VISION NATIONALE
DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE


"POUR UNE SOCIETE:
CONSCIENTE DU RÔLE ET
DES ENJEUX LIES A LA DIVERSITE BIOLOGIQUE,
CONVAINCUE DE SES RESPONSABILITES
ENVERS LES GENERATIONS FUTURES,
ET DETERMINEE A UTILISER LES RESSOURCES
DE MANIERE DURABLE"


INTRODUCTION

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention qu'il a ratifiée en Juillet 1995, le Niger a sollicité et obtenu l'appui du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), à travers le PNUD, pour élaborer sa stratégie et son plan d'action en matière de diversité biologique, conformément aux dispositions de l'article 6 de ladite Convention. La stratégie nationale et le plan d'action de conservation et de gestion de la diversité biologique ainsi élaborés s'intégreront au Plan National de l'Environnement pour un Développement Durable (PNEDD) et constitueront un de ses programmes majeurs.

Le processus d'élaboration de la stratégie comprend trois (3) étapes essentielles à savoir:

la mise en place du cadre organisationnel;

l'évaluation de la diversité biologique;

l'élaboration et /ou l'adaptation des plans d'actions nationaux et des stratégies en matière de diversité biologique dans un cadre cohérent de programmes et projets.

Ainsi, après la mise en place effective du cadre organisationnel, le Projet Biodiversit a diligenté une série d'études conduites par quinze (15) consultants nationaux pour élaborer le document d'évaluation de la diversité biologique au Niger. Cette monographie décrit la diversité biologique et l'état des ressources biologiques du pays. En plus du point fait sur les connaissances actuelles, ce document identifie et recommande un certain nombre d'actions permettant d'améliorer la connaissance, la conservation et l'utilisation durable des ressources biologiques du pays.

Sur la base du document d'évaluation de la Diversité Biologique du Niger, des bilans diagnostics réalisés dans le cadre du PNEDD et du texte de la Convention sur la Diversité Biologique, une seconde consultation a été réalisée avec sept (7) consultants nationaux pour ressortir les grands domaines devant être couverts par la stratégie. L'équipe de planification avec l'appui de ces consultants et d'une expertise internationale a par la suite élaboré, suivant seize (16) thèmes, un projet de Stratégie Nationale et de Plan d'Action en matière de Diversité Biologique qui a été enrichi par les sept (7) départements de notre pays et la Communauté Urbaine de Niamey, avant d'être validé par un atelier national organisé à cet effet.

Le document de srtatégie nationale et de plan d'action ainsi élaboré, constitue pour le Niger,un cadre de référence et de planification de toutes les actions en cours et à venir en matière de diversité biologique.

En tant qu'instrument dynamique, toutes les améliorations requises pourront y être introduites au fur et à mesure de la mise en œuvre dont la réussite dépend de l'évolution des attitudes professionnelles et institutionnelles.

 

METHODOLOGIE

Le processus d'élaboration de la stratégie nationale et du plan d'action en matière de diversité biologique a été conduit de façon participative et itérative en plusieurs étapes.

Etape 1: organisation

Elle a consisté en la mise en place d'un cadre opérationnel de travail notamment:

· la commission technique sur la diversité biologique dotée d'un secrétariat technique couramment appelée équipe de planification du projet NER/97/G31, organe directeur ayant supervisé les travaux d'élaboration de la stratégie nationale et du plan d'action en matière de diversité biologique(SNPA/DB) ainsi que la rédaction du rapport national devant être présenté à la Conférence des Parties"(CP);

· l'équipe de coordination du projet.

Cette étape a été aussi mise à profit pour la formation des membres de l'équipe de planification par un expert international spécialisé dans le domaine de planification de la diversité biologique.

Etape 2: évaluation de la diversité biologique du Niger

Ayant nécessité plus de temps, elle a été conduite de la manière suivante:

· Evaluation de la diversité biologique suivant une dizaine de thèmes, avec l'appui de quinze (15) consultants nationaux;

· Validation par l'équipe de planification appuyée de personnes ressources ,des documents thématiques à travers quatre (4) mini ateliers;

· Organisation d'un mini atelier ayant regroupé les utilisateurs locaux de la diversité biologique en vue de prendre en compte leurs avis dans l'évaluation;

· Elaboration du document final de l'évaluation et son approbation par l'équipe de planification.

Etape 3: définition de la stratégie et élaboration du plan d'action

Elle s'articule autour de:

· L'analyse du document d'évaluation et des diagnostics régionaux réalisés dans le cadre du Plan National de l'Environnement pour un Développement Durable (PNEDD) afin de définir les grands domaines devant être couverts par la stratégie et les objectifs à atteindre;

· La définition provisoire de la vision nationale en matière de la diversité biologique;

· La formation de l'équipe de planification par un expert international en formulation de stratégie;

· La formulation d'une version préliminaire du document de stratégie/ plan d'action par l'équipe de planification appuyée par les consultants nationaux;

· L'Amendement et l'enrichissement de la version préliminaire du document de stratégie / plan d'action par les huit (8) régions du pays à travers des ateliers régionaux regroupant les principaux acteurs de l'état de la société civile et des organisations communautaires de base;

· L'élaboration d'une seconde version du document de stratégie /plan d'action , incluant les amendements et les enrichissements apportés au niveau des régions;

· L'approbation de la seconde version (projet de stratégie /plan d'action) par l'équipe de planification appuyée de personnes ressources;

· La validation du projet de stratégie /plan d'action au cour d'un atelier national ayant regroupé les membres de la commission technique et tous les autres acteurs ( Etat , Société civile et organisations communautaires de base );

· La finalisation du document par la prise en compte des observations formulées lors de l'atelier, par l'équipe de planification et des consultants nationaux, en vue de la finalisation du document;

· L'organisation d'un atelier technique ayant regroupé l'équipe de planification et des personnes ressources pour l'adoption des fiches signalétiques de projets/ programmes (suivant la méthode du cadre logique ) afin de finaliser le plan d'action;

· La finalisation du document de stratégie nationale et du plan d'action en matière de diversité biologique par l'équipe de planification;

· La validation du document final par la commission technique sur la diversité biologique;

· La validation du document de stratégie nationale et du plan d'action en matière de diversité biologique par le Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable(CNEDD).

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I. CARACTERISTIQUES GENERALES DU PAYS

Pays enclavé dont le point le plus proche de la mer se trouve à 600 Km, le Niger couvre une superficie de 1.267.000 Km2 et s'inscrit entre les longitudes 0° 16' et 16° Est, et les latitudes 11°1' et 23°17' Nord. Les limites septentrionales du pays confinent donc au tropique nord. Les 3/4 du pays sont désertiques, comportant le désert du Ténéré qui compte parmi les déserts les plus redoutables.

Le Niger partage plus de 5.000 Km de frontières communes avec l'Algérie et la Libye au nord, le Mali et le Burkina-Faso à l'ouest et au Sud-Ouest, le Bénin et le Nigéria au Sud, le Tchad à l'Est.

La population du Niger est composée de huit groupes socio-linguistiques principaux qui se caractérisent par rapport surtout à leur identité socio-culturelle et se subdivisent en plusieurs sous-groupes. Ils sont à plus de 85% ruraux et sont surtout agriculteurs ou éleveurs mais peuvent exercer en plus, d'autres activités secondaires comme par exemple l'artisanat ou le commerce. Ils vivent par conséquent surtout des ressources du milieu et sont organisés en communautés dont les rapports avec ce milieu sont fortement marqués par les faits culturels. A ce sujet, ce qu'il faut noter, c'est que la plupart des communautés considèrent les ressources naturelles comme gratuites et se soucient rarement, des conditions de leur renouvellement.

En plus, le taux d'accroissement naturel est l'un des plus élevés au monde. De 2,5% en 1960, il a été estimé à 2,77% en 1977 et à 3,32% en 1988. De ce fait, le temps de dédoublement de la population est passé de 25 ans dans les années 60, à 19 ans en 1988. Si les tendances actuelles se maintiennent, les projections de la Direction de la population situent le nombre de nigériens à 10 millions en l'an 2000, 13 millions en 2010 et 16,3 millions en l'an 2025. C'est dire que les besoins et par conséquent la pression sur les ressources naturelles iront en s'accentuant.

A l'intérieur des régions, la répartition de la population est inégale et très variable. Dans les régions de forte densité, la pression sur les ressources naturelles est telle que les réserves de terres ont été largement entamées sinon entièrement consommées. L'importance des besoins en terres, du fait de la pression démographique, induit des mouvements migratoires en direction des terres marginales.

Les caractéristiques spécifiques de cette population et les inter-relations qui existent entre sa croissance et sa répartition spatiale d'une part, ses besoins et la disponibilité des ressources d'autre part, conduisirent l'Etat à élaborer en 1992, une politique nationale de population devant faire corps avec les politiques de développement économique, social et environnemental.

Au plan géologique, la structure géologique du Niger, est relativement simple. En effet, le matériel géologique est constitué de roches anciennes du socle et de roches sédimentaires relevant de deux ensembles géologiques: les bassins du socle précambrien et les bassins sédimentaires paléosoïques. Les formations sédimentaires renferment diverses substances minérales dont le fer, le cuivre, l'argent, le gypse, les phosphates, et aussi des substances énergétiques comme l'uranium et le charbon que l'on trouve dans les séries de carbonifère.

L'uranium et le charbon qui font l'objet d'une exploitation ,constituent les principales ressources minières du pays. Leur importance dans l'économie nationale est grande, surtout en ce qui concerne l'uranium. La production d'uranium, qui fait du Niger le quatrième producteur mondial, s'était fortement accrue dans la période de 1975 à 1981 où elle a atteint son niveau le plus élevé.

La production cumulée de charbon extrait entre 1980 et 1996 sur le site d'Anou-Araren s'établit à 2.438.778 tonnes. Le charbon extrait sur le site permet de produire de l'électricité qui alimente notamment les sites uranifères d'Arlit et Akokan, ainsi que la ville d'Agadez. Ce charbon n'est pas exploité en ce moment pour les besoins de l'énergie domestique, comme substitut à l'important prélèvement en bois opéré sur le maigre couvert végétal du pays.

D'importants indices de pétrole ont été mis en évidence dans le bassin d'Agadem et dans le Djado. Trois permis de recherche en cours (Bilma, Ténéré et Kafra) permettent de fonder de sérieux espoirs quant à la découverte éventuelle de nappes susceptibles de déboucher sur une exploitation rentable.

S'agissant des ressources en eau, le Niger, bien que pays à climat sec, dispose d'abondantes ressources en eau souterraine qui constituent l'essentiel des ressources hydriques du pays. La contrainte majeure réside dans l'accessibilité à ces ressources du fait de conditions d'exploitation souvent difficiles; ce qui ne permet pas de satisfaire actuellement dans les conditions optimales les besoins des populations, du cheptel et des autres activités économiques.

Le taux de renouvellement des eaux souterraines est estimé à 2,5 milliards de m3 par an . Quant aux ressources hydriques non renouvelables, elles sont estimées à plus de 2.000 milliards de m3 par an.

Il existe au Niger deux grands réseaux hydrographiques:

le réseau hydrographique du Niger oriental qui comprend:

la Komadougou Yobé;
les Koromas;
le Lac Tchad.

Le réseau hydrographique du Niger occidental

Ici, il faut citer principalement le Fleuve Niger(550 km de cours en territoire Nigérien) et un réseau fossilisé dont certains éléments fonctionnent encore en hivernage. Ce sont nottemment:

les vallées du versant Ouest de l'Aïr (le Telwa);
les vallées de l'Ader-Doutchi (vallée de Keïta, Badaguichiri, Maggia);
le Goulbi N'Maradi.

Le réseau hydrologique du Niger comprend en outre des mares permanentes généralement en relation avec les acquifères souterrains (Tabalack, Madarounfa) ou semi-permanentes.

Le volume d'eau annuellement charrié par les différentes unités hydrographiques est estimé à plus de 31 milliards de m3, dont 29 pour le seul réseau du Fleuve Niger.

Le climat du Niger est de type continental sahélien, caractérisé par deux saisons bien distinctes:

une saison de pluie allant de Juin à Septembre,

une saison sèche allant d'Octobre à Mai.

Le pays est soumis à l'alternance de deux types de vent: l'harmattan vent du nord-est, continental, chaud et sec, souvent chargé de sable souffle pendant la saison sèche, puis la mousson vent du sud- ouest, maritime et humide soufflant au cours de la saison des pluies.

L'inversion des vents se produit de manière brusque en Mai et en Octobre dans tout le sud du pays. Au nord, dans le Ténéré par exemple, domine toute l'année le vent du nord-est (harmattan).

Les températures sont variables selon les saisons, mais restent en permanence partout très élevées tant en ce qui concerne les maxima qu'en ce qui concerne les minima. Le maximum d'humidité relative est atteint au mois d'Août et le minimum en Février.

Au plan géologique, l'espace nigérien recèle plusieurs types de sols qui sont entre autres:

les sols minéraux bruts, couvrant plus de la moitié du territoire national, non propices à l'agriculture et à l'élevage;

les sols peu évolués, qui sont de deux types (sols d'érosion peu évolués et sols d'apport peu évolués);

les sols sub-arides, couvrant une grande partie du territoire national, très sensibles à l'érosion éolienne et aussi à très faible fertilité;

les sols ferrigineux tropicaux, situés dans la partie méridionale du pays, convenant bien aux cultures peu exigeantes comme le mil et le sorgho;

les sols hydromorphes, situés surtout le long des cours d'eau, dans les vallées fossiles et sur les dépôts;

les vertisols, très peu répandus sur le territoire national; ce sont des sols très riches en éléments nutritifs, mais souvent difficiles à travailler, compte tenu de leur texture argileuse.

Les contraintes majeures des sols cultivés au Niger sont multiples: carence généralisée en matière organique et en phosphore, baisse continue de leur fertilité, tendance à l'acidification, sensibilité à l'érosion hydrique et éolienne, faible capacité de retention en eau, dégradation par les phénomènes d'alcanisation et de salinisation. Cet état de faits a une incidence sur la production agro-sylvo-pastorale.

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II. PORTRAIT DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE DU NIGER

La diversité biologique ou biodiversité est l'expression qui désigne les variétés de formes de vies qui peuplent la terre. Ce concept s'applique aussi bien aux écosystèmes qu'aux différentes espèces. Elle englobe aussi tous les organismes vivants, y compris ceux qui ont été créés par les manipulations génétiques ou des croisements sélectifs.

Malgré la dégradation accélérée de ses écosystèmes, observée ces trente dernières années suite à l'action combinée des sécheresses successives et de l'occupation des terres (70 à 80.000 ha/an) par une population en pleine expansion (taux de croissance de 3,3%), le Niger recèle encore d'énormes potentialités en matière de diversité biologique.

En effet, le territoire Nigérien présente plusieurs zones agro-écologiques, allant de la zone désertique au Nord à la zone soudanienne au Sud.

Les écosystèmes sont difficilement identifiables au Niger au stade actuel de nos connaissances, car ils n'ont pas fait l'objet d'études spécifiques et globales. Cependant, la fusion des études partielles permet de faire la classification suivante:

1. LES ECOSYSTEMES

1.1. Les écosystèmes terrestres

a) les formations naturelles

Elles comprennent:

  • les écosystèmes forestiers (les forêts sèches, les fourrés, les forêts claires et les palmeraies);
  • les écosystèmes de savane (avec une phytocénose à dominance graminéenne);
  • les écosystèmes steppiques de plaine et de montagne (les plus largement répandus sur le territoire du Niger, et favorable à l'élevage extensif).

b) les agro-écosystèmes:

Ce sont d'anciennes formations naturelles que l'homme a progressivement transformé par la pratique agricole et dans lesquelles certaines espèces pérennes font l'objet de protection pour diverses raisons.

1.2. Les écosystèmes aquatiques et semi-aquatiques

a) les formations naturelles

Elles comprennent:

  • le fleuve: c'est le seul cours d'eau permanent du pays et est sujet à des variations susceptibles de modifier la composition de la biocénose associée au milieu;
  • les lacs: ils sont répartis en lacs naturels et en lacs artificiels (retenues collinaires);
  • les mares: on en dénombre (999) en 1997, dont 22,7% ont un régime permanent; au plan de la biodiversité, la flore est composée principalement d'angiospermes;
  • les dallols et cuvettes, qui se particularisent par les relations de transfert permanent d'eau entre les stocks de surface et les nappes alluviales;
  • les rivières: ce sont des cours d'eau non permanents, à écoulement saisonnier dont la phytocénose et la zoocénose n'ont fait l'objet d'aucune étude spécifique;
  • les gueltos: ce sont des trous d'eau permanente ou temporaire creusés dans les roches ou localisés dans les lits des oueds montagneux et des ravins. Leur phytoplancton est très riche.
  • les systèmes oasiens: ce sont des gorges formées par le creusement des eaux d'écoulement des parties périphériques des élévations tabulaires. Ces systèmes permettent la pratique des cultures maraîchères, fruitières et du mil dans les zones concernées.

b) les agro-systèmes:

Ce sont les aménagements hydro-agricoles, les jardins de plaines et les zones inondables.

La diversité biologique du Niger se répartit donc au gré des alternances physio-géographiques et climatiques. Les interventions dans le cadre de sa gestion devront tenir compte du degré de fragilité des écosystèmes et respecter les exigences de toutes les espèces en péril, ce qui nécessite une meilleure connaissance de l'écologie de ces espèces.

Au stade actuel des connaissances, la biodiversité du Niger compte 2.124 espèces végétales (dont 1.461 espèces pour les angiospermes) et au moins 3.200 espèces animales dont 168 espèces de mammifères et 512 espèces d'oiseaux.

Ces chiffres restent encore indicatifs du fait que nos connaissances sur les ressources biologiques en général ne sont pas parfaites, particulièrement sur les algues, les bactéries, les champignons et autres micro-organismes. Toutefois, des recherches ont été effectuées sur les micro organismes utiles, tels que les mycorhizes et les souches de rhizobium.

2. L'IMPORTANCE DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

Au Niger, l'importance de la diversité biologique est fondamentale pour l'économie rurale. Les besoins des populations sont satisfaits à 90% à partir des ressources vivantes (y compris le renouvellement de la fertilité du sol par la jachère). Il en est de même de leur valeur écologique, esthétique, culturelle, religieuse, scientifique, pharmaceutique et technologique.

Ces ressources vivantes (flore, faune, etc.) ne peuvent plus supporter la ponction abusive qu'elles subissent depuis un demi siècle. Le bois, l'herbe, le gibier, le poisson, les fruits de la cueillette, etc. doivent désormais être considérés comme des produits à exploiter rationnellement et à élever selon les règles de l'art.

La stratégie doit permettre la mise en œuvre d'une politique de réhabilitation et de redéploiement de la biodiversité au profit des stocks de ressources vivantes, donc, de l'économie nationale. Ce redéploiement doit se faire à partir du réseau d'aires protégées existant (du parc national du W en particulier) vers les périphéries ayant subi de forts processus de dégradation.

A titre illustratif, dans le domaine de la diversité végétale, 210 espèces présentent un grand intérêt dans le régime alimentaire de la population, particulièrement pendant les périodes de disette et de famine.

Les plantes sauvages consommées, dont la cueillette est généralement assurée par les femmes, fournissent un apport riche en éléments essentiels, complétant ainsi le régime alimentaire à base de céréales (mil, sorgho, riz...).

En ce qui concerne l'alimentation du bétail, 235 espèces sont utilisées. En pharmacopée traditionnelle, 270 espèces servent à divers usages. Dans l'artisanat, 127 espèces sont concernées. Sur le plan culturel et religieux, beaucoup d'espèces rentrent dans le cadre de certaines cérémonies. Durant ces dernières années, une importance plus marquée est accordée à la lutte biologique dans le cadre de la protection des cultures.

Quant à la diversité biologique animale, les grands domaines de son utilisation sont l'alimentation, la pharmacopée, le transport, le tourisme, etc. Il est à signaler que le Niger constitue un pôle important dans la gestion des mouvements migratoires des espèces aviaires et qu'il est le seul pays au monde abritant encore à l'état naturel des espèces rares, telles que l'addax et l'oryx.

3. APERÇU SUR LA VALEUR ECONOMIQUE DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

Sur le plan de l'économie nationale , le secteur agricole contribuait, en 1992, à hauteur de 46% à la formation du PIB, 85% à la création d'emplois, 16% aux recettes totales d'exportation et 100% aux recettes d'exportation hors uranium.

La contribution des différents sous-secteurs dans la formation du PIB agricole est estimée en 1995 comme suit:

  • Cultures pluviales et irriguées: 55%
  • Produits de l'élevage: 34%
  • Forêts et pêche:11%

La valeur des produits agricoles et d'origine animale, pour l'année 1994-1995, est estimée à 262,1 Milliards de Francs CFA. A cela, s'ajoute la valeur économique non comptabilisée de la diversité biologique, notamment le rôle qu'elle joue sur le contrôle de l'érosion, sur la fertilisation biologique des sols, la dépollution (assainissement naturel du sol, des eaux et de l'air), le contrôle du climat, l'ombrage, l'alimentation humaine et animale, la pharmacopée traditionnelle, le tourisme et l'agrément.

Cette valeur économique inestimable de la diversité biologique explique tout l'intérêt que le Niger et ses différents partenaires au développement accordent à la question. C'est pourquoi les grandes orientations de la politique en matière d'agriculture, d'élevage et de foresterie vont marquer durablement toutes les actions à venir.

En matière de gestion des ressources naturelles par exemple, donc de biodiversité, qui constitue l'axe central d'intervention, il s'agirait d'exploiter rationnellement et de valoriser les richesses abondantes existantes notamment par:

  • l'utilisation adéquate des aquifères et des ressources fourragères;
  • la vulgarisation de nouvelles méthodes d'exploitation des ressources, par la lutte contre la monoculture et la pratique des cultures intercalaires;
  • la lutte contre les feux de brousse;
  • la pratique du reboisement avec des espèces locales;
  • la délimitation de réserves et de zones de reboisement autour des villages.

Malgré l'importance écologique, économique et socio-culturelle de la diversité biologique, la gestion durable des ressources est confrontée à de contraintes de plusieurs ordres.

4. CONSTATS FAITS SUR L'ETAT ET LA GESTION DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

De manière générale, les contraintes et les lacunes liées à la gestion de la diversité biologique sont nombreuses; parmi les plus apparentes on peut retenir:

  • l'insuffisance de la connaissance de la diversité biologique et de ses éléments constitutifs;

  • l'absence de programmes et projets spécifiques liés à la biodiversité;

  • l'inadaptation des textes régissant la diversité biologique;

  • l'implication insuffisante des populations dans la gestion de la diversité biologique;

  • l'insuffisance des actions de sensibilisation, d'information et de formation;

  • la non prise en compte de la biodiversité dans la conception et la mise en œuvre des actions de développement;

  • les conditions climatiques globalement défavorables;

  • les pressions multiples et croissantes sur la diversité biologique et ses éléments;

  • une forte croissance démographique et son inégale répartition spatiale en inadéquation avec les potentialités des différents milieux;

  • la difficulté d'accès à certaines régions enclavées et au relief accidenté;

  • les difficultés d'accès à l'eau liées aux contraintes topographiques et géologiques.

Certaines des contraintes spécifiques peuvent être cernées comme suit:

Au plan de l'acquisition des connaissances

La biologie des espèces, leur cycle de développement, leur phénologie, la régénération naturelle par voie végétative et/ou de semence, le degré d'adaptation à la sécheresse sont autant de voies par lesquels nos connaissances doivent être améliorées.

L'exploitation inconsidérée des ressources de la biodiversité est un facteur limitant pour l'usage des options que nous offre la nature pour l'amélioration de notre condition de vie.

La dégradation des biotopes de la faune ne doit plus être perdue de vue, car de nombreuses espèces sont menacées tandis que d'autres sont éteintes: cas de Panthéra pardus (panthère); de Manio giganta (pangolin géant); de Lycaon pictus (lycaon).

La connaissance des plantes ornementales introduites, et des espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées reste faible.

L'inexistence d'herbier de référence constitue un autre axe de préoccupation majeur; il en est de même du déficit en systématiciens confirmés et en techniciens spécialisés en botanique.

Au plan institutionnel et juridique

Pendant longtemps l'implication du niveau décentralisé et des populations a été insuffisante dans le processus de planification de développement relégant ainsi au second plan les utilisateurs de la diversité biologique aussi bien dans la conception que dans la mise en œuvre des plans et programmes.

Les conflits de compétence entre les institutions, parfois inhérents à un recoupement des attributions, persistent.

L'existence d'une multitude de textes (317 actuellement en vigueur dans le domaine de l'environnement), dont certains sont dépassés par rapport aux réalités actuelles et ne prenant pas tous en compte le souci de conservation et de l'utilisation durable de la diversité biologique.

Très peu de programmes on été spécifiquement conçus et exécutés en faveur de la gestion de la biodiversité.

Au plan de la formation, l'information et la sensibilisation

Le programme universitaire actuel met très peu l'accent sur les différents aspects de la biodiversité.

Le système éducatif au niveau du primaire et du secondaire passe sous silence les aspects écologiques et traite de façon superficielle quelques aspects de la biodiversité au niveau du secondaire.

L'éducation environnementale en direction des enfants et des adultes du pays est une source d'information et de sensibilisation en faveur de la gestion de la diversité biologique. Mais seuls deux (2) programmes (PFIE/CEE - NIGER et PEE/UICN - NIGER), mettent en œuvre des actions dans ce sens en faveur du milieu scolaire; ces programmes ne touchent pas encore toutes les écoles.Dans ce domaine, par rapport à la société civile, des efforts restent à faire.

5. Les efforts de conservation et de gestion durable de la diversité biologique

Malgré les contraintes évoquées dans la gestion de la diversité biologique du Niger, un certain nombre d'acquis existent et qu'il convient de consolider en vue de poursuivre les efforts, afin d'atteindre les objectifs clés énoncés dans la vision nationale de la diversité biologique.

En effet, toutes les initiatives prises, de l'époque coloniale à nos jours en matière de développement économique et social, ont tenté de réserver une place de choix à la conservation de certaines espèces végétales et animales et à la préservation de leurs habitats naturels, en vue de tirer de façon durable le maximum de bénéfices qu'elles génèrent.

Si au départ, les mesures conservatoires sont de nature coercitives, basées sur une réglementation stricte, elles ont progressivement impliqué les populations dont les droits et les devoirs sont de mieux en mieux précisés.

Il faut noter que le Niger compte parmi les pays qui n'hésitent pas à souscrire à des engagements internationaux dont la pertinence est évidente pour la défense des intérêts communs et des intérêts spécifiques, au bénéfice de l'humanité.

