1.Introduction
Le bilan diagnostic en matière d'environnement et de développement
durable présenté dans le document du PNEDD fait ressortir une dégradation
accélerée et continue du capital productif du fait de la pression démographique,
des pratiques agro-pastorales inappropriées, de l'aridité du
climat… Cette situation se traduit par la fragilité des systèmes
de productions avec comme conséquences une baisse de la productivité
et l'insécurité alimentaire. Cela conduit à la paupérisation et à
l'exode rural.
Par ailleurs, la surexploitation des ressources forestières a
entrainé une crise dans le domaine de l'énergie domestique et une dégradation
des éléments constitutifs de la bio-diversité.
Il y a lieu de noter aussi que le pays est confronté à d'autres
problèmes environnementaux tels que l'ensablement des terres de
cultures et des points d'eau, l'envahissement des aires de pâturage
et du fleuve Niger par des mauvaises plantes, respectivement Sida
cordifolia et Echhornia crassipes.
En ce qui concerne les ressources en eau, bien que le Niger dispose
d'importantes réserves en eau souterraines, le problème réside dans
la maîtrise de l'exploitation de la ressource eau pour satisfaire les
besoins de sa population.
Tirant les leçons des différentes approches développées antérieurement
et pour faire face à cette situation qui n'est pas encore désespérée,
le Niger entend mettre en œuvre à travers le PNEDD une nouvelle
stratégie de gestion du capital productif basée sur l'environnement
et le développement durable. Cette stratégie est axée sur six
programmes prioritaires définis au point 3.3.5 du PNEDD. Les actions
à court terme retenues se rapportent plus particulièrement aux
quatre programmes majeurs ci-après :
- Programme d'action national de luttre contre la désertification
et de gestion des ressources naturelles (PAN/LCD/GRN);
- Programme eau et développement durable;
- Programme énergie et développement durable;
- Programme environnement urbain et cadre de vie.
S'agissant des programmes sur la diversité biologique et les
changements et variabilités climatiques, des actions sont présentées
non pas de manière spécifique, mais de façon diffuse à travers les
quatre (4) programmes majeurs sus-mentionnés. En attendant la mise en
œuvre du PNEDD, des actions à court terme sous forme de petites opérations
repondant à des besoins ressentis et exprimés par les populations et
s'inscrivant dans les orientations et perspectives du PNEDD, seront
identifiées et exécutées.
2. Justification
La pression sur les ressources naturelles pour satisfaire des
besoins de plus en plus croissants des populations a engendré une détérioration
des conditions écologiques et économiques avec de graves problèmes
d'insécurité alimentaire et de pauvreté. Pour y remédier de façon
durable, l'exécution des programmes prioritaires s'impose. Mais comme
la définition et la mise en œuvre de ces programmes requièrent une
préparation plus ou moins longue, il s'avère nécessaire de prendre
des dispositions sans délai pour atténuer la dégradation du capital
productif et empêcher ainsi que certains phénomènes ne deviennent
irréversibles. C'est dans ce contexte que s'inscrivent les actions à
court terme. A titre indicatif, quelques actions possibles sont présentées
en annexe.
3. Définition
Les actions à court terme sont des petites opérations de
protection du capital productif, de récupération de celui dont la dégradation
est encore limitée, conformément à la convention des Nations Unies
sur la lutte contre la désertification et/ou de préparation de
certaines actions d'envergure à moyen ou à long terme. Elles visent
la satisfaction des besoins réels pressants ressentis et exprimés
par les populations; elles sont conçues et réalisées localement par
les populations au moyen des technologies appropriées et des budgets
mobilisables à l'échelle locale d'abord dans des délais réduits.
Les actions à court terme sont perçues, par ailleurs, comme une
stratégie de communication du PNEDD et un tremplin aux programmes
d'actions prioritaires.
4. Objectif
Les objectifs généraux poursuivis par les actions à court terme
s'inscrivent dans la droite ligne de ceux des programmes prioritaires
majeurs. Il s'agit essentiellement de:
- organiser et faire participer les populations rurales dans la
gestion des ressources naturelles;
- mobiliser les ressources en eau en vue de sécuriser les différentes
productions;
- assurer la sécurité alimentaire et énergétique des
populations.
