DEUXIEME RAPPORT NATIONAL BIODIVERSITE DE MAURITANIE VERSION FINALE

 

Partie contractante: République Islamique de Mauritanie
Correspondant national
Nom complet de l'institution: Direction de l'Environnement et de l'Aménagement Rural
Nom et titre de l'administrateur responsable: Ing. Ms.Sc.BOUBACAR DIOP Coordinateur Biodiversité
Adresse: Direction de l'Environnement et de l'Aménagement Rural B.P. : 170 Nouakchott - Mauritanie
Téléphone: Tél : 00 222 641 60 51
Fax: 525 83 86
Courrier électronique: boubacardiop@hotmail.com
Nom et titre de l'administrateur responsable: BOUBACAR DIOP Coordinateur Biodiversité
Adresse: Idem
Téléphone: Idem
Fax: Idem
Courrier électronique: Idem
Signature
Signature de l'administrateur chargé de la soumission du rapport national:
Date de soumission:

Veuillez donner des informations sommaires sur les types d'intervenants qui ont participé activement à la préparation de ce rapport ainsi que sur le matériel utilisé à cette occasion.

Dans le cadre de la préparation de ce rapport national, il a été identifié et constitué un groupe technique pluridisciplinaire regroupant plusieurs intervenants dans le secteur de la gestion de l'aménagement et de la conservation de la biodiversité.A cet effet, une note de service du Directeur de l'Environnement et de l'Aménagement Rural a été établie. Comme support de travail il a été utilisé une copie des lignes directrices pour les rapports nationaux. Une note sur la procédure à suivre pour répondre correctement aux questions demandées dans les lignes directrices pour les rapports nationaux a été également élaborée par le consultant national modérateur.
La documentation suivante a été consultée pour l'élaboration de ce rapport, il s'agit de :·

  • Monographie Nationale de la Biodiversité de Mauritanie· 
  • Stratégie et Plan d'Actions National de la Biodiversité de Mauritanie.
  • Planification Nationale de la Biodiversité.

Principes directeurs basés sur l'expérience initiale des pays dans le monde. (WRI en collaboration avec le PNUE et VICN) 1995.· De la politique à la mise en œuvre.Décision à la cinquième Réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique Nairobi, Kenya 15-26 Mai 2000.· Un programme pour le Changement.Décision de la quatrième réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la Diversité Biologique. Bratislava, Slovaquie 4-15 Mai 1998.· Programme d'action en faveur de la biodiversité.Décision de la troisième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique Buenos Aires, Argentine 4 - 15 Novembre 1996.

Veuillez fournir des informations pertinentes sur la situation de votre pays afin de faciliter la compréhension des réponses aux questions contenues dans ce rapport

A l'instar de tous les pays de la planète, la diversité biologique de Mauritanie à travers ses ressources naturelles, est le gage de l'existence et du bien être de l'homme, ainsi que le développement socio-économique et culturel du pays. Les ressources et les écosystèmes restent mal connus, ils sont constamment sous pression anthropiques et fragilisés. Par ailleurs, des constats négatifs sur la surexploitation des ressources ont été signalés dans certains secteurs de l'économie, mais la planification pour le développement de la nation continue son cours au détriment des possibilités des ressources biologiques.Les ressources naturelles sont nombreuses et diversifiées (zones protégées classées patrimoine mondial, les terres agricoles, les pâturages, les forêts, les ressources halieutiques, la faune, eaux de surface et souterraine, les ressources minières), cependant leur connaissance est encore superficielle et le suivi de leur évaluation est inexistant. La superficie totale est estimée à 1.080.000 km2, le pays est