CNEDD, MH/E, CT/DB, MC/C).
14.1.2. Populariser en français et en langues nationales, les
principaux documents relatifs à la diversité biologique (Convention sur la Diversité
Biologique, documents sur lEvaluation de la Diversité Biologique au Niger et
sur la Stratégie / Plan dAction (MP, MH/E, MAG/EL, MES/R/T, MEN, MC/C, SNRA,
partenaires extérieurs, ONG et populations).
14.1.3.Adapter les programmes scolaires et universitaires de formation,
de manière à mieux intégrer le souci de la conservation et de lutilisation
durable de la diversité biologique (MESR/T, MEN, MH/E, MAG/EL, partenaires extérieurs,
élèves et étudiants).
14.2.1. Développer au niveau international, national, régional et
local le mécanisme déchange dinformation mis en place par la Convention sur
La Diversité Biologique (MC/C, MH/E, CNEDD, MAG/EL, MESR/T et partenaires extérieurs).
14.2.2. Créer un centre dinformation et de documentation,
spécialisé sur la Diversité Biologique (MH/E, MAG/EL, MP, MF/RE/P, ME/I, MESR/T, CNEDD
et partenaires extérieurs).
14.3.1. Susciter et soutenir la participation des différents
partenaires à lélaboration, la mise en uvre des projets liés à la
conservation, lutilisation durable et le partage juste et équitable des avantages
liés à la diversité biologique (MAE/IA, MH/E, MAG/EL, CNEDD, ONG et partenaires
extérieurs).
14.4.1. Développer des programmes de recherche dans les domaines de la
conservation et de lutilisation durable de la diversité biologique (SNRA et
partenaires extérieurs).
14.4.2. Améliorer les conditions de travail du chercheur, du
formateur, et du gestionnaire uvrant dans le domaine de la diversité biologique et
renforcer les infrastructures de formation et de recherche, pour une meilleure prise en
compte des aspects relatifs à la diversité biologique (MF/RE/P, ME/I, MP, MESR/T,
MAG/EL, MH/E, SNRA et partenaires extérieurs).
14.4.3. Rendre opérationnel le système de liaison entre la recherche
et le développement à travers des équipes pluridisciplinaires (MESR/T, MAG/EL, MH/E,
SNRA, ONG, Projets, etc.).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Programme de Formation /
Information pour lEnvironnement (PFIE) - phase2 |
1996-2000 |
MEN, CILSS, MH/E, Union
Européenne |
Nationale |
| Projet dEducation
Environnementale (PEE) |
1993® |
MEN, UICN/NIGER, Coopération
Danoise, MH/E, MP |
Nationale |
| Education en matière de
population et à la vie familiale (EMP/VF) |
- |
MEN, FNUAP, UNESCO, ANBEF |
Nationale |
| Loi au village |
- |
RIDD-FITILA, Association TIMIDIRIA |
Nationale |
| Défense des droits de
lhomme |
- |
ONG, USAID, ACDI, Union
européenne |
Nationale |
écanisme du
Centre dEchanges dans le cadre de la convention sur la diversité biologique |
1998® |
FEM, Niger |
Nationale |
| Radios rurales |
- |
MC/C, Coop. Allemande (GTZ) |
Régionale |
ACTIONS EN ATTENTE:
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
| Programme de conservation des ressources phytogénétiques |
GEF |
EN INSTRUCTION |
ACTIONS NOUVELLES
P.1. Projet dinformation, de sensibilisation et formation sur la diversité
biologique;
P.1. Programme de recherche sur la conservation et lutilisation durable de la
diversité biologique du Niger.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THEME 15: CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL
PROBLÉMATIQUE
cadre juridique: Il est caractérisé par les aspects principaux suivant:
- la complexité de larsenal juridique: le Niger dispose dun cadre juridique
important
- dans le domaine de lenvironnement, avec trois cent dix sept (317) textes, dont
deux cent quatre vingt trois (283) internes et trente quatre (34) textes internationaux
(source: Avant-projet PNEDD).
Malgré cette multitude de textes, il faut relever:
- le caractère non opérationnel de certains textes, du fait quils sont dépassés;
- lintégration insuffisante des soucis de conservation et dutilisation
durable de la diversité biologique dans le comportement quotidien, malgré son importance
pour l'économie nationale (90% des besoins de la population);
- linsuffisance de la prise en compte dans la législation nationale de la
disposition prévue à larticle 1 de la Convention sur «Le partage juste et
équitable des avantages découlant de lexploitation des ressources génétiques»;
- linexistence de dispositions permettant la recherche et la revalorisation des
connaissances et des savoirs traditionnels favorables à la diversité biologique;
Le faible impact de la mise en uvre du cadre juridique existant se traduisant:
- la méconnaissance par les usagers/utilisateurs des dispositions pertinentes sur le
concept de la diversité biologique, sa conservation et son utilisation durable;
- la dévalorisation par le droit moderne de certaines règles traditionnelles favorables
à la gestion durable de la Diversité Biologique;
- la ratification par le Niger des traités internationaux protégeant la flore et la
faune.
Il manque encore une harmonisation des textes nationaux entre les pays de la
sous-région, ce qui entraîne des difficultés dans l'application de certaines
conventions (cas de la pêche entre le Niger et le Mali).
cadre institutionnel: il est marqué par les carastéristiques ci -après:
les questions relatives à la diversité biologique étaient
traitées par plusieurs structures réparties dans plusieurs ministères, avant la
création du cadre actuel de coordination quest la Commission Technique sur la
Diversité Biologique (CTDB) créée par arrêté n° 053/PM/CNEDD du 23 juillet 1997.
l'éxistence de plusieurs philosophies dintervention en la
matière, variant d'un partenaire à un autre.
l'évolution notable de la législation dans le cadre de
lorganisation du monde rural et laménagement du territoire, avec
ladoption du document intitulé «Principes Directeurs dune Politique de
Développement Rural pour le Niger», du Code Rural (commissions foncières), des textes
portant sur la décentralisation , sur le régime des coopératives rurales, etc.
Toutefois, un cadre dorganisation pour le transfert aux
populations de certaines responsabilités, notamment dans le domaine de la gestion de la
diversité biologique au niveau des terroirs, reste à définir.
En application des dispositions de la Convention sur la Diversité
Biologique, telles que stipulées aux articles 8k, 8l et 8m ; 9d et 9e ; 15.1 et
15.7, il se dégage les orientations stratégiques suivantes, pour permettre une mise
en uvre efficace de ces dispositions:
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
15.1 Amélioration du cadre juridique relatif à la diversité
biologique.
15.2 Renforcement et stabilisation du cadre institutionnel.
MESURES PROPOSEES
Cadre juridique
15.1.1 Assurer un suivi conséquent des conventions relatives à la
diversité biologique (MH/E, MAE/IA, MAG/EL, CNEDD).
15.1.2 Harmoniser, alléger et clarifier davantage les textes en
mettant laccent sur les trois objectifs énoncés dans la Convention, à
loccasion de lélaboration de la loi-cadre sur lEnvironnement (MH/E,
MAG/EL, ME/I, MI/AT, MP, MJ/DH/GS) .
15.1.3 Elaborer les textes complémentaires dapplication des lois
portant sur lenvironnement, en prenant en compte les préoccupations relatives à la
diversité biologique. (MH/E, MAG/EL, CNEDD).
15.1.4 Vulgariser les textes de base sur la diversité biologique
auprès de la société civile, de l'administration publique, du secteur privé, des
partenaires au développement, ( AN, MH/E, MAG/EL, MI/AT, MFP/T/E, MC, CNEDD, MJ/DH/GS,
Chambre Commerce).
15.1.5 Harmoniser les textes nationaux découlant des traités
internationaux, entre Etats voisins et créer un cadre adéquat de suivi et de contrôle
(MH/E, MAE/IA, CNEDD, CILSS, CBLT, ALG, ABN, Commission Mixte Nigéro-Nigériane).
15.1.5 Elaborer et adopter une législation spécifique sur
linvestissement privé dans le domaine de la diversité biologique (AN, MH/E, MC,
MF/RE/P, MJ/DH/GS, Chambre Commerce, CNEDD).
cadre institutionnel
15.2.1 Assurer la stabilité des structures étatiques dont les
attributions, concourent à la conservation et à lutilisation durable de la
diversité biologique ( PRN, AN , MINISTERES).
15.2.2 Doter la Commission Technique sur la Diversité Biologique en
moyens humains, financiers et matériels conséquents (MH/E, MF/RE/P, CNEDD).