Au plan stratégique, l'état a opté pour une gestion durable de la diversité biologique en cherchant, autant que faire se peut, la conciliation entre le développement et la conservation. L'expression de cette volonté politique a été surtout l'élaboration en 1992 des "Principes directeurs d'une politique de développement rural" et leur adoption par ordonnance. Ce texte constitue le cadre de référence en matière de développement rural car, il fait une place importante à I) la gestion intégrée des ressources naturelles; II) l'organisation du monde rural, la responsabilisation des populations et la redéfinition du rôle de l'état; III) la recherche de la sécurité alimentaire et IV) l'intensification et la diversification des productions.

Au Niger, la conservation de la diversité biologique et de ses éléments relève surtout des institutions étatiques. Cependant, il existe de formes de conservation non formelles liées aux pratiques et comportements paysans qui, d'une manière ou d'une autre, influent sur l'état de l'environnement en général et sur les ressources biologiques en particulier. Dans la plupart des cas, cette conservation se fait de deux manières, in situ ou ex situ.

La protection de l'environnement est assurée principalement par le Ministère de l'hydraulique et de l'environnement (MH/E) et l'exécution directe des projets par ses démembrements. D'autres acteurs participent directement ou indirectement à la conservation de la biodiversité. Il s'agit des services chargés de l'agriculture, des projets de gestion des ressources naturelles ou de gestion de terroirs, des populations autochtones et des organisations rurales. La protection de l'environnement repose sur la surveillance du domaine protégé et la création de parcs, de forêts classées et d'aires protégées.

Le domaine classé inclut les forêts classées, les périmètres de reboisement et de restauration, les réserves naturelles intégrales, les parcs nationaux. Le domaine protégé s'étend aux formations forestières non classées. Le Niger compte 84 forêts classées totalisant une superficie estimée à 600.000 ha; mais dans la pratique, ces forêts ont été fortement dégradées et plus de 50% d'entre elles ont perdu une grande partie de leur potentiel végétal.

Les réserves naturelles intégrales sont peu nombreuses; les plus importantes sont: la réserve nationale naturelle de l'Air et du Ténéré qui intègre le "sanctuaire des Addax" et couvre une superficie de 7,7 millions d'hectares, et la réserve de Tamou qui jouxte le parc national du W avec une superficie de 75.000 ha.

Le parc national du W, le seul parc que compte le Niger, jouit aussi d'un statut de réserve naturelle intégrale; il couvre une superficie de 220.000 ha et est situé dans la partie méridionale du pays. Le parc national du W renferme à lui seul, environ 70% de la diversité biologique du Niger.

Ainsi avec 6,6% du territoire érigés en aires protégées, le Niger s'approche de la norme internationale requise (11% du territoire) en matière de classement d'espace en aires protégées.

A ces aires, il faut signaler l'existence des centres de multiplication de bétail (C M B) dispersés dans la zone sahélo-saharienne Nigérienne. L'existence de ces centres de multiplication a prouvé la capacité de la régénération de la nature dans les zones concernées.

Il convient aussi de noter le nombre considérable d'expériences de conservation ou de reconstitution de la biodiversité, impliquant effectivement les populations à travers la gestion des ressources naturelles dont elles disposent dans leur terroir.

La conservation ex situ a été organisée au sein du Système National de Recherche Agronomique (SNRA), la Faculté d'Agronomie de l'Université ABDOU MOUMOUNI de Niamey et de l'Institut National de Recherche Agronomique du Niger (INRAN), qui ont mis en place des unités opérationnelles pour les collections d'écotypes.

D'autres institutions comme la Direction de l'environnement du MH/E, le Musée National, certains ONG , ont contribué aux efforts de la conservation ex situ en créant des centres de semences, des zoo, des arboretums, ou autres structures d'accueil des espèces biologiques.

Les populations ont aussi contribué à ces efforts, à travers les systèmes traditionnels de gestion de l'espace. C'est ainsi que se sont développés, depuis des temps immémoriaux des bois sacrés, des parcs agroforestiers et des pratiques socio-culturelles qui permettent de conserver indirectement la diversité génétique de certaines espèces.

Un autre axe stratégique est constitué par le PNEDD, processus supposé apporter les réponses adéquates aux problèmes de cohérence, de coordination et d'harmonisation des interventions de l'Etat et de participation des populations. Le PNDD prend en compte les programmes suivants:

  1. Le Programme de Gestion de la Diversité Biologique;

  2. Le Programme d'Action Nationale de Lutte Contre la Désertification et de Gestion des Ressources Naturelles;

  3. Le Programme Changements et Variabilités Climatiques;

  4. Le Programme Environnement Urbain et Cadre de Vie;

  5. Le Programme Energie et Développement Durable;

  6. Le Programme Eau et Développement Durable.

Cet outil, renforcé par la loi d'orientation du code rural, et le processus de décentralisation, permettra de corriger les lacunes relatives à l'absence d'un plan directeur de conservation et d'utilisation durable de la diversité biologique au Niger.

Pour répondre aux besoins de l'application de la convention internationale sur la diversité biologique, à laquelle le Niger est partie prenante, il a été mis en place une commission technique dont l'une des missions principales, est l'élaboration de la stratégie nationale et du plan d'action en matière de biodiversité.

Les réformes engagées par le pays répondent au souci des autorités de parvenir à une approche conciliant la conservation au développement, avec l'adhésion de tous les acteurs. Cette volonté s'exprime à travers l'adoption de plusieurs textes importants dont ceux relatifs à la décentralisation, aux principes directeurs d'une politique de développement rural, au code rural, au code de l'eau, à l'institution d'études d'impacts sur l'environnement, au code minier etc.

Elle se traduit également par la révision, en cours, de plusieurs textes nécessitant un réexamen pour être adaptés aux nouvelles orientations de développement centrées sur la gestion participative, et aux conventions et accords internationaux auxquels le Niger est partie prenante.

Malgré toutes ces mesures de conservation et d'utilisation durable de la diversité biologique engagées par le Niger, celles ci ne peuvent être une panacée pour la protection de l'environnement et la gestion durable de la diversité biologique. D'énormes efforts restent encore à déployer, à titre d'actions d'accompagnement.

La preuve est donnée, par la nature des actions mises en œuvre et les résultats visés, notamment en matière de conservation. Mais, au regard du potentiel existant et surtout des menaces qui pèsent lourdement sur les éléments constitutifs de la diversité biologique, il est impérieux de consentir de manière soutenue des efforts plus importants pour la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité en vue de promouvoir un développement humain durable.

C'est conscient de cette situation, que le Niger a signé et ratifié la Convention sur la Diversité Biologique et s'est engagé, avec le concours financier du FEM, dans le processus d'élaboration d'une Stratégie Nationale et d'un Plan d'Action en matière de Diversité Biologique.

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III. LES ETAPES DE LA MISE EN ŒUVRE
DE LA CONVENTION AU NIVEAU NATIONAL

La stratégie nationale de la diversité biologique constitue l'élément central du processus national de planification de la biodiversité et le processus de mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique qui est un cadre de référence privilégié pour la gestion intégrée des ressources biologiques au service d'un développement humain durable.

La planification et la mise en œuvre de la stratégie nationale et du plan d'action en matière de la biodiversité est un processus permanent qui se déroule en sept étapes de base (Figure 1):

1. Organisation: établir le cadre institutionnel, désigner le leadership, constituer l'équipe interdisciplinaire et intersectorielle, affecter le budget.

2. Evaluation: recueillir et évaluer l'information sur l'état de la biodiversité et des ressources biologiques et les tendances en la matière, sur les lois, les politiques, organisations, programmes, budget et ressources humaines du pays; réaliser ou mettre à jour la monographie nationale sur la biodiversité.

3. Elaboration d'une stratégie: déterminer les buts et objectifs opérationnels; analyser et choisir les mesures précises permettant de combler les lacunes repérées dans l'évaluation; consulter et modifier les objectifs jusqu'à l'atteinte d'un consensus.

4. Elaboration d'un plan d'action: déterminer quelles organisations (publiques ou privées) réaliseront quelles activités de la stratégie, tant sur le plan géographique (lieu ou région) que sur le plan des moyens et des ressources (main-d'œuvre, institutions, équipements, fonds); préciser les échéanciers.

5. Mise en œuvre: démarrer concrètement les activités et les politiques; confier certains éléments du plan à des partenaires; faire en sorte que les planificateurs de la biodiversité deviennent des <<réalisateurs de la biodiversité>> dans les principaux ministères, les ONG, les collectivités, les groupes autochtones, le monde des affaires et l'industrie.

6. Surveillance et évaluation: Etablir des indicateurs de succès: déterminer quels organismes surveilleront quels facteurs et les méthodes à employer; surveiller l'état et les tendances de la biodiversité (au niveau des espèces, des gènes, des habitats et des paysages); appliquer les politiques et les lois; concrétiser des mesures stratégiques précises et des investissements, et mettre en valeur les capacités.

7. Rapport: déterminer qui préparera quels types de rapports et pour quels destinataires; préparer et diffuser ces rapports. 

Figure 1: Etapes de mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique en République du Niger.

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IV. LES OBJECTIFS GENERAUX

La stratégie nationale est un outil de référence qui doit être orienté dans la direction de la vision nationale en matière de diversité biologique.

Elle vise à:

Assurer la conservation de la diversité biologique;

Utiliser durablement les éléments constitutifs de la diversité biologique;

Assurer les conditions d'un partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation de la diversité biologique et de ses éléments constitutifs.

Pour atteindre ces objectifs généraux, cinq (5) objectifs stratégiques ont été définis.

LES OBJECTIFS STRATEGIQUES GENERAUX

1. Elaborer un cadre spécifique de référence et d'harmonie pour tous les secteurs ayant en charge la gestion de la diversité biologique.

2. Promouvoir l'intégration multisectorielle des programmes et des actions en faveur de la diversité biologique.

3. Améliorer les connaissances des ressources de la diversité biologique et assurer un suivi régulier de leur évolution.

4. Concevoir des modèles et techniques de gestion intégrés et durables des ressources de la diversité biologique.

5. Poursuivre les travaux de recherche sur la compréhension du climat et utiliser au mieux les résultats y afférents dans la gestion de la biodiversité (lutte contre la sécheresse et la désertification, sélection d'espèces et de variétés adaptées , conservation, économie de l'eau, etc.).

Les constats faits sur l'état de la diversité biologique montrent que les ressources biologiques et leur diversité dans les différents domaines sont soumises à de multiples pressions, particulièrement d'ordre anthropique.

Ces pressions sont, soit directement exercées sur les ressources (ressources agricoles, forestières, pastorales, etc.), soit indirectement par l'interface de l'impact de certaines activités extra-biologiques notamment: l'exploitation minière, l'aménagement du territoire etc.

Pour améliorer la situation de la diversité biologique dans le sens des objectifs définis, qui eux-mêmes sont orientés dans le sens de la vision nationale, il y a lieu donc de revoir la problématique de la gestion de ces ressources biologiques et celle des autres secteurs susceptibles d'influencer de manière négative l'état de la diversité biologique d'une part et de procéder à la poursuite de la mise en œuvre des actions d'accompagnement et l'adaptation du cadre institutionnel et juridique d'autre part.

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V. LES THEMES COUVERTS PAR LA STRATEGIE

Sur la base d'une part, des préoccupations formulées dans le rapport d'évaluation de la diversité biologique du Niger, des bilans diagnostics régionaux réalisés dans le cadre de l'élaboration du programme national de l'environnement pour un développement durable (PNEDD) et d'autre part, du texte de la convention sur la diversité biologique, seize (16) thèmes prioritaires ont été retenus pour constituer les axes fondamentaux du document de stratégie nationale.

Les seize (16) thèmes couverts par la Stratégie sont les suivants:

  1. Ressources énergétiques
  2. Conservation (aires protégées, espèces menacées, et conservation ex-situ…)
  3. Faune sauvage
  4. Ressources forestières
  5. Agriculture
  6. Elevage
  7. Ressources minières
  8. Aménagement du territoire
  9. Biotechnologies et biosécurité
  10. Gestion de l’eau et des ressources aquatiques
  11. Urgences environnementales
  12. Participation des populations, de la société civile et du secteur privé
  13. Evaluations environnementales
  14. Sensibilisation, formation, recherche
  15. Cadre juridique et institutionnel
  16. Connaissances traditionnelles et valeurs spirituelles.

Tous les thèmes sont présentés suivant le canevas ci-après:

  1. Problématique;
  2. Orientations stratégiques;
  3. Mesures proposées;
  4. Actions (en cours, en attente, nouvelles).

Les actions nouvelles ont été classées en trois niveaux de priorité:

  • Priorité 1(P1);
  • Priorité 2 (P2);
  • Priorité 3 (P3).

Ces niveaux de priorité sont classés sur la base des critères suivants:

1. L'adéquation avec les objectifs de la convention sur la diversité biologique (les actions ayant qu'un rapport indirect avec la diversité sont jugées moins pertinentes);

2. La cohérence avec les orientations stratégiques nationales de développement et la vision nationale de la biodiversité;

3. La couverture géographique des effets de l'action (les actions de couverture nationale sont jugées prioritaires aux actions de couverture locale);

4. L'urgence du dossier (l'état de la situation exige d'aller plus vite dans certaines actions, comme la sauvegarde des espèces menacées, que dans d'autres);

5. La chronologie des actions (certaines actions touchant par exemple l'acquisition de connaissances doivent être réalisées, avant d'engager d'autres actions).

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THEME 1: RESSOURCES ENERGETIQUES

PROBLEMATIQUE

Le bilan énergétique du Niger établi en 1995 se présente comme suit: bois énergie: 80% , résidus agricoles: 11%; produits pétroliers: 7% et électricité: 2% (source: Projet Energie II/VD SEP).

On relève ainsi la place prépondérante qu'occupe le bois dans la couverture des besoins du pays en énergie (80%). De même, au niveau des ménages, c'est encore le bois qui satisfait les besoins en énergie pour environ 90%. Face à ces besoins en énergie, la production soutenable des formations forestières qui couvrent une superficie d'environ 9 millions d'hectares ne dépasse guère 900 000 tonnes par an. Or, tous les ans, c'est environ 2 millions de tonnes de bois qui sont prélevées de ces formations pour la seule satisfaction des besoins en énergie.

D'autres besoins ayant des impacts non négligeables sur la ressource existent même s'ils ne sont pas quantifiés. En effet, le bois est aussi utilisé dans divers domaines notamment: la construction, les soins de santé, l'alimentation, l'artisanat, etc. Cela dénote la forte pression anthropique exercée sur les formations forestières, soumises par ailleurs aux effets des sécheresses successives de ces dernières décennies.

Ces ressources forestières se dégradent de jour en jour. Malheureusement, les actions menées pour lutter contre cette dégradation s'avèrent limitées. La faible implication des acteurs ruraux dans la gestion des ressources, l'insuffisance des forêts sous aménagement, les insuffisances des politiques mises en œuvre à travers la stratégie énergie domestique sont autant de facteurs qui contribuent à cette dégradation.

D'autres sources d'énergie existant au Niger et pouvant atténuer la forte demande de bois énergie sont très faiblement ou pas du tout mises à contribution. Le pays dispose d'importantes ressources en énergie éolienne, solaire, nucléaire, hydro-électrique, fossile (charbon minéral) et biogaz.

Il convient également de noter le faible taux d’adoption de technologies d'économie d'énergie.

En ratifiant la Convention sur la diversité biologique, le Niger s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger et utiliser de façon durable l'ensemble des ressources biologiques de son territoire, conformément aux dispositions des articles 6, 8, 9c et 10 de cette convention.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

1.1 Poursuite et amélioration de l’aménagement des formations forestières afin qu’elles puissent contribuer de façon durable à assurer la sécurité énergétique du pays, tout en préservant la biodiversité.

1.2. Valorisation et/ou la promotion des autres formes d’énergie (énergie éolienne, solaire, nucléaire, hydroélectrique, fossile (charbon minéral, gaz naturel, pétrole) et biogaz.

1.3. Développement des compétences locales et promotion du transfert de technologies à économie d'énergie;

1.4. Amélioration ou élaboration des politiques de mise en œuvre de la stratégie énergie domestique , en tenant compte de la spécificité des régions;

1.5. Transfert effectif de technologies à économie d’énergie, partout où cela est possible.

MESURES PROPOSEES:

1.1.1 Généraliser l’élaboration des Schémas Directeurs d’approvisionnement en bois des agglomérations urbaines, péri-urbaines et le développement des marchés ruraux de bois. (MH/E, MM/E, MI/AT, bureaux d'étude, privés, MAG/EL, Collectivités territoriales, populations locales, ONG, projets, ANEB, Organisations paysannes),

1.1.2 Mener des campagnes d’information, de sensibilisation et de vulgarisation visant l’économie d'énergie (MH/E, MM/E, MP, MC, Collectivités territoriales, populations locales, ONG, projets, institutions de recherche, Associations socio-professionnelles, Organisations paysannes),

1.2.1 Promouvoir l’utilisation des énergies nouvelles et renouvelables (MH/E, MAG/EL, MM/E, MP, Collectivités territoriales, populations locales, ONG, projets, CNES, ANEB, Organisations paysannes, institutions internationales de recherche).

1.2.2 Encourager l’utilisation responsable des énergies non renouvelables (MH/E, MM/E, Collectivités territoriales, populations locales, ONG, projets, institutions de recherche, Associations socio-professionnelles, privés, Organisations paysannes),

1.3.1 Promouvoir le développement des habitats compatibles avec l’utilisation des énergies nouvelles et renouvelables (MM/E, Populations locales, Projets, ONG et bailleurs de fonds),

1.4.1 Réviser et harmoniser des textes législatifs et réglementaires en matière d’énergie domestique.

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Programme Régional Solaire (PRS) 1998 – 2000 MH/E, MM/E, MSP, ONG, PRIVES, Populations locales, Coop. Allemande ( GTZ). Nationale
Projet Energie II, Energie Domestique Jan–Juin 1998 MH/E, MM/E, ANEB, Populations locales, DANIDA Nationale
Programme de Gestion des Ressources Naturelles (PGRN). 1996 – 2001 MH/E, MAG/EL, Populations locales, Banque Mondiale. Nationale
Review of Policies in Traditional Energy Sector ( RPTES). 1997 – 2003 MM/E, MH/E, MSP, Populations locales, Banque Mondiale. Nationale
Programme Energie Domestique Sahel (PED) 1997 – 2003 MM/E, MH/E, MSP, Populations locales, Coop. Allemande (GTZ). Nationale
Prospection pétrolière dans les départements de Diffa et Agadez 1996 et suivants Niger, Compagnies internationales. Nationale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE Bailleurs de Fonds Potentiels Niveau de Négociation
Elaboration du PAN-LCD/GRN et du Programme Eau et développement Durable PNUD Acquis
Programme Décennal Solaire Mondial UNESCO Début de négociation
Projet Charbon (2ème Phase ). Banque Mondiale Début de négociation
Programme Régional des Energies Domestiques et Alternatives au Sahel (PREDAS) FED Très avancé
Projet Energie II ( 2ème Phase ) DANIDA Très avancé

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Programme national de valorisation du charbon minéral et du gaz naturel;

P.1 Projet d'aménagement des forêts naturelles;

P.1 Programme de développement du biogaz au Niger;

P.1 Programme de développement énergétique;

P.1 Projet de vulgarisation des éoliennes au Niger;

P.1 Projet de production de biogaz dans les abattoirs;

P.1 Projet village intégré solaire;

P.2 Programme de valorisation des résidus agricoles;

P.2 Programme de développement des barrages hydro-électriques;

P.2 Projet Lutte contre la Désertification par pompage Solaire;

P.3 Projet centrale nucléaire modulaire;

P.3 Programme national d’économie d'énergie.

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THEME 2: CONSERVATION

THEME 2.1: CONSERVATION IN-SITU DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

(AIRES PROTEGEES)

PROBLEMATIQUE

Le Niger dispose de huit (8) catégories d’aires protégées (selon la classification de l’UICN): Les forêts classées, les forêts protégées, le parc national , la réserve intégrale, la réserve totale, la réserve naturelle nationale, la réserve partielle de faune, la réserve de Biosphère, ainsi que de nombreux parcs agro-forestiers et les ranch, qui constituent des sites potentiels pour la conservation in situ.

Les aires protégées de faune sont au nombre de six ( 6): le Parc National du ‘’W’’, la réserve intégrale ou sanctuaire des addax, la réserve naturelle nationale de l'Aïr et du Ténéré, la réserve totale de faune de Tamou, la réserve de Gadabédji, la réserve partielle de faune de Dosso, dont deux sont inscrites sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO (le Parc National ‘’W’’ et la réserve naturelle nationale de l’Aïr et du Ténéré). Ces deux dernières sont aussi classées réserves de biosphère du réseau MAB (Man And Biosphère). Elles couvrent 8,5 millions d’hectares, soit 6,6 % du territoire national.

Ces aires protégées sont toutes soumises à plusieurs problèmes, malgré l’existence de textes réglementant leur gestion et leur protection, à savoir :

  • les problèmes anthropiques : empiétements agricoles, pâturage illégal, pêche illégale, braconnage, feux de brousse sauvage, coupes abusives, etc.;

  • la méconnaissance et le non respect des textes;

  • les sécheresses répétitives;

  • le manque de plan d’aménagement et de gestion, l’insuffisance des ressources financières, matérielles et humaines, rendant difficile le contrôle de leur gestion;

  • le manque d’un cadre incitatif de travail pour le personnel de surveillance;

  • la méconnaissance des effectifs des populations par espèce et l’évolution des populations animales et végétales (inventaire);

  • le manque de plan directeur de recherche sur la faune et la flore des aires protégées;

  • la pauvreté des populations rurales.

Par ailleurs, le parc National du ‘’W’’ étant à cheval sur le Burkina Faso, le Bénin et le Niger, pose des problèmes de coordination internationale, de disparités des textes (statuts) et de modalités de gestion.

Pour être en conformité avec les dispositions des articles 7, 8, 10, 11 et 14 de la convention sur la diversité biologique, le Niger s’est engagé à gérer de manière écologiquement durable les aires protégées déjà créées et développera un plan de classement de nouveaux sites.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

2.1.1 Renforcement de la capacité nationale de gestion intégrée des aires protégées ;

2.1.2 Développement des mécanismes favorisant la participation des populations dans la gestion des aires protégées ;

2.1.3 Elaboration des plans d’aménagement et de gestion favorisant une meilleure conservation de la diversité biologique au sein des aires protégées et des parcs agro-forestiers;

2.1.4 Valorisation du réseau d’aires protégées déjà créées et favoriser le classement en Aires Protégées les sites potentiels;

2.1.5 Développement des mécanismes de gestion concertée des Aires Protégées transfrontalières.

MESURES PROPOSEES :

2.1.1.1 Renforcer le mécanisme de surveillance et de suivi des ressources des Aires protégées (MH/E, MES/RT, Bailleurs de Fonds).

2.1.1.2 Mobiliser les moyens financiers et humains nécessaires à une bonne gestion des aires protégées (MH/E, MF/RE, MP, Bailleurs de fonds).

2.1.2.1 Mettre au point des mesures d'innovation techniques et financières, favorisant la participation des populations à la gestion des Aires Protégées et des parcs agro-forestiers (MH/E, MF/RE, Collectivités, Bailleurs de Fonds).

2.1.2.2 Assurer une bonne formation des agents d'encadrement et développer des modules de sensibilisation et d'information à l'endroit des populations (MH/E, MEN, MES/RT, Collectivités, Bailleurs de Fonds ).

2.1.3.1 Elaborer des plans d'aménagement et de gestion pour chaque aire protégée et les parc agro- forestiers (MH/E, MAG/EL, MES/RT, Bailleurs de Fonds).

2.1.3.2 Elaborer un plan directeur de recherche pour les Aires Protégées et les parcs agro-forestiers identifiés (MH/E, MAG/EL, MES/RT, Bailleurs de Fonds).

2.1.3.3 Elaborer des plans d'aménagement écologiquement durables dans les zones adjacentes aux Aires Protégées (MH/E, Collectivités, Bailleurs de Fonds).

2.1.3.4 Améliorer et redynamiser les techniques de dénombrement de la faune sauvage (MH/E, MF/RE, MP, Bailleurs de Fonds).

2.1.4.1Concrétiser la création des aires protégées potentielles(Termit, Nord Diffa, Sirba, Tadress, Djado), afin de prendre en compte toutes les zones écologiques du Niger dans le réseau (MH/E, Bailleurs de fonds ).

2.1.4.2 Procéder au classement de nouvelles forêts et restaurer les forêts classées existantes (MH/E, Collectivités, populations, Bailleurs de Fonds).

2.1.4.3 Définir clairement le statut de chaque aire protégée, afin de tenir compte des concepts développés dans la convention sur la diversité biologique(MH/E, Bailleurs de Fonds).

2.1.4.4 Développer l'éco-tourisme dans les aires protégées (MH/E, MT/A, Bailleurs de Fonds).

2.1.4.5 Créer des sanctuaires pour les espèces rares et menacées (MH/E, Bailleurs de Fonds).

2.1.5.1 Initier la recherche sur la faune sauvage en collaboration avec l'INRAN l'Université ABDOU MOUMOUNI de Niamey et autres instituts de recherche(MH/E, MES/RT, MAG/EL, Bailleurs de Fonds).

2.1.5.2 Privilégier la coopération scientifique et technique au niveau régional et sous régional (MH/E, MAE/IA, MES/RT, Université ABDOU MOUMOUNI de Niamey, Bailleurs de fonds).

ACTION EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE

Projet d’Appui aux Initiatives de Gestion Locale des Rôneraies

1995-1998

MHE, UICN, Population locale, Coop. Suisse

Locale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION
Programme régional Parcs et Réserves Bénin, Burkina Faso, Niger -

En instruction

Programme de création d’un laboratoire en matière de recherche de faune sauvage Union Européenne En instruction
Projet communautaire de restauration des terres dégradées, de conservation de la faune et de la séquestration du gaz carbonique dans les zones pastorales du Bénin, du Burkina et du Niger FEM, PNUD En instruction
Projet aménagement de la forêt classée de Takeita. SOS Sahel Grande Bretagne Acquis
Projet Aïr-Ténéré Coop. Suisse, Pays-Bas Avancé
Projet d’aménagement de la forêt de Baban Rafi DANIDA Avancé
Projet d’aménagement de la réserve de Gadabédji A rechercher -
Projet d’aménagement de la vallée de Goulbin Kaba BAD Acquis
Projet de restauration et d’aménagement de la forêt de Chabaré PGRN (Banque Mondiale) Acquis
Projet de mise en valeur de la forêt du Lac Tchad FENU/FAO En négociation
Projet d’aménagement de la faune du terroir de Kossotori FENU/FAO En négociation
Conservation in-situ des parcs à Prosopis africana dans le Département de Zinder IPGRI En négociation

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Protection, aménagement et rentabilisation des zones adjacentes au Parc National du "W"(PARZAW);

P.1 Programme national de création de nouvelles aires protégées au Niger (Termit, Baban Rafi, Sirba, Lac-Tchad) représentatives des différents habitats du pays;

P.1 Projet de sauvegarde de la population de l'addax dans le Nord de l'arrondissement de N'Guigmi;

P.1 Programme National d'aménagement des aires protégées au Niger;

P.1 Programme de restauration des forêts classées dégradées du Niger;

P.2 Programme de formation des spécialistes en amélioration génétique;

P.2 Programme de formation des spécialistes de faune;

P.2 Programme national de valorisation des gommeraies du Niger;

P.2 Projet d'aménagement des habitats des oiseaux migrateurs dans le département de Tahoua;

P.3 Programme national d'aménagement du parc agroforestier;

P.3 Programme d'appui à la mise en place d'un réseau National de conservation des ressources génétiques;

P.3 Programme National sur les ressources génétiques Forestières;

P.3 Programme de formation en matière de gestion des aires protégées;

P.3 Projet de création de réserves de faune dans le nord du département de Diffa.