- assurer une gestion durable des ressources naturelles dans les
terroirs;
- améliorer les conditions de vie des communautés rurales;
Spécifiquement, les actions à court terme visent les objectifs
suivants:
- protéger les sites de cultures contre l'érosion;
- récupérer et mettre en valeur les terres dégradées à des
fins agro-sylvo-pastorales;
- protéger les points d'eau contre l'ensablement et les plantes
envahissantes;
- augmenter la productivité et la production;
- impliquer les populations et les autres partenaires dans le
processus de décision et de gestion du PNEDD;
- réduire la consommation du bois-énergie.
5. Stratégies
Pour atteindre les objectifs fixés aux actions à court terme, les
stratégies à mettre en œuvre seront axées sur:
- l'adhésion des populations à la conception, à l'exécution et
au suivi-évaluation des projets;
- la promotion d'un cadre favorable à la responsabilisation des
organisations de base et à la participation de la société
civile dans la gestion des ressources naturelles pour assurer la
perennité des investissements réalisés;
- la réalisation dans les terroirs villageois des actions de
protection et de restauration du capital productif à effets immédiats
ou perceptibles à moyen terme et la mise en place
d'infrastructures à dimension locale;
- la vulgarisation des technologies éprouvées et maîtrisables
par les populations inspirées du savoir faire endogène et
utilisant des matériaux locaux;
- l'encouragement de la participation financièreet/ou matérielle
des populations bénéficiaires dans la réalisation de certaines
actions en vue de pérenniser les investissements et assurer la
relève.
6. Critères de sélection
Pour être retenues, les actions à court terme doivent répondre
aux critères suivants:
- les actions doivent être une émanation des populations c'est-à-dire
qu'elles doivent être identifiées et proposées par celles-ci;
- elles doivent s'inscrire dans le cadre de la protection et de
restauration du capital productif et des actions entrant dans le
cadre des programmes prioritaires d'environnement et de développement
durable;
- elles ne doivent pas excéder 12 mois de délai d'exécution;
- elles doivent privilégier des technologies éprouvées et maîtrisables
par les populations prenant en compte le savoir faire endogène;
- l'engagement des populations doit être un élément déterminant
car c'est un indicateur essentiel de la pérennité des réalisations.
Le niveau de l'apport des bénéficiaires doit être au moins égal
à 10 % du montant des investissements;
- les effets des réalisations doivent être immédiats et
mesurables par les populations elles mêmes;
- la complémentarité avec le système d'alerte précoce et de
gestion des catastrophes (SAP/GC) ou toute autre activité
similaire doit être systématiquement recherchée pour éviter
une duplication d'efforts;
- les bénéficiares doivent s'engager à respecter les conditions
du projet même lorsque d'autres partenaires interviennent avec
des modalités différentes;
- le coût des opérations doit être supportable (c'est-à-dire
compatible avec les ressources internes (populations, collectivités
et Etat)) en vue de rentabiliser les investissements.
7. Mécanismes et fonctionnement
Les actions à court terme sont nécessairement ciblées, locales
et limitées; par conséquent elles doivent être exécutées par des
structures légères avec des procédures simplifiées telles que les
ONG. Une agence spécialisée relevant du CNEDD dénommée "le
bureau des actions court terme"dotée d'autonomie
d'intervention sera chargée d'appuyer les structures d'exécution et
les bénéficiaires à identifier, concevoir les projets, formuler les
requêtes et d'assurer le suivi-évaluation des projets. Le projet
sera doter d'une autonomie financière sur la base d'un plan d'action
et d'un budget approuvé par les instances de décision du CNEDD.
7.1. Le Secrétariat Exécutif
Le Secrétariat Exécutif est l'instance d'orientation et de décision.
Il approuve le plan d'action et le budget ainsi que les rapports d'exécution
et de suivi-évaluation établis par le bureau des actions urgentes
ainsi que celui du comité de sélection. Il dote le bureau des moyens
et d'un fonds et lui octroie l'autonomie nécessaire à la bonne exécution
de ses missions.
7.2. Le comité de sélection
Le comité est composé de deux représentants de l'administration, du
chef du bureau des actions à court terme et deux représentants de la
société civile provenant des ONG ayant pour centre d'intérêt
l'environnement, tous nommés intuitis personae pour un mandat d'un an
renouvelable; ils sont nommés par les structures qu'ils représentent.