15.2.3 Privilégier les questions de conservation, dutilisation
durable et de partage équitable des bénéfices découlant de lexploitation des
ressources biologiques dans lapproche de gestion des terroirs, en créant un cadre
favorisant les initiatives locales (MHE, MAG/EL, MP, Projets, BF,CNEDD).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Elaboration de la loi-cadre sur lEnvironnement |
1998 |
MH/E, CNEDD |
Nationale |
| Banques de données juridiques et judiciaires |
1997-2001 |
MJ/DH/GS |
Nationale |
| Appui à la décentralisation |
1997-1999 |
MI/AT; HCRA/D |
Nationale |
| Appui au processus électoral |
1998 |
MI/AT |
Nationale |
| Mise en place des Commissions Foncières |
1996 et suivantes |
MAG/EL, MH/E, PGRN |
Nationale |
| Actualisation du Code Forestier |
1998-1999 |
MHE, FAO, Pop. locales, ONG, Associations. |
Nationale |
| Projet de renforcement des institutions villageoises
Tahoua (PRIVAT) phase II |
1997-2001 |
MAG/EL; SNV. |
Régionale |
Elaboration des textes complémentaires
à la loi d'orientation du code rural. |
- |
MAG/EL, MH/E, MJ/DH |
Nationale |
ACTIONS EN ATTENTE :
| INTITULE |
ACTEURS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
Projet de loi portant Régime
des Organisations Locales de Gestion des Terroirs. |
Sec. Permanent du Code Rural,
MI/AT, MAG/EL, MH/E, Populations. |
En instruction |
| Projet de loi sur le Règlement des Conflits
Civils par voie de Conciliation. |
Sec. Permanent du Code Rural, MI/AT, MAG/EL,
Populations. |
En instruction |
| Projet de loi sur les conflits relatifs à la
gestion des espaces agro-pastoraux. |
Assemblée Nationale |
En instruction |
ACTIONS NOUVELLES
P.1 Appui institutionnel aux structures nationales compétentes
dans le domaine de la diversité Biologique;
P.1 Vulgarisation du texte de la convention sur la diversité
biologique, ainsi que la législation nationale en la matière, y compris le code rural;
P.1 Encouragement de l'investissement privé dans le domaine de la
diversité biologique, par l'élaboration et l'adoption d'une législation spécifique.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
THÈME 16: CONNAISSANCES TRADITIONNELLES ET VALEURS
SPIRITUELLES
PROBLÉMATIQUE.
Au Niger, environ 90% des besoins fondamentaux des populations rurales
sont satisfaits à partir des ressources biologiques tirées de lagriculture, de
lélevage et de la faune sauvage, de la foresterie, de la pêche et l'aquaculture
(source: évaluation de la biodiversité, Mai 1998). La diversité biologique est ainsi
quotidiennement exploitée dans des domaines aussi variés que lalimentation,
lhabitat, la santé, la culture, etc. La gestion de ces ressources, effectuée de
tout temps par les communautés rurales a permis dune part à lhomme
dêtre en harmonie avec son environnement et dautre part daccumuler des
connaissances et pratiques traditionnelles transmises de génération en génération et
favorables à la conservation et à lutilisation durable de la diversité
biologique.
Ces connaissances et pratiques traditionnelles, peuvent encore
aujourdhui rendre déminents services au pays dans la gestion durable de la
biodiversité en proie à une dégradation en partie liée à des modes
dexploitation, qui lui sont préjudiciables. Les plus dénoncés concernent la coupe
inconsidérée du bois vert, lexploitation des ressources végétales et animales
menacées, certains prélèvements abusifs d'organes sur les végétaux pour
lalimentation humaine et animale, pour la pharmacopée traditionnelle et autres
services domestiques.
Des mythes , chants, contes, proverbes, rites et interdits révèlent
un réel souci de protection de lenvironnement, à lexemple du chant en zarma
de larbre balku: Maerua angolensis:
«Tuurey baaba, balku ganjora
boro kan na balku nya beeri
kala a ma ni ganji wande
jine kaniyan».
Le chant de larbre balku dit à peu près, selon Mme Fatima
M.,1997:
"Père des arbres de la brousse
est larbre balku Maerua angolensis
quiconque abat un arbre balku
ne pourra dormir le soir
devant son épouse.
Malheureusement, ces connaissances et pratiques traditionnelles
favorables à une gestion durable de la biodiversité ne sont pas toujours accessibles,
compte tenu de leur mode de transmission par les dépositaires. Ces derniers, conscients
du rôle quils jouent dans la société ne livrent pas à tout le monde leurs savoir
et savoir-faire, de peur de transgresser des interdits et de ternir leur statut social. La
transmission se fait plus généralement de père en fils ou entre des personnes de
confiance.
Linstitution dun cadre adéquat de reconnaissance et de
protection des droits de ces dépositaires des savoirs et savoir-faire, permettrait peut
être de lever les obstacles et favoriser ainsi, laccès aux connaissances qui
incarnent des modes de vie traditionnels présentant un intérêt pour la conservation et
lutilisation durable de la diversité biologique.
En ratifiant la Convention sur la Biodiversité en Juillet 1995, le
Niger sengage dès lors à appliquer les dispositions de larticle 8 alinéa J
de ladite convention, selon lesquelles «Chaque partie contractante, dans la mesure du
possible et selon quil conviendra, sous réserve des dispositions de sa législation
nationale, respecte, préserve et maintient les connaissances, innovations et pratiques
des communautés autochtones et locales qui incarnent des modes de vie traditionnels
présentant un intérêt pour la conservation et lutilisation durable de la
diversité biologique et en favorise lapplication sur une plus grande échelle, avec
laccord et la participation des dépositaires de ces connaissances, innovations et
pratiques et encourage le partage équitable des avantages découlant de
lutilisation de ces connaissances, innovations et pratiques».
Pour y parvenir, quelques éléments dorientations stratégiques
et les mesures ci-dessous sont proposées.
ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
16.1.- Identification, reconnaissance, valorisation et diffusion des
savoirs et savoir-faire traditionnels, favorables à la conservation et à
lutilisation durable de la diversité biologique.
16.2.- Promotion et protection des droits des dépositaires des savoirs
et savoir-faire traditionnels, favorables à la conservation et à lutilisation
durable de la diversité biologique
16.3.- Création dun cadre formel de collaboration entre les
détenteurs des savoirs en général et ceux relatifs à la conservation et à
lutilisation durable de la diversité biologique en particulier.
MESURES PROPOSÉES
16.1.1 Adopter des approches permettant de collecter les connaissances
et pratiques traditionnelles favorables à la conservation et à lutilisation
durable de la diversité biologique (MH/E, Université, INRAN, ATPN).
16.1.2 Prendre en compte dans les programmes de formation et de
recherche les connaissances et pratiques traditionnelles favorables à la conservation et
à lutilisation durable de la biodiversité (MH/E, MEN, Université, ATPN, INRAN,
MSP).
16.1.3 Inventorier les connaissances et pratiques traditionnelles,
favorables à la conservation et à lutilisation durable de la biodiversité (MH/E,
Université, INRAN, ATPN, ACCT).
16.1.4 Élaborer des dossiers de projets prenant en compte les
connaissances et pratiques traditionnelles dans la conservation et lutilisation
durable de la biodiversité (MH/E, Université, INRAN, ATPN).
16.1.5 Organiser des journées "porte ouverte" ainsi que des
fora sur les connaissances et pratiques traditionnelles, favorables à la conservation et
à lutilisation durable de la biodiversité (MH/E, Université, INRAN, ATPN).
16.2.1 Elaborer des textes législatifs et réglementaires de gestion
des ressources biologiques intégrant les connaissances et pratiques traditionnelles
favorables à la conservation et à lutilisation durable de la biodiversité (MH/E,
MJ/DH/GS, MES/RT, MC/C).
16.2.2 Élaborer des textes législatifs et réglementaires,
conformément aux dispositions de laccord relatif aux aspects des droits des
agriculteurs, de propriété intellectuelle liés au commerce (compensation, droit de
propriété, brevet, partage des bénéfices), prenant en compte les connaissances et
pratiques traditionnelles favorables à la conservation et à lutilisation durable
de la biodiversité (MH/E, Université, INRAN, MC/C, MSP).
16.3.1 Créer lordre des tradipraticiens (MH/E, MI/AT, MSP,
ATPN).
16.3.2 Mettre en place une équipe pluridisciplinaire pour promouvoir
la recherche participative en matière de la conservation et de lutilisation durable
de la biodiversité (MH/E, MSP, Université, ATPN, INRAN).
ACTIONS EN COURS
| INTITULE |
PERIODE |
ACTEURS |
COUVERTURE |
| Travaux phytochimiques sur les espèces médicinales |
- |
Université Abdou Moumouni. |
Nationale |
| Programme dEducation Environnementale |
1993-2000 |
UICN, Coop. Danoise, Départements de Zinder et Diffa |
Régionale |
| Association pharmaco-santé AMIN |
1994 |
SNV, DED Coopération Canada |
Nationale |
Médecine traditionnelle et pharmacopée:
contribution aux études ethno-Botaniques et floristiques du Niger |
1979 |
ACCT, UAMD, MSP |
Nationale |
ACTION EN ATTENTE
| INTITULE |
BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS |
NIVEAU DE NEGOCIATION |
| Coopérative dHerboristerie «BANITURI» |
Membres de la Coopérative et Autres |
En instruction |
ACTIONS NOUVELLES.
P1
. Création dun réseau national des personnes détenant des
connaissances et pratiques traditionnelles, en vue de létude et de la promotion des
connaissances traditionnelles relatives à la conservation et à lutilisation
durable de la diversité biologique;
P1
. Programme de recherche en pharmacopée traditionnelle vétérinaire;
P2
. Poursuite des études des espèces médicinales du Niger;
P3.