THEME 2.2: ESPECES ET ECOSYSTEMES MENACES OU VULNERABLES

PROBLEMATIQUE

Au Niger, le nombre d’écosystèmes varie suivant les classifications qui nécessitent d’être harmonisées. Selon la Convention sur la Diversité Biologique, ils peuvent être regroupés dans trois (3) grands ensembles : écosystèmes arides, semi-arides et de montagnes.

La plupart des écosystèmes nigériens sont fragiles et vulnérables. Ils sont menacés par la sécheresse, la désertification et la pression humaine entraînant de jour en jour une érosion spécifique et génétique, une perte de capacité de production et de régénération. Ces facteurs ont contribué à réduire de manière drastique les habitats de certaines espèces (hippopotame, girafe, addax , lamantin). Ces espèces vivent aujourd’hui une forte compétition inégale et sont condamnées à la disparition, si des mesures urgentes ne sont pas prises. A l’heure actuelle, plus de 60 % du territoire national ont presque atteint le seuil critique de dégradation des habitats et plus de vingt (20) espèces ont disparu ou sont au bord de l’extinction (oryx, addax, autruche, etc.).

Ayant signé et ratifié plusieurs conventions en la matière (CDB, CITES, CMS, RAMSAR, ...) , le Niger a décidé de prendre des mesures pour la conservation et l’utilisation durable des espèces et des écosystèmes vulnérables ou menacés.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

2.2.1.- Définition d' un cadre de suivi écologique, permettant une meilleure connaissance des écosystèmes;

2.2.2.- Promotion des mécanismes appropriés pour assurer la sauvegarde des espèces et des écosystèmes menacés ou vulnérables et mise en place un système de suivi pour prévenir leur disparition;

2.2.3.- Promotion des mécanismes intégrés de planification et de gestion rationnelle de l’espace pour un développement écologiquement durable.

MESURES PROPOSEES

2.2.1.1 Entreprendre un programme d'acquisition des connaissances sur les espèces et les écosystèmes vulnérables (MH/E, Université, Instituts de recherche, bailleurs de fonds), créer de nouvelles forêts classées et restaurer celles qui existent (MH/E, Bailleurs de Fonds, Collectivités et populations locales).

2.2.1.2 Elaborer des programmes d'information, de sensibilisation sur les espèces et écosystèmes menacés ou vulnérables, à l'intention des populations concernées (MH/E, MC/C, ONG, Bailleurs de Fonds).

2.2.2.1 Assurer une protection des espèces menacées (girafe, hippopotame, lamantin…) (MH/E, Bailleurs de Fonds).

2.2.2.2 Elaborer des plans de reconstitution, de réhabilitation des espèces et écosystèmes menacés ou vulnérables (MH/E, Bailleurs de Fonds) créer de nouvelles forêts classées et restaurer celles qui existent (MH/E, Bailleurs de Fonds).

2.2.2.3 Vulgariser et renforcer l'application de la convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES) (MH/E, MC/I, ONG, Bailleurs de Fonds).

2.2.2.4 Entreprendre un programme de mise en réserve des échantillons des différents écosystèmes menacés et vulnérables, afin d'influencer et d'amorcer une évolution progressive de ces ensembles territoriaux uniques (MH/E, MI/AT, Instituts de Recherche, Bailleurs de Fonds).

2.2.2.5 Concevoir et appliquer une réglementation spécifique sur les espèces vulnérables ou menacées (MH/E, MC/I, ONG, Bailleurs de Fonds).

2.2.3.1 Développer des techniques rationnelles d'intégration et d'intensification de l'agriculture et de l' élevage, afin de diminuer la compétition sur les écosystèmes vulnérables (MH/E, MAG/EL, Bailleurs de Fonds).

ACTION EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Projet PURNKO 1996-2003 SNV, MH/E, Bailleurs de Fonds Locale

ACTIONS EN ATTENTE

Non identifiées.

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Programme de surveillance continue des écosystèmes menacés;

P.1 Programme de suivi des espèces endémiques et menacées de disparition;  

P.1 Programme de mise en défens des écosystèmes menacés;

P.1 Programme de création des sanctuaires de protection des espèces menacées;

P.1 Programme de gestion intégrée des zones humides;

P.2 Programme d'aménagement des doumeraies du Niger;

P.2 Programme de gestion intégrée des zones arides et semi-arides;

P.2 Programme d'aménagement des systèmes oasiens et de cuvette;

P.2 Programme de valorisation des plantes pesticides;

P.2 Programme de valorisation des plantes alimentaires;

P.3 Programme de réhabilitation et d'aménagement des gommeraies du Niger;

P.3 Programme de développement de lutte biologique;

P.3 Programme de conservation des plantes médécinales;

P.3 Programme de gestion intégrée des écosystèmes de montagnes.

THEME 2.3: CONSERVATION EX-SITU DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

PROBLEMATIQUE

Le Niger possède plusieurs sites de conservation ex-situ, dont la création pour certains remonte aux années 1960. Les plus connus sont : le parc zoologique du musée, l’Arboretum national, le Centre national de semences forestières, le centre de semences agricoles et plusieurs autres accessions à l’Université de Niamey et dans les CIRA (ICRISAT, ORSTOM,…). Il existe cependant d’autres formes de conservation de faible ampleur ; c’est le cas des détentions privées de certaines espèces de faune et de flore.

Le parc zoologique du musée national regroupe une quarantaine d’espèces animales du Niger, mais les conditions difficiles empêchent à l’institution de remplir pleinement ses fonctions essentielles de recréation, d’éducation, de conservation et de recherche. Les principaux problèmes rencontrés sont l’exiguïté des cages, le manque de suivi sanitaire, le manque d’infrastructures adéquates, l’insuffisance des ressources humaines, financières et matérielles, un personnel peu formé, sous-équipé, et peu motivé, l’absence de protection, de surveillance et de programme d’éducation.

La situation de l’arboretum est encore plus grave. Il se trouve présentement à l’abandon et n’est rattaché à aucune tutelle technique assurée à l'époque par l'ex-Direction des Forêts et de la Faune (D.F.F).

Malgré son importance stratégique dans les opérations de reboisement, la conservation des semences n'a connu un début d'organisation qu'à partir de 1987 avec la création du Centre National de Semences Forestières. Ce centre a pour principales attributions la collecte, la conservation et la diffusion de semences d'origine contrôlée. La capacité actuelle du centre, ne lui permet pas de faire face à l'ensemble des demandes en semences exprimées au niveau national . En effet, la production des plants forestiers au Niger varie actuellement entre 7 et 8 millions, pour un besoin en semences de 2 tonnes. Ce besoin est appelé à augmenter avec le démarrage prochain de plusieurs programmes et projets de reboisement et d’aménagement des ressources forestières.

L’INRAN dispose dans ses deux centres de Maradi et Kollo de plusieurs centaines d’accessions d’espèces cultivées et d’une collection vivante. L’absence d’un véritable programme de gestion de ces accessions est un handicap sérieux pour leur utilisation durable.

Conformément aux dispositions de l’article 9 de la convention sur la diversité biologique, le Niger s’engage à élaborer et à mettre en œuvre des mesures de conservation ex-situ des éléments constitutifs de sa diversité biologique. Dans ce cadre, les orientations stratégiques ci-après ont été dégagées.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

2.3.1 Création des conditions favorables au développement des institutions existantes (zoo, arboretum, Centre de semences), en vue de leur participation effective aux efforts nationaux de conservation et d’utilisation durable des ressources biologiques;

2.3.2 Promotion des activités de recherche, de formation et d’évaluation en matière de conservation ex-situ;

2.3.3 Promotion du développement de l’élevage privé d’espèces fauniques;

2.3.4 Création des conditions pour l’émergence de secteur privé dans la production, la conservation et la diffusion de semences agricoles et forestières de qualité et d’origine contrôlée.

MESURES PROPOSEES

2.3.1.1 Renforcer les capacités du Centre national de semences forestières (MH/E, SNRA, MAG/EL, Partenaires au développement).

2.3.1.2 Réhabiliter et réviser la mission du parc zoologique, en le dotant d'un plan directeur d'aménagement (MH/E, MES/RT, MC/C, Partenaires au Développement).

2.3.1.3 Renforcer et améliorer les conditions de détention et d’élevage des espèces animales du zoo du musée de Niamey (MH/E, MAG/EL, MES/RT).

2.3.2.1 Constituer une structure de gestion pour la conservation biotechnologique (MH/E, MES/RT, Partenaires au Développement).

2.3.2.2. Constituer un herbier national (MH/E, MAG/EL. MC/C; MES/RT, Partenaires aux Développement).

2.3.2.3. Créer une banque de gènes pour toutes les espèces fauniques et floristiques menacées du Niger (MH/E, MAG/EL, MES/RT, Partenaires au Développement).

2.3.4.1 Créer un réseau de parcs zoologiques, de jardins botaniques ainsi que des arboreta au niveau de chaque région du pays (MH/E, MAG/EL, MES/RT, Collectivités territoriales, Partenaires au Développement).

2.3.4.2 Encourager le secteur privé à s'investir dans la conservation ex-situ (MH/E,MAG/EL, Partenaires au développement, Chambre de commerce et d'agriculture, ONG).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Activités du centre de semences forestières Permanente CNSF, DRF, Population locale Nationale
Programme de conservation des accessions et des germoplasmes

Permanente

INRAN, PNRA, CIRA

Nationale

ACTION EN ATTENTE

INTITULE Bailleurs de Fonds Potentiels Niveau de Négociations
Projet National de Semences Forestières DANIDA Acquis

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Programme de réhabilitation du jardin zoologique et de l’arboretum de Niamey;

P.1 Programme national sur la conservation de la faune et de la flore menacées;

P.1 Programme de réhabilitation des centres céréaliers;

P.1Programme National de création de banque de génes;

P.1 Programme de développement de l’élevage intensif des espèces fauniques menacées;

P.2 Programme National de jardins botaniques;

P.2 Programme de création d'un centre pilote d'élevage intensif de la faune sauvage;

P.2 Programme jardin zoologique d'Arlit;

P.2 Programme National de création d'un herbier National.

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THEME 3: RESSOURCES FAUNIQUES

PROBLEMATIQUE 

Les divers étages bioclimatiques et les écosystèmes du Niger abritent une faune riche et très diversifiée. Jusqu’à présent, seuls les vertébrés et particulièrement les mammifères ont retenu l’attention des scientifiques.

Les connaissances restent limitées pour la plupart des espèces animales (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, invertébrés, etc.) ainsi que pour les habitats naturels. Cette faune comprend des espèces du domaine désertique, saharien, sahélien et soudanien. Le début des études y relatives remonte aux années 1905 et 1907 avec les travaux de Fourreaux et Chudeau. A celles-ci, il faut ajouter les travaux de mémoire, de thèses et de stages faits par des chercheurs et des étudiants.

Suite à l’occupation anarchique de leur habitat par l’agriculture, l’élevage et l’urbanisation, la plupart des espèces se sont réfugiées dans les aires protégées, dans les ranchs et dans les milieux difficiles d’accès. Malgré cette situation, la faune a continué à faire l’objet de convoitise et de prélèvements abusifs, au mépris des texte législatifs et réglementaires et des populations rurales qui sont pourtant les plus nécessiteuses.

La réduction des surfaces des zones humides, habitats préférentiels de nombreux oiseaux et de certains mammifères rares (lamantins, hippopotames), ainsi que les activités humaines, entraînent un changement dans le comportement des espèces migratrices .

Malgré tout, le Niger recèle encore d’importantes potentialités, notamment certaines espèces rares ou menacées de disparition, telles que la girafe, l’addax, l’oryx , l’autruche à cou rouge, etc.

Mais, les aspects défavorables au développement de la faune ci-dessus évoqués, conjugués aux effets néfastes des sécheresses répétitives, ont réduit le potentiel faunique à moins de 10% de ce qu’il était dans les années 1960.

Ainsi, le Niger a perdu beaucoup d’options en matière d’utilisation durable de la faune sauvage.

En signant et ratifiant la Convention sur la diversité biologique, le pays s’engage à mettre en œuvre tous les moyens pour protéger et utiliser de façon durable l’ensemble des ressources biologiques sur son territoire (articles 6, 7c, 8c, 9a et 9b, 10, 12b et 12c, 14a et 14b).

ORIENTATIONS STRATEGIQUES 

3.1 Amélioration des connaissances en matière de faune sauvage.

3.2 Promotion la gestion durable de la faune sauvage, garantissant la participation et les intérêts des populations.

3.3 Implication effective et concrète des populations dans la gestion de la faune, particulièrement dans l’élaboration et la mise en œuvre des textes législatifs et réglementaires.

3.4 Détermination du statut actuel de chaque espèce faunique susceptible d’exploitation et établir des plans de gestion favorisant un développement durable des ressources fauniques terrestres et aquatiques.

3.5 Promotion du tourisme dans les Aires Protégées.

MESURES PROPOSEES

3.1.1 Elaborer un plan directeur de recherche sur la faune sauvage et ses habitats, prenant en compte l’approche écosystémique, les besoins d’actualisation des données et rechercher les moyens pour sa mise en oeuvre (MH/E, MES/RT, Partenaire au Développement).

3.2.1 Elaborer avec tous les acteurs (Populations, ONG, services Technique etc.) des plans de gestion des espèces fauniques et des groupes taxonomiques exploités de manière légale et illégale. Ces plans prendront en compte le savoir et le savoir-faire des populations autochtones; tirer les avantages liés aux intérêts culturels, prévoir les mécanismes compensatoires appropriés et garantir un partage équitable des avantages liés à l'utilisation rationnelle des ressources fauniques (MH/E, MP).

3.2.2 Elaborer un plan de formation des spécialistes en faune sauvage et de programmes de sensibilisation et d'éducation muséologique (MH/E, MES/RT).

3.2.3 Développer les activités d'élevage de la faune sauvage par l'Etat, les privés et les ONG (MH/E, privés, Partenaires au développement).

3.2.4 Assurer la protection de la faune sauvage en appliquant rigoureusement les textes législatifs et réglementaires en matière de faune sauvage(MH/E, MJ/S/SN, MI/AT, Partenaires au Développement).

3.4.1 Identifier, délimiter et concéder les zones d’intérêt cynégétique à tous les niveaux (MH/E, MI/AT, partenaires au Développement, Privés, etc.).

3.4.2 Créer des centres de réintroduction et d’élevage des espèces disparues ou menacées de disparition (MH/E, MAG/EL, Partenaires au Développement).

3.4.3 Développer l'apiculture dans toutes les zones favorables du Niger (MH/E, Privés ONG,Partenaires au développement, etc.).

3.4.4 Développer des techniques d'inventaires appropriés des diverses espèces de valeur et des groupes taxonomiques d'animaux exploités (Université, centres de Recherche, Partenaires au développement, DFPP).

3.5.1 Créer les conditions de développement du tourisme de vision dans les Aires Protégées (MH/E, MT/A, Privés, Partenaires au Développement, etc ).

ACTIONS EN COURS 

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Révision des textes législatifs et réglementaires afin d’exploiter de manière écologiquement durable et au profit des populations, la faune sauvage terrestre et aquatique (DFPP).

-

MH/E

Nationale

Utilisation durable de la faune sauvage. 1997 - 1999 MH/E Nationale
Dénombrement des mammifères et des oiseaux d’eau (DFPP). Annuel

MH/E, UICN, Wetlands International

Nationale
Identification, délimitation et rétrocession des zones cynégétiques (DFPP) au concessionnaire.

Annuel

MH/E, PGRN, UICN

Nationale

Ouverture de la chasse depuis 1996 Annuel Chasseurs, concessionnaires, MH/E Nationale
Jardin zoologique. - MH/E Régionale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION

Projet Aïr-Ténéré

Coopération Suisse – Pays Bas

Très avancé

Etude de faisabilité de l’élevage non conventionnel dans la zone d’intervention du PROZOPAS FED, Prozopas Très avancé
Aménagement de la Faune de la région de Kossotori. FENU-FAO Très avancé

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Projet UICN/ Utilisation durable de la faune sauvage;

P.1 Projet sauvegarde de l'hippopotame du fleuve Niger;

P.1 Projet de recherche sur la faune et ses habitats;

P.1 Projet d’appui institutionnel pour la maîtrise et la popularisation des textes législatifs et réglementaires en vigueur, en matière de gestion de la faune sauvage;

P.1 Programme de réhabilitation des habitats de la faune sauvage dans l’Azawak et le Tadress;

P.2 Projet de gestion des zones humides;

P.2 Projet d'Appui aux apiculteurs;

P.2 Projet d'appui à l'organisation de la chasse villageoise;

P.2 Projet de développement d'écotourisme dans les aires de protection de la faune;

P.3 Programme de Recherche sur la faune sauvage au Niger;

P.3 Programme d'élevage semi-intensif de la faune sauvage.

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THEME 4: RESSOURCES FORESTIERES

PROBLEMATIQUE

La superficie du domaine forestier du Niger est estimée à près de 9 millions d'hectares répartis comme suit: 6 millions en zone sahélo-saharienne, 2,6 millions en zone sahélienne et 300 000 ha en zone sahélo-soudanienne. Selon la FAO (1995), les forêts (naturelles et plantations) couvrent une superficie de 2 562 000 ha, soit 2% du territoire national.

Les forêts classées au nombre de 84 couvrent une superficie d'environ 600 000 ha, soit près de 24% de la superficie totale des forêts. Cependant, ces forêts classées sont aujourd'hui dans un état de dégradation avancé, au point où plus de 50% d'entre elles ont perdu une grande partie de leur potentiel végétal.

Malgré la faible couverture forestière, la flore nigérienne est assez diversifiée. En effet, selon Saadou (1997), la flore, tous groupes confondus, compte près de 2124 espèces dont une endémique (Rhyncosia airica) dans l'Aïr. Il faut cependant souligner que beaucoup d'espèces restent à identifier. Les ressources forestières contribuent à la satisfaction des besoins socio-économiques et culturels des populations.

Au plan alimentaire, les populations tirent une bonne part de leur alimentation des feuilles, fruits et autres sous-produits de la forêt. En période de grave crise alimentaire, les populations font usage des produits et sous-produits forestiers, comme base ou complément alimentaire. Malheureusement, les pratiques d’exploitation des ressources sont souvent peu rationnelles et néfastes à la pérennité des ressources.

Selon l'OMS, 80 % de la population nigérienne a recours à la pharmacopée traditionnelle.

Les ressources forestières participent pour 25% dans la ration alimentaire des ruminants et procurent près du tiers des revenus extra-agricoles en milieu rural(source: stratégie environnementale, bilan et perspectives, 1995).

Ces différents usages ne sont malheureusement pas sans conséquence sur la pérennité des ressources forestières et biologiques de façon générale. En effet, on estime entre 70 000 et 80 000 ha les superficies qui sont soustraites des forêts chaque année, sous l'effet combiné des facteurs climatiques, des coupes incontrôlées (bois-énergie), de l'expansion des cultures et du surpâturage. Le bois représente la plus importante source énergétique du Niger; la consommation nationale est estimée à 2 millions de tonnes par an, dont environ 300 000 tonnes représentent la demande urbaine (Source: Projet Energie II). La dégradation des ressources forestières a aussi une incidence directe sur l'état de la faune sauvage, dans la mesure où ces formations servent également d'habitat. Par ailleurs, la survivance des mauvaises pratiques agricoles, menacent aujourd'hui la plus part des écosystèmes.

En ratifiant la Convention sur la diversité biologique, le Niger s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour protéger et utiliser de façon durable l'ensemble des ressources biologiques de son territoire, conformément aux dispositions des articles 6b, 8c, 10, 11, 12b, 12c, 14a, 14b. et 20 de cette convention.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

4.1 Amélioration du niveau de connaissance des ressources forestières et des habitats naturels, en collaboration avec les populations.

4.2 Identification , en collaboration avec les populations, des espèces forestières et création des conditions de conservation de leurs souches génétiques.

4.3 Amélioration de la coordination des efforts de conservation des ressources génétiques forestières.

4.4 Encouragement du développement des parcs agro-forestiers et adoption des techniques agro-forestières éprouvées.

4.5 Promotion des aménagements forestiers.

4.6 Renforcement de la capacité institutionnelle de gestion des forêts et des parcs agro-forestiers.

4.7 Valorisation de l'ensemble des ressources de la forêt

4.8 Protection de certaines valeurs, telles que les pratiques traditionnelles et les interdits culturels jugés positifs.

4.9 Encouragement du développement des plantations privées.

4.10 Promotion de la recherche, sur l’amélioration génétique des espèces forestières locales.

4.11 Encouragement des méthodes utilisant les techniques mécaniques et biologiques, en vue de la restauration ou de la récupération des terres dégradées.

MESURES PROPOSEES

4.1.1 Développer des projets de recherche scientifique et d’acquisition des connaissances intégrée sur la flore et ses habitats, à travers une approche écosystémique (MHE, SNRA, Centre National de Semences Forestières, ONG nationales et internationales, Bailleurs de fonds).

4.2.1 Conserver et utiliser durablement les ressources génétiques forestières et les ressources phytogénétiques menacées de disparition (MHE, Centre National de Semences Forestières, SNRA, ONG internationales (UICN) et nationales, Projets, collectivités territoriales, organisations rurales, partenaires au développement, …).

4.3.1 Mettre en place un réseau sur la diversité biologique (MH/E, SNRA, CIRA, Association Tradipraticiens, Association Exploitants Bois, ONG nationales et internationales, Projets, Collectivités territoriales, partenaires au développement, …).

4.4.1 Promouvoir, maintenir et gérer les ceintures forestières autour des grandes agglomérations humaines (MHE, collectivités territoriales, populations locales, projets, ONG et partenaires au développement).

4.5.1 Mettre sous aménagement les forêts (naturelles et plantations) (MH/E, MAG/EL, MP, SNRA, populations locales, Association exploitants bois, ONG nationales, privés, collectivités territoriales, projets, partenaires au développement).

4.6.1 Former, informer et sensibiliser (MHE, Organisations paysannes, CNEDD, ONG nationales, Populations locales, collectivités territoriales, projets, partenaires au développement…).

4.6.2 Redynamiser la section Système d’Information Géographique (SIG) sur les Forêts, de l’Unité Technique d’Appui (UTA) de la Direction de l’Environnement, les cellules régionales de planification forestière, la Brigade Territoriale de Protection de la Nature (BTPN), de manière à déboucher sur l’élaboration d’un Plan d’Action sur les Forêts qui encourage la conservation et l’utilisation durable des ressources forestières (MH/E, SNRA, CIRA, ONG internationales, Projets, partenaires au développement, …).

4.6.3 Créer un Fonds Forestier National (FFN). (MH/E, SNRA, CIRA, ONG internationales, Projets, partenaires au développement, …).

4.7.1 Favoriser l’émergence des filières de commercialisation des sous-produits forestiers et des technologies de transformation de ces sous-produits et encourager une contribution plus grande des arbres dans le pâturage (MHE, MAG/EL, MC, SNRA, Centre National de Semences Forestières, projets, ONG, partenaires au développement).

4.8.1 Conserver les pratiques traditionnelles avérées saines en matière de gestion des ressources forestières et prendre en compte ces pratiques dans les programmes et projets d’aménagement forestier (MH/E, Populations locales, Association des tradipraticiens, Université, projets, ONG nationales et internationales, partenaires au développement).

4.9.1 Elaborer un Programme National de Reboisement et favoriser la régénération naturelle des sites dégradés (MH/E, MAG/EL, MP, ONG, Populations locales, collectivités territoriales, Centre National de Semences Forestières, Organisations paysannes, privés, projets, partenaires au développement…).

4.10.1 Procéder à un inventaire et une prioritisation des espèces agro-forestières, en collaboration avec les populations locales, afin d’identifier les espèces prioritaires sur lesquelles des travaux de recherche pour leur amélioration seront entrepris, en vue d’augmenter leur contribution dans l’amélioration des systèmes de production des zones concernées (MH/E, MAG/EL, Centre National de Semences Forestières, SNRA, populations locales, collectivités territoriales, projets de développement, ONG nationales et internationales, partenaires au développement).