Le comité peut faire appel à toute personne compétente à titre
consultatif.La présidence du comité est assurée par l'un des représentants de
la société civile élu par les autres membres pour affirmer la
volonté de responsabiliser les populations et de concéder la réalisation
des projets à la société civile. Le secrétariat est assuré par le
chef du bureau des actions à court terme.Le comité se réunit tous les mois ou sur requête motivée du chef
du bureau des actions à court terme.
Il approuve les critères de sélection des dossiers des actions à
court terme à soumettre au financement du fonds.Il s'assure du suivi de l'exécution des projets approuvés et veille
à la bonne utilisation des ressources allouées.Il suspend ou annule les projets dont l'exécution n'est pas conforme
au cahier de charges.Il rend compte de ses activités au Secrétaire Exécutif par un
rapport mensuel ou chaque fois que de besoin.
7.3. Le bureau des actions à court terme
Le bureau des actions à court terme sera constitué par des cadres de
l'Administration et/ou de la société civile ayant des références
en matière de gestion des projets éprouvées et une expérience en
gestion du développement en Afrique. Il doit être une structure légère
et faire exécuter les projets par les ONG locales, les OCB ou les
micro entreprises en fonction de leurs compétences et de leur présence
dans les zones d'intervention. Il est chargé:
- d'élaborer le plan d'actions et le budget du bureau ainsi que
celui des projets soumis au bureau pour financement en
concertation avec les différents acteurs concernés;
- d'actualiser et adapter les critères et les procédures de sélections
des projets en fonction de l'évolution des réalités des
terroirs, des préoccupations des populations et du niveau de leur
expertise. Toutefois, les critères doivent être les mêmes sur
l'ensemble du territoire pendant la même période; toute
modification doit être connue par tous et s'appliquer uniformément;
- de former et sensibiliser les ONG et les organisations de base
appelées à jouer un rôle de plus en plus important dans le
domaine de l'environnement et du développement durable ainsi que
des cadres de l'administration régionale correspondants du
bureau, chargés de superviser les actions de développement pour
le compte de l'Etat. La sensibilisation doit se focaliser sur le
bien fondé de s'attaquer aux problèmes de dégradation de
l'environnement en réalisant des actions à court terme pour
convaincre les populations et les préparer pour une participation
volontaire et spontanée aux actions d'envergure ou à long terme;
- de passer les marchés d'exécution des projets après un appel
à la concurrence locale; s'il s'avère que dans la localité
qu'il n'y a qu'un opérateur ou qu'il n'y en n'a pas du tout, il
élargit son offre aux localités qui en disposent; le cas échéant
les marchés de gré à gré peuvent être autorisés par le comité
de sélection. Dans tous les cas, le bureau signe des contrats
d'exécution avec les opérateurs; le contrat doit préciser les
conditions techniques de réalisation, les conditions financières
notamment l'échéancier de paiement, les pénalités de non
respect des clauses contractuelles par les deux parties, la durée
d'exécution, les clauses d'arbitrage etc....
- de proposer au comité de sélection la suspension ou l'arrêt
total de tout projet dont l'exécution n'est pas conforme au
cahier de charges;
- de préparer les réunions du comité de sélection et d'en
assurer le secrétariat.
Le bureau est animé par un chef ayant des connaissances éprouvées
en gestion des projets et du développement; ce dernier est assisté
par un cadre de haut niveau en analyse de projet avec de bonnes
connaissances en suivi-évaluation, un assistant administratif et
financier et un(e) secrétaire. Tous les membres du bureau sont recrutés
par appel d'offre. Le Secrétaire Exécutif met chaque fois que de
besoin selon leur disponibilité les cadres du Secrétariat Exécutif
à la disposition du bureau pour exécuter des activités ponctuelles;
Le bureau est responsable devant le Secrétariat Exécutif.