Appui aux tradipraticiens pour constituer des sources
d'approvisionnement en plantes médicinales;
P3
. Création de jardins botaniques nationaux et régionaux, pour conserver
les espèces à grande valeur médicinale et/ou culturelle.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
VI. PLAN D'ACTION NATIONAL DE LA DIVERSITE
BIOLOGIQUE
En élaborant le présent cadre de planification de la biodiversité,
et en fixant une direction à suivre, celle de la <<Vision Nationale>>, le
Niger compte poursuivre les actions en cours et entreprendre de nouvelles afin d'atteindre
les trois objectifs majeurs de la convention d'une part et uvrer pour un changement
de mentalité et d'attitude de sa population en vue d'une conservation et d'une
utilisation durable de la diversité biologique d'autre part.
Le changement de comportement souhaité à travers la vision nationale,
pourrait s'opérer d'ici l'an 2024 ,c'est à dire dans le quart de siècle à venir si le
cadre national de planification en matière de diversité est mis en uvre dans toute
sa dimension, tout en observant la souplesse nécessaire.
L'état actuel de la biodiversité au Niger nécessite que des
solutions rapides soient apportées dans certains domaines d'intervention. C'est pourquoi,
parmi les actions retenues dans la stratégie nationale, certaines d'entre elles jugées
prioritaires ont été identifiées pour faire partie du présent Plan d'Action. D'une
durée de 5 ans, il sera réactualisé en tant que de besoin, par l'insertion progressive
des actions de priorité 2 et 3 de ladite stratégie.
Les actions prioritaires retenues dans les différents thèmes traités
ont fait l'objet d'un regroupement et d'une harmonisation, afin de les insérer dans des
ensembles cohérents formulés sous forme de projets et de programmes.
Le plan d'action est ainsi constitué d'un ensemble de programmes et
projets présentés sous forme de fiches signalétiques, selon la méthode du cadre
logique.
6.1. Regroupement des actions et identification des projets et
programmes
P.1
DEVELOPPEMENT, PROMOTION DES SOURCES ALTERNATIVES D'ENERGIE |
P.2
CONSERVATION DES
RESSOURCES GENETIQUES |
P.3
AMENAGEMENT ET UTILISATION
DURABLE DES ECOSYSTEMES |
| A.1. Valérisation du
charbon minéral |
A.1. Conservation
des ressources floristiques et fauniques |
A.1. Conservation
des écosystèmes sahariens |
| Création de Banque
de gènes |
A.2. Aménagement
et utilisation des aires protégées au Niger |
| Création de jardins
zoologiques et arboreta dans toutes les régions |
Aménagement des
aires protégées du Niger |
| Réhabilitation des
centres semenciers nationaux |
Restauration des
forêts classées du Niger |
| Conservation et
valorisation des ressources génétiques |
Développement et
aménagement des gommeraies du Niger |
| Création de réseaux
d'aires protégées au Niger (Termit, Sirba, Tadress
) |
A.3.
Protection, aménagement et rentabilisation des zones périphériques des aires
protégées |
| Création des
sanctuaires de protection des espèces menacées |
| Conservation de la
faune et de la flore menacées |
| Réhabilitation du
Jardin zoologique et de l'arboretum de Niamey |
| A.2.
Promotion de l'utlisation du gaz naturel |
A.2. Dévéloppement de la
pharmacopée et de la médécine traditionelle |
A.4. Aménagement
et gestion des aires de parcours |
| A.3. Développement
du Biogaz |
Appui à la
sauvegarde des espèces médicinales |
Aménagement et
gestion des zones pastorales |
| A.4. Promotion et
utilisation de l'énergie solaire |
Appui à la
connaissance des espèces médicinales |
Développement de
lélevage intensif des espèces fauniques menacées |
| |
|
Développement des
cultures fourragères |
| A.5 Protection
et restauration des écosystèmes menacés et /ou vulnérables |
| Mise en défens des
écosystèmes menacés |
| Lutte contre les feux
de brousse |
| Reforestation et
restauration des terres dégradées |
| Réhabilitation des
terroirs des régions menacées |
| Lutte contre les
espèces envahissantes aquatiques et terrestres |
| A.6 Gestion
intégrée des zones humides |
| Aménagement des
grandes vallées |
| Aménagement des
bassins versants |
P. 4
SURVEILLANCE DES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE |
P. 5
RENFORCEMENT
DE CAPACITE ET APPUI INSTITUTIONNEL |
P.6
BIOTECHNOLOGIES
ET BIOSECURITE |
P.7
INFORMATION EDUCATION COMMUNICATION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE
INFORMATION EDUCATION COMMUNICATION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE |
| A.1 Etude de faisabilité d'un
observatoire national sur la Diversité Biologique |
A.1 Programme national en Education-
Information environnementale |
A.1 Elaboration d'une stratégie nationale
en matière de bio- sécurité |
A.1 Information, sensibilisation et
formation en matière de diversité biologique |
| A.2 Etude sur la connaissance et
l'évaluation des urgences environnementales |
A.2 Renforcement des capacités des
institutions impliquées dans la gestion des catastrophes naturelles |
A.2 Mise en place d'infrastructure et
d'équipement à l'utilisation et à l'application de la biosécurité |
A.2 Alphabétisation et éducation
environnementale |
| A.3 Suivi des espèces endémiques et
menacées de disparition |
A.3 Recherche sur la faune et ses habitats |
A.3 Formation de spécialistes nationaux
en biosécurité |
A.3 Vulgarisation des textes de la
convention et des textes nationaux sur la diversité biologique |
| A.4 Suivi des facteurs de pollutions et
nuisances |
A.4 Renforcement des capacités des
organisations de base et en particulier les organisations féminines |
|
|
| Gestion des dèchets des exploitations minières |
A.5 Appui à l'élaboration des SDDR et
SDDSR |
|
|
| Suivi et contrôle de la qualité de l'eau et écosystèmes
aquatiques |
A.6 Encouragement et investissement
privés en matière de diversité biologique |
|
|
| Evaluation de l'impact de l'exploitation minière sur la
Diversité biologique |
A.7 Appui aux initiatives privées
d'exploitation des ressources de la diversité biologique |
|
|
| |
A.8 Crédit rural en relation avec la
conservation de la diversité biologique |
|
|
6.2. Liste sommaire des projets et programmes identifiés
Lanalyse et le regroupement des actions selon les critères
cohérents et logiques, a permis didentifier les projets et programmes suivants:
P.1 Développement et promotion des sources
dénergie alternatives
P.2 Conservation des ressources génétiques
Ce programme est composé de deux (2) volets/projets importants:
La conservation des ressources floristiques et fauniques;
Le développement de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle.
P.3 Aménagement et utilisation durable des écosystèmes
Ce programme est composé de six (06) volets / projets:
Conservation des écosystèmes sahariens;
Aménagement et utilisation des aires protégées;
Protection, aménagement et rentabilisation des zones périphériques des aires
protégées;
Aménagement et gestion des aires de parcours;
Protection et restauration des écosystèmes menacés et / ou vulnérables;
Gestion intégrée des zones humides.
P.4 Surveillance des éléments constitutifs de la
Diversité Biologique
P.5 Renforcement de capacité et appui
institutionnel
P.6 Biotechnologies et Biosécurité
P.7 Information, Education, Communication
sur la Diversité Biologique
Ces projets/programmes qui constituent les éléments opérationnels de
la stratégie nationale en matière de Diversité Biologique sont décrits à travers les
fiches signalétiques suivantes:
| INTITULE DE
PROJET / PROGRAMME |
Développement, Promotion des sources d'énergie alternatives |
| SECTEUR D'INTERVENTION |
Energie et environnement |
| ORGANISME RESPONSABLE |
Ministère Chargé de
l Energie |
| PROBLEMATIQUE,
JUSTIFICATION |
Au Niger, environ 90% des
besoins en énergie des ménages sont assurés par le bois. Cependant, la satisfaction de
ces besoins constitue une menace pour les formations forestières qui sont surexploitées.
En effet, ce sont plus de 2 millions de tonnes de bois qui sont annuellement prélevées
alors que la production soutenable de ces formations ne dépasse guère 900 000T /an. Pourtant
dautres sources dénergie alternatives existent au Niger. Le pays dispose
dimportantes ressources dénergie éolienne, solaire, nucléaire,
hydroélectrique et de potentiel en énergie fossile (charbon minéral) et biogaz dont la
mise à contribution peut atténuer la forte demande de bois énergie.