4.11.1 Mettre en place un programme national de restauration ou de récupération des terres dégradées (MH/E, MAG/EL, ONG, Populations, Partenaires au développement).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS Couverture
Projet Energie II, volet offre

Jan-Juin 1998

MHE, Populations locales, ANEB, DANIDA. Nationale
Projet de gestion des ressources naturelles 1996-2001 MHE, MAG/EL, Banque mondiale, populations locales. Nationale
Projet de Promotion de l’Irrigation Privée 1997-1999 MHE, MAG/EL, ANPIP, Banque Mondiale, populations locales Nationale
Projet actualisation du code forestier Janv-Déc.98 MH/E, FAO, populations locales, ONG et Associations. Nationale
PSN FIDA 1990-2000 FIDA, PAM, PNUD, Producteurs, Niger, ONG. Nationale
Projet Basse vallée de la Tarka 1993-1999 MHE, MAG/EL, Union Européenne, populations locales Régionale
Projet de Grande Irrigation 1996-1999 MHE, MAG/EL, Union Européenne, populations locales. Régionale
Projet Développement Rural Adder Doutchi - Maggia 1997-2001 MH/E, MAG/EL, Italie, populations locales. Régionale
Projet de Gestion des Terroirs Téra Nord 1994-1998 MHE, SNV, populations locales Régionale
Projet Africare 1997-2001 Africare, MHE, Population locale Régionale
PADER Dosso 1996-1999 BAD, Niger, Populations Régionale
Projet de développement rural de Tahoua - GTZ, MAG/EL, MH/E, Population locale. Régionale
Projet de Développement de la zone pastorale 1981-1998 MP/MAG/EL, MH/E, Populations Locale
PDR N’Guigmi 1994-1998 FENU, FAO, Populations, ONG, MAG/E Locale
Projet Goudoumaria 1998-2002 AFVP, AFD, Populations Locale
Projet de Développement Local de Gaya 1981-1998 MP, MAG/EL, MHE, Populations Locale
Projet Agro-Forestier Ouest Zinder - MH/E, Populations locales, SOS-Grande Bretagne Locale
Projet d’Appui aux Initiatives de Gestion locales des rôneraies 1995-1999 MH/E, UICN, Populations locales, Coop. Suisse Locale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATIONS
Projet Aménagement des forêts BAD Très avancé
Projet de renforcement des capacités en production des plants Coop. Japonaise Très avancé
Projet Elaboration du PAN/LCD/GRN PNUD Financement acquis
Projet National de Semences Forestières DANIDA Financement acquis
Projet PAFAGE Coop. Italienne Très avancé
Projet Energie II, volet offre (phase2) DANIDA Très avancé
Projet de Restauration des Terres Dégradées, de la Séquestration du Carbone et de la Conservation des Espèces Végétales et Animales indigènes des Zones Pastorales Arides du Nord Nigérian et Sud Niger. GEF En instruction
Projet Communautaire de la Restauration des Terres dégradées, de la Conservation de la Faune Sauvage et de la Séquestration du Carbone dans les Zones Pastorales du Bénin, du Burkina-Faso et du Niger. GEF En instruction
Projet de Restauration des Terres dégradées dans les zones frontalières d'Algérie, de Mauritanie, du Mali et du Niger, avec l'accent sur la création d'une ceinture verte pour contrecarrer la dégradation des terres. GEF En instruction
Programme de Lutte contre l’Ensablement des Terroirs et l’Aménagement des Cuvettes dans les Départements de Zinder et Diffa GEF Recherche de Financement
Projet lutte contre le dépérissement du neem GEF Recherche de Financement
Projet intégré El Méki Fonds Kowétien de développement Etude de faisabilité
Projet Basse Vallée de la Tarka, 3ème phase FED Avancé
Projet développement intégré Est Damergou - -
Projet de mise en valeur de la haute vallée de la Tarka - -
Programme d'aménagement de la forêt de Baban-Rafi - Recherche de financement.

actions nouvelles

P.1 Programme de relance de la production de la gomme arabique;

P.1 Programme de lutte contre les feux de brousse;

P.1 Programme de production de semences d’espèces gommières;

P.1 Programme de développement et d’aménagement de la gommeraie du Niger;

P.1 Programme de reforestation et de restauration des terres;

P.2 Projet appui à la production du miel et de la cire;

P.2 Programme de redynamisation des cellules régionales de planification forestière;

P.2 Programme de production et diffusion de l’information environnementale;

P.2 Aménagement des palmeraies de l’Aïr et du Kawar;

P.3 Projet renforcement des capacités du point focal national (INFOTERRA).

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THEME 5: AGRICULTURE

PROBLEMATIQUE

Sur le plan de l’agriculture, la principale contrainte à l’amélioration des différents systèmes de production qui préservent la diversité biologique est la dégradation du potentiel de production, due à des facteurs climatiques, socio-économiques et institutionnels. A cela s’ajoute la faiblesse du système de transfert de technologies vers les producteurs.

En effet, les sécheresses successives et les activités anthropiques, entraînent la dégradation accélérée des terres, la réduction de la fertilité des sols, et l’érosion génétique. Ces problèmes sont encore plus accentués avec l’apport des engrais chimiques et des pesticides dans les zones où l’agriculture intensive est pratiquée (salinisation et alcalinisation des sols dans les aménagements hydro-agricoles). Les conséquences évidentes sont la baisse des rendements et des productions, la dégradation des milieux naturels aquatiques et terrestres.

Les différentes crises économiques et la pression démographique ont renforcé les pratiques d’une agriculture extensive et minière (sans apport d’éléments fertilisants extérieurs), néfaste à la diversité biologique, entraînant de perpétuels conflits entre agriculteurs et éleveurs. De même, ces crises n’ont pas permis un développement technologique rapide, l’organisation et la formation des agriculteurs, l'allocation des prix rénumérateurs aux producteurs.

En dépit de toutes ces contraintes, de nombreuses potentialités existent. Ce sont notamment:

  • les agro-systèmes variés ;

  • les ressources en eau abondantes et un potentiel en terres irrigables important (246 500 ha, selon le Schéma Directeur de Mise en Valeur et de Gestion des Ressources en Eau, 1998);

  • les possibilités de diversification des cultures (blé, orge, maïs et pomme de terre …, y compris l'horticulture);

  • la maîtrise par les producteurs de la pratique de la double campagne de riziculture;

  • l’existence d’un système national de recherche agronomique et d’un réseau de fermes d’expérimentation et de production des semences;

  • l’existence d’espèces spontanées sauvages exploitables;

  • l’existence de marchés potentiels (Nigéria, Côte d’Ivoire, Ghana, etc.).

Ces potentialités, judicieusement exploitées, pourront permettre de lever la plupart des contraintes identifiées et favoriser le développement d’une agriculture soucieuse et respectueuse de la diversité biologique.

Conformément aux dispositions des articles 6, 8, 9, 10 et 11 de la Convention sur la Diversité Biologique, le Niger, signataire de ladite convention s’engage à promouvoir les orientations suivantes:

ORIENTATIONS STRATEGIQUES 

5.1 Développement agricole durable, respectueux de la diversité biologique.

5.2 Amélioration de la productivité des différents systèmes de production agricole, valorisant la diversité biologique.

5.3 Conservation, amélioration et diffusion des principales variétés des espèces cultivées.

5.4 Promotion de la domestication et la valorisation de certaines espèces spontanées utiles (comestibles et/ou à usage multiple).

5.5 Mobilisation et affectation de ressources financières suffisantes au secteur de l'agriculture.

5.6 Promotion de l’intégration agriculture / élevage / forêt.

MESURES PROPOSEES

5.1.1 Identifier et développer les systèmes de production les plus performants et durables, respectant la diversité biologique (MAG/EL, MH/E, MP, SNRA, ONG, partenaires extérieurs et producteurs).

5.1.2 Aménager l’espace agricole (remembrement).

5.1.3 Développer l’intensification et la diversification des productions agricoles qui favorisent la diversité biologique, par une meilleure gestion des sols, de l’eau, des éléments fertilisants (valorisation des sources locales de fertilisants), des pesticides (développement et utilisation des pesticides biologiques) et des semences améliorées en quantité suffisante (MAG/EL, MH/E, MP, SNRA, ONG, partenaires extérieurs et producteurs).

5.2.1 Identifier et promouvoir les systèmes d’intégration agriculture - élevage - forêt les plus durables et favorisant la diversité biologique (MAG/EL, MH/E, MP, SNRA, ONG, partenaires extérieurs et producteurs) .

5.3.1 Inventorier, collecter, évaluer, conserver et valoriser les principales espèces végétales cultivées et apparentées, les espèces végétales sauvages à usage multiple et les espèces spontanées comestibles (MAG/EL, MH/E, MP, SNRA, ONG , partenaires extérieurs et producteurs) .

5.5.1 Développer des systèmes de crédit rural décentralisé qui favorisent la conservation, l’utilisation durable et le partage équitable des avantages de la diversité biologique (MAG/EL, MP, MF/RE, ONG, partenaires extérieurs).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS

COUVERTURE

Programme Spécial Sécurité Alimentaire 1997-1998 Niger, FAO, Producteurs. Nationale
Programme Spécial National FIDA - Niger (PSN – FIDA) 1988-2001 Niger, PAM, FIDA, PNUD, Producteurs. Nationale
Programme National de Recherche Agronomique (PNRA) 1994-1998 Niger, IDA et Producteurs Nationale
Programme Renforcement Services d’Appui à l’Agriculture (PRSAA) 1988-1998 Niger, IDA et Producteurs Nationale
Programme Crédit Rural Décentralisé (PCRD) 1995-1999 Niger, CFD, IRAM et Producteurs. Nationale
Projet Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) 1996-2001 Niger, IDA, Danemark, Norvège, Producteurs. Nationale
Projet Pilote de Promotion de l’Irrigation Privée (PPPIP) 1995-2000 Niger, IDA et Producteurs Nationale
Subvention au Développement du Secteur Agricole (SDSA II) 1988-1998 Niger, USAID. Nationale
Programme Grande Irrigation (PGI) - Niger, CEE, FED et Producteurs. Nationale
Projet Développement Productions Horticoles 1997-1999 Niger, FAO, Belgique. Nationale
Projet Petites Opérations de Développement Rural (PPODR) 1986-1998 Niger, IDA, Suisse, Producteurs. Nationale
Projet Micro-Réalisations BAD - BAD, Niger, Producteurs. Régionale
Projet Basse Vallée de la Tarka (PBVT) 1988-1998 Niger, FED, Producteurs. Régionale
Projet Protection Intégrée Ressources Agro-sylvo-pastorales Tillabéry Nord 1987-1999 Niger, GTZ, KFW, producteurs. Régionale
Projet Participatif Renforcement Institutions Villageoises pour Développement Agriculture Département Tahoua (PRIVAT) 1991-2001 Niger, Pays-Bas, SNV, Producteurs. Régionale
PAIGLR (Dosso) 1995-1998 MH/E, populations locales, Coop. Suisse, UICN. Régionale
Projet Développement Rural - Ader - Doutchi - Maggia 1997-2001 Italie, Niger, PAM, Producteurs. Régionale
Projet Appui Développement Rural Département de DOSSO 1995-1999 Niger, BAD, PAM, Producteurs. Régionale
Programme Petite Irrigation Sud-Zinder 1995-1998 FED, Niger, Producteurs. Régionale
Projet Développement Rural Aguié 1992-1998 FIDA, BOAD, Niger, Producteurs. Locale
Projet Développement Rural N’Guigmi

1993-1998

FENU, PNUD, PAM, Producteurs. Locale
Projet Développement Rural de Tahoua 1986-1999 RFA (GTZ), KFW (PMR), PAM, Producteurs. Locale
Projet Développement Rural Mayahi 1994-2000 Niger, FENU, PNUD, PAM, producteurs Locale
Projet Goudoumaria 1998-2002 ONG AFRICARE, Producteurs. Locale
Projet Développement Communautaire Zone périphérique de la forêt de Baban-Rafi 1996-1998

-

Locale
Projet Réhabilitation Palmeraies d'Ingall 1998-1999 FED, Niger, Producteurs Locale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU NEGOCIATION
Etude Relance Filière Semencière IDA, FAO En cours
Programme National Sécurité Alimentaire IDA, FAO En cours
Projet de Développement Rural N’Guigmi FENU Très avancé
Mobilisation des Eaux de Ruissellement BAD Très avancé
Projet Développement Intégré de Ouallam, Tanout, Loga et Dakoro AFD (ex CFD) En cours
Sécurité Alimentaire OCI, CILSS , BID Très avancé
Protection Intégrée des Cultures (IPM) FED Avancé
Projet intégré EL MEKI FED Avancé
Projet Nord Niger Coopération Française -
Projet de mise en valeur de la Haute Vallée de la Tarka (Tanout) - -

ACTIONS NOUVELLES

Projet Intégré Est Damergou
Projet production Agrosylvopastorale
- -
Programme de productions agro-sylvo-pastorales, FED Très avancé

P.1. Programme crédit rural décentralisé, en appui aux actions de conservation de la diversité biologique;

P.1. Projet de réhabilitation des centres semenciers;

P.1. Banque de genes des plantes cultivées et apparentées;

P.2. Programme national de developpement de l’horticulture; 

P.2. Projet national d’agriculture biologique.

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THEME 6: ELEVAGE

PROBLÉMATIQUE

Au Niger, le secteur de l’élevage "seconde mamelle" de l’économie rurale (représentant 35 % du PIB agricole) connaît de nombreuses contraintes, représentant dans beaucoup de circonstances, une menace pour la diversité biologique. Ces contraintes peuvent être sériées en quatre groupes qui sont :

Contraintes liées au système de production et de commercialisation : le système de production, presque exclusivement dépendant des facteurs climatiques, essentiellement extensif et caractérisé par une exploitation irrationnelle des ressources, occasionne très souvent une détérioration d’importantes surfaces pastorales. La commercialisation des faibles productions résultant de ce système se heurte, elle aussi, à plusieurs contraintes notamment l’informalisation des circuits commerciaux, la faiblesse des moyens financiers des opérateurs du secteur, l’insuffisance des unités de transformation des produits, l’absence d’un circuit fiable d’approvisionnement en aliments complémentaires et le faible dynamisme des organisations des producteurs.

Contraintes alimentaires et de gestion des parcours : En zone pastorale, les sécheresses successives, le surpâturage localisé, le maillage inadéquat des points d’eau, ont entraîné une diminution tant qualitative que quantitative des ressources fourragères disponibles. De même, la faiblesse de l’organisation des éleveurs et le transfert massif du cheptel des pasteurs vers les commerçants, agriculteurs et autres investisseurs, observés ces dernières décennies, ont contribué à rendre difficile la gestion des parcours, posant ainsi le problème de partage équitable de ces ressources. En zone agro-pastorale, l’extension des terres cultivées au détriment des aires pastorales, la dégradation poussée des pâturages, l’envahissement des parcours par des espèces non appétées et le problème foncier (conflit agriculteurs-éleveurs et éleveurs-éleveurs), représentent des contraintes sérieuses au développement durable de l’élevage.

Contraintes sanitaires: Elles sont d’une manière générale liées à une insuffisance de la surveillance sanitaire, à l’absence d’un circuit fiable d’approvisionnement en produits pharmaceutiques et zootechniques et à une réticence des éleveurs à l’utilisation de ces produits (problème de coût et de réceptivité des éleveurs).

Contraintes institutionnelles et financières: Elles se résument d’une part par l’inexistence d’un schéma directeur de développement de l’élevage, par la baisse d’efficacité des structures d’encadrement, et d'autre part, par la forte baisse de financement du secteur de l’élevage.

A côté de ces contraintes, il y a lieu de noter quelques atouts dont la prise en compte peut dans une certaine mesure, aider à atténuer cette menace qui pèse sur la diversité biologique. En effet, les spécificités agro-écologiques du Niger font que l’élevage représente la principale activité propice dans une bonne partie du pays, notamment la zone pastorale. En année normale, la production fourragère de cette zone couvrent les besoins théoriques de toutes les espèces animales (composante importante de la biodiversité).

D’autre part, les centres de multiplication du bétail du pays représentent non seulement un atout de taille pour la préservation et l’amélioration des espèces domestiques, mais aussi un refuge pour la faune.

Enfin, la maîtrise plus ou moins parfaite des pathologies les plus décimantes (grandes épizooties) à travers les campagnes annuelles de vaccination peut être considérée comme un élément rassurant, tant pour la santé du bétail que pour celle de la faune.

Conformément aux dispositions de la Convention sur la Diversité Biologique, particulièrement en ces articles 6, 7, 8, 10 et 11, la République du Niger, signataire de ladite convention s’engage à mettre en oeuvre les orientations stratégiques ci-dessous.

ORIENTATIONS STRATÉGIQUES

6.1.Intensification des productions animales et relance de leur commercialisation, en vue de promouvoir un développement durable de l’élevage, tout en respectant la diversité biologique.

6.2 Promotion des systèmes d’exploitation écologiquement sains et moins prédateurs sur l’environnement , à travers une meilleure responsabilisation des éleveurs.

6.3 Elaboration d'un schéma d'aménagement de la zone pastorale favorisant la préservation des écosystèmes pastoraux, une meilleure répartition des points d’eau et leur gestion.

6.4 Renforcement de l’intégration agriculture - élevage - forêt, favorable à une utilisation rationnelle des ressources naturelles.

6.5 Meilleure surveillance zoo-sanitaire qui tienne compte aussi bien des animaux domestiques que de la faune, de façon à mieux conserver la biodiversité animale.

6.6 Mobilisation et affectation de ressources financières suffisantes au secteur de l'élevage.

MESURES PROPOSEES

6.1.1 Développer les filières traditionnelles de production animale (viande, lait, aviculture), étudier et introduire l’élevage de la faune sauvage (MAG/EL, MH/E, MC) .

6.2. Adopter des approches d'exploitation des écosystèmes pastoraux qui favorisent la conservation de leur diversité biologique (Approche participative, intégrée et responsabilisante) (MAG/EL, PGRN).

6.2.2 Développer l'intégration agriculture / élevage / forêt, à travers un renforcement et une amélioration de l'utilisation des sous-produits agricoles dans l'alimentation du bétail, de manière à réduire la pression du cheptel sur les aires pastorales en zone agricole (MAG/EL,MH/E).

6.2.3 Promouvoir le développement des cultures fourragères (MAG/EL, INRAN, FSA).

6.3.1 Résoudre de façon durable les problèmes fonciers (conflits agriculteurs/éleveurs) (MAG/EL, MI/AT).

6.3.2 Inventorier, cartographier et étudier les aires pastorales, en vue non seulement d’une meilleure connaissance de leur diversité biologique, mais aussi de leur préservation effective (MAG/EL, FSA) .

6.3.3 Actualiser les réglementations déterminant les limites Nord des cultures (MAG/EL, MI/AT).

6.5.1 Renforcer la recherche zootechnique et vétérinaire, les activités des centres de multiplication du bétail, de façon à poursuivre la sélection des races animales, à préserver celles en péril (exemple: le Taurin-Kouri) et à pérenniser la diversité biologique domestique (MAG/EL, INRAN, FSA).

6.5.2 Renforcer la surveillance sanitaire garant de la biodiversité animale, par la redynamisation des structures d'intervention et d'encadrement des éleveurs(MAG/EL).

6.6.1 Mettre en place un système de financement décentralisé du secteur élevage et appuyer les promoteurs privés et associations d'éleveurs.(MAG/EL).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Projet Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) 1997-2001 Niger, IDA, Danemark, Norvège et producteurs Nationale
Programme National de Recherche Agronomique (PNRA) 1994-1998 Niger, IDA, Producteurs Nationale
Projet d’appui au secteur de l’élevage 1998-2000 Niger, Coopération Suisse, Producteurs Nationale
PSN-FIDA-NIGER 1988/2001 Niger, FIDA, PAM, PNUD et Producteurs Nationale
PRSAA (Renforcement des Services d'Appui à l'Agriculture) 1988-1998 Niger, IDA et Producteurs Nationale
Projet PARC II (Protection de la santé animale) 1997-1998 Niger, FED, Producteurs Nationale
Projet Petites Opérations de Développement Rural (PPODR) 1986-1998 Niger, IDA, Suisse et les Producteurs Nationale
Projet d'appui au secteur de l'Elevage 1998-2000 Coop. Suisse, MAG/EL, Producteurs Régionale
Réhabilitation AHA laitier Dembou 1997-2000 Niger, Producteurs Régionale
Projet développement de la production autour de Niamey 1997-2000 Niger, Producteurs Régionale
Projet de renforcement institutionnel et technique de la filière cameline (Tahoua) 1995-2000 Niger, FED et Producteurs Régionale
PROZOPAS - Niger, FED et Producteurs Régionale
Projet Développement de la filière caméline (Zinder) 1997-1998 Niger, FAC, CIRAD/IEMVT et Producteurs Régionale
PADER (Dosso) 1995-1999 Niger, BAD, PAM, producteurs Régionale
PAIGLR (Dosso) 1995-1999 Niger, IUCN, Coopération Suisse Régionale
Projet Protection Intégrée Ressources Agro-Sylvo-Pastorales Tillabery Nord (PASP) 1987-1999 Niger, GTZ, KFW, PAM et Producteurs Régionale
Projet Développement Rural Tahoua 1986 - 1999 Niger, GTZ, KFW, PAM et Producteurs Régionale
Projet Développement Rural N’Guigmi 1993-1998 Niger, FENU, PNUD, PAM et Producteurs Régionale
Projet MEVCO Goudoumaria 1998-2002 Niger, AFD, AFVP et Producteurs Locale
Projet Développement Rural Mayahi 1994-2000 FENU, PNUD, Niger, Producteurs Locale
Projet d’appui aux associations pastorales de Bermo (Dakoro) 1998-2001 Niger, SOS/Grande Bretagne, Coopération Suisse et Producteurs. Locale
Projet production laitière de Birni N'Gaouré 1994-1998 AREN, ADF, Producteurs Locale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU NEGOCIATION
Aliments Complémentaires Bétail - En cours
Relance des Centres avicoles - En cours
Relance des Centres de Multiplication de Bétail (CMB) - En cours
Projet Appui à l'Elevage des Bovins AZAWAK Belgique Avancé
Vulgarisation de la Chèvre Rous Belgique Avancé
Projet Développement Pastoral Diffa BAD Avancé

Projet Développement Intégré Ouallam, Tanout, Loga, et Dakoro

AFD En cours
Construction Abattoir Frigorifique d'Agadez Algérie En cours
Abattoir Frigorifique de Niamey Australie En cours
Projet Nord Niger (Agadez) Coopération Française Avancé
Projet Camelin (Agadez) FED -
Programme de Forage de puits pastoraux (Agadez) Région Haute-sur-Seines (France) Avancé
Projet d’appui à l’élevage (Zinder) AFD Avancé
Projet de développement de la vache laitière au centre de Kirkissoye - -
Projet de création d’un centre semencier national pour les inséminations artificielles - -
Projet de mobilisation des ressources en eau BAD Acquis
Projet de création d’un centre national semencier pour les espèces fourragères - -

ACTIONS NOUVELLES

P.1. Aménagement et gestion de la zone pastorale;

P.1. Programme de contrôle des espèces envahissantes sur les aires et parcours pastoraux;

P.1. Programme national de développement des cultures fourragères;

P.1. Projet de recherche sur la pharmacopée traditionnelle vétérinaire;

P.2. Projet de création d'un fonds de développement de l’élevage;

P.2. Projet de développement de l’aviculture;

P.2. Programme national d'intensification de l'élevage;

P.2.Projet de réhabilitation du taurin kouri.

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THEME 7 : RESSOURCES MINIERES

PROBLEMATIQUE

Le Niger renferme d’importantes ressources minières (uranium, or, charbon, phosphate, natron etc.), dont l’exploitation engendre une multitude d’impacts sur la faune, la flore, les milieux naturels, aquatiques et terrestres. Aussi, certains projets d’exploitation des ressources minières alimentent la polémique et suscitent de vives inquiétudes. C’est le cas notamment du fer et du phosphate du Parc National du « W ». Ce parc, classé Réserve de la Biosphère, Site du Patrimoine Mondial et Zone Humide d’Importance Internationale (Site RAMSAR), renferme en effet 80 % de la diversité biologique du Niger. Les projets d’exploitation minière convoitant le territoire du Parc National du "W" risquent de porter préjudice à l’intégrité écologique de cet écosystème exceptionnel, dont l’importance dépasse aujourd’hui les frontières nationales.

Les activités d’exploitation minière, à l’exception des récentes prospections d’or (1996), ne font l’objet d’aucune évaluation d’impact environnemental, mais comportent des mesures spécifiques de réhabilitation. Cependant, ces mesures sont inadéquates car prévues seulement après épuisement économique du gisement. Le développement des cités autour des mines entraîne une pression démographique sur les ressources naturelles et induit la dégradation de la diversité biologique. En effet, on assiste à une destruction du couvert végétal et une exploitation inconsidérée des ressources en eau; c’est le cas notamment des exploitations de l’uranium dans le département d’Agadez, de la cimenterie de Malbaza, de l’exploitation artisanale du natron dans le département de Zinder.

Dans le Liptako-Gourma par exemple, l’exploitation artisanale et incontrôlée de l’or entraîne de graves préjudices à l’équilibre de l’écosystème déjà très précaire dans la région. Il faut souligner que 11 permis de recherche aurifère ont été accordés. Les principaux problèmes environnementaux qui en résultent sont:

- la forte concentration des orpailleurs, parfois spontanée sur les sites, entraîne le déboisement anarchique des ressources ligneuses végétales pour la satisfaction des besoins énergétiques (bois de feu) et d’habitation (bois de service);

- l'accumulation des rejets d’exploitation du minerai, les déchets et ordures ménagères de toutes sortes, constituent des éléments de pollution et de dégradation de la diversité biologique.

Conscient des conséquences néfastes de ces activités sur la diversité biologique, le Niger a adopté récemment l’ordonnance n° 97-001 du 10 janvier 1997, consacrant les études d’impacts environnementaux pour tout projet susceptible de provoquer des impacts négatifs sur l’environnement, notamment ceux relatifs à l’ouverture de carrières, à l’exploitation minière, à la réalisation des routes et autres infrastructures…

Il y a lieu de noter que les importantes réserves de charbon, d’uranium, de gaz naturel et probablement du pétrole pourraient par ailleurs contribuer sensiblement à la réduction de la consommation du bois-énergie qui constitue en ce moment plus de 80% du bilan énergétique du pays.

Tenant compte du contexte national et international, le Niger s’est lancé dans le processus de la « Stratégie et du Plan d’Action National de la Diversité Biologique », en vue de la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

7.1. Minimisation des impacts négatifs de la recherche et de l’exploitation des ressources minières, sur l’environnement en général et sur la diversité biologique en particulier.

7.2. Développement des exploitations minières conservatrices de la diversité biologique.

7.3. Promotion de l’exploitation et développement de l’utilisation des ressources minières de substitution aux ressources ligneuses.

7.4 Promotion du développement de la recherche des ressources minières à forte valeur énergétique.

MESURES PROPOSEES

7.1.1- Accélérer l’élaboration de la loi-cadre sur l’environnement et les textes d’application de la loi portant sur les études d’impact environnemental et veiller à leur mise en œuvre(MM/E, MH/E, SE/CNEDD).

7.1.2- Réviser le code minier, en faveur de la préservation de l’environnement en général et des ressources de la diversité biologique en particulier et veiller à sa mise en oeuvre (MM/E, MH/E, Représentants de l’industrie minière, SE/CNEDD).

7.1.3- Elaborer un programme de surveillance environnementale et de contrôle dans les zones d’exploitation minière (MH/E, MM/E, SE/CNEDD).

7.2.1-Restaurer les écosystèmes dégradés, créer des périmètres de reboisement autour des carrières et des mines.

7.3.1- Procéder à une analyse comparative des avantages et des inconvénients, pour toute exploitation des ressources minières (MM/E, MH/E, M/P, MF/RE).