7.4. Les tâches de l'équipe du bureau
Sous l'autorité du chef du bureau, l'équipe:
- élabore le système d'information sur la base d'indicateurs de
performance préalablement définis et rédige un rapport mensuel
sur l'exécution des projets. Le système doit être simple et de
lecture facile. Au-delà du compte rendu d'activité le rapport
doit ressortir clairement les forces et les faiblesses des actions
entreprises pendant la période sous revue et les dispositions
prises pour les améliorer ou les consolider. Il doit comporter un
volet sur l'exécution financière et le cas échéant, des
propositions de mesures d'amélioration des actions à court
terme;
- prépare les dossiers à soumettre au comité de sélection et
son ordre du jour;
- évalue les besoins en formation des organisations de base et prépare
en relation avec la cellule de développement des capacités les
modules, identifie les supports à utiliser et organise les
sessions de formation. L'évaluation des besoins se fera à
travers un processus d'échanges itératifs de façon à
identifier les faiblesses des organisations et leurs besoins réels
et monter des modules qu'elles souhaitent et qui vont améliorer
leurs connaissances;
- assiste en relation avec les services techniques régionaux et
sous régionaux, les organisations de base à identifier les
projets, à élaborer les dossiers et à formuler les requêtes.
L'assistance doit faire une bonne place à la formation de façon
à permettre aux organisations de bases de prendre le relais à
terme;
- conçoit le système de suivi-évaluation des projets; en assure
l'exécution et élabore le rapport. Le système doit être simple
et compréhensible par tous les acteurs pour faciliter la prise en
compte des faiblesses de façon à discuter les mesures d'amélioration,
ou de renforcer les bonnes actions;
- propose de nouveaux critères de sélection des dossiers tenant
compte de l'évolution des préoccupations des populations et du développement
de leur expertise. Pour ce faire, le bureau doit être à l'écoute
du terrain, développer l'échange d'informations, disposer d'un
bon système de suivi-évaluation. De plus les nouveaux critères
doivent être le fruit d'un échange itératif pour prendre en
compte les préoccupations réelles des bénéficiaires et connus
par tous les requérants; prépare le budget des projets soumis au
financement du bureau ainsi que le plan d'action et le budget du
bureau. Le budget des projets doit spécifier les contributions de
chacune des parties prenantes et leur nature. Sa préparation doit
être participative c'est à dire discutée et confirmée par tous
pour s'assurer la disponibilité des contributions avant le démarrage
des travaux. Le budget du bureau provient exclusivement des
ressources du PNEDD; il doit être approuvé par le CNEDD sur
proposition du Secrétariat Exécutif et justifié dans toutes ses
composantes.
- établit des procédures internes pour régir ses relations avec
les ONG et les OCB qui exécutent les opérations sur le terrain
et les services administratifs régionaux chargés de superviser
toutes les actions de développement pour le compte de l'Etat au
plan régional et local. Le bureau des actions urgentes ne supplée
pas les structures administratives traditionnelles, il s'agit tout
simplement d'assurer le maximum d'efficacité aux actions et réussir
l'entreprise; ce que la configuration actuelle, les méthodes de
travail et la lourdeur des procédures de l'administration ne
permettent pas. Or l'échec de cette phase pourrait compromettre
les actions d'envergure qui suivront. En conséquence la
concertation et l'échange doivent être privilégiés;
- Le chef du bureau prépare les réunions du comité de sélection
et assure son secrétariat; il participe aux réunions du conseil
en qualité de membre du Secrétariat Exécutif sans voix délibérative.
7.5. La durée et la zone d'intervention du bureau des actions à
court terme
Les actions à court terme sont de courte durée, mais elles sont
nombreuses et elles s'étalent dans le temps et dans l'espace. Par
ailleurs les dégradations provoquées par les calamités naturelles
interviennent à tout moment et partout sur le territoire national.
C'est pourquoi les actions à court terme seront permanentes et
nationales. Ce faisant, une première phase de réalisation d'actions
à court terme couvrant l'ensemble du pays sur une période de trois
année sera initiée. Ce délai est suffisamment raisonnable pour réaliser
des actions, les évaluer et procéder aux améliorations de nature à
accroître l'efficacité du bureau.
7.6. Le fonds
7.6.1. Le montant du fonds
Le bureau des actions à court terme sera doté par le PNEDD d'un
fonds de un milliard cinq cents millions FCFA (1,5 milliard) soit
environ trois millions de dollars US. Le fonds sera réparti à
hauteur de 85 % pour les actions à court terme (investissements) et
15 % pour le fonctionnement du bureau. Les populations et les
collectivités territoriales seront appelées à contribuer financièrement.