Malheureusement ces sources dénergie alternatives sont très faiblement
utilisées doù, la nécessité de les développer et de les promouvoir. |
| OBJECTIF GLOBAL
(général) |
Conservation, utilisation
durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique |
| OBJECTIF SPECIFIQUE |
Utilisation des sources
alternatives d'énergie accrue |
| RESULTATS ATTENDUS |
1 Les différentes
sources d'énergie alternatives ainsi que leurs utilisations sont mieux connues
2 Les sources d'énergies alternatives sont disponibles et accessibles |
| ACTIVITES PRINCIPALES |
- Inventorier les différentes sources dénergie
alternatives ainsi que leur mode dutilisation
- Choisir, étudier les technologies et les
équipements relativement aux sources dénergie alternatives inventoriées
- Choisir les sources dénergie alternatives,
les technologies et les équipements adaptéss
- Sensibiliser et former les populations
- Vulgariser les technologies et les équipements
appropriés
- Définir une stratégie adaptée pour rendre
disponible et accessible les sources dénergie alternatives
- Exécuter la stratégie
- Suivre et évaluer la stratégie
|
| INDICATEURS
DE SUIVI ET EVALUATION |
- Nombre de foyers (ménages) touchés
- Nombre d'équipements diffusés
- Quantité de bois substituée / économisée
|
| ECHELLE D'INTERVENTION |
Nationale |
| PRINCIPAUX
BENEFICIAIRES |
- Population (rurale et urbaine)
- Société civile
- Administration publique
|
| PRINCIPAUX PARTENAIRES |
- Etat (MM/E; MH/E; MDS/P/PF)
- Collectivités
- Population
- Bailleurs de fonds
|
| DUREE |
5 ans |
| DATE SOUHAITEE DE
DEMARRAGE |
2000 |
| INTITULE DE
PROJET / PROGRAMME |
Conservation des ressources génétiques |
| SECTEUR
D'INTERVENTION |
Développement
Rural et environnement |
| ORGANISME
RESPONSABLE |
Ministère
chargé de lAgriculture et de lElevage |
| PROBLEMATIQUE,
JUSTIFICATION |
Au Niger,
environ 90% des besoins fondamentaux des populations rurales sont satisfaits à partir des
ressources de la Diversité Biologique. Cependant, les éléments de cette Diversité
Biologique restent encore mal connus et subissent des pressions liées entre autres à la
croissance démographique et à des modes dexploitation qui leurs sont
préjudiciables. De plus, on assiste à lexploitation des ressources végétales et
animales menacées.
Cette mauvaise gestion des éléments de la Diversité Biologique conduit à une
modification de lécosystème et à une érosion génétique qui, si rien nest
fait, aboutiront à terme à la disparition de certaines espèces, à linsécurité
alimentaire et par conséquent à hypothéquer le développement.
Aussi, la conservation de la Diversité Biologique et des ressources génétiques nous
apparaît non seulement comme un élément important de développement économique et
social, mais également un facteur garantissant le bien être social. |
| OBJECTIF
GLOBAL (GENERAL) |
Conservation,
utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique |
| OBJECTIF
SPECIFIQUE |
Les ressources
sont mieux conservées et valorisées |
| RESULTATS
ATTENDUS |
1. Les aires
de conservation in-situ, ex-situ des espèces animales et végétales sont répertoriées
ou créées et gérées
2. Les ressources génétiques sont mieux valorisées |
| ACTIVITES
PRINCIPALES |
- Mieux connaître et sauvegarder les espèces médicinales
- Créer des réseaux d'aires protégées (termit,
Sirba
.)
- Conserver la Faune et la Flore menacées
- Créer des sanctuaires de protection des espèces
menacées
- Réhabiliter le jardin zoologique et
larborétum de Niamey
- Créer une banque de gènes
- Créer des jardins zoologiques et arboréta
régionaux
- Réhabiliter les centres semenciers nationaux
- Conserver et valoriser les ressources génétiques
animales et végétales
- Réhabiliter les centres de multiplication des
bétails
|
| INDICATEURS
DE S & E |
- Catalogue de plantes médicinales
- Catalogue des espèces végétales et animales
menacées
- Nombre de conservatoires des espèces animales et
végétales créés
- Nombre de jardins zoologiques et darboréta
créés
- Nombre de centres semenciers nationaux créés
et/ou réhabilités
|
| ECHELLE
D'INTERVENTION |
Nationale |
| PRINCIPAUX
BENEFICIAIRES |
Population,
ONG, SNRA, Collectivités, Associations Professionnelles |
| PRINCIPAUX
PARTENAIRES |
MH/E MES/RT,
MSP, MAG/EL, SNRA, ONG, Collectivités, Associations Professionnelles, Partenaires
extérieures |
| DUREE |
5 ans |
| DATE
SOUHAITEE DE DEMARRAGE |
2000 |
| INTITULE DE
PROJET / PROGRAMME |
Aménagement et utilisation durable des écosystèmes |
| SECTEUR D'INTERVENTION |
Diversité Biologique |
| ORGANISME RESPONSABLE |
Ministère chargé de
l'Environnement |
| PROBLEMATIQUE,
JUSTIFICATION |
Au Niger, les
écosystèmes naturels, regroupés dans trois grands ensembles ; arides, semi-arides
et montagnards sont dans la plupart des cas menacés par la sécheresse, la
désertification et la pression humaine, qui les rendent fragiles et vulnérables. Cette
vulnérabilité est dautant plus importante quelle influence la Diversité
Biologique par lérosion des espèces et la dégradation des écosystèmes. Cette
situation est par ailleurs accentuée par labsence dune politique cohérente
de gestion et dun système de production peu performant. Pour linverser et
conserver durablement la Diversité Biologique, des mesures appropriées doivent être
prises à travers un programme cohérent daménagement et dutilisation de ces
écosystèmes. |
| OBJECTIF GLOBAL
(GENERAL) |
Conservation, utilisation
durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique |
| OBJECTIF SPECIFIQUE |
Protection, aménagement
et conservation des écosystèmes assurés |
| RESULTATS ATTENDUS |
1. Les écosystèmes
sahariens mieux conservés
2. Les écosystèmes menacés ou vulnérables restaurés et protégés
3. Les Aires protégées réhabilitées et aménagées
4. Les zones périphériques des aires protégées, aménagées, protégées et
centralisées
5. Les aires de parcours aménagées et mieux gérées
6. Les zones humides mieux gérées |
| ACTIVITES PRINCIPALES |
¨ Inventorier les ressources naturelles des écosystèmes
sahariens
Identifier les utilisateurs et les menaces, de ces
ressources naturelles
Identifier des actions prioritaires de conservation
Exécuter les actions identifiées
Identifier les écosystèmes menacés ou
vulnérables
Inventorier leurs ressources
Identifier les actions de restauration des
écosystèmes vulnérables
Mettre en défens les écosystèmes menacés
Inventorier les ressources naturelles des aires protégées
Elaborer des plans daménagement des aires
protégées
Réhabiliter les aires protégées dégradées
(actions de restauration)
Mettre en uvre les plans daménagement
des aires protégées
Inventorier les ressources naturelles des zones
périphériques des aires protégées
Identifier les utilisateurs de ces ressources
Elaborer des plans de gestion des zones
périphériques des aires protégées
Mettre en uvre les plans de gestion
Inventorier les aires de parcours et leurs
ressources
Inventorier les utilisateurs et les menaces des
ressources de ces aires de parcours
Proposer des mesures de lutte contre les menaces
(feux de brousse, plantes envahissantes)
Promouvoir lélevage intensif
Inventorier les zones humides
Proposer des plans daménagement et de
gestion des ces zones humides
Proposer des mesures de lutte contre les menaces
(plantes envahissantes)
Mettre en uvre le Plan dAménagement et
de gestion des zones humides |
| INDICATEURS DE SUIVI
& EVALUATION |
- Nombre d'ha mis en défens
- Nombre dha traités en CES-DRS
- Nombre d'ha de terre restaurés et reboisés
- Nombre d'aires protégées aménagées
|
| ECHELLE D'INTERVENTION |
Nationale |
| PRINCIPAUX
BENEFICIAIRES |
Les populations, ONG,
Sociétés civiles |
| PRINCIPAUX PARTENAIRES |
Les bailleurs de fonds,
les populations, ONG |
| DUREE |
10 ans avec 1ère
phase de 5ans |
| DATE SOUHAITEE DE
DEMARRAGE |
2000 |
| INTITULE DE
PROJET / PROGRAMME |
Surveillance des éléments constitutifs de la diversité biologique
(D.B) |
| SECTEUR
D'INTERVENTION |
Diversité
Biologique |
| ORGANISME
RESPONSABLE |
Ministère
Chargé de lEnvironnement |
| PROBLEMATIQUE,
JUSTIFICATION |
Malgré les efforts
entrepris par le Niger dans le cadre de la conservation de la Diversité Biologique, la
situation se caractérise aujourdhui par une dégradation continue de
lenvironnement en général et de la biodiversité en particulier. Parmi les
facteurs qui concourent à ce processus de dégradation, il faut noter entre autres :
- La faible connaissance des éléments constitutifs de la Diversité Biologique;
- La faible capacité des institutions de gestion des catastrophes naturelles ;
- La dégradation continue des éléments constitutifs de la Diversité Biologique;
- Labsence de coordination et le manque déquipement.
La maîtrise du processus de dégradation de la Diversité Biologique passe
dabord par la régulation des actions anthropiques, mais aussi par une meilleure
connaissance de la dynamique des éléments de la biodiversité.
Pour cela, il faudrait que le Niger arrive à assurer un suivi régulier du système.