ACTIONS EN COURS

INTITULE

PERIODE

ACTEURS

COUVERTURE

Projet Energie II

En phase transitoire, prochaine phase de 3 ans, démarrage probable en 1999

MM/E; MH/E; ANEB; populations

Nationale

Recherche aurifère dans le Département de Tillabéry A partir de 1996 MM/E; Sociétés aurifères; populations Régionale
Recherche pétrolière Depuis 1960   Régionale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU NEGOCIATION

Programme Régional des Energies Domestiques et Alternatives au Sahel (PREDAS)

CCE

Avancée ; démarrage probable début 1999

Revue de politiques et de Stratégie dans le Secteur de l’Energie Traditionnelle (RPTES) Banque Mondiale; Pays-Bas; FED Il s’agit de la 2ème phase qui doit démarrer en 1998
Projet Carbonisation Banque Mondiale  Il est inclus dans le RPTES
Exploitation industrielle de l’or dans le département de Tillabéri ONAREM, Sociétés aurifères Avancée

ACTIONS NOUVELLES

P.1- Etudes pilotes sur les impacts des activités minières et de l’exploitation des carrières sur la diversité biologique ;

P.1- Programme de gestion des déchets des exploitations minières ;

P.2- Programme d’atténuation de l’impact de l’extraction artisanale du sel et du natron sur l’environnement ( région du Manga , département d’Agadez, Boboye);

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THEME 8: AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

PROBLEMATIQUE

L’aménagement du territoire se définit comme une orientation du développement de divers espaces constitutifs du territoire d’un pays, en vue de valoriser au mieux la complémentarité de leurs atouts et de réduire au minimum les déséquilibres nuisibles à un développement harmonieux.

Avec une population estimée à environ 9 millions d’habitants, l'occupation et l'utilisation de l'espace nigérien sont caractérisées par de fortes pressions sur l’environnement. Cette situation est d’autant réelle que les 67 % du territoire se situent en zones désertique et sub-désertique fortement dégradées et très défavorables aux cultures pluviales. Les ¾ de la population restent concentrés dans les zones situées au Sud du 16ème parallèle, représentant environ le quart de la superficie totale du pays (316 750 km2). La situation se fait davantage sentir dans les centres urbains où l’exode rural augmente de plus en plus le nombre de personnes, de telle manière que si la tendance se maintient, on estime que 20 à 30 % des Nigériens seront des citadins à l’horizon 2000 (la population urbaine était de 5 % en 1960 ; 17,7 % en 1997; source: avant - projet PNEDD).

Ces tendances ont induit un phénomène de pauvreté grandissante, caractérisé par un indice de développement humain (IDH) parmi les plus faibles au monde, des indicateurs sociaux non moins défavorables: taux de scolarisation de 29% et taux d'alphabétisation de 17,1% en 1997, taux de couverture sanitaire de 32,1 % en 1996. Le PNB annuel par habitant est passé de 230 $US en 1994 à 220 $US en 1995 (source: Banque Mondiale) et 60 % de la population disposent de moins d’un (1) $US par jour pour survivre. Cette situation de pauvreté extrême a conduit les populations à recourir de plus en plus aux ressources naturelles, en particulier aux ressources biologiques, pour la satisfaction de leurs besoins.

Il en résulte une détérioration des conditions d'existence qui se manifeste par:

  • un recul important des zones naturelles (forestières, pastorales) et des friches, notamment sous les effets conjugués de l’accroissement démographique , de l’avancée du front de cultures et de la dégradation du potentiel productif;

  • la dégradation et/ ou la disparition du patrimoine faunique et floristique du pays;

  • l'importance du phénomène migratoire, notamment l'accroissement des mouvements migratoires en direction de la zone pastorale à partir de la zone Sud sahélienne et soudanienne en situation de saturation;

  • l'exode des populations rurales vers les centres urbains, du fait de la dégradation du milieu et de la pauvreté;

  • l'accroissement des pollutions et des nuisances qui ont un impact sur la diversité biologique, particulièrement dans les centres urbains.

L’aménagement du territoire doit ainsi, au vu de ce qui précède, permettre d’assurer la conservation, la préservation et l’utilisation durable de la diversité biologique, et de garantir le partage juste et équitable de ses éléments constitutifs.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

8.1 Gestion intégrée de l'espace territorial, garantissant la préservation de la diversité biologique.

8.2 Lutte contre la pauvreté.

8.3 Lutte contre la dégradation des ressources naturelles.

8.4 Maîtrise de l’urbanisation anarchique, pour une meilleure conservation et utilisation durable de la diversité biologique.

8.5 Lutte contre les pollutions et les nuisances, notamment la prolifération des sachets plastiques et déchets ménagers, la prévention contre les gaz à effet de serre…

MESURES PROPOSEES 

8.1.1 Elaborer et mettre en oeuvre des schémas régionaux et sous-régionaux d’aménagement du territoire, respectueux de la conservation et de l’utilisation de la diversité biologique (ME/I, MI/AT, collectivités, MF/RE/P, MP).

8.1.2 Maîtriser la croissance démographique, dans une optique de préservation de la diversité biologique (MP, MSP, MDSPF/E, MI/AT).

8.2.1 Elaborer et mettre en œuvre des programmes de Lutte Contre la Pauvreté, notamment ceux relatifs à la sécurité alimentaire et aux activités génératrices de revenus pour les populations pauvres des zones particulièrement affectées par la dégradation des ressources naturelles (SAP/GC, ONG, MHE, MAG/EL, BF).

8.3.1 Améliorer le maillage de l’espace en routes, pistes rurales et en points d’eau pastoraux, tout en veillant au respect des normes environnementales en vigueur (ME/I, collectivités, BF, MP, MF/RE/P, MAG/EL, MH/E, ).

8.4.1 Elaborer des plans d’aménagement urbains et de gestion des terroirs, respectueux de la diversité biologique (ME/I, MI/AT, Collectivités, MH/E, MAG/EL, BF).

8.5.1 Améliorer le système de collecte et de traitement des ordures, notamment les sachets plastiques (collectivités, ONG, MSP,MH/E).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS Couverture
Programme cadre national de lutte contre la pauvreté 1997 et après 2000 MP, PNUD, ONG Nationale
Plan directeur d’urbanisme (Diffa et Tillabéri) 1997-1998 ME/I… Nationale
Education en matière de population 1997-1998 MEN, MDSPF/E Nationale
Recensement général population/habitat 1998 et après 2000 MP, MDSPF/E Nationale
Programme de Gestion des Ressources Naturelles 1996-2001 MAG/EL, MP, MH/E, B. Mondiale Nationale
Elaboration d’une loi d’orientation de l’aménagement du territoire 1998-1999 MF/REP,MI/AT, MP, HCRA/D National
Elaboration d’une loi sur les mécanismes de financement de l’aménagement du territoire Non déterminée MF/REP,MI/AT, MP, HCRA/D Nationale
Définition de stratégie nationale d’environnement urbain 1998 -1999 ME/I, MI/AT, CNEDD, BM Nationale
Elaboration des schémas directeurs de développement régional 1997-1998 MP, MI/AT, Régions. Régionale
Plan directeur d'urbanisme de 8 villes moyennes 1997-1999 ME/I, MI/AT, collectivités … Régionale
Appui aux collectivités locales/Développement urbain 1998-1999 MP,MI/AT, collectivités. Régionale

ACTION EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION

Projet d'élaboration des outils d'aménagement du territoir

A recherche

-

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Programme national d'alphabétisation et d'éducation environnementale;

P.1 Projet Appui à l’élaboration des schémas directeurs de développement régional et sous-régional;

P.1 Programme National de recyclage des déchets plastiques et métalliques;

P.1 Programme de Réhabilitation des terroirs des régions menacées (Damergou, Zarmaganda, Anzourou, Manga, etc.);

P.2 Programme de désenclavement de la zone pastorale et de gestion intégrée des pâturages et de l'eau;

P.3 Programme national de sensibilisation sur le planning familial et la préservation de la diversité biologique;

P.3 Programme national d'assainissement en milieu urbain, péri-urbain et rural;

P.3 Programme national de création et d'aménagement des espaces verts en milieu urbain;

P.3 Programme de réhabilitation des couloirs de passage et aires de pâturage;

P.3 Projet de réhabilitation des couloirs transfrontaliers de passage du chaptel ( Matamèye, Say, etc.).

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THEME 9: BIOTECHNOLOGIES et BIOSECURITE

PROBLEMATIQUE

Le développement et l’avenir de tout pays passe par sa capacité à conserver et à utiliser durablement ses ressources biologiques et son environnement. La diversité biologique joue un rôle écologique, économique, social et culturel importants pour des pays comme le Niger, confrontés à des problèmes de sécurité alimentaire. Or, le développement des systèmes de production agricole, de surveillance et de conservation de la diversité biologique, contribue à la sécurité alimentaire.

L’étude sur l’évaluation de la biodiversité au Niger (Mai 1998), a montré que 90% des besoins fondamentaux des populations rurales du pays sont satisfaits à partir des ressources biologiques. Mais, ces ressources biologiques subissent des menaces multiformes: action anthropique, sécheresse, désertification, inondations, érosion physique, érosion génétique, attaques parasitaires, baisse de la fertilité des sols, etc.

Devant ces problèmes, le Niger s’est doté de plusieurs instruments juridiques et institutionnels visant la protection et l’utilisation durable des ressources génétiques (Ordonnance n°96 -008 du 4 Mars 1996 sur la protection des végétaux - Arrêté n°061/MHE/DFPP/DAAF/SAP du 30 Septembre 1993 portant création du Comité national de lutte contre la jacinthe d’eau).

Actuellement, pour faire face à ces menaces, il est fait de plus en plus recours à des biotechnologies, en appui aux pratiques traditionnelles. Conformément à l’article 2 de la Convention sur la Diversité Biologique, il faut entendre par Biotechnologie, toute application technologique qui utilise des systèmes biologiques, des organismes vivants, ou des dérivés de ceux-ci, pour réaliser ou modifier des produits ou des procédés à usage spécifique.

La biosécurité, c'est la prévention des risques biotechnologiques. En effet, l’utilisation de ces biotechnologies comporte des risques potentiels liés à l’introduction d’espèces étrangères et d’organismes génétiquement modifiés, pouvant entraîner des déséquilibres profonds dans le fonctionnement de l’écosystème. Un exemple bien connu au Niger est celui de la jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) qui envahit le fleuve. On note également dans le règne animal l’existence, d'êtres vivants responsables de maladies telles que le paludisme, l’onchocercose, la filariose, la bilharziose, le sida, etc.

Par ailleurs, les pays en voie de développement tel que le Niger seraient de plus en plus des champs d’expérimentation de produits qui proviendraient des biotechnologies et génétiquement modifiés, que ce soit sous forme de culture de rente comme le coton, ou sous forme d’aide alimentaire de certaines céréales et semences légumières.

Force est de constater que le Niger ne dispose pas actuellement de moyens nécessaires (infrastructures, ressources humaines suffisantes) pour utiliser efficacement ces biotechnologies, contrôler et maîtriser leurs risques. Or, la République du Niger ayant ratifié la Convention sur la Diversité Biologique qui traite de ces préoccupations, notamment en ses articles 8g et 19, doit tout mettre en oeuvre pour respecter ses engagements.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

9.1 Renforcement de la formation de spécialistes en Biotechnologies et en Biosécurité.

9.2 Valorisation et utilisation de façon sécuritaire des produits biotechnologiques, favorisant la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.

9.3 Promotion et encouragement de la recherche en matière de biotechnologie.

9.4 Protection des ressources de la biodiversité nationale, au regard des menaces posées par l’introduction d’organismes étrangers ou d’organismes vivants modifiés.

9.5 Promotion d'une meilleure sécurité alimentaire et sanitaire, afin de lutter contre la pauvreté.

9.6 Information, sensibilisation, formation des populations en matière de biotechnologies et biosécurité.

9.7 Vulgarisation des produits biotechnologiques éprouvés n'ayant pas d'effets néfastes sur l'environnement.

MESURES PROPOSEES

9.1.1 Préparer une stratégie nationale en matière de biosécurité (MH/E, MAG/EL, MES/R/T).

9.1.2 Développer les capacités institutionnelles en matière de biotechnologie et biosécurité. (Laboratoire de culture in-vitro et annexes, formation et perfectionnement, etc.) (MES/R/T, MAG/EL, MH/E, Partenaires extérieurs).

9.2.1 Assurer la sauvegarde, l’amélioration et la micropropagation de plantes alimentaires spontanées, pour une meilleure exploitation économique et écologique (SNRA, MAG/EL, FAO).

9.3.1 Promouvoir une collaboration active au sein de réseaux biotechnologiques (SNRA, Laboratoires extérieurs).

9.3.2 Rechercher des financements pour le développement des biotechnologies et de la biosécurité (Bailleurs de fonds, MES/R/T, MP, MH/E, MAG/EL, SNRA).

9.3.3 Participer activement aux réunions des parties signataires de la Convention sur la Diversité Biologique portant sur les Biotechnologies et la Biosécurité (MES/R/T, MH/E, MAG/EL, MSP, bailleurs de fonds).

9.3.4 Renforcer la lutte contre la désertification, par la multiplication végétative et la micropropagation (multiplication végétative in-vitro) des espèces menacées de disparition (SNRA).

9.4.1 Mettre en place un dispositif institutionnel et juridique chargé de contrôler le mouvement des organismes vivants et des risques biotechnologiques (MH/E, MAG/EL, MES/R/T, MJ).

9.4.2 Renforcer la couverture sanitaire, par la micropropagation et la vulgarisation de plantes médicinales utilisées en pharmacopée et médecine traditionnelles (Tradipraticiens, SNRA, MSP, OMS).

9.4.3 Favoriser l’usage contrôlé des espèces locales dans la lutte biologique (MAG/EL, MH/E, SNRA, CIRA).

9.5.1 Renforcer la lutte contre les vecteurs des maladies (MSP, MES/R/T, MAG/EL, OMS).

9.5.2 Promouvoir la fertilisation biologique des sols. (SNRA, MAG/EL).

9.6.1 Recenser et valoriser les différentes technologies traditionnelles, relatives à la biodiversité (MAG/EL, MH/E, MES/R/T).

9.7.1 Promouvoir les cultures vivrières et de rente, avec la vulgarisation des résultats de la recherche biotechnologique (SNRA, MAG/EL, MH/E, FAO).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Programme INSORMIL/INRAN. - Niger, Mali, Sénégal, Burkina… Internationale
Mise en application de l’Ordonnance n°93-13 du 2 Mars 1993 instituant un Code d’Hygiène Publique. Depuis 1993 Etat, Populations Nationale
Mise en application de l’Ordonnance n°96 -008 du 4 Mars 1996 sur la Protection des végétaux. Depuis 1996 Etat, Populations

Nationale

Mise en application du Décret n°98-108/PRN/MSP du 12 Mai 1998 instituant le Contrôle sanitaire des denrées alimentaires à l’importation et à l’exportation. Depuis 1998 Etat, Populations Nationale
Projet Rôneraie Gaya (PAIGLR). 1994 - 1998 MH/E, MAG/EL, UICN, Populations, Coop. Suisse Régionale
Mise en application de l’Arrêté n°061/MHE/DFPP/DAAF/SAP du 30 Septembre 1993 portant création du Comité national de lutte contre la jacinthe d’eau.

Depuis 1993

Etat, Populations

Régionale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION

Projet de promotion de la culture du Palmier dattier au Niger

SNRA, FAO, DMP, IPALAC, RID

Avancé
Projet de développement de la culture de Pomme de terre en zone sahélienne

SNRA, INRA, UE

Ajourné
Projet de valorisation de Neocaria macrophylla (Gamsa ou Gawassa), fruitier spontané d’importance économique et écologique au Niger SNRA Recherche de financement
Projet de recherches sur les micro-organismes SNRA Recherche de financement

ACTIONS NOUVELLES

P1 - Elaboration d’une Stratégie nationale en matière de Biosécurité au Niger;

P1 - Mise en place d’infrastructures nécessaires et indispensables à l’utilisation des Biotechnologies et à l’application de la Biosécurité (Laboratoire de culture in-vitro et annexes);

P1 - Formation des spécialistes et équipement des régions en matière de biotechnologies et de biosécurité;

P2 - Projet de valorisation d'espèces végétales à usage multiple telles que: Acacia holosericea, Parinari macrophylla syn. Neocaria macrophylla, Parkia biglobosa (Néré), Azadirachta indica (Neem), Butyrospermum parkii syn. Vitellaria paradoxa (Karité), Acacia sp., Hyphaene thebaïca (Palmier doum),Phoenix dactylifera (Palmier dattier), Borassus aethiopium (Rônier) etc.;

P2 - Programme de recherche sur la protection de l'espace contre les espèces végétales envahissantes telles que Sida cordifolia, Eichhornia crassipes (la jacinthe d'eau) etc.;

P2 - Programme de recherche sur la fertilité biologique des sols.

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THEME 10: GESTION DE L’EAU ET DES RESSOURCES AQUATIQUES

PROBLEMATIQUE

Malgré l'aridité de son climat, le Niger recèle d’importantes ressources en eau qui se subdivisent en eaux de surface et souterraines. Les eaux de surface sont réparties dans deux grands bassins :

Le bassin occidental dont les plus importants systèmes hydrographiques sont constitués du fleuve Niger (seul cours d'eau permanent du pays), des affluents de la rive droite du fleuve, des Goulbis, du système Ader Doutchi Maggia et des vallées de l'Aïr. Ce système draine environ 30 milliards de m3 d'eau;

Le bassin oriental représenté par les cours d'eau à écoulements épisodiques. Il s'agit du système du lac Tchad dont le principal cours d'eau, la komadougou Yobé, draine en moyenne 500 106 m3 d'eau.

A cela, il faut ajouter une vingtaine de barrages totalisant près de 100.106 m3 d'eau, ainsi que près de 1000 mares dont 175 permanentes (source: Schéma Directeur de Mise en Valeur et de Gestion des Ressources en Eau, Octobre. 1997).

Les eaux souterraines, quant à elles, sont de loin les plus importantes. Les principaux aquifères sont contenus dans les formations sédimentaires du bassin des Iullemendens et du Niger oriental. A ces aquifères, il faut ajouter ceux du socle cristallin (Damagaram Mounio, Sud-Maradi, Aïr et Liptako), dont les réserves sont très limitées et l'extension très localisée.

Ainsi, on estime à 2,5 milliards de m3 les ressources en eau souterraines renouvelables, tandis que les ressources fossiles des aquifères profonds sont évaluées à plus de 2.000 milliards de m3. De ce potentiel, moins de 1% des écoulements de surface est exploité à cause de son coût de mobilisation très élevé, alors que les eaux souterraines renouvelables sont exploitées à environ 20% en raison des profondeurs excessives des nappes.

Ce potentiel de ressources en eau, ainsi que les écosystèmes qui s’y rattachent sont confrontés à d’innombrables menaces d’origine climatique et anthropique : forte évapotranspiration, érosion éolienne et hydrique, ensablement, envahissement par les mauvaises herbes (Eichhornia crassipes, Pistia stratoites, Typha australis, etc ), occupation anarchique des berges, exploitation inconsidérée des ressources halieutiques, etc. Cela s’est traduit par l'amenuisement progressif des plans d’eau et la baisse de la capacité biogénique des milieux aquatiques. L’exemple le plus frappant est celui du secteur de la pêche et de l’aquaculture qui connaît une forte baisse de sa productivité, alors même qu’il contribuait de façon substantielle à la formation du Produit Intérieur Brut du pays et particulièrement à la sécurité alimentaire. A titre d’exemple, la production nationale du poisson qui était de 15 000 tonnes dans les années 1970, est passée à 6 300 tonnes dans les années 1990.

Pour inverser les tendances, le Niger a ratifié en 1995 la Convention sur la Diversité Biologique. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette convention, les orientations stratégiques ci-après ont été dégagées en vue d’une gestion rationnelle de l’eau, de la conservation, de l’utilisation durable et du partage équitable des ressources aquatiques.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

10.1 Amélioration des connaissances des ressources en eau et des écosystèmes aquatiques (MH/E, ONG, partenaires au développement).

10.2 Gestion rationnelle, intégrée et concertée des plans et cours d’eau nationaux et partagés (MH/E, MAE/IA, ONG).

10.3 Suivi des ressources en eau (souterraine et de surface ) et des ressources aquatiques (MH/E, ONG, population).

10.4 Identification et suivi des écosystèmes des zones humides (MH/E, population, ONG).

10.5 Aménagement des bassins versants et traitement des koris (MH/E, population, ONG, partenaires au développement).

10.6 Promotion de la pêche et de l’aquaculture dans les plans de développement économique et social du pays et singulièrement dans le cadre de la mobilisation et la mise en valeur des ressources en eau et de la gestion des zones humides (MH/E, MP).

10.7 Définition d'une politique de mobilisation des ressources en eau, respectueuse de la Biodiversité (MH/E).

MESURES PROPOSEES

10.1.1 Renforcer les capacités en ressources humaines et en infrastructures.

10.2.1 Promouvoir la participation de la population pour une meilleur gestion de l'eau est des ressources aquatiques.

10.2.2 Adopter et diffuser les textes législatifs et réglementaires en matière des ressources en eau et des ressources aquatiques

10.3.1 Assurer un suivi adéquat de la qualité bactériologique et physico-chimique de l'eau.

10.5.1 Aménager les bassins versants, les mares, les cuvettes et traiter les koris.

10.6.1 Promouvoir les techniques et technologies de pêche favorisant la conservation de la diversité biologique des milieux aquatiques.

10.6.2 Promouvoir les techniques et technologies de lutte contre les plantes envahissantes et/ou de leur valorisation.

10.6.3 Réaliser un schéma d'aménagement de la pêche et de l'aquaculture .

10.7.1 Maîtriser les eaux de ruissellement aux fin d'améliorer les productions ayant une incidence positive sur la diversité biologique.

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Création d’une station de recherche en pisciculture 1994 MH/E, INRAN, Coop. Française, CIRAD Nationale
Elaboration d’un cadre juridique relatif aux ressources en eau 1998 MH/E, FAO Nationale
Lutte contre la jacinthe d’eau 1996 MH/E, Collectivités Nationale
Pisciculture en cages 1984 ONG, Ass. des Aquaculteurs Nationale
Schéma directeur de mise en valeur et de gestion des ressources en eau au Niger 1996-2001 MH/E, PNUD, Collectivités Nationale
Etudes de développement de la pisciculture en étang au Niger 1998 MH/E, population, BID, MH/E/DFPP, CIRAD Nationale
Empoissonnement des mares Annuelle Ass. des Jeunes Pisciculteurs Nationale
Etude de faisabilité du Barrage de Kandadji 1998-2001 BAD, Niger Nationale
Etude de la pollution de la nappe phréatique de la Communauté Urbaine de Niamey 1998 MH/E, CERMES, Coop. Française Régionale
Projet Hydraulique villageoise phase V 1999-2001 MH/E, Coop. Pays-Bas, populations locales Régionale
Projet d’Etude de potentialités exploitables des Ressources en eaux souterraines 1997-1998 Chine Populaire, Niger Régionale
Projet Petite Irrigation Zinder (P.P.J./Zinder) 1998-2001 FED, Niger Régionale
Projet Goudoumaria (Diffa) 1998-2002 CFD, AFVP Locale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS NIVEAU DE NEGOCIATION

Lutte contre les plantes envahissantes du fleuve et des plans d’eau intérieurs

FAO, UNESCO, FED

Avancé

Projet Aménagement et Développement des Pêches Continentales (PADEPCO)

BAD, Niger

En instruction

Projet de développement de la pisciculture Sud Zinder

FED

Avancé

Aménagement zones humides de Gaya

UICN

En instruction

Valorisation piscicole du drain principal de l’AHA de Saga

Canada

Avancé

Projet de mobilisation des eaux de ruissellement dans les Départements de Tahoua, Agadez et Zinder

BAD

Avancé

Projet de développement de système agro-piscicole intégré

Belgique

Avancé

Réhabilitation des infrastructures hydrauliques

- -

Réhabilitation du périmètre irrigué de Jiratawa et la sauvegarde du Lac de Madarounfa

BID

Avancé

Projet aménagement des mares et sauvegarde des Crocodiles dans le département de Zinder

UICN

 

En instruction

 

Réalisation du Barrage de Kandadji

BAD, Niger

En instruction

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Programme d’aménagement des bassins versants, et traitement des koris;

P.1 Programme de lutte contre les plantes envahissantes du fleuve et des plans d’eau intérieurs;

P.1 Programme de renforcement des capacités institutionnelles et juridiques en matière de gestion des ressources en eau et des ressources aquatiques;

P.1 Programme d’aménagement des zones humides;

P.1 Programme de création d’un sanctuaire pour la sauvegarde des hippopotames et autres ressources biologiques aquatiques menacées;

P.1 Projet de suivi et contrôle de la qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques;

P.1 Programme d’études et restauration de grandes vallées (Goulbi, Dallol, Korama, etc.);

P.2 Programme d'étude du potentiel des ressources en eau de ruissellement et souterraines en vue de leur mobilisation pour la promotion de la biodiversité;

P.2 Programme de pisciculture intensive en étangs au Niger;

P.2 Programme d’empoissonnement des mares et promotion de la consommation du poisson;

P.2 Programme d’organisation et suivi des statistiques de pêche.

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THEME 11: URGENCES ENVIRONNEMENTALES

PROBLÉMATIQUE

Au Niger, les sécheresses et les activités humaines sont en général à l’origine de la dégradation de la nature et de ses ressources.

Mais, il n’en demeure pas moins que des calamités comme les inondations, les épidémies, les feux de brousse incontrôlés (consumant en moyenne 200 à 500 000 hectares chaque année), l’insécurité alimentaire et la propagation des prédateurs, affectent gravement la diversité biologique et entraînent la réduction de l’espace vital.

En effet, le pays peut connaître, sur une période relativement courte, deux de ces calamités qui sont pourtant extrêmes : la sécheresse et les inondations. Si la première conduit à l’assèchement des végétaux et la mort des animaux, les dernières détruisent aussi les cultures et éventuellement les habitations et autres infrastructures.

Les épidémies sont des sources de pertes en vies humaines et d’une portion importante du cheptel. La lutte contre ce fléau mobilise beaucoup de moyens humains et financiers dont certains ne sont même pas prévus.

Quant aux feux de brousse, ils sont fréquents, notamment pendant la saison sèche. Ils dévastent dans leurs zones de prédilection qui sont nombreuses, d’importantes superficies de forêts et de pâturages. Chaque année, ce sont plusieurs milliers d’hectares qui sont consumés, malgré les énormes efforts consentis par les pouvoirs publics et les populations.

L’insécurité alimentaire, la pullulation des prédateurs et l’instabilité climatique sont aussi des situations redoutables, car elles peuvent affecter les ressources naturelles sur de très grandes étendues en un temps record, pendant qu’il est toujours difficile et coûteux d’envisager des mesures immédiates et efficaces de lutte ou d'atténuation.

Aussi, le Niger s’engage à prendre les dispositions nécessaires pour prévenir ou atténuer les impacts négatifs de ces phénomènes sur la diversité biologique, conformément à l’article 14 de la Convention sur la diversité biologique.