Les contributions physiques des populations seront acceptées et
comptabilisées. Le niveau de la contribution des populations n'est
pas limitatif; toutefois il doit permettre de boucler le plan de
financement de chaque projet et ne peut être inférieur à 10% des
besoins de financement. Le montant global ne sera pas estimé pour
introduire un maximum de flexibilité et de choix des options par les
bénéficiaires. Le financement du budget du bureau devra provenir impérativement
du fonds pour rendre le bureau indépendant et lui assurer un
fonctionnement permanent et efficace.
Les projets bénéficiant du financement du bureau des actions à
court terme peuvent recourir au financement d'autres organismes de
financement à la condition que les critères de sélection des
actions à court terme soient respectés notamment ceux de la
participation des populations, que les actions soient leur œuvre et
s'inscrivent dans l'objectif de protection et/ou de récupération du
capital productif. Dans le cas contraire le bureau devra se retirer.
A titre indicatif l'estimation des ressources du bureau des actions à
court terme et leurs affectations seraient la suivante :
Sur la base du principe de l'égalité entre les régions, chacune des
huit régions pourra réaliser 5 opérations par an et bénéficier
d'un financement de 10.625.000 millions FCFA par projet pendant 3 ans,
soit:10.625.000 x 5 x 8 x 3 = 1.275.000.000 FCFA.
Le fonctionnement du bureau fixé à un maximum de 15 % des ressources
consacrées aux actions à court terme s'élèvera à : 225.000.000
FCFA, ce qui donne un total de 1.500.000.000 FCFA .
Ces estimations restent indicatives. L'ampleur des problèmes à résoudre,
leur importance par rapport aux actions d'envergure et l'engagement
des populations sont susceptibles d'apporter des modifications dans la
répartition financière et le nombre des opérations par région.
7.6.2. La gestion du fonds
Le bureau des actions urgentes prépare un plan d'actions et un budget
en rapport avec les différents acteurs concernés chaque année et en
fonction des priorités définies par le CNEDD. La démarche doit être
participative et préciser le niveau et le stade d'intervention de
chacun des acteurs, leurs activités et les moyens qu'ils doivent
mettre en œuvre. La gestion des fonds doit être décentralisée au
niveau des régions.
Le Secrétariat Exécutif examine et approuve le plan d'actions et le
budget du bureau.
Le bureau prépare un rapport d'activités mensuel qu'il transmet au
Secrétaire Exécutif.
Le chef du bureau coordonne la gestion des fonds et rend compte au
Secrétaire Exécutif par un rapport mensuel distinguant les dépenses
d'opérations et celles relatives au fonctionnement du bureau.
Un audit annuel indépendant de la gestion des fonds est réalisé par
un cabinet agréé ayant des références reconnues.
7.7. Les procédures
Le CNEDD définit les priorités et les périodicités des rapports et
des réunions du bureau sur proposition du Secrétariat Exécutif.
Le bureau transmet le plan d'action et le budget ainsi que les
rapports d'exécution et de suivi-évaluation au Secrétariat Exécutif
qui les soumet au CNEDD pour approbation.
Le bureau établit des relations de travail avec les structures
administratives et la société civile opérant dans ses zones
d'intervention. Le Secrétariat Exécutif veille au bon déroulement
de ces relations.
Un manuel de procédure sera élaboré; il sera périodiquement adapté
et amélioré en fonction des besoins et de l'évolution des préoccupations
socio-politiques (décentralisation) et/ou du CNEDD.
Le Secrétariat Exécutif est le correspondant du bureau. Il lui
communique les décisions et reçoit toutes ses communications.