Pour que les actions de lutte soient efficaces et durables, il faudrait quelles
interviennent au moment opportun.
Le Niger doit disposer dun instrument de prévention des calamités, ce qui
suppose une surveillance continue des éléments de la Diversité Biologique . |
| OBJECTIF
GLOBAL (GENERAL) |
Conservation,
utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique |
| OBJECTIF
SPECIFIQUE |
La
surveillance continue des éléments constitutifs de la Diversité Biologique est assurée |
| RESULTATS ATTENDUS |
1. Les cadres formés en
techniques de suivi et évaluation de l'environnement
2. Plan de gestion des déchets des principales ressources minières exploitées au Niger
ainsi que des carrières de ces ressources est élaboré et mis en uvre
3. Système de circulation de l'information mis en place et opérationnel
4. Un répertoire et une base de données sur les urgences environnementales est établi |
| ACTIVITES PRINCIPALES |
- Identifier les domaines prioritaires en matière de formation
- Elaborer et exécuter un plan de formation
- Répertorier les principales carrières au Niger et
leur mode dexploitation
- Réaliser une étude dimpact de
lexploitation des carrières
- Etablir un plan de gestion des déchets et des
carrières
- Créer un observatoire sur la Diversité Biologique
(DB)
- Réaliser une étude sur la connaissance des
éléments constitutifs de la Diversité Biologique
- Réaliser une étude sur la connaissance des
urgences environnementales et les risques majeurs
- Créer et équiper des parcelles témoins de
collectes des données
|
| INDICATEURS DE S &
E |
- Nombre de stations créées et équipées
- Nombre de cadres formés
- Plan de gestion adopté
- Nombre de produits dinformation diffusés
- Fréquence de diffusion
¨ Nombre dutilisateurs des produits
d'information de la Diversité Biologique
|
| ECHELLE
D'INTERVENTION |
Nationale |
| PRINCIPAUX
BENEFICIAIRES |
Population,
MH/E , MM/E, MAG/El , Cab/PM CNEDD, ONG |
| PRINCIPAUX
PARTENAIRES |
MH/E, Cab/PM,
CNEDD, Bailleurs de Fonds, projet, INRAN, UAMD |
| DUREE |
10 ans avec
une première phase de 5 ans |
| DATE
SOUHAITEE DE DEMARRAGE |
2000 |
| INTITULE DE
PROJET / PROGRAMME |
Renforcement de capacité et appui institutionnel |
| SECTEUR D'INTERVENTION |
Développement des
capacités en planification environnementale |
| ORGANISME RESPONSABLE |
Ministère chargé du Plan |
| PROBLEMATIQUE,
JUSTIFICATION |
La stratégie nationale en
matière de Diversité Biologique fait ressortir que les institutions gouvernementales
sont insuffisamment outillées pour traiter de manière satisfaisante les questions
relatives à la Diversité Biologique. Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et
les autres formes de regroupements privés sont encore fragiles et ne sont pas tout à
fait aptes à démarrer les activités découlant de la stratégie nationale. Cette
difficulté résulte des principaux constats suivants:
- Jeunesse de la
structure nationale (la CTDB) mise en place dans le cadre de lexécution de la
convention sur la Diversité Biologique et absence de capacité en matière de
fonctionnement, dorganisation, de suivi des activités de coordination, du cycle des
projets;
- Faible capacité en
matière de gestion de linformation (collecte, analyse, diffusion) et de décision
des structures nationales chargées de la gestion des catastrophes et plus
particulièrement la gestion des catastrophes naturelles;
- Insuffisance de
spécialistes en EIE et effectif très réduit des ressources humaines familiarisées avec
la procédure administrative dévaluation environnementale;
- Insuffisance de
spécialistes en systématique;
- Absence de programme
de recherche sur la faune et ses habitats;
- Insuffisance de
cadres ayant une formation en matière danalyse et de planification régionales et
de techniques de prévision et de scénarii de développement, notamment en matière de
gestion intégrée du territoire dans une perspective de préservation de la Diversité
Biologique.
- Insuffisance de
moyens matériels pour le bon fonctionnement des structures;
- Absence
dincitations suffisantes du secteur privé et associations pour investir dans le
domaine de la Diversité Biologique (Accès au crédit, Soutien aux manifestations,
Cadre juridique approprié).
|
| OBJECTIF GLOBAL
(GENERAL) |
Conservation, utilisation
durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique |
| OBJECTIF SPECIFIQUE |
Capacité des acteurs
nationaux dans la gestion, la conservation, lutilisation durable et le partage
équitable des ressources de la Diversité Biologique renforcée |
| RESULTATS ATTENDUS |
1. Un cadre de
concertation entre acteurs de la Diversité Biologique créé et opérationnel
2. Formation sur la technique de gestion et de conservation de la Diversité Biologique
assurée
3. L'équipement des structures impliquées dans la gestion de la Diversité Biologique
est renforcé
4. Les organisations de base sont responsabilisées dans la gestion de la Diversité
Biologique. |
| ACTIVITES PRINCIPALES |
- Améliorer le système de gestion de la Diversité Biologique
- Equiper la commission technique sur la Diversité
Biologique
- Soutenir la promotion des éléments constitutifs
de la Diversité Biologique
- Mettre à la disposition de la structure gestion
des catastrophes naturelles, doutils danalyse et de moyens performants de
gestion des catastrophes naturelles
- Former les spécialistes en évaluation de
limpact environnemental et en systématique
- Former les techniciens en analyse et planification
régionales
- Equiper les structures régionales et sous
régionales
|
| INDICATEURS DE S &
E |
- Nombre de cadres formés en technique de gestion et de
conservation de la Diversité Biologique
- Nombre dorganisations de base assurant de
manière autonome la gestion des ressources de la diversité biologique
- Equipement mis en place par rapport aux besoins
manifestés
- Cadre de concertation entre acteurs de la
diversité biologique
|
| ECHELLE D'INTERVENTION |
Nationale |
| PRINCIPAUX
BENEFICIAIRES |
Administration publique,
ONG, Associations, secteurs privés nationaux, populations |
| PRINCIPAUX PARTENAIRES |
Etat, ONG, Secteur privé
, population, Bailleurs de Fonds |
| DUREE |
5 ans |
| DATE SOUHAITEE DE
DEMARRAGE |
2000 |
| INTITULE DE
PROJET / PROGRAMME |
Biotechnologies et Biosécurité |
| SECTEUR D'INTERVENTION |
Recherche et
Développement |
| ORGANISME RESPONSABLE |
Ministère chargé de la
recherche et de la technologie |
| PROBLEMATIQUE,
JUSTIFICATION |
LEtude sur
lévaluation de la biodiversité au Niger (Mai 1998), a montré que 90% des besoins
fondamentaux des populations rurales du pays sont satisfaits à partir des ressources
biologiques. Mais celles-ci subissent des menaces multiformes (actions anthropiques,
sécheresse, désertification, inondations, érosion physique, érosion génétique,
attaques parasitaires, baisse de fertilité des sols, de contrôle sanitaire, etc.). Devant
cette situation, le Niger sest doté d' instruments juridiques et institutionnels
visant la protection et lutilisation durable des ressources génétiques, éléments
qui savèrent insuffisants, voire inefficaces.
Actuellement, pour faire face à certaines de ces menaces, on est de plus en plus
tenté à faire recours à des biotechnologies, en appui aux pratiques traditionnelles.
En effet, lintégration des biotechnologies végétales à nos systèmes de
production agricole pourrait apporter une amélioration aussi bien qualitative (culture de
méristèmes, croisements interspécifiques) que quantitative (micropropagation,
embryogenèse sanitaire), au niveau des rendements. Cette intégration pourrait également
contribuer à assurer une meilleure conservation des éléments de la biodiversité.
Mais, lutilisation de ces biotechnologies comporte des risques potentiels liés
à lintroduction despèces étrangères et dorganismes génétiquement
modifiés, pouvant entraîner des déséquilibres profonds dans le fonctionnement des
écosystèmes.
Force est de constater que le Niger ne dispose pas actuellement des moyens nécessaires
(infrastructures, ressources humaines suffisantes) pour utiliser efficacement ces
biotechnologies, contrôler et maîtriser leurs risques.
Il est à noter actuellement non seulement un vide juridique et institutionnel en
matière de biosécurité, mais également une absence de laboratoire de culture
in-vitro et une insuffisance notoire de biotechnologistes.