D'ores et déjà, le gouvernement a mis en place une institution sous la responsabilité du Cabinet du Premier Ministre, à savoir le Système d’Alerte Précoce et de Gestion des Catastrophes (SAP/GC) qui a pour principal mandat le traitement des urgences environnementales. Le gouvernement a également mis en place un système de circulation de l'information sur la désertification (SID), piloté par le CNEDD.

En outre, les populations nigériennes ont développé au fil des ans leurs propres stratégies, pour faire face aux situations difficiles (épargne, investissement, constitution des réserves, solidarité entre les ménages, transferts informels des biens, cueillette, etc. Ces stratégies n’attendent que d’être améliorées et valorisées, pour être plus efficaces.

ORIENTATIONS STRATÉGIQUES

11.1 Amélioration de la connaissance et de l’évaluation des urgences environnementales.

11.2 Intégration dans les plans stratégiques globaux ou sectoriels, des mesures de protection des aires protégées, des écosystèmes fragiles et vulnérables, des sites de conservation ex situ et des principales zones de productions agricole, pastorale et sylvicole.

11.3 Réduction des liens entre les calamités naturelles et leurs conséquences, notamment la famine, la mort des animaux et la dégradation du couvert végétal.

11.4 Promotion de la prévention des urgences environnementales.

MESURES PROPOSEES 

11.1.1 Rendre plus opérationnels les mécanismes d’alerte précoce, vulgariser ces derniers et associer en fonction de l’urgence, les acteurs potentiels pour l’application de ces mécanismes (Primature /SAP, MH/E, MAG/EL, Médias, ONG, Associations) .

11.1.2 Intégrer les préoccupations relatives à la diversité biologique au Système National d’alerte Précoce et renforcer les capacités des institutions impliquées dans ce système pour bien collecter, traiter, analyser et diffuser les premières données d'alerte et les informations sur la diversité biologique, ainsi que les paramètres susceptibles d’influer sur son état (CNEDD, MAG/EL, MH/E, ONG, Médias) .

11.2.1 Etablir des plans d’intervention rapide pour les urgences environnementales, en vue de la sauvegarde des aires protégées, des écosystèmes fragiles et vulnérables, des sites de conservation ex situ et des principales zones de productions animales et végétales (SAP, Ministères concernés par la biodiversité) .

11.3.1 Requérir les engagements des communautés nationale et internationale, pour maintenir en état, les ressources susceptibles d’être menacées en cas de calamités (MH/E, MP, MAG/EL, MAE/IA, Partenaires de coopération, ONG) .

11.3.2 Améliorer les pratiques traditionnelles et privilégier les technologies introduites facilement acceptables et maîtrisables par les populations dans le cadre de la prévention et de l’atténuation des impacts des catastrophes naturelles (MH/E, MAG/EL, ONG) .

11.4.1 Prévoir une large diffusion des prévisions météorologiques et des résultats des évaluations des urgences environnementales et utiliser efficacement ceux-ci dans le Système d’Alerte Précoce (SAP, DMN, AGRHYMET) .

11.4.2 Promouvoir à tous les niveaux les mécanismes d’intervention, de prévention et d’atténuation des effets néfastes des calamités, qu’elles soient naturelles ou non (SAP, MP, MH/E, MAG/EL, Médias) .

ACTIONS EN COURS

INTITULE

PERIODE

ACTEURS

COUVERTURE
Programme Croix Rouge Annuel Croix Rouge Nigérienne, Population Nationale
Programme spécial de sécurité alimentaire - Population Nationale
Sites d'observations OSS/ROSELT - OSS, Niger, France Nationale
Projet d’atténuation des catastrophes 1992-1996 USAID Nationale
Travaux de recherche sur l'érosion éolienne - UAM, ORSTOM, ICRISAT Nationale
Programme de gestion des Ressources naturelles 1996-2001 MAG/EL, MH/E, Population, Banque M./DANIDA

Nationale

Elaboration de la Stratégie Nationale en matière d'Environnement Urbain 1998-2000 Banque Mondiale Nationale
Projet programme alimentaire mondial Annuelle Population/FAO

Nationale

Système National d'Information sur la Santé Internalisé (permanent)- M. Santé Publique Nationale
Lutte contre la désertification dans la zone Transfrontalière Niger-Nigéria - Population, Budget National Nationale

Projet de Réhabilitation des Infrastructures urbaines et de Transport

1998 - 2000

ME/I, B. Mondiale

Nationale

Système d'Information Géographique du Niger (SIGNER) - - -
Programme d'urgence AFRICARE - USAID, AFRICARE, Populations Régionale
Programme d'Appui à la Sécurité Alimentaire et au Développement des Organisations Paysannes (PASADOP) - SNV, MP, MAG/EL, Populations, et ONG locales. Locale
Projet Agro-Forestier Ouest Zinder 1998-2003 MH/E, Populations, Grande-Bretagne Locale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION

Mise en place d'un Système National d'Information sur l'Environnement (SIE)

A rechercher

-

Etablissement de programme d'atténuation des catastrophes Union Européenne Très avancé
Appui au projet spécial sécurité alimentaire Union Européenne Très avancé

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Etude sur la connaissance et l’évaluation des urgences environnementales;

P.1 Renforcement des capacités des institutions impliquées dans la gestion des catastrophes naturelles;

P.1 Système d'information environnementale;

P.1 Projet régionale d'urgence environnementale;

P.2 Programme d'assainissement urbain;

P.2 Programme de lutte biologique contre les espèces de plantes envahissantes;

P.2 Projet de mobilisation des eaux de ruissellement;

P.2 Projet barrage de Kandadji;

P.2 Programme de récupération et de mise en valeur des terres dégradées;

P.2 Etablissement et mise en œuvre des plans d'intervention rapide pour la prévention l'atténuation des impacts des urgences environnementales.

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THEME 12: PARTICIPATION DES POPULATIONS, DE LA SOCIETE CIVILE ET DU SECTEUR PRIVÉ

PROBLÉMATIQUE

La conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique ne peuvent devenir réalité sans un partenariat véritable sur une base équitable, des représentants de toutes les couches sociales à savoir les communautés de base , les associations, les ONG et les représentants du secteur privé ; en attestent, les difficultés de mise en œuvre des différentes stratégies adoptées jusqu’en 1983. Les politiques de développement se fondaient jusque-là sur des approches sectorielles et "technicistes", associant insuffisamment les utilisateurs locaux de la diversité biologique pourtant détenteurs du savoir traditionnel indispensable pour la réussite des actions engagées sur le terrain. Cette situation a mis en évidence la faiblesse de l’organisation et de l’encadrement du monde rural en dépit de la disponibilité d’une population réceptive, du fait de l' inadéquation des approches et des choix de politiques dans le secteur rural.

Fort de ces constats peu reluisants, le Gouvernement a engagé de nombreuses réflexions tendant à corriger ces faiblesses. A partir de 1983, de nouvelles politiques sont adoptées avec des approches fondées sur la participation des communautés de base dans la conception et la mise en œuvre des actions de gestion des ressources naturelles . C'est ainsi que les stratégies de développement ont évolué vers une approche intégrée d'abord , puis une approche gestion des terroirs. La mise en œuvre des programmes , tout en continuant de se faire par l'entremise des projets de développement intégrés de dimension plus réduite, eut recours de plus en plus aux interventions des ONG dont le rôle a été amplifié à partir de 1985 . Parmi les principes qui ont guidé l'élaboration du PNEDD, figure en bonne place l'approche participative impliquant tous les partenaires intéressés aux questions d'environnement ( agences gouvernementales ,représentants des populations, société civile et donateurs.). C’est pourquoi, dans le cadre de l’élaboration de la Stratégie et du Plan d’Action National de la Diversité Biologique, le Gouvernement à travers le CNEDD et les partenaires au développement ont réalisé une série d’ateliers en vue de consulter la population sur les perspectives de la mise en œuvre de la Convention sur la Divesité Biologique, conformément à son article 10. L’émergence des Organisations Communautaires de Base (OCB) et l’expansion du secteur privé sont des opportunités à prendre en compte.

ORIENTATIONS STRATÉGIQUES

12.1 Stimulation de la participation de tous les acteurs et particulièrement les femmes et les jeunes, dans tout le processus de planification et de mise en œuvre de la stratégie et du plan d’action visant la conservation et la gestion des ressources de la diversité biologique.

12.2 Promotion de l’initiative privée dans le domaine de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique.

12.3 Mobilisation et affectation de ressources financières suffisantes, pour assurer la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.

12.4 Encouragement à l’émergence et à la promotion en milieu rural, des OCB et des associations qui concourent à la préservation et à la gestion durable de la diversité biologique.

12.5 Promotion d’une large diffusion des expériences de participation réussies, à travers des canaux d’information appropriés.

MESURES PROPOSEES

12.1.1 Rendre effective la participation des communautés de base, des associations et ONG dans tous les programmes et projets intervenant dans la conservation et la gestion des ressources de la diversité biologique dès la phase d’identification des projets et programmes  (MH/E, MAG/EL, MP, MI/AT, ONG, CT/DB, POP).

12.1.2 Susciter une dynamique de changement de mentalité en faveur de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique (MH/E, MP, CNEDD, ONG, MAG/EL , MC/C, CT, POP)

12.1.3 Poursuivre l’élaboration du Code de l’Environnement, en incluant les normes participatives en matière de gestion de la diversité biologique (MH/E, CNEDD, MJ/DH, ONG, CT/DB, POP).

12.1.4 Renforcer par la formation, la capacité des structures d’encadrement des organisations paysannes. (MAG/EL, MH/E, Bailleurs de fonds).

12.1.5 Définir de façon claire et précise la propriété et le droit d’usage des ressources biologiques en vue d’en susciter une bonne gestion, notamment à travers l’application du Code Rural dans ses dispositions foncières afin de faciliter l’accès des femmes à la propriété sur les ressources naturelles (MAG/EL, MH/E, MIAT, ONG, CT, POP).

12.3.1 Prendre en compte le financement de la composante « Conservation et Utilisation de la Diversité Biologique », dans l’utilisation du Fonds National de l’Environnement (MH/E, CNEDD, ONG, populations et bailleurs de fonds).

12.4.1 Poursuivre le processus de décentralisation en cours, de manière à réaffirmer le rôle des communautés de base, des ONG et associations, dans le processus de prise de décisions; (HCRA/D, MI/AT, MP, CT/ BD).

12.4.2 Favoriser l'implantation des unités significatives de développement (groupement villageois, groupement des éleveurs etc.) confortées par la décentralisation et l’autonomie des structures d’appui (MAG/EL, MP, MI/AT, CT/DB, POP).

12.4.3 Renforcer les capacités des ONG et associations nationales tant sur le plan de la formation, de l’équipement que celui des ressources financières   (MF, MAG/EL, bailleurs de fonds).

12.5.1 Mettre en place des mesures incitatives (foires, expositions, ateliers, réunions etc.) aux fins de responsabiliser les acteurs privés dans la conservation, l’utilisation durable de la diversité biologique et le partage équitable de ses éléments constitutifs; (MF, MC, MH/E, MAG/EL, Chambre de commerce).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Programme de Soutien aux ONG Nationales 1997-1999 MP, PNUD, BM Nationale
SDSA II 1994-1998 USAID, MAG/EL, MP, Populations Nationale
Elaboration d'une loi cadre sur l’Environnement 1998 MH/E, MP, MAG/EL, ONG, CNEDD et autres. Nationale
PGRN 1996-2001 MAG/EL, MP, MH/E, BM, Population. Nationale
Projet de Renforcement des Institutions Villageoises Tahoua (PRIVAT, phase II) 1997 et après 2000 MAG/EL, SNV, Populations locales. Régionale
Appui à l’Initiative de Gestion Locale des Rôneraies de Gaya (phase II)

1997-1998

MH/E, UICN, Populations locales.

Locale

Projet de Développement Communautaire de la zone périphérique Baban - Rafi 1997-1999 CARE INTER, Pop. Locale
Programme d’Appui de développement local de Maradi 1996-1998 Coop-Suisse, Pop. Locale
Projet Agro-forestier Ouest- Zinder (PAFOZ) 1995-1999 SOS.GB, MHE, Pop. Locale
PASADOP 1998-2003 SNV, MH/E, MAG/EL, Pop., ONG. Locale

ACTIONS EN ATTENTE

INTITULE

BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION

Projet ENERGIE II (Volet offre)

DANIDA Avancé
Promotion des services d’appui aux entreprises coopératives. BIT 5è phase

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Projet d'appui aux initiatives privées d'exploitation des ressources de la diversité biologique;

P.1 Programme national de renforcement des capacités d'encadrement des organisations de base, en particulier les associations féminines.

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THEME 13 : EVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES

PROBLEMATIQUE

Au Niger, pays sahélo-saharien, de nombreux indices attestent que la diversité biologique a subi de profondes modifications, quelquefois irréversibles. Les différentes activités anthropiques, appuyées souvent par les impacts négatifs de certains projets de développement ont eu une incidence directe et majeure sur l’environnement. Il s’agit, entre autres, de l’élevage, de l’agriculture, de l’exploitation des ressources forestières, du développement urbain, des activités industrielles et travaux d’infrastructures routières.

Tous les impacts cumulatifs récurrents n’ont jamais été pris en compte dans la mise en œuvre de ces projets. Cette situation trouve sa justification, entre autres dans le fait que jusqu’en fin 1996, le Gouvernement Nigérien ne disposait pas de législation appropriée en la matière. Pourtant, réalisées et mises en application, les études d’impacts environnementaux permettraient d’éviter des pertes énormes de ressources économiques et écologiques qui pourraient alors constituer des valeurs additionnelles significatives.

Tenant compte notamment de la Convention sur la Diversité Biologique, en ses articles 14a et 14b et des procédures et critères de financement de projets par certains bailleurs de fonds, les autorités nigériennes compétentes ont adopté l’ordonnance n° 001 97-001 du 10 Janvier 1997, instituant les études d’impacts environnementaux, pour tout projet de développement.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

13.1.- Création d’un cadre institutionnel et juridique favorable à la réalisation des études d’impact environnemental et en assurer l’opérationnalité.

13.2.- Formation des cadres et de tous les autres acteurs en techniques d’études d’impact environnemental. 

13.3.- Participation de la population aux procédures d’évaluation des impacts sur l’environnement, à travers les campagnes d’information et de sensibilisation.

MESURES PROPOSEES

13.1.1- Elaborer un programme de contrôle et de suivi de l’évolution de la diversité biologique (MH/E, MAG/EL, SE/CNEDD, Bailleurs de fonds).

13.1.2- Rendre opérationnel le Bureau d’Etudes et d’Evaluations d’Impact Environnemental (BEEIE) et le doter de moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission (MH/E, SE/CNEDD, Bailleurs de fonds).

13.1.3- Favoriser la création d’organisations actives de professionnels de l’environnement et plus particulièrement celles spécialisées dans le domaine des études d’impact environnemental (MP, MI/AT, MH/E).

13.1.4- Finaliser l’élaboration des textes d’application de l'ordonnance instituant les études d’impact environnemental, diffuser et appliquer effectivement ces textes (MH/E, MI/AT, MAG/EL, MM/E, SE/CNEDD).

13.2.1- Sensibiliser et informer les acteurs et promoteurs des projets sur le rôle etl’importance des études d’impact environnemental (UICN, Bailleurs de fonds, Ministères).

13.2.2- Développer un programme de formation en études d’impact environnemental (UICN,MH/E, MES/R/T, MEN, Bailleurs de fonds, MAG/EL, SE/CNEDD).

13.3.1- Promouvoir et soutenir les évaluations environnementales par les utilisateurs, au moyen de diagnostic rural participatif(MH/E,CNEDD,MM/E ,MJ/DH, MAG/EL, MP).

13.3.2 Développer un programme d’information, de formation et de sensibilisation de la population, en vue de sa participation effective aux évaluations d’impact environnemental (MH/E, SE/CNEDD, UICN, Bailleurs de fonds).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Projet de décret portant attributions, fonctionnement et composition du BEEIE ; A partir de 1998 MH/E

Nationale

Projet de décret portant sur les procédures d’évaluations d’impact environnemental ; A partir de 1998 MH/E Nationale
Appui à la formation de cadres nationaux en études d’impact environnemental par le PRI ; A partir de 1998 MH/E, PRI, ME/I Nationale
Projet de loi-cadre sur l’environnement A partir de 1998 MH/E, MJ, MT/T, MAG/EL Nationale
Réalisation d’une étude sur la qualité des ressources en eau souterraine A partir de 1998 - Nationale
Etude sur la modélisation pour le suivi des nappes

A partir de 1998

MH/E, FED, B.M.

Nationale

Projet de loi sur les déchets plastiques et métalliques A partir de 1998 AN, MH/E Nationale
Création d’une association des professionnels de l’environnement. A partir de 1998 Professionnels de l'environnement Régionale

ACTIONS EN ATTENTE

non identifiées

ACTIONS NOUVELLES

P1 Etude de faisabilité d’un observatoire national sur la diversité biologique;

P2 Programme national de formation en étude d’évaluation d’impacts environnementaux;

P3 Programme d’information et de sensibilisation des acteurs et des promoteurs de projets, sur le rôle et l’importance des études d’impact environnemental..

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THEME 14: INFORMATION, SENSIBILISATION, FORMATION ET RECHERCHE

PROBLEMATIQUE

Malgré la disponibilité des ressources humaines, l’existence de structures de formation et de recherche, la présence de certains projets d’éducation environnementale et de moyens de communication de masse (radio, télévision, etc.), les actions du Niger sur le plan de la politique intégrée d’information, de sensibilisation, de formation et de recherche sur la conservation, l’utilisation durable et le partage équitable de la diversité biologique, sont encore timides. Cela se traduit par une insuffisance des connaissances, de cadres formels et d’infrastructures en matière de diversité biologique. A cela s’ajoute la dispersion des informations sur la diversité biologique au niveau des différents services techniques. Par ailleurs, les programmes de formation actuels mettent peu l’accent sur les divers aspects liés à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique. La mauvaise gestion des ressources biologiques constatée résulte de toutes ces contraintes, mais aussi de l’insuffisance de la formation et de l’encadrement des utilisateurs.

Devant la gravité de ces problèmes, le Niger se doit de réagir par la mise en œuvre des dispositions des articles 12, 13 et 17 de la Convention sur la Diversité Biologique qu’il a signée et ratifiée.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

14.1 Elaboration d’une politique nationale d’information, de sensibilisation, de formation et de recherche, en matière de diversité biologique.

14.2 Promotion d'un système de collecte, de traitement et de diffusion de l’information sur la diversité biologique.

14.3 Promotion de la coopération scientifique et technique régionale et internationale, dans le domaine de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique.

14.4 Promotion d’un système de recherche-développement en matière de diversité biologique.

MESURES PROPOSEES

14.1.1 Développer un programme d’information, de formation et de sensibilisation des populations sur l'importance de la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique, concernant en particulier, les leaders d’opinion  (CNEDD, MH/E, CT/DB, MC/C).

14.1.2. Populariser en français et en langues nationales, les principaux documents relatifs à la diversité biologique (Convention sur la Diversité Biologique, documents sur l’Evaluation de la Diversité Biologique au Niger et sur la Stratégie / Plan d’Action (MP, MH/E, MAG/EL, MES/R/T, MEN, MC/C, SNRA, partenaires extérieurs, ONG et populations).

14.1.3.Adapter les programmes scolaires et universitaires de formation, de manière à mieux intégrer le souci de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique (MESR/T, MEN, MH/E, MAG/EL, partenaires extérieurs, élèves et étudiants).

14.2.1. Développer au niveau international, national, régional et local le mécanisme d’échange d’information mis en place par la Convention sur La Diversité Biologique (MC/C, MH/E, CNEDD, MAG/EL, MESR/T et partenaires extérieurs).

14.2.2. Créer un centre d’information et de documentation, spécialisé sur la Diversité Biologique (MH/E, MAG/EL, MP, MF/RE/P, ME/I, MESR/T, CNEDD et partenaires extérieurs).

14.3.1. Susciter et soutenir la participation des différents partenaires à l’élaboration, la mise en œuvre des projets liés à la conservation, l’utilisation durable et le partage juste et équitable des avantages liés à la diversité biologique (MAE/IA, MH/E, MAG/EL, CNEDD, ONG et partenaires extérieurs).

14.4.1. Développer des programmes de recherche dans les domaines de la conservation et de l’utilisation durable de la diversité biologique (SNRA et partenaires extérieurs).

14.4.2. Améliorer les conditions de travail du chercheur, du formateur, et du gestionnaire œuvrant dans le domaine de la diversité biologique et renforcer les infrastructures de formation et de recherche, pour une meilleure prise en compte des aspects relatifs à la diversité biologique (MF/RE/P, ME/I, MP, MESR/T, MAG/EL, MH/E, SNRA et partenaires extérieurs).

14.4.3. Rendre opérationnel le système de liaison entre la recherche et le développement à travers des équipes pluridisciplinaires (MESR/T, MAG/EL, MH/E, SNRA, ONG, Projets, etc.).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Programme de Formation / Information pour l’Environnement (PFIE) - phase2 1996-2000 MEN, CILSS, MH/E, Union Européenne Nationale
Projet d’Education Environnementale (PEE) 1993® MEN, UICN/NIGER, Coopération Danoise, MH/E, MP Nationale
Education en matière de population et à la vie familiale (EMP/VF) - MEN, FNUAP, UNESCO, ANBEF Nationale
Loi au village - RIDD-FITILA, Association TIMIDIRIA Nationale
Défense des droits de l’homme - ONG, USAID, ACDI, Union européenne Nationale

écanisme du Centre d’Echanges dans le cadre de la convention sur la diversité biologique

1998® FEM, Niger

Nationale

Radios rurales - MC/C, Coop. Allemande (GTZ) Régionale

ACTIONS EN ATTENTE:

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION
Programme de conservation des ressources phytogénétiques GEF EN INSTRUCTION

ACTIONS NOUVELLES

P.1. Projet d’information, de sensibilisation et formation sur la diversité biologique;

P.1. Programme de recherche sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique du Niger.

CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE


THEME 15: CADRE JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL

PROBLÉMATIQUE

cadre juridique: Il est caractérisé par les aspects principaux suivant:

  • la complexité de l’arsenal juridique: le Niger dispose d’un cadre juridique important
  • dans le domaine de l’environnement, avec trois cent dix sept (317) textes, dont deux cent quatre vingt trois (283) internes et trente quatre (34) textes internationaux (source: Avant-projet PNEDD).

Malgré cette multitude de textes, il faut relever:

  • le caractère non opérationnel de certains textes, du fait qu’ils sont dépassés;
  • l’intégration insuffisante des soucis de conservation et d’utilisation durable de la diversité biologique dans le comportement quotidien, malgré son importance pour l'économie nationale (90% des besoins de la population);
  • l’insuffisance de la prise en compte dans la législation nationale de la disposition prévue à l’article 1 de la Convention sur «Le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques»;
  • l’inexistence de dispositions permettant la recherche et la revalorisation des connaissances et des savoirs traditionnels favorables à la diversité biologique;

Le faible impact de la mise en œuvre du cadre juridique existant se traduisant:

  • la méconnaissance par les usagers/utilisateurs des dispositions pertinentes sur le concept de la diversité biologique, sa conservation et son utilisation durable;
  • la dévalorisation par le droit moderne de certaines règles traditionnelles favorables à la gestion durable de la Diversité Biologique;
  • la ratification par le Niger des traités internationaux protégeant la flore et la faune.

Il manque encore une harmonisation des textes nationaux entre les pays de la sous-région, ce qui entraîne des difficultés dans l'application de certaines conventions (cas de la pêche entre le Niger et le Mali).

cadre institutionnel: il est marqué par les carastéristiques ci -après:

  • les questions relatives à la diversité biologique étaient traitées par plusieurs structures réparties dans plusieurs ministères, avant la création du cadre actuel de coordination qu’est la Commission Technique sur la Diversité Biologique (CTDB) créée par arrêté n° 053/PM/CNEDD du 23 juillet 1997.

  • l'éxistence de plusieurs philosophies d’intervention en la matière, variant d'un partenaire à un autre.

  • l'évolution notable de la législation dans le cadre de l’organisation du monde rural et l’aménagement du territoire, avec l’adoption du document intitulé «Principes Directeurs d’une Politique de Développement Rural pour le Niger», du Code Rural (commissions foncières), des textes portant sur la décentralisation , sur le régime des coopératives rurales, etc.

Toutefois, un cadre d’organisation pour le transfert aux populations de certaines responsabilités, notamment dans le domaine de la gestion de la diversité biologique au niveau des terroirs, reste à définir.

En application des dispositions de la Convention sur la Diversité Biologique, telles que stipulées aux articles 8k, 8l et 8m ; 9d et 9e ; 15.1 et 15.7, il se dégage les orientations stratégiques suivantes, pour permettre une mise en œuvre efficace de ces dispositions:

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

15.1 Amélioration du cadre juridique relatif à la diversité biologique.

15.2 Renforcement et stabilisation du cadre institutionnel.

MESURES PROPOSEES

Cadre juridique

15.1.1 Assurer un suivi conséquent des conventions relatives à la diversité biologique (MH/E, MAE/IA, MAG/EL, CNEDD).

15.1.2 Harmoniser, alléger et clarifier davantage les textes en mettant l’accent sur les trois objectifs énoncés dans la Convention, à l’occasion de l’élaboration de la loi-cadre sur l’Environnement (MH/E, MAG/EL, ME/I, MI/AT, MP, MJ/DH/GS) .

15.1.3 Elaborer les textes complémentaires d’application des lois portant sur l’environnement, en prenant en compte les préoccupations relatives à la diversité biologique. (MH/E, MAG/EL, CNEDD).

15.1.4 Vulgariser les textes de base sur la diversité biologique auprès de la société civile, de l'administration publique, du secteur privé, des partenaires au développement, ( AN, MH/E, MAG/EL, MI/AT, MFP/T/E, MC, CNEDD, MJ/DH/GS, Chambre Commerce).

15.1.5 Harmoniser les textes nationaux découlant des traités internationaux, entre Etats voisins et créer un cadre adéquat de suivi et de contrôle (MH/E, MAE/IA, CNEDD, CILSS, CBLT, ALG, ABN, Commission Mixte Nigéro-Nigériane).

15.1.5 Elaborer et adopter une législation spécifique sur l’investissement privé dans le domaine de la diversité biologique (AN, MH/E, MC, MF/RE/P, MJ/DH/GS, Chambre Commerce, CNEDD).

cadre institutionnel

15.2.1 Assurer la stabilité des structures étatiques dont les attributions, concourent à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique ( PRN, AN , MINISTERES).

15.2.2 Doter la Commission Technique sur la Diversité Biologique en moyens humains, financiers et matériels conséquents (MH/E, MF/RE/P, CNEDD).

15.2.3 Privilégier les questions de conservation, d’utilisation durable et de partage équitable des bénéfices découlant de l’exploitation des ressources biologiques dans l’approche de gestion des terroirs, en créant un cadre favorisant les initiatives locales (MHE, MAG/EL, MP, Projets, BF,CNEDD).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Elaboration de la loi-cadre sur l’Environnement 1998 MH/E, CNEDD Nationale
Banques de données juridiques et judiciaires 1997-2001 MJ/DH/GS Nationale
Appui à la décentralisation 1997-1999 MI/AT; HCRA/D Nationale
Appui au processus électoral 1998 MI/AT Nationale
Mise en place des Commissions Foncières 1996 et suivantes MAG/EL, MH/E, PGRN Nationale
Actualisation du Code Forestier 1998-1999 MHE, FAO, Pop. locales, ONG, Associations. Nationale
Projet de renforcement des institutions villageoises Tahoua (PRIVAT) phase II 1997-2001 MAG/EL; SNV. Régionale

Elaboration des textes complémentaires à la loi d'orientation du code rural.

-

MAG/EL, MH/E, MJ/DH

Nationale

ACTIONS EN ATTENTE :

INTITULE ACTEURS NIVEAU DE NEGOCIATION

Projet de loi portant Régime des Organisations Locales de Gestion des Terroirs.

Sec. Permanent du Code Rural, MI/AT, MAG/EL, MH/E, Populations.

En instruction

Projet de loi sur le Règlement des Conflits Civils par voie de Conciliation. Sec. Permanent du Code Rural, MI/AT, MAG/EL, Populations. En instruction
Projet de loi sur les conflits relatifs à la gestion des espaces agro-pastoraux. Assemblée Nationale En instruction

ACTIONS NOUVELLES

P.1 Appui institutionnel aux structures nationales compétentes dans le domaine de la diversité Biologique;

P.1 Vulgarisation du texte de la convention sur la diversité biologique, ainsi que la législation nationale en la matière, y compris le code rural;

P.1 Encouragement de l'investissement privé dans le domaine de la diversité biologique, par l'élaboration et l'adoption d'une législation spécifique.

CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE


THÈME 16: CONNAISSANCES TRADITIONNELLES ET VALEURS SPIRITUELLES

PROBLÉMATIQUE.

Au Niger, environ 90% des besoins fondamentaux des populations rurales sont satisfaits à partir des ressources biologiques tirées de l’agriculture, de l’élevage et de la faune sauvage, de la foresterie, de la pêche et l'aquaculture (source: évaluation de la biodiversité, Mai 1998). La diversité biologique est ainsi quotidiennement exploitée dans des domaines aussi variés que l’alimentation, l’habitat, la santé, la culture, etc. La gestion de ces ressources, effectuée de tout temps par les communautés rurales a permis d’une part à l’homme d’être en harmonie avec son environnement et d’autre part d’accumuler des connaissances et pratiques traditionnelles transmises de génération en génération et favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique.

Ces connaissances et pratiques traditionnelles, peuvent encore aujourd’hui rendre d’éminents services au pays dans la gestion durable de la biodiversité en proie à une dégradation en partie liée à des modes d’exploitation, qui lui sont préjudiciables. Les plus dénoncés concernent la coupe inconsidérée du bois vert, l’exploitation des ressources végétales et animales menacées, certains prélèvements abusifs d'organes sur les végétaux pour l’alimentation humaine et animale, pour la pharmacopée traditionnelle et autres services domestiques.

Des mythes , chants, contes, proverbes, rites et interdits révèlent un réel souci de protection de l’environnement, à l’exemple du chant en zarma de l’arbre balku: Maerua angolensis:

«Tuurey baaba, balku ganjora
boro kan na balku nya beeri
kala a ma ni ganji wande
jine kaniyan».

Le chant de l’arbre balku dit à peu près, selon Mme Fatima M.,1997:

"Père des arbres de la brousse
est l’arbre balku Maerua angolensis
quiconque abat un arbre balku
ne pourra dormir le soir
devant son épouse’’.

Malheureusement, ces connaissances et pratiques traditionnelles favorables à une gestion durable de la biodiversité ne sont pas toujours accessibles, compte tenu de leur mode de transmission par les dépositaires. Ces derniers, conscients du rôle qu’ils jouent dans la société ne livrent pas à tout le monde leurs savoir et savoir-faire, de peur de transgresser des interdits et de ternir leur statut social. La transmission se fait plus généralement de père en fils ou entre des personnes de confiance.

L’institution d’un cadre adéquat de reconnaissance et de protection des droits de ces dépositaires des savoirs et savoir-faire, permettrait peut être de lever les obstacles et favoriser ainsi, l’accès aux connaissances qui incarnent des modes de vie traditionnels présentant un intérêt pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique.

En ratifiant la Convention sur la Biodiversité en Juillet 1995, le Niger s’engage dès lors à appliquer les dispositions de l’article 8 alinéa J de ladite convention, selon lesquelles «Chaque partie contractante, dans la mesure du possible et selon qu’il conviendra, sous réserve des dispositions de sa législation nationale, respecte, préserve et maintient les connaissances, innovations et pratiques des communautés autochtones et locales qui incarnent des modes de vie traditionnels présentant un intérêt pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique et en favorise l’application sur une plus grande échelle, avec l’accord et la participation des dépositaires de ces connaissances, innovations et pratiques et encourage le partage équitable des avantages découlant de l’utilisation de ces connaissances, innovations et pratiques».

Pour y parvenir, quelques éléments d’orientations stratégiques et les mesures ci-dessous sont proposées.

ORIENTATIONS STRATÉGIQUES

16.1.- Identification, reconnaissance, valorisation et diffusion des savoirs et savoir-faire traditionnels, favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique.

16.2.- Promotion et protection des droits des dépositaires des savoirs et savoir-faire traditionnels, favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique

16.3.- Création d’un cadre formel de collaboration entre les détenteurs des savoirs en général et ceux relatifs à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique en particulier.

MESURES PROPOSÉES

16.1.1 Adopter des approches permettant de collecter les connaissances et pratiques traditionnelles favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique (MH/E, Université, INRAN, ATPN).

16.1.2 Prendre en compte dans les programmes de formation et de recherche les connaissances et pratiques traditionnelles favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité (MH/E, MEN, Université, ATPN, INRAN, MSP).

16.1.3 Inventorier les connaissances et pratiques traditionnelles, favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité (MH/E, Université, INRAN, ATPN, ACCT).

16.1.4 Élaborer des dossiers de projets prenant en compte les connaissances et pratiques traditionnelles dans la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité (MH/E, Université, INRAN, ATPN).

16.1.5 Organiser des journées "porte ouverte" ainsi que des fora sur les connaissances et pratiques traditionnelles, favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité (MH/E, Université, INRAN, ATPN).

16.2.1 Elaborer des textes législatifs et réglementaires de gestion des ressources biologiques intégrant les connaissances et pratiques traditionnelles favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité (MH/E, MJ/DH/GS, MES/RT, MC/C).

16.2.2 Élaborer des textes législatifs et réglementaires, conformément aux dispositions de l’accord relatif aux aspects des droits des agriculteurs, de propriété intellectuelle liés au commerce (compensation, droit de propriété, brevet, partage des bénéfices), prenant en compte les connaissances et pratiques traditionnelles favorables à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité (MH/E, Université, INRAN, MC/C, MSP).

16.3.1 Créer l’ordre des tradipraticiens (MH/E, MI/AT, MSP, ATPN).

16.3.2 Mettre en place une équipe pluridisciplinaire pour promouvoir la recherche participative en matière de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité (MH/E, MSP, Université, ATPN, INRAN).

ACTIONS EN COURS

INTITULE PERIODE ACTEURS COUVERTURE
Travaux phytochimiques sur les espèces médicinales - Université Abdou Moumouni. Nationale
Programme d’Education Environnementale 1993-2000 UICN, Coop. Danoise, Départements de Zinder et Diffa Régionale
Association pharmaco-santé AMIN 1994 SNV, DED Coopération Canada Nationale

Médecine traditionnelle et pharmacopée: contribution aux études ethno-Botaniques et floristiques du Niger

1979 ACCT, UAMD, MSP Nationale

ACTION EN ATTENTE

INTITULE BAILLEURS DE FONDS POTENTIELS NIVEAU DE NEGOCIATION
Coopérative d’Herboristerie «BANITURI» Membres de la Coopérative et Autres En instruction

ACTIONS NOUVELLES.

P1. Création d’un réseau national des personnes détenant des connaissances et pratiques traditionnelles, en vue de l’étude et de la promotion des connaissances traditionnelles relatives à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique;

P1. Programme de recherche en pharmacopée traditionnelle vétérinaire;

P2. Poursuite des études des espèces médicinales du Niger;

P3. Appui aux tradipraticiens pour constituer des sources d'approvisionnement en plantes médicinales;

P3. Création de jardins botaniques nationaux et régionaux, pour conserver les espèces à grande valeur médicinale et/ou culturelle.

CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE


VI. PLAN D'ACTION NATIONAL DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

En élaborant le présent cadre de planification de la biodiversité, et en fixant une direction à suivre, celle de la <<Vision Nationale>>, le Niger compte poursuivre les actions en cours et entreprendre de nouvelles afin d'atteindre les trois objectifs majeurs de la convention d'une part et œuvrer pour un changement de mentalité et d'attitude de sa population en vue d'une conservation et d'une utilisation durable de la diversité biologique d'autre part.

Le changement de comportement souhaité à travers la vision nationale, pourrait s'opérer d'ici l'an 2024 ,c'est à dire dans le quart de siècle à venir si le cadre national de planification en matière de diversité est mis en œuvre dans toute sa dimension, tout en observant la souplesse nécessaire.

L'état actuel de la biodiversité au Niger nécessite que des solutions rapides soient apportées dans certains domaines d'intervention. C'est pourquoi, parmi les actions retenues dans la stratégie nationale, certaines d'entre elles jugées prioritaires ont été identifiées pour faire partie du présent Plan d'Action. D'une durée de 5 ans, il sera réactualisé en tant que de besoin, par l'insertion progressive des actions de priorité 2 et 3 de ladite stratégie.

Les actions prioritaires retenues dans les différents thèmes traités ont fait l'objet d'un regroupement et d'une harmonisation, afin de les insérer dans des ensembles cohérents formulés sous forme de projets et de programmes.

Le plan d'action est ainsi constitué d'un ensemble de programmes et projets présentés sous forme de fiches signalétiques, selon la méthode du cadre logique.

6.1. Regroupement des actions et identification des projets et programmes

P.1
DEVELOPPEMENT, PROMOTION DES SOURCES ALTERNATIVES D'ENERGIE

P.2
CONSERVATION DES
RESSOURCES GENETIQUES

P.3
AMENAGEMENT ET UTILISATION
DURABLE DES ECOSYSTEMES

A.1. Valérisation du charbon minéral A.1. Conservation des ressources floristiques et fauniques A.1. Conservation des écosystèmes sahariens
Création de Banque de gènes A.2. Aménagement et utilisation des aires protégées au Niger
Création de jardins zoologiques et arboreta dans toutes les régions Aménagement des aires protégées du Niger
Réhabilitation des centres semenciers nationaux Restauration des forêts classées du Niger
Conservation et valorisation des ressources génétiques Développement et aménagement des gommeraies du Niger
Création de réseaux d'aires protégées au Niger (Termit, Sirba, Tadress…) A.3. Protection, aménagement et rentabilisation des zones périphériques des aires protégées
Création des sanctuaires de protection des espèces menacées
Conservation de la faune et de la flore menacées
Réhabilitation du Jardin zoologique et de l'arboretum de Niamey
A.2. Promotion de l'utlisation du gaz naturel A.2. Dévéloppement de la pharmacopée et de la médécine traditionelle A.4. Aménagement et gestion des aires de parcours
A.3. Développement du Biogaz Appui à la sauvegarde des espèces médicinales Aménagement et gestion des zones pastorales
A.4. Promotion et utilisation de l'énergie solaire Appui à la connaissance des espèces médicinales Développement de l’élevage intensif des espèces fauniques menacées
   

 

Développement des cultures fourragères
A.5 Protection et restauration des écosystèmes menacés et /ou vulnérables
Mise en défens des écosystèmes menacés
Lutte contre les feux de brousse
Reforestation et restauration des terres dégradées
Réhabilitation des terroirs des régions menacées
Lutte contre les espèces envahissantes aquatiques et terrestres
A.6 Gestion intégrée des zones humides
Aménagement des grandes vallées
Aménagement des bassins versants

 

P. 4
SURVEILLANCE DES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

P. 5
RENFORCEMENT
DE CAPACITE ET APPUI INSTITUTIONNEL

P.6
BIOTECHNOLOGIES
ET BIOSECURITE

P.7
INFORMATION EDUCATION COMMUNICATION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

INFORMATION EDUCATION COMMUNICATION SUR LA DIVERSITE BIOLOGIQUE

A.1 Etude de faisabilité d'un observatoire national sur la Diversité Biologique A.1 Programme national en Education- Information environnementale A.1 Elaboration d'une stratégie nationale en matière de bio- sécurité A.1 Information, sensibilisation et formation en matière de diversité biologique
A.2 Etude sur la connaissance et l'évaluation des urgences environnementales A.2 Renforcement des capacités des institutions impliquées dans la gestion des catastrophes naturelles A.2 Mise en place d'infrastructure et d'équipement à l'utilisation et à l'application de la biosécurité A.2 Alphabétisation et éducation environnementale
A.3 Suivi des espèces endémiques et menacées de disparition A.3 Recherche sur la faune et ses habitats A.3 Formation de spécialistes nationaux en biosécurité A.3 Vulgarisation des textes de la convention et des textes nationaux sur la diversité biologique
A.4 Suivi des facteurs de pollutions et nuisances A.4 Renforcement des capacités des organisations de base et en particulier les organisations féminines    
Gestion des dèchets des exploitations minières A.5 Appui à l'élaboration des SDDR et SDDSR    
Suivi et contrôle de la qualité de l'eau et écosystèmes aquatiques A.6 Encouragement et investissement privés en matière de diversité biologique    
Evaluation de l'impact de l'exploitation minière sur la Diversité biologique A.7 Appui aux initiatives privées d'exploitation des ressources de la diversité biologique    
  A.8 Crédit rural en relation avec la conservation de la diversité biologique    

 

6.2. Liste sommaire des projets et programmes identifiés

L’analyse et le regroupement des actions selon les critères cohérents et logiques, a permis d’identifier les projets et programmes suivants:

P.1 Développement et promotion des sources d’énergie alternatives

P.2 Conservation des ressources génétiques
Ce programme est composé de deux (2) volets/projets importants:

La conservation des ressources floristiques et fauniques;
Le développement de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle.

P.3 Aménagement et utilisation durable des écosystèmes
Ce programme est composé de six (06) volets / projets:

Conservation des écosystèmes sahariens;
Aménagement et utilisation des aires protégées;
Protection, aménagement et rentabilisation des zones périphériques des aires protégées;
Aménagement et gestion des aires de parcours;
Protection et restauration des écosystèmes menacés et / ou vulnérables;
Gestion intégrée des zones humides.

P.4 Surveillance des éléments constitutifs de la Diversité Biologique

P.5 Renforcement de capacité et appui institutionnel

P.6 Biotechnologies et Biosécurité

P.7 Information, Education, Communication sur la Diversité Biologique

Ces projets/programmes qui constituent les éléments opérationnels de la stratégie nationale en matière de Diversité Biologique sont décrits à travers les fiches signalétiques suivantes:

 

INTITULE DE PROJET / PROGRAMME Développement, Promotion des sources d'énergie alternatives
SECTEUR D'INTERVENTION Energie et environnement
ORGANISME RESPONSABLE Ministère Chargé de l’ Energie
PROBLEMATIQUE, JUSTIFICATION Au Niger, environ 90% des besoins en énergie des ménages sont assurés par le bois. Cependant, la satisfaction de ces besoins constitue une menace pour les formations forestières qui sont surexploitées. En effet, ce sont plus de 2 millions de tonnes de bois qui sont annuellement prélevées alors que la production soutenable de ces formations ne dépasse guère 900 000T /an.

Pourtant d’autres sources d’énergie alternatives existent au Niger. Le pays dispose d’importantes ressources d’énergie éolienne, solaire, nucléaire, hydroélectrique et de potentiel en énergie fossile (charbon minéral) et biogaz dont la mise à contribution peut atténuer la forte demande de bois énergie.

Malheureusement ces sources d’énergie alternatives sont très faiblement utilisées d’où, la nécessité de les développer et de les promouvoir.

OBJECTIF GLOBAL (général) Conservation, utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique
OBJECTIF SPECIFIQUE Utilisation des sources alternatives d'énergie accrue
RESULTATS ATTENDUS 1 Les différentes sources d'énergie alternatives ainsi que leurs utilisations sont mieux connues
2 Les sources d'énergies alternatives sont disponibles et accessibles
ACTIVITES PRINCIPALES
  • Inventorier les différentes sources d’énergie alternatives ainsi que leur mode d’utilisation
  • Choisir, étudier les technologies et les équipements relativement aux sources d’énergie alternatives inventoriées
  • Choisir les sources d’énergie alternatives, les technologies et les équipements adaptéss
  • Sensibiliser et former les populations
  • Vulgariser les technologies et les équipements appropriés
  • Définir une stratégie adaptée pour rendre disponible et accessible les sources d’énergie alternatives
  • Exécuter la stratégie
  • Suivre et évaluer la stratégie
INDICATEURS DE SUIVI ET EVALUATION
  • Nombre de foyers (ménages) touchés
  • Nombre d'équipements diffusés
  • Quantité de bois substituée / économisée
ECHELLE D'INTERVENTION Nationale
PRINCIPAUX BENEFICIAIRES
  • Population (rurale et urbaine)
  • Société civile
  • Administration publique
PRINCIPAUX PARTENAIRES
  • Etat (MM/E; MH/E; MDS/P/PF)
  • Collectivités
  • Population
  • Bailleurs de fonds
DUREE 5 ans
DATE SOUHAITEE DE DEMARRAGE 2000

 

INTITULE DE PROJET / PROGRAMME

Conservation des ressources génétiques

SECTEUR D'INTERVENTION Développement Rural et environnement
ORGANISME RESPONSABLE Ministère chargé de l’Agriculture et de l’Elevage
PROBLEMATIQUE, JUSTIFICATION Au Niger, environ 90% des besoins fondamentaux des populations rurales sont satisfaits à partir des ressources de la Diversité Biologique.

Cependant, les éléments de cette Diversité Biologique restent encore mal connus et subissent des pressions liées entre autres à la croissance démographique et à des modes d’exploitation qui leurs sont préjudiciables. De plus, on assiste à l’exploitation des ressources végétales et animales menacées.

Cette mauvaise gestion des éléments de la Diversité Biologique conduit à une modification de l’écosystème et à une érosion génétique qui, si rien n’est fait, aboutiront à terme à la disparition de certaines espèces, à l’insécurité alimentaire et par conséquent à hypothéquer le développement.

Aussi, la conservation de la Diversité Biologique et des ressources génétiques nous apparaît non seulement comme un élément important de développement économique et social, mais également un facteur garantissant le bien être social.

OBJECTIF GLOBAL (GENERAL) Conservation, utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique
OBJECTIF SPECIFIQUE Les ressources sont mieux conservées et valorisées
RESULTATS ATTENDUS 1. Les aires de conservation in-situ, ex-situ des espèces animales et végétales sont répertoriées ou créées et gérées
2. Les ressources génétiques sont mieux valorisées
ACTIVITES PRINCIPALES
  • Mieux connaître et sauvegarder les espèces médicinales
  • Créer des réseaux d'aires protégées (termit, Sirba….)
  • Conserver la Faune et la Flore menacées
  • Créer des sanctuaires de protection des espèces menacées
  • Réhabiliter le jardin zoologique et l’arborétum de Niamey
  • Créer une banque de gènes
  • Créer des jardins zoologiques et arboréta régionaux
  • Réhabiliter les centres semenciers nationaux
  • Conserver et valoriser les ressources génétiques animales et végétales
  • Réhabiliter les centres de multiplication des bétails
INDICATEURS DE S & E
  • Catalogue de plantes médicinales
  • Catalogue des espèces végétales et animales menacées
  • Nombre de conservatoires des espèces animales et végétales créés
  • Nombre de jardins zoologiques et d’arboréta créés
  • Nombre de centres semenciers nationaux créés et/ou réhabilités
ECHELLE D'INTERVENTION Nationale
PRINCIPAUX BENEFICIAIRES Population, ONG, SNRA, Collectivités, Associations Professionnelles
PRINCIPAUX PARTENAIRES MH/E MES/RT, MSP, MAG/EL, SNRA, ONG, Collectivités, Associations Professionnelles, Partenaires extérieures
DUREE 5 ans
DATE SOUHAITEE DE DEMARRAGE 2000

 

INTITULE DE PROJET / PROGRAMME Aménagement et utilisation durable des écosystèmes
SECTEUR D'INTERVENTION Diversité Biologique
ORGANISME RESPONSABLE Ministère chargé de l'Environnement
PROBLEMATIQUE, JUSTIFICATION Au Niger, les écosystèmes naturels, regroupés dans trois grands ensembles ; arides, semi-arides et montagnards sont dans la plupart des cas menacés par la sécheresse, la désertification et la pression humaine, qui les rendent fragiles et vulnérables. Cette vulnérabilité est d’autant plus importante qu’elle influence la Diversité Biologique par l’érosion des espèces et la dégradation des écosystèmes. Cette situation est par ailleurs accentuée par l’absence d’une politique cohérente de gestion et d’un système de production peu performant. Pour l’inverser et conserver durablement la Diversité Biologique, des mesures appropriées doivent être prises à travers un programme cohérent d’aménagement et d’utilisation de ces écosystèmes.
OBJECTIF GLOBAL (GENERAL) Conservation, utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique
OBJECTIF SPECIFIQUE Protection, aménagement et conservation des écosystèmes assurés
RESULTATS ATTENDUS 1. Les écosystèmes sahariens mieux conservés
2. Les écosystèmes menacés ou vulnérables restaurés et protégés
3. Les Aires protégées réhabilitées et aménagées
4. Les zones périphériques des aires protégées, aménagées, protégées et centralisées
5. Les aires de parcours aménagées et mieux gérées
6. Les zones humides mieux gérées
ACTIVITES PRINCIPALES

¨Inventorier les ressources naturelles des écosystèmes sahariens
Identifier les utilisateurs et les menaces, de ces ressources naturelles
Identifier des actions prioritaires de conservation
Exécuter les actions identifiées
Identifier les écosystèmes menacés ou vulnérables
Inventorier leurs ressources
Identifier les actions de restauration des écosystèmes vulnérables
Mettre en défens les écosystèmes menacés
Inventorier les ressources naturelles des aires protégées
Elaborer des plans d’aménagement des aires protégées
Réhabiliter les aires protégées dégradées (actions de restauration)
Mettre en œuvre les plans d’aménagement des aires protégées
Inventorier les ressources naturelles des zones périphériques des aires protégées
Identifier les utilisateurs de ces ressources
Elaborer des plans de gestion des zones périphériques des aires protégées
Mettre en œuvre les plans de gestion
Inventorier les aires de parcours et leurs ressources
Inventorier les utilisateurs et les menaces des ressources de ces aires de parcours
Proposer des mesures de lutte contre les menaces (feux de brousse, plantes envahissantes)
Promouvoir l’élevage intensif
Inventorier les zones humides
Proposer des plans d’aménagement et de gestion des ces zones humides
Proposer des mesures de lutte contre les menaces (plantes envahissantes)
Mettre en œuvre le Plan d’Aménagement et de gestion des zones humides

INDICATEURS DE SUIVI & EVALUATION
  • Nombre d'ha mis en défens
  • Nombre d’ha traités en CES-DRS
  • Nombre d'ha de terre restaurés et reboisés
  • Nombre d'aires protégées aménagées
ECHELLE D'INTERVENTION Nationale
PRINCIPAUX BENEFICIAIRES Les populations, ONG, Sociétés civiles
PRINCIPAUX PARTENAIRES Les bailleurs de fonds, les populations, ONG
DUREE 10 ans avec 1ère phase de 5ans
DATE SOUHAITEE DE DEMARRAGE 2000

 

INTITULE DE PROJET / PROGRAMME Surveillance des éléments constitutifs de la diversité biologique (D.B)
SECTEUR D'INTERVENTION Diversité Biologique
ORGANISME RESPONSABLE Ministère Chargé de l’Environnement
PROBLEMATIQUE, JUSTIFICATION Malgré les efforts entrepris par le Niger dans le cadre de la conservation de la Diversité Biologique, la situation se caractérise aujourd’hui par une dégradation continue de l’environnement en général et de la biodiversité en particulier. Parmi les facteurs qui concourent à ce processus de dégradation, il faut noter entre autres :

- La faible connaissance des éléments constitutifs de la Diversité Biologique;
- La faible capacité des institutions de gestion des catastrophes naturelles ;
- La dégradation continue des éléments constitutifs de la Diversité Biologique;
- L’absence de coordination et le manque d’équipement.

La maîtrise du processus de dégradation de la Diversité Biologique passe d’abord par la régulation des actions anthropiques, mais aussi par une meilleure connaissance de la dynamique des éléments de la biodiversité.

Pour cela, il faudrait que le Niger arrive à assurer un suivi régulier du système.

Pour que les actions de lutte soient efficaces et durables, il faudrait qu’elles interviennent au moment opportun.

Le Niger doit disposer d’un instrument de prévention des calamités, ce qui suppose une surveillance continue des éléments de la Diversité Biologique .