Annexe: Actions à court terme
| Programme
prioritaire |
Orientations
stratégiques / Actions prioritaires |
Actions
urgentes possibles |
Localisations
(*) = toutes les régions
(**) = toutes les villes et communes |
| 1. PAN/LCD/GRN |
1.1. Restauration du
capital productif |
| 1.1.1. Fixation des dunes |
* |
| 1.1.2. Traitement des koris/bassins
versants |
* |
| 1.1.3. Récupération des terres dégradées
(zaï, demi-lunes, diguettes, etc…) |
|
| 1.1.4. Mise en defens, pare-feux |
* |
| 1.1.5. Aménagement des aires de pâturages/délimitation
des couloirs de passage |
* |
| 1.1.6. Lutte contre les plantes
envahissantes (Sida Cordifolia) |
|
| 1.1.7. Vulgarisation des techniques
de conservation et de gestion des sols et de l'eau |
* |
|
|
1.2. Réalisation des
infrastructures de desserte et de conservation des produits
agro-pastoraux |
| 1.2.1. Réalisation des pistes de
desserte pour désenclaver les zones de production
et favoriser les échanges inter et intra-régionaux |
* |
| 1.2.2. Construction des
infrastructures de conservation et de stockage des
produits à partir des matériaux locaux et de
l'expertise locale. |
* |
| 1.2.3. Appui au développement des
petites unités (artisanales et semi-artisanales)
de transformation agro-alimentaire |
* |
| 1.2.4. Protection de la RN1 contre
l'ensemblement |
Da,
Zr, Az |
|
|
1.3. Amélioration
des conditions de vie et de travail des femmes |
| 1.3.1. Création des activités génératrices
de revenus (embouche bovine, crédit pour le petit
commerce, cultures de contre-saison etc…) |
* |
| 1.3.2. Acquisition d'équipements
d'allègement des tâches domestique (moulins à
grains, décortiqueuse, moyens d'exhaure plus
performants) |
* |
|
|
1.4. Participation
des populations rurales dans la gestion durable des
ressources naturelles |
| 1.4.1. Développer les capacités de
OCB et ONG en matière d'environnement et de développement
durable |
* |
| 1.4.2. Renforcer le programme d'éducation
environnementale dans les écoles primaires,
secondaires et coraniques |
* |
| 1.4.3. Créer une cellule chargée
d'IEC au sein du CNEDD |
* |
| 1.4.4. Développer les structures
d'appui et de formation des populations |
* |
|
| 2. Eau et développement
durable |
2.1. Mobilisation des
eaux de ruissellement à des fins agro-sylvo-pastorales
Mobilisation des eaux souterraines |
| 2.1.1. Aménagement des mares,
cuvettes, bassins et vallées |
* |
| 2.1.2. Réalisation des points d'eau
(retenues collinaires, lacs artificiels, puits
forages) |
* |
| 2.1.3. Amélioration des systèmes
d'exhaure |
* |
| 2.1.4. Extension des périmètres
irrigués |
* |
|
|
2.2. Protection de la
ressource eau |
| 2.2.1. Protection et sauvegarde des
lacs et mares |
* |
| 2.2.2. Protection des eaux du fleuve
contre l'érosion, les nuisances et les pollutions
hydriques |
Ti,
CUN, Do |
| 2.2.3. Eradication de la jacinthe
d'eau |
Ti,
CUN, Do |
|
|
2.3. Entretien et
maintenance des infrastructures hydrauliques |
| 2.3.1. Mise en place des ateliers de
réparation (formation des artisans ruraux) |
* |
| 2.3.2. Réfection et curage des
puits ensablés (formation des plongeurs) |
* |
|
| 3. Environnement
urbain et cadre de vie |
3.1. Elimination des
vecteurs de maladies |
| 3.1.1. Curage des caniveaux |
** |
| 3.1.2. Réalisation des petits
travaux de drainage des eaux pluviales |
** |
|
|
3.2. Protection et
lutte contre la pollution domestique et industrielle |
| 3.2.1. Ramassage des ordures ménagères |
** |
| 3.2.2. Mise en place des mouvements
associatifs chargés de la gestion des déchets
dans les différents quartiers |
** |
|
| 4. Energie |
4.1. Vulgarisation
des techniques d'économie du bois-énergie |
| 4.1.1. Diffusion des foyers améliorés |
* |
|
|
4.2. Organisation de
la commercialisation du bois-énergie |
| 4.2.1. Extension des marchés ruraux
de bois-énergie |
Ti,
Mi, Do, Zr, Ta |
| 4.2.2. Création de fonds villageois
de protection de l'environnement |
* |
|
|
4.3. Amélioration de
la productivité des formations naturelles et promotion des
plantations privées et du bois villageois |
| 4.3.1. Protection de la régénération
naturelle |
* |
| 4.3.2. Aménagement des gommeraies
naturelles |
Da |
| 4.3.3. Intensification des
plantations villageoises et promotion des bois
privés |
* |
|