Or, la République du Niger ayant ratifié la Convention sur la Diversité Biologique,
notamment en ses articles 89 et 19, doit tout faire pour promouvoir les biotechnologies
dans la valorisation de cette diversité biologique et pour prévenir les risques
éventuels, par la mise en place dune stratégie nationale en matière de
biosécurité. |
| OBJECTIF GLOBAL
(GENERAL) |
Conservation, utilisation
durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique |
| OBJECTIF SPECIFIQUE |
Promotion des
biotechnologies dans la valorisation de la Diversité Biologique et prévention des
risques éventuels |
| RESULTATS ATTENDUS |
1. Stratégie nationale et
plan d'actions élaborés et mis en uvre
2. Dispositif de contrôle de risques mis en place et opérationnel
3. Produits issus des biotechnologies sont effectivement exploités |
| ACTIVITES PRINCIPALES |
- Faire un diagnostic de la situation actuelle
- Proposer des mesures législatives et
réglementaires en matière de biotechnologies et biosécurité
- Elaborer une stratégie nationale et un plan d'
action en matière de biosécurité
- Mettre en uvre des directives techniques du
PNUE contre la prévention des risques
- Mettre en place des infrastructures et équipements
adéquats
- Former de nouveaux spécialistes en biotechnologies
- Assurer la formation continue des biotechnologistes
- Participer aux différentes rencontres portant sur
les biotechnologies et la biosécurité
- Collaborer au sein des réseaux biotechnologiques
|
| INDICATEURS DE SUIVI ET
EVALUATION |
- Niveau dexécution de la stratégie en matière des
biotechnologies / Biosécurité
- Textes réglementaires disponibles
- Nombre de Biotechnologistes formés
|
| ECHELLE D'INTERVENTION |
Nationale |
| PRINCIPAUX
BENEFICIAIRES |
SNRA, Producteurs,
Population |
| PRINCIPAUX PARTENAIRES |
MH/E MAG/EL, MSP, MJ, ONG,
Population, MP, SNRA, MES/RT
Bailleurs de fonds |
| DUREE |
5 ans (1ère
phase) |
| DATE SOUHAITEE DE
DEMARRAGE |
2000 |
| INTITULE DE
PROJET / PROGRAMME |
Information,
Education, Communication (IEC) |
| SECTEUR D'INTERVENTION |
Education Environnementale
(E.E) |
| ORGANISME RESPONSABLE |
Ministère chargé de
l'Environnement |
| PROBLEMATIQUE,
JUSTIFICATION |
Malgré la disponibilité
des ressources humaines, lexistence de structures de formation et de recherche, la
présence de certains projets déducation environnementale et de moyens de
communication de masse (radio, télévisions, etc), le Niger ne dispose pas de politique
intégrée dinformation, de sensibilisation, de formation et de recherche sur la
conservation, lutilisation durable et le partage équitable de la diversité
biologique. Cela se traduit par une insuffisance des connaissances, de cadres formels et
dinfrastructures en matière de diversité biologique. A cela sajoute la
dispersion des informations sur la diversité biologique au niveau des différents
services techniques. Par ailleurs, les programmes de formation actuels mettent peu
laccent sur les divers aspects liés à la conservation et à la lutilisation
durable de la diversité biologique. La mauvaise gestion de ressources biologiques
constatée résulte de toutes ces contraintes, mais aussi de linsuffisance de la
formation et de lencadrement des utilisateurs. La mise en uvre du présent
projet vise à contribuer à latteinte des objectifs de la convention en matière de
diversité biologique, à travers la levée des contraintes identifiées ci-haut. |
| OBJECTIF GLOBAL |
Conservation, utilisation
durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique |
| OBJECTIF SPECIFIQUE |
La population gère de
manière durable les éléments de la Diversité Biologique |
| RESULTATS ATTENDUS |
1. Stratégie
d'information et de communication élaborée et mise en uvre
2. Les Populations sont mieux formées pour la conservation et l'utilisation durable de la
Diversité Biologique
3. Les Populations sont mieux organisées pour la conservation et l'utilisation durable de
la Diversité Biologique |
| ACTIVITES PRINCIPALES |
- Développer une stratégie IEC en matière de conservation et
dutilisation rationnelle des ressources de la diversité biologique
- Mettre en uvre la stratégie IEC
- Suivre et évaluer la stratégie IEC
- Appuyer les populations à définir et à mettre en
place un système de gestion des différents éléments de la diversité biologique
- Appuyer les populations dans la mise en place des
structures de gestion adaptées
- Former les membres des différentes structures
selon les besoins identifiés.
|
| INDICATEURS DE SUIVI ET
EVALUATION |
- Stratégie IEC disponible ;
- Niveau dexécution de la stratégie
IEC ;
- Nombre de structures de gestion mise en
place ;
- Nombre de structures de gestion effectivement
opérationnelles ;
- Nombre de représentants des structures de gestion
formés .
|
| ECHELLE D'INTERVENTION |
Nationale |
| PRINCIPAUX
BENEFICIAIRES |
Population |
| PRINCIPAUX PARTENAIRES |
- La société civile
- La population
-
Les bailleurs de fonds
|
| DUREE |
5 ans |
| DATE SOUHAITEE DE
DEMARRAGE |
2000 |
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
ANNEXE 1: GLOSSAIRE
Aire protégée: Zone géographiquement délimitée qui est
désignée, ou réglementée, et gérée en vue d'atteindre des objectifs spécifiques de
conservation.
Biodiversité ou diversité biologique: Variabilité des organismes
vivants de toute origine, y compris entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et
autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela
comprend la diversité au sein des espèces et entre celles-ci ainsi que celle des
écosystèmes.
Biodiversité aquatique: Diversité biologique dans les eaux douces
et salées, y compris les terres humides, les tourbières, les marais, les eaux
souterraines, etc.
Biotechnologie: Toute application scientifique et technologique à
l'utilisation directe ou indirecte des organismes vivants, en entier ou en partie, ou des
dérivés de ceux-ci, dans leur forme naturelle ou modifiée.
Conservation: Maintien ou utilisation durable des ressources de la
Terre de manière à préserver la diversité des écosystèmes, des espèces et des
gènes ainsi que les phénomènes évolutifs et autres qui les façonnent. La conservation
peut comprendre ou non l'utilisation des ressources; autrement dit, certaines régions,
espèces ou populations peuvent être soustraites à l'utilisation de l'homme dans le
cadre d'une approche globale de conservation des paysages terrestres et aquatiques.
Conservation ex situ: Conservation d'éléments constitutifs de la
diversité biologique en dehors de leur milieu naturel, souvent dans des établissements
comme les zoos, les musées, les jardins botaniques, les aquariums et les banques de
gènes.
Conservation in situ: Conservation des écosystèmes et des
habitats naturels ainsi que maintien et reconstitution de populations viables d'espèces
dans leur milieu naturel et, dans le cas des espèces domestiquées et cultivées, dans le
milieu où se sont développés leurs caractères distinctifs.
Développement durable: Développement qui répond aux besoins
actuels sans nuire à la capacité des générations futures de répondre aux leurs.
Ecosystème: Complexe dynamique de plantes, d'animaux et de
micro-organismes et leur environnement non vivant qui, par leurs interactions, forment une
unité fonctionnelle. Ce terme peut décrire les petites unités comme les grandes, depuis
la simple goutte d'eau jusqu'à la biosphère en entier.
Espèce disparue au Niger: Espèce qui n'existe plus à l'état
sauvage au Niger, mais qui existe ailleurs.
Espèce domestique ou cultivée: Toute espèce dont le processus
d'évolution a été influencé par l'homme pour la satisfaction de ses besoins.
Espèce en danger de disparition: Espèce menacée d'extinction ou
de disparition immédiate si les facteurs qui l'affectent continuent d'agir, entre autres,
d'une espèce dont les effectifs ont été réduits à un niveau critique ou dont les
habitats ont été détruits à tel point qu'elle est considérée comme en danger
d'extinction immédiate.
Espèce endémique: Espèce présente à un seul endroit ou dans
une seule zone écologique en particulier.
Espèce menacée: Espèce qui deviendra vraisemblablement en danger
de disparition si les pressions d'origine naturelle ou humaine qui agissent sur elle ne
sont pas inversées.
Espèce rare: Espèce dont les populations sont faibles et qui,
bien qu'elle ne soit actuellement ni en danger de disparition ni vulnérable, est
considérée comme en péril. Les individus des espèces ainsi désignées vivent
ordinairement dans des endroits ou des habitats restreints ou sont très dispersés sur un
territoire plus étendu. La rareté peut être définie aux niveaux local, régional,
provincial, territorial, national ou mondial.
Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM): Mécanisme
financier servant à offrir aux pays en développement des subventions et du financement
à des conditions de faveur pour les aider à réaliser des projets et des activités
visant à protéger l'environnement mondial. Il est administré conjointement par le
Programme des Nations-Unies pour l'Environnement (PNUE) et par la Banque Mondiale. En
1994, 73 gouvernements participants ont accepté de verser dans le Fonds un total
dépassant les 2 milliards de dollars US, à engager sur une période de 3 ans. Les
ressources FEM doivent servir à des projets et activités touchant la biodiversité, les
changements climatiques, les eaux internationales et l'appauvrissement de la couche
d'ozone.
Habitat: Lieu ou type de site où un organisme ou une population
existe à l'état naturel. Au cours de leur vie, certaines espèces peuvent avoir besoin
de différents habitats à différentes fins.
Micro-organisme: Organisme visible seulement au microscope.
Organisme vivant modifié: Organisme génétiquement modifié par
l'application de la biotechnologie, y compris les organismes qui l'ont été par la
nouvelle technique de l'ADN recombinant, par mutagenèse ou par des méthodes classiques
de reproduction ou de sélection.
Réhabilitation: Remise en santé et en état de fonctionner d'une
espèce, d'une population ou d'un écosystème.