OBJECTIF GLOBAL (GENERAL) Conservation, utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique
OBJECTIF SPECIFIQUE La surveillance continue des éléments constitutifs de la Diversité Biologique est assurée
RESULTATS ATTENDUS 1. Les cadres formés en techniques de suivi et évaluation de l'environnement
2. Plan de gestion des déchets des principales ressources minières exploitées au Niger ainsi que des carrières de ces ressources est élaboré et mis en œuvre
3. Système de circulation de l'information mis en place et opérationnel
4. Un répertoire et une base de données sur les urgences environnementales est établi
ACTIVITES PRINCIPALES
  • Identifier les domaines prioritaires en matière de formation
  • Elaborer et exécuter un plan de formation
  • Répertorier les principales carrières au Niger et leur mode d’exploitation
  • Réaliser une étude d’impact de l’exploitation des carrières
  • Etablir un plan de gestion des déchets et des carrières
  • Créer un observatoire sur la Diversité Biologique (DB)
  • Réaliser une étude sur la connaissance des éléments constitutifs de la Diversité Biologique
  • Réaliser une étude sur la connaissance des urgences environnementales et les risques majeurs
  • Créer et équiper des parcelles témoins de collectes des données
INDICATEURS DE S & E
  • Nombre de stations créées et équipées
  • Nombre de cadres formés
  • Plan de gestion adopté
  • Nombre de produits d’information diffusés
  • Fréquence de diffusion ¨ Nombre d’utilisateurs des produits d'information de la Diversité Biologique
ECHELLE D'INTERVENTION Nationale
PRINCIPAUX BENEFICIAIRES Population, MH/E , MM/E, MAG/El , Cab/PM CNEDD, ONG
PRINCIPAUX PARTENAIRES MH/E, Cab/PM, CNEDD, Bailleurs de Fonds, projet, INRAN, UAMD
DUREE 10 ans avec une première phase de 5 ans
DATE SOUHAITEE DE DEMARRAGE 2000

 

INTITULE DE PROJET / PROGRAMME Renforcement de capacité et appui institutionnel
SECTEUR D'INTERVENTION Développement des capacités en planification environnementale
ORGANISME RESPONSABLE Ministère chargé du Plan
PROBLEMATIQUE, JUSTIFICATION La stratégie nationale en matière de Diversité Biologique fait ressortir que les institutions gouvernementales sont insuffisamment outillées pour traiter de manière satisfaisante les questions relatives à la Diversité Biologique.

Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les autres formes de regroupements privés sont encore fragiles et ne sont pas tout à fait aptes à démarrer les activités découlant de la stratégie nationale. Cette difficulté résulte des principaux constats suivants:

  • Jeunesse de la structure nationale (la CTDB) mise en place dans le cadre de l’exécution de la convention sur la Diversité Biologique et absence de capacité en matière de fonctionnement, d’organisation, de suivi des activités de coordination, du cycle des projets;
  • Faible capacité en matière de gestion de l’information (collecte, analyse, diffusion) et de décision des structures nationales chargées de la gestion des catastrophes et plus particulièrement la gestion des catastrophes naturelles;
  • Insuffisance de spécialistes en EIE et effectif très réduit des ressources humaines familiarisées avec la procédure administrative d’évaluation environnementale;
  • Insuffisance de spécialistes en systématique;
  • Absence de programme de recherche sur la faune et ses habitats;
  • Insuffisance de cadres ayant une formation en matière d’analyse et de planification régionales et de techniques de prévision et de scénarii de développement, notamment en matière de gestion intégrée du territoire dans une perspective de préservation de la Diversité Biologique.
  • Insuffisance de moyens matériels pour le bon fonctionnement des structures;
  • Absence d’incitations suffisantes du secteur privé et associations pour investir dans le domaine de la Diversité Biologique (Accès au crédit, Soutien aux manifestations, Cadre juridique approprié).
OBJECTIF GLOBAL (GENERAL) Conservation, utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique
OBJECTIF SPECIFIQUE Capacité des acteurs nationaux dans la gestion, la conservation, l’utilisation durable et le partage équitable des ressources de la Diversité Biologique renforcée
RESULTATS ATTENDUS 1. Un cadre de concertation entre acteurs de la Diversité Biologique créé et opérationnel
2. Formation sur la technique de gestion et de conservation de la Diversité Biologique assurée
3. L'équipement des structures impliquées dans la gestion de la Diversité Biologique est renforcé
4. Les organisations de base sont responsabilisées dans la gestion de la Diversité Biologique.
ACTIVITES PRINCIPALES
  • Améliorer le système de gestion de la Diversité Biologique
  • Equiper la commission technique sur la Diversité Biologique
  • Soutenir la promotion des éléments constitutifs de la Diversité Biologique
  • Mettre à la disposition de la structure gestion des catastrophes naturelles, d’outils d’analyse et de moyens performants de gestion des catastrophes naturelles
  • Former les spécialistes en évaluation de l’impact environnemental et en systématique
  • Former les techniciens en analyse et planification régionales
  • Equiper les structures régionales et sous régionales
INDICATEURS DE S & E
  • Nombre de cadres formés en technique de gestion et de conservation de la Diversité Biologique
  • Nombre d’organisations de base assurant de manière autonome la gestion des ressources de la diversité biologique
  • Equipement mis en place par rapport aux besoins manifestés
  • Cadre de concertation entre acteurs de la diversité biologique
ECHELLE D'INTERVENTION Nationale
PRINCIPAUX BENEFICIAIRES Administration publique, ONG, Associations, secteurs privés nationaux, populations
PRINCIPAUX PARTENAIRES Etat, ONG, Secteur privé , population, Bailleurs de Fonds
DUREE 5 ans
DATE SOUHAITEE DE DEMARRAGE 2000

 

INTITULE DE PROJET / PROGRAMME Biotechnologies et Biosécurité
SECTEUR D'INTERVENTION Recherche et Développement
ORGANISME RESPONSABLE Ministère chargé de la recherche et de la technologie
PROBLEMATIQUE, JUSTIFICATION L’Etude sur l’évaluation de la biodiversité au Niger (Mai 1998), a montré que 90% des besoins fondamentaux des populations rurales du pays sont satisfaits à partir des ressources biologiques. Mais celles-ci subissent des menaces multiformes (actions anthropiques, sécheresse, désertification, inondations, érosion physique, érosion génétique, attaques parasitaires, baisse de fertilité des sols, de contrôle sanitaire, etc.).

Devant cette situation, le Niger s’est doté d' instruments juridiques et institutionnels visant la protection et l’utilisation durable des ressources génétiques, éléments qui s’avèrent insuffisants, voire inefficaces.

Actuellement, pour faire face à certaines de ces menaces, on est de plus en plus tenté à faire recours à des biotechnologies, en appui aux pratiques traditionnelles.

En effet, l’intégration des biotechnologies végétales à nos systèmes de production agricole pourrait apporter une amélioration aussi bien qualitative (culture de méristèmes, croisements interspécifiques) que quantitative (micropropagation, embryogenèse sanitaire), au niveau des rendements. Cette intégration pourrait également contribuer à assurer une meilleure conservation des éléments de la biodiversité.

Mais, l’utilisation de ces biotechnologies comporte des risques potentiels liés à l’introduction d’espèces étrangères et d’organismes génétiquement modifiés, pouvant entraîner des déséquilibres profonds dans le fonctionnement des écosystèmes.

Force est de constater que le Niger ne dispose pas actuellement des moyens nécessaires (infrastructures, ressources humaines suffisantes) pour utiliser efficacement ces biotechnologies, contrôler et maîtriser leurs risques.

Il est à noter actuellement non seulement un vide juridique et institutionnel en matière de biosécurité, mais également une absence de laboratoire de culture in-vitro et une insuffisance notoire de biotechnologistes.

Or, la République du Niger ayant ratifié la Convention sur la Diversité Biologique, notamment en ses articles 89 et 19, doit tout faire pour promouvoir les biotechnologies dans la valorisation de cette diversité biologique et pour prévenir les risques éventuels, par la mise en place d’une stratégie nationale en matière de biosécurité.

OBJECTIF GLOBAL (GENERAL) Conservation, utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique
OBJECTIF SPECIFIQUE Promotion des biotechnologies dans la valorisation de la Diversité Biologique et prévention des risques éventuels
RESULTATS ATTENDUS 1. Stratégie nationale et plan d'actions élaborés et mis en œuvre
2. Dispositif de contrôle de risques mis en place et opérationnel
3. Produits issus des biotechnologies sont effectivement exploités
ACTIVITES PRINCIPALES
  • Faire un diagnostic de la situation actuelle
  • Proposer des mesures législatives et réglementaires en matière de biotechnologies et biosécurité
  • Elaborer une stratégie nationale et un plan d' action en matière de biosécurité
  • Mettre en œuvre des directives techniques du PNUE contre la prévention des risques
  • Mettre en place des infrastructures et équipements adéquats
  • Former de nouveaux spécialistes en biotechnologies
  • Assurer la formation continue des biotechnologistes
  • Participer aux différentes rencontres portant sur les biotechnologies et la biosécurité
  • Collaborer au sein des réseaux biotechnologiques
INDICATEURS DE SUIVI ET EVALUATION
  • Niveau d’exécution de la stratégie en matière des biotechnologies / Biosécurité
  • Textes réglementaires disponibles
  • Nombre de Biotechnologistes formés
ECHELLE D'INTERVENTION Nationale
PRINCIPAUX BENEFICIAIRES SNRA, Producteurs, Population
PRINCIPAUX PARTENAIRES MH/E MAG/EL, MSP, MJ, ONG, Population, MP, SNRA, MES/RT
Bailleurs de fonds
DUREE 5 ans (1ère phase)
DATE SOUHAITEE DE DEMARRAGE 2000

 

INTITULE DE PROJET / PROGRAMME Information, Education, Communication (IEC)
SECTEUR D'INTERVENTION Education Environnementale (E.E)
ORGANISME RESPONSABLE Ministère chargé de l'Environnement
PROBLEMATIQUE, JUSTIFICATION Malgré la disponibilité des ressources humaines, l’existence de structures de formation et de recherche, la présence de certains projets d’éducation environnementale et de moyens de communication de masse (radio, télévisions, etc), le Niger ne dispose pas de politique intégrée d’information, de sensibilisation, de formation et de recherche sur la conservation, l’utilisation durable et le partage équitable de la diversité biologique. Cela se traduit par une insuffisance des connaissances, de cadres formels et d’infrastructures en matière de diversité biologique. A cela s’ajoute la dispersion des informations sur la diversité biologique au niveau des différents services techniques. Par ailleurs, les programmes de formation actuels mettent peu l’accent sur les divers aspects liés à la conservation et à la l’utilisation durable de la diversité biologique. La mauvaise gestion de ressources biologiques constatée résulte de toutes ces contraintes, mais aussi de l’insuffisance de la formation et de l’encadrement des utilisateurs.

La mise en œuvre du présent projet vise à contribuer à l’atteinte des objectifs de la convention en matière de diversité biologique, à travers la levée des contraintes identifiées ci-haut.

OBJECTIF GLOBAL Conservation, utilisation durable et partage équitable des ressources de la Diversité Biologique
OBJECTIF SPECIFIQUE La population gère de manière durable les éléments de la Diversité Biologique
RESULTATS ATTENDUS 1. Stratégie d'information et de communication élaborée et mise en œuvre
2. Les Populations sont mieux formées pour la conservation et l'utilisation durable de la Diversité Biologique
3. Les Populations sont mieux organisées pour la conservation et l'utilisation durable de la Diversité Biologique
ACTIVITES PRINCIPALES
  • Développer une stratégie IEC en matière de conservation et d’utilisation rationnelle des ressources de la diversité biologique
  • Mettre en œuvre la stratégie IEC
  • Suivre et évaluer la stratégie IEC
  • Appuyer les populations à définir et à mettre en place un système de gestion des différents éléments de la diversité biologique
  • Appuyer les populations dans la mise en place des structures de gestion adaptées
  • Former les membres des différentes structures selon les besoins identifiés.
INDICATEURS DE SUIVI ET EVALUATION
  • Stratégie IEC disponible ;
  • Niveau d’exécution de la stratégie IEC ;
  • Nombre de structures de gestion mise en place ;
  • Nombre de structures de gestion effectivement opérationnelles ;
  • Nombre de représentants des structures de gestion formés .
ECHELLE D'INTERVENTION Nationale
PRINCIPAUX BENEFICIAIRES Population
PRINCIPAUX PARTENAIRES
  •   La société civile
  • La population
  • Les bailleurs de fonds
DUREE 5 ans
DATE SOUHAITEE DE DEMARRAGE 2000

 

CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE


ANNEXE 1: GLOSSAIRE

Aire protégée: Zone géographiquement délimitée qui est désignée, ou réglementée, et gérée en vue d'atteindre des objectifs spécifiques de conservation.

Biodiversité ou diversité biologique: Variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre celles-ci ainsi que celle des écosystèmes.

Biodiversité aquatique: Diversité biologique dans les eaux douces et salées, y compris les terres humides, les tourbières, les marais, les eaux souterraines, etc.

Biotechnologie: Toute application scientifique et technologique à l'utilisation directe ou indirecte des organismes vivants, en entier ou en partie, ou des dérivés de ceux-ci, dans leur forme naturelle ou modifiée.

Conservation: Maintien ou utilisation durable des ressources de la Terre de manière à préserver la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes ainsi que les phénomènes évolutifs et autres qui les façonnent. La conservation peut comprendre ou non l'utilisation des ressources; autrement dit, certaines régions, espèces ou populations peuvent être soustraites à l'utilisation de l'homme dans le cadre d'une approche globale de conservation des paysages terrestres et aquatiques.

Conservation ex situ: Conservation d'éléments constitutifs de la diversité biologique en dehors de leur milieu naturel, souvent dans des établissements comme les zoos, les musées, les jardins botaniques, les aquariums et les banques de gènes.

Conservation in situ: Conservation des écosystèmes et des habitats naturels ainsi que maintien et reconstitution de populations viables d'espèces dans leur milieu naturel et, dans le cas des espèces domestiquées et cultivées, dans le milieu où se sont développés leurs caractères distinctifs.

Développement durable: Développement qui répond aux besoins actuels sans nuire à la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Ecosystème: Complexe dynamique de plantes, d'animaux et de micro-organismes et leur environnement non vivant qui, par leurs interactions, forment une unité fonctionnelle. Ce terme peut décrire les petites unités comme les grandes, depuis la simple goutte d'eau jusqu'à la biosphère en entier.

Espèce disparue au Niger: Espèce qui n'existe plus à l'état sauvage au Niger, mais qui existe ailleurs.

Espèce domestique ou cultivée: Toute espèce dont le processus d'évolution a été influencé par l'homme pour la satisfaction de ses besoins.

Espèce en danger de disparition: Espèce menacée d'extinction ou de disparition immédiate si les facteurs qui l'affectent continuent d'agir, entre autres, d'une espèce dont les effectifs ont été réduits à un niveau critique ou dont les habitats ont été détruits à tel point qu'elle est considérée comme en danger d'extinction immédiate.

Espèce endémique: Espèce présente à un seul endroit ou dans une seule zone écologique en particulier.

Espèce menacée: Espèce qui deviendra vraisemblablement en danger de disparition si les pressions d'origine naturelle ou humaine qui agissent sur elle ne sont pas inversées.

Espèce rare: Espèce dont les populations sont faibles et qui, bien qu'elle ne soit actuellement ni en danger de disparition ni vulnérable, est considérée comme en péril. Les individus des espèces ainsi désignées vivent ordinairement dans des endroits ou des habitats restreints ou sont très dispersés sur un territoire plus étendu. La rareté peut être définie aux niveaux local, régional, provincial, territorial, national ou mondial.

Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM): Mécanisme financier servant à offrir aux pays en développement des subventions et du financement à des conditions de faveur pour les aider à réaliser des projets et des activités visant à protéger l'environnement mondial. Il est administré conjointement par le Programme des Nations-Unies pour l'Environnement (PNUE) et par la Banque Mondiale. En 1994, 73 gouvernements participants ont accepté de verser dans le Fonds un total dépassant les 2 milliards de dollars US, à engager sur une période de 3 ans. Les ressources FEM doivent servir à des projets et activités touchant la biodiversité, les changements climatiques, les eaux internationales et l'appauvrissement de la couche d'ozone.

Habitat: Lieu ou type de site où un organisme ou une population existe à l'état naturel. Au cours de leur vie, certaines espèces peuvent avoir besoin de différents habitats à différentes fins.

Micro-organisme: Organisme visible seulement au microscope.

Organisme vivant modifié: Organisme génétiquement modifié par l'application de la biotechnologie, y compris les organismes qui l'ont été par la nouvelle technique de l'ADN recombinant, par mutagenèse ou par des méthodes classiques de reproduction ou de sélection.

Réhabilitation: Remise en santé et en état de fonctionner d'une espèce, d'une population ou d'un écosystème.

Ressources biologiques: Ressources génétiques, organismes ou éléments de ceux-ci, populations ou tout autre élément biotique des écosystèmes ayant une utilisation ou une valeur réelle ou potentielle pour l'humanité.

Ressources génétiques: Matériel génétique ayant une valeur réelle ou potentielle.

Technologie: Toute technologie, y compris la biotechnologie.

Utilisation durable: Utilisation des éléments constitutifs de la biodiversité d'une manière et à un rythme qui n'entraînent pas le déclin à long terme, préservant ainsi leur potentiel d'utilisation pour satisfaire aux besoins et aux aspirations des générations futures. Concerne également les utilisations consommatrices des ressources biologiques, aux fins de la Stratégie.

CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE


ANNEXE 2: SIGLES ET ACRONYMES

ACCT Agence de Coopération Culturelle et Technique

AFD Agence Française de Développement

AFVP Association Française des Volontaires du Progrès

ANEB Association Nigérienne des Exploitants du Bois

ANTP Association Nigérienne des Tradipraticiens

ACDI Agence Canadienne pour le Développement International

BAD Banque Africaine de Développement

BEEIE Bureau d'Etudes et d'Evaluation d'Impact Environnemental

BID Banque Islamique de Développement

BM Banque Mondiale

BOAD Banque Ouest-Africaine de Développement

CCE Commission de la Communauté Européenne

CEE Communauté Economique Européenne

CERRA Centre Régional pour la Recherche Agronomique

CFD Caisse Française de Développement

CILSS Comité Inter-Etats de Lutte Contre la Sécheresse au Sahel

CIRA Centres Internationaux de Recherche Agronomique

CIRAD Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement

CITES Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvage menacées d'extinction

CMB Centre de Multiplication du Bétail

CNEDD Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable

CNSF Centre National de Semences Forestières

CTDB Commission technique sur la diversité biologique

CTFT Centre Technique Forestier Tropical

DANIDA Agence Danoise pour la Coopération Internationale

DE Direction de l’Environnement

DED Association des Volontaires Allemands

DMN Direction de la Météorologie Nationale

DMP Programme en Marge du Désert

DRF Département de Recherches Forestières

IEMVT Institut d'Elevage et de Médecine Vétérinaire Tropicale

FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

FED Fonds Européen de Développement

FENU Fonds des Nations Unies pour l’Equipement

FIDA Fonds International de Développement Agricole

FEM Fonds pour l'Envionnement Mondial

FSA Faculté des Sciences Agronomiques

GEF Global Envionment Facility

GTZ Agence Allemande de Coopération

ICRISAT International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics

IDA Agence Internationale pour le Développement de l'Agriculture

IEC Information,Education,Communication

IEMVT Institut d'Elevage et Médécine Vétérinaire Tropicale

INRA Institut National pour la Recherche Agronomique (France)

INRAN Institut National de Recherches Agronomiques du Niger

IPGRI Institut International pour les Ressources Phytogénétiques

IPALAC Institut de Développement de Culture de Zones Humides (Israël)

IRAM Institut de Recherche et d'Application desMéthodeDéveloppement

KFW Agence Allemande de Financement

M Ministère

MAE/IA Ministère des Affaires Etrangères et de l'Intégration Africaine

MAG/EL Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage

MC/C Ministère de la Communication et de la Culture

MCI Ministère du Commerce et de l'Industrie

ME/I Ministère de l'Equipement et des Infrastructures

MEN Ministère de l’Education Nationale

MES/RT Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de la Technologie

MF/RE/P Ministère des Finances, des Réformes Economiques et de la Privatisation

MH/E Ministère de l’Hydraulique et de l’Environnement

MI/AT Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire

MJ/DH/GS Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux

MJ/S/SN Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Solidarité Nationale

MM/E Ministère des Mines et de l'Energie

MP Ministère du Plan

MSP Ministère de la Santé Publique

MT/T Ministère des Transports et du Tourisme

OCI Organisation de la Conférence Islamique

OMS Organisation Mondiale de la Santé

ONAREM Office National de Recherches Energétiques et Minières

ONG Organisation Non Gouvernementale

ORSTOM Institut Français de Recherche Scientifique pour le Développement en Coopération

OSS Observatoire du Sahel et du Sahara

PADADD Projet d'Appui au Développement Agricole dans le Département de Diffa

PADER Projet Appui au Développement Rural du Département de Dosso

PAIGLR Projet d'Appui aux Initiatives de Gestion Locale des Rôneraies

PAM Programme Alimentaire Mondial

PAN/LCD/GRN Plan d’Action National de Lutte Contre la Désertification et de Gestion des Ressources Naturelles

PASADOP Programme d'Appui à la Sécurité Alimentaire et au Développement des Organisations Paysannes

PBVT Projet Basse Vallée de la Tarka

PCRD Programme Crédit Rural Décentralisé

PGI Programme Grande Irrigation

PGRN Programme de Gestion des Ressources Naturelles

PPODR Projet Petites Opérations de Développement Rural

PPPIP Projet Pilote de Promotion de l'Irrigation Privée

PNAE Plan National d’Action Environnementale

PNEDD Plan National de l’Environnement pour un Développement Durable

PNLCD Plan National de Lutte Contre la Désertification

PNRA Programme National de Recherche Agronomique

PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement

PNUE Programme des Nations Unies pour l’Environnement

PREDAS Programme Régional des Energies Domestiques et Alternatives au Sahel

PRI Programme de Réhabilitation des Infrastructures

PRIVAT Projet Participatif de Renforcement des Institutions Villageoises pour le Développement de l'Agriculture dans le Département de Tahoua

PROZOPAS Projet d'Aménagement de la Zone Pastorale

PRSAA Programme de Renforcement des Services d'Appui à l'Agriculture

PSN-FIDA Programme Spécial National FIDA-NIGER

RID Réseau International du Dattier

RGF Ressources Génétiques Forestières

ROSELT Réseau d'Observation Ecologique sur le Sahel et le Sahara à Long Terme

RPG Ressources Phytogénétiques

RPTES Revue de Politiques et de Stratégies dans le Secteur de l'Energie Traditionnelle

SAP/GC Système d'Alerte Précoce et de Gestion des Catastrophes

SDDR Schéma Directeur de Développement Régional

SDDSR Schéma Directeur de développement Sous Régional

SDSA II Subvention au Développement du Secteur Agricole

SE/CNEDD Secrétariat Exécutif du Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable

SIE Système d'Information Environnementale

SIG Système d'Information Géographique

SIGNER Système d'Information Géographique du Niger

SNRA Système National de Recherche Agronomique

SNV Association Néerlandaise pour le Développement

UAM Université Abdou Moumouni de Niamey.

UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de Ressources( Alliance Mondiale pour la Nature )

UE Union Européenne

USAID Agence Américaine pour le Développement International.

CONSERVONS LA BIODIVERSITE, SOURCE DE VIE ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE


ANNEXE 3: RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Anada Tiéga: Rapport de mission effectuée du 20 au 22 mai 1992 dans la Réserve Totale de Faune de Tamou et le Parc National du "W", pour le compte du Corps de la Paix; Juin 1992.

Anada Tiéga: Rapport de mission effectuée du 8 au 10 avril 1992 dans la Réserve Partielle adjacente à la limite Nord-est du Parc National du "W", pour le compte du Corps de la Paix.

Arrêté n°0 61/MH/E/DFPP/DAAF/SAP du 30 Septembre 1993 portant création du Comité National de Lutte contre la Jacinthe d'eau.

Avant-Projet du document PNEDD, Mars 1998.

Banque Mondiale, 1998, Draft d'Etude régionale en Agriculture, Gestion des Ressources Naturelles et Sécheresses, 38 p.

Bilan diagnostic de la Problématique environnementale et Identification des programmes prioritaires pour un Développement Durable: Rapport d'études régionales (Maradi, Zinder, Diffa, Tahoua, Agadez, Tillabéry, Dosso, Communauté Urbaine de Niamey), Septembre 1997.

Convention sur la Diversité Biologique: Texte et Annexes.

CILSS/Club du Sahel, 1981a, Analyse du secteur forestier et proposition: Cas du Niger, Volume I: rapport, 1981, 138 p.

CILSS/Club du Sahel, 1981b, Analyse du secteur forestier et proposition : cas du Niger, Volume III : Annexes 1 à 9, avril 1981, 178 p.

Cabinet d'Etudes et de Conseil Maîna BOUKAR, 1997 - Analyse des Stratégies de Croissance Agricole et de Lutte contre la Pauvreté en milieu rural.

Daufresne Tanguy, Duchesne Jean-Batiste, Henri Géraldine: Le Parc National du "W" du Niger: un sanctuaire de la savane Nord-soudanienne.

Décret n° 98-108/PRN/MSP du 12 Mai 1998 instituant le Contrôle sanitaire des denrées alimentaires à l'importation et à l'exportation.

Diagnostics environnementaux ( synthèse): PRE, 1998.

Directives Techniques Internationales du PNUE concernant la Prévention des Risques Biotechnologiques.

Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, Centre de Montpellier: Parc National du "W" (NIGER), Proposition pour un projet d'aménagement du Parc et de sa zone périphérique; Montpellier, Mars 1992.

Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, Centre de Montpellier: Parc National du "W" (NIGER), Typologie et Cartographie de la végétation du Parc National et de la Réserve de Faune de Tamou; Montpellier, Novembre 1992.

Etude sur le Bilan des expériences en matière d'aménagement des Forêts (Watta ISSOUFOU, Hamadou MAMOUDOU), 1994.

Evaluation de la diversité biologique au Niger: SE/Commission Technique Nationale.

FAO. 1993a. Centre d'Investissement, Programme de coopération FAO/Banque mondiale, Niger: Programme National de Gestion des Ressources naturelles, Mission de préparation, rapport n° 52/93 CP-NER 29, 3 volumes, Rome, Avril 1993.

FAO, 1993b, Programme National de Gestion des Ressources Naturelles, mission de préparation, volume I de III : Rapport principal et annexes 1-3, 1993, 79 p et annexes.

FAO, 1995, Conservation et Utilisation Durable des Ressources Phytogénétiques pour l’Afrique de l’Ouest, Ebauche du rapport de synthèse sous-régionale et Propositions pour le Plan d’Action, Réunion sous-régionale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale (Sénégal, Dakar, 27 – 30 novembre 1995), 20 p. et annexes.

Fatima M.; Alimata S; Claire D.; 1997 - Lectures Plurielles des Savoirs Paysans / Communications; Université Abdou Moumouni de Niamey.

FRANK HART et coll. Du KPMG, 1997 - La perspective de l'industrie sur le protocole international de biosécurité des Nations Unies: Les enjeux concernant les denrées de base du secteur agricole.

INRAN, 1997, Révision du Plan à Long Terme de la Recherche Agronomique, Commission Ressources Naturelles et Environnement, 1997, 32 p.

J. M. Consultants: Programme Régional d'Aménagement des Parcs Nationaux (Pendjari et W) et des Réserves avoisinantes au Bénin, Burkina-Faso et Niger; Paris, Mai 1993.

John E. Newby: Rapport spécial sur le Pâturage illégal au Parc National du "W" du Niger.

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