LA STRATÉGIE NATIONALE ET LE PLAN D'ACTION EN MATIÈRE DE DIVERSITÉ BIOLOGIQUE


1. GENERALITES

1.1. Des caractéristiques générales du pays

1.2. De la diversité biologique du Niger

1.3. Des ressources

1.4. Du cadre institutionnel et juridique

Au plan juridique, on note l'existence d'un arsenal de textes réglementaires relatifs à la gestion de la DB au Niger, même si ces textes présentent l'inconvénient de n'avoir pas suffisamment intégré le souci de la conservation et de l'utilisation durable de la diversité biologique. L'évolution qualitative des textes nationaux fait suivre celle des orientations politiques.

Ainsi, dans le domaine de l'environnement en général, le Niger dispose d'un cadre juridique important avec 317 textes actuellement en vigueur, dont 283 textes à caractères internes et 34 textes internationaux dont l'application nécessite un important travail d'harmonisation.

Du point de vue institutionnel, de très bonnes perspectives se dessinent à l'horizon quant à l'amélioration du cadre de gestion de la DB du Niger. En effet, deux initiatives heureuses ont conforté l'engagement du Niger dans le processus de l'application de la convention sur la DB: la création de la Commission technique sur la DB par arrêté n°053/PM/CNEDD du 21 juillet 1997, qui constitue un cadre idéal de réflexion et d'élaboration de la Stratégie Nationale et du Plan d'action en matière de Biodiversité, et la mise en œuvre du projet NER/97/G31/A/1G/99 dont l'objet principal est d'aider à l'élaboration de la stratégie susmentionnée.

De nombreuses autres actions ont été menées avant même la ratification de la Convention intervenue en 1995; il s'agit entre autre de l'adoption en 1992 de l'ordonnance portant "principes directeurs d'une politique de développement rural au Niger", du lancement de la révision du code forestier, de la loi sur la chasse, du régime de la pêche, de l'adoption de la loi d'orientation du code rural et du régime de l'eau, etc.

La question de la biodiversité a un caractère pluridisciplinaire et multisectoriel. Elle implique par conséquent plusieurs institutions aujourd'hui à des degrés divers. Dans le cadre global du processus d'élaboration du Plan National de l'Environnement pour un Développement Durable, toutes les institutions étatiques et organismes nationaux ont fait l'objet d'analyse diagnostique. Cette analyse a permis de préciser la mission fondamentale, le champ de partenariat ainsi que les rôles que les différentes structures jouent dans le cadre de l'élaboration et de la mise en œuvre du Programme National en matière de Biodiversité sous la coordination générale du Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable (CNEDD) et d'un comité de pilotage.

Ainsi, les responsabilités essentielles ci-après pourraient être dévolues à chacun des acteurs:

. Secteur public

  • la définition des politiques et stratégies en matière de DB et l'élaboration des outils de planification;
  • la mise en œuvre des projets à caractère institutionnel;
  • la définition et le contrôle de l'application du cadre législatif et réglementaire au niveau national, et le suivi des conventions internationales;
  • le développement de la coopération internationale;
  • la coordination dans la mise en œuvre des actions;
  • la recherche, la formation et le contrôle du matériel génétique;
  • la réalisation des études diverses et la création d'un cadre adéquat pour la valorisation des résultats de ces études.

. Secteur privé

  • le développement des filières commerciales (textes sur la chasse, la pêche et l'élevage);
  • la valorisation des ressources biologiques;
  • l'approvisionnement en intrants;
  • la contribution au développement du tourisme cynégétique et de vision;
  • la contribution à la conservation de la DB (développement des fermes et ranches à gibier etc.)

. Les collectivités territoriales

  • la définition des politiques et stratégies au niveau régional, sous-régional en tenant compte bien sûr des orientations nationales;
  • l'élaboration et la mise en œuvre des schémas directeurs et plans de développement;
  • le financement des actions de conservation de la DB;
  • l'information et la sensibilisation sur la nécessité de préserver la DB et ses éléments constitutifs en vue de leur utilisation durable;
  • le développement de la coopération décentralisée;
  • la création et l'aménagement des aires protégées locales;
  • la gestion des zones de chasse coutumières.

. Les organisations communautaires de base (OCB)

  • la participation à l'élaboration et à la mise en œuvre des actions;
  • la participation à la mise en place et au fonctionnement des systèmes de mobilisation de l'épargne et de crédit en milieu rural;
  • la mobilisation des ressources humaines pour les travaux d'intérêt communautaire centré sur la conservation et la gestion durable de la DB.

. Les organisations non gouvernementales (ONG) et associations

  • l'élaboration et la mise en œuvre (y compris la recherche de financement) des projets conformément aux orientations nationales;
  • la formation et la sensibilisation;
  • la coopération (partenariat);
  • la participation à la réalisation des études.

  

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Dernière mise à jour:  23-08-04


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