Ressources biologiques: Ressources génétiques, organismes ou
éléments de ceux-ci, populations ou tout autre élément biotique des écosystèmes
ayant une utilisation ou une valeur réelle ou potentielle pour l'humanité.
Ressources génétiques: Matériel génétique ayant une valeur
réelle ou potentielle.
Technologie: Toute technologie, y compris la biotechnologie.
Utilisation durable: Utilisation des éléments constitutifs de la
biodiversité d'une manière et à un rythme qui n'entraînent pas le déclin à long
terme, préservant ainsi leur potentiel d'utilisation pour satisfaire aux besoins et aux
aspirations des générations futures. Concerne également les utilisations consommatrices
des ressources biologiques, aux fins de la Stratégie.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
ANNEXE 2: SIGLES ET ACRONYMES
ACCT Agence de Coopération Culturelle et Technique
AFD Agence Française de Développement
AFVP Association Française des Volontaires du Progrès
ANEB Association Nigérienne des Exploitants du Bois
ANTP Association Nigérienne des Tradipraticiens
ACDI Agence Canadienne pour le Développement International
BAD Banque Africaine de Développement
BEEIE Bureau d'Etudes et d'Evaluation d'Impact Environnemental
BID Banque Islamique de Développement
BM Banque Mondiale
BOAD Banque Ouest-Africaine de Développement
CCE Commission de la Communauté Européenne
CEE Communauté Economique Européenne
CERRA Centre Régional pour la Recherche Agronomique
CFD Caisse Française de Développement
CILSS Comité Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse au Sahel
CIRA Centres Internationaux de Recherche Agronomique
CIRAD Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le
Développement
CITES Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore
Sauvage menacées d'extinction
CMB Centre de Multiplication du Bétail
CNEDD Conseil National de lEnvironnement pour un Développement Durable
CNSF Centre National de Semences Forestières
CTDB Commission technique sur la diversité biologique
CTFT Centre Technique Forestier Tropical
DANIDA Agence Danoise pour la Coopération Internationale
DE Direction de lEnvironnement
DED Association des Volontaires Allemands
DMN Direction de la Météorologie Nationale
DMP Programme en Marge du Désert
DRF Département de Recherches Forestières
IEMVT Institut d'Elevage et de Médecine Vétérinaire Tropicale
FAO Organisation des Nations Unies pour lAlimentation et lAgriculture
FED Fonds Européen de Développement
FENU Fonds des Nations Unies pour lEquipement
FIDA Fonds International de Développement Agricole
FEM Fonds pour l'Envionnement Mondial
FSA Faculté des Sciences Agronomiques
GEF Global Envionment Facility
GTZ Agence Allemande de Coopération
ICRISAT International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics
IDA Agence Internationale pour le Développement de l'Agriculture
IEC Information,Education,Communication
IEMVT Institut d'Elevage et Médécine Vétérinaire Tropicale
INRA Institut National pour la Recherche Agronomique (France)
INRAN Institut National de Recherches Agronomiques du Niger
IPGRI Institut International pour les Ressources Phytogénétiques
IPALAC Institut de Développement de Culture de Zones Humides (Israël)
IRAM Institut de Recherche et d'Application desMéthodeDéveloppement
KFW Agence Allemande de Financement
M Ministère
MAE/IA Ministère des Affaires Etrangères et de l'Intégration Africaine
MAG/EL Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage
MC/C Ministère de la Communication et de la Culture
MCI Ministère du Commerce et de l'Industrie
ME/I Ministère de l'Equipement et des Infrastructures
MEN Ministère de lEducation Nationale
MES/RT Ministère de lEnseignement Supérieur, de la Recherche et de la
Technologie
MF/RE/P Ministère des Finances, des Réformes Economiques et de la Privatisation
MH/E Ministère de lHydraulique et de lEnvironnement
MI/AT Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire
MJ/DH/GS Ministère de la Justice et des Droits de lHomme, Garde des Sceaux
MJ/S/SN Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Solidarité Nationale
MM/E Ministère des Mines et de l'Energie
MP Ministère du Plan
MSP Ministère de la Santé Publique
MT/T Ministère des Transports et du Tourisme
OCI Organisation de la Conférence Islamique
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONAREM Office National de Recherches Energétiques et Minières
ONG Organisation Non Gouvernementale
ORSTOM Institut Français de Recherche Scientifique pour le Développement en
Coopération
OSS Observatoire du Sahel et du Sahara
PADADD Projet d'Appui au Développement Agricole dans le Département de Diffa
PADER Projet Appui au Développement Rural du Département de Dosso
PAIGLR Projet d'Appui aux Initiatives de Gestion Locale des Rôneraies
PAM Programme Alimentaire Mondial
PAN/LCD/GRN Plan dAction National de Lutte Contre la Désertification et de
Gestion des Ressources Naturelles
PASADOP Programme d'Appui à la Sécurité Alimentaire et au Développement des
Organisations Paysannes
PBVT Projet Basse Vallée de la Tarka
PCRD Programme Crédit Rural Décentralisé
PGI Programme Grande Irrigation
PGRN Programme de Gestion des Ressources Naturelles
PPODR Projet Petites Opérations de Développement Rural
PPPIP Projet Pilote de Promotion de l'Irrigation Privée
PNAE Plan National dAction Environnementale
PNEDD Plan National de lEnvironnement pour un Développement Durable
PNLCD Plan National de Lutte Contre la Désertification
PNRA Programme National de Recherche Agronomique
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
PNUE Programme des Nations Unies pour lEnvironnement
PREDAS Programme Régional des Energies Domestiques et Alternatives au Sahel
PRI Programme de Réhabilitation des Infrastructures
PRIVAT Projet Participatif de Renforcement des Institutions Villageoises pour le
Développement de l'Agriculture dans le Département de Tahoua
PROZOPAS Projet d'Aménagement de la Zone Pastorale
PRSAA Programme de Renforcement des Services d'Appui à l'Agriculture
PSN-FIDA Programme Spécial National FIDA-NIGER
RID Réseau International du Dattier
RGF Ressources Génétiques Forestières
ROSELT Réseau d'Observation Ecologique sur le Sahel et le Sahara à Long Terme
RPG Ressources Phytogénétiques
RPTES Revue de Politiques et de Stratégies dans le Secteur de l'Energie
Traditionnelle
SAP/GC Système d'Alerte Précoce et de Gestion des Catastrophes
SDDR Schéma Directeur de Développement Régional
SDDSR Schéma Directeur de développement Sous Régional
SDSA II Subvention au Développement du Secteur Agricole
SE/CNEDD Secrétariat Exécutif du Conseil National de l'Environnement pour un
Développement Durable
SIE Système d'Information Environnementale
SIG Système d'Information Géographique
SIGNER Système d'Information Géographique du Niger
SNRA Système National de Recherche Agronomique
SNV Association Néerlandaise pour le Développement
UAM Université Abdou Moumouni de Niamey.
UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de Ressources(
Alliance Mondiale pour la Nature )
UE Union Européenne
USAID Agence Américaine pour le Développement International.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE
ANNEXE 3:
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Anada Tiéga: Rapport de mission effectuée du 20 au 22 mai 1992
dans la Réserve Totale de Faune de Tamou et le Parc National du "W", pour le
compte du Corps de la Paix; Juin 1992.
Anada Tiéga: Rapport de mission effectuée du 8 au 10 avril 1992
dans la Réserve Partielle adjacente à la limite Nord-est du Parc National du
"W", pour le compte du Corps de la Paix.
Arrêté n°0 61/MH/E/DFPP/DAAF/SAP du 30 Septembre 1993
portant création du Comité National de Lutte contre la Jacinthe d'eau.
Avant-Projet du document PNEDD, Mars 1998.
Banque Mondiale, 1998, Draft d'Etude régionale en
Agriculture, Gestion des Ressources Naturelles et Sécheresses, 38 p.
Bilan diagnostic de la Problématique environnementale et
Identification des programmes prioritaires pour un Développement Durable: Rapport
d'études régionales (Maradi, Zinder, Diffa, Tahoua, Agadez, Tillabéry, Dosso,
Communauté Urbaine de Niamey), Septembre 1997.
Convention sur la Diversité Biologique: Texte et Annexes.
CILSS/Club du Sahel, 1981a, Analyse du secteur forestier et
proposition: Cas du Niger, Volume I: rapport, 1981, 138 p.
CILSS/Club du Sahel, 1981b, Analyse du secteur forestier et
proposition : cas du Niger, Volume III : Annexes 1 à 9, avril 1981, 178 p.
Cabinet d'Etudes et de Conseil Maîna BOUKAR, 1997 - Analyse des
Stratégies de Croissance Agricole et de Lutte contre la Pauvreté en milieu rural.
Daufresne Tanguy, Duchesne Jean-Batiste, Henri Géraldine: Le Parc
National du "W" du Niger: un sanctuaire de la savane Nord-soudanienne.
Décret n° 98-108/PRN/MSP du 12 Mai 1998 instituant le Contrôle
sanitaire des denrées alimentaires à l'importation et à l'exportation.
Diagnostics environnementaux ( synthèse): PRE, 1998.
Directives Techniques Internationales du PNUE concernant la
Prévention des Risques Biotechnologiques.
Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et
des Forêts, Centre de Montpellier: Parc National du "W" (NIGER),
Proposition pour un projet d'aménagement du Parc et de sa zone périphérique;
Montpellier, Mars 1992.
Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, Centre de
Montpellier: Parc National du "W" (NIGER), Typologie et Cartographie de la
végétation du Parc National et de la Réserve de Faune de Tamou; Montpellier, Novembre 1992.
Etude sur le Bilan des expériences en matière d'aménagement des
Forêts (Watta ISSOUFOU, Hamadou MAMOUDOU), 1994.
Evaluation de la diversité biologique au Niger: SE/Commission
Technique Nationale.
FAO. 1993a. Centre d'Investissement, Programme de coopération
FAO/Banque mondiale, Niger: Programme National de Gestion des Ressources naturelles,
Mission de préparation, rapport n° 52/93 CP-NER 29, 3 volumes, Rome, Avril 1993.
FAO, 1993b, Programme National de Gestion des Ressources
Naturelles, mission de préparation, volume I de III : Rapport principal et annexes
1-3, 1993, 79 p et annexes.
FAO, 1995, Conservation et Utilisation Durable des Ressources
Phytogénétiques pour lAfrique de lOuest, Ebauche du rapport de synthèse
sous-régionale et Propositions pour le Plan dAction, Réunion sous-régionale pour
lAfrique de lOuest et Centrale (Sénégal, Dakar, 27 30 novembre 1995),
20 p. et annexes.
Fatima M.; Alimata S; Claire D.; 1997 - Lectures Plurielles des
Savoirs Paysans / Communications; Université Abdou Moumouni de Niamey.
FRANK HART et coll. Du KPMG, 1997 - La perspective de
l'industrie sur le protocole international de biosécurité des Nations Unies: Les enjeux
concernant les denrées de base du secteur agricole.
INRAN, 1997, Révision du Plan à Long Terme de la Recherche
Agronomique, Commission Ressources Naturelles et Environnement, 1997, 32 p.
J. M. Consultants: Programme Régional d'Aménagement des Parcs
Nationaux (Pendjari et W) et des Réserves avoisinantes au Bénin, Burkina-Faso et Niger;
Paris, Mai 1993.
John E. Newby: Rapport spécial sur le Pâturage illégal au Parc
National du "W" du Niger.
Jos de Beus, et al: Les ressources naturelles et développement
durable au Niger, 53 p; Septembre 1994.
La Banque Mondiale au Niger.
La diversité Biologique au Niger : Une évaluation
préliminaire financée par LUSAID. Rapport préparé par WWF.
Michel LE BERRE: Rapport de mission d'assistance préparatoire en
République du Niger dans le cadre de la mise en oeuvre de la Convention du Patrimoine
Mondial (UNESCO), Janvier-Mars 1995.
Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, Comité du Code Rural:
Principes d'Orientation du Code Rural; Niamey, Mars 1993.
Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, Direction de la
Faune - Pêche et Pisciculture: Aménagement du Parc National du "W" du
Niger; Mai 1989.
Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, Direction de la
Faune - Pêche et Pisciculture: Séminaire-atelier sur la Gestion de la faune sauvage
au Niger; Iférouane, Juin 1989.
Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, Direction de la
Faune - Pêche et Pisciculture: Aménagement et Promotion touristique du Parc National
du "W" du Niger; Niamey, Avril 1989.
Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, Direction de
l'Environnement:Rapport national préparé à l'occasion de la Conférence des
Nations-Unies sur l'Environnement et le Développement, Octobre 1991.
Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, Direction de
l'Environnement: Recueil des textes réglementaires - Environnement -; Niamey, Janvier
1993.
Ministère de l'Hydraulique et de l'Environnement, Direction de la
Faune - Pêche et Pisciculture: Recueil des textes réglementaires - Faune, Chasse,
Aires protégées -; Niamey, Juin 1993.
Ordonnance n° 93-13 du 2 Mars 1993 instituant un Code d'Hygiène
Publique.
Ordonnance n° 96-08 du 4 Mars 1996 sur la Protection des
Végétaux.
Principes directeurs dune politique de développement rural au
Niger : SP/Code Rural.
Programme - Cadre National de Lutte Contre la Pauvreté, Mars 1998.
Rapport de synthèse de l'évaluation de la Diversité Biologique du
Niger, Mai 1998, (Prof. SAADOU M. et Goni BOULAMA).
République du Niger, 1989, Programme de développement de la
recherche agronomique au Niger, Tome III: Proposition dun Plan National à Long
Terme, 103 p.
République du Niger, 1990, Rapport dévaluation du Projet
National de Recherche Agricole, 44 p et annexes .
République du Niger, Conseil Supérieur d'Orientation Nationale,
Comité technique, Sous-comité Développement Rural: Principes directeurs d'une Politique
de développement rural pour le Niger; Niamey, Décembre 1990.
République du Niger, 1994, Ministère de lHydraulique et de
lEnvironnement/DANIDA, Dossier de Projet National de Semences Forestières au
Niger, 1994, 44 p et annexes.
République du Niger, 1995a, Etat des ressources phytogénétiques
au Niger, rapport du Niger dans le cadre de la Conférence internationale et du programme
sur les ressources phytogénétiques, Avril 1995, 12 p.
République du Niger, 1995b, Ministère de lHydraulique et de
lEnvironnement, Document de travail: Bilan Diagnostic et Perspectives
sur les politiques et stratégies environnementales, Août 1995, 57 p.
République du Niger, 1997a, Ministère de lHydraulique et de
lEnvironnement, Etude sur le défrichement au Niger, ampleur et dynamique; Etude
menée dans le cadre du Projet de Gestion des Ressources Naturelles, pour le compte de la
Direction de lEnvironnement, septembre 1997, 29 p.
République du Niger, 1997b, Ministère de lHydraulique et de
lEnvironnement, Dossier de projet de développement des capacités en production de
plants, dossier soumis à la coopération japonaise pour financement, 10 p.
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l'Elevage, 1997 - Résultats des travaux de la Commission sur les Systèmes de production,
l'économie et la sociologie rurale du Plan National de Recherche Agricole.
République du Niger, 1997, Ministère de l'Agriculture et de
l'Elevage, 1997. Situation des Programmes et Projets suivis par la Direction des Etudes et
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République du Niger, 1997c, Ministère de lHydraulique et de
lEnvironnement, Aménagements forestiers villageois : Expérience du Niger,
communication présentée au Xème Congrès Forestier Mondial, 1997, 8p.
République du Niger, Ministère de lHydraulique et de
lEnvironnement 1998 - Évaluation de la Diversité Biologique du Niger.
République du Niger, Ministère de l'Hydraulique et de
l'Environnement, 1998 - Schéma directeur de Mise en Valeur et de Gestion des
Ressources en Eau.
République du Niger, 1998b, Ministère de lHydraulique et de
lEnvironnement, Stratégie Nationale et Plan dAction sur la Diversité
Biologique, Evaluation de la diversité biologique, Gestion des ressources
génétiques, 58 p.
René Marceau ROCHETTE, 1989, Le Sahel en Lutte contre la
Désertification, 592 p.
Roure George: Faune et Chasse en Afrique Occidentale Française;
Dakar, 1956.
Rudolf Roog: Rapport de la mission de consultation sur la
faisabilité d'un projet de protection et d'aménagement des zones périphériques du Parc
National du "W" du Niger; Berlin, Janvier 1994.
Saadou M., 1990, La végétation des milieux drainés nigériens à
lEst du fleuve Niger. Thèse dEtat UAMD, Niamey.
Saadou, M., Soumana I.., 1993, Plantes alimentaires
cultivées et spontanées et recettes culinaires du Niger, Université des Nations Unies,
PRMA.
Seyni SEYDOU: Rapport annuel d'activités 1993 et Programme
prévisionnel 1994; Mars 1994.
Siaka Oumarou: Quelle stratégie pour une meilleure intégration de
la population locale dans la Gestion des aires protégées: cas du Parc National du
"W" du Niger; Février 1994.
SIDIKOU Ramatou DJERMAKOYE SEYNI, 1992.- La Biotechnologie
Végétale au service de l'Alimentation et de la Nutrition. (Communication à un
Séminaire sur une Politique Nationale d'Alimentation et de Nutrition - Niamey).
SIDIKOU Ramatou DJERMAKOYE SEYNI, 1995 - Contribution des
méthodes biotechnologiques à la conservation des ressources phytogénétiques.
(Journées Biologiques de L'INRAN - Niamey, Sous Presse).
SIDIKOU Ramatou DJERMAKOYE SEYNI, 1998 - Biotechnologies
Végétales et Sécurité Alimentaire en Zones Sahéliennes. Cahiers Agricultures (Sous
Presse).
UNESCO (MAB): Conservation et Développement en Afrique
soudano-sahélienne; Paris, 1994.
28ème session de travail CPNAP de l'UICN, Parc National du
"W", Niger, 17-21 mars 1987: Stratégie d'action pour les Aires
protégées du domaine afro-tropical.
CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE
DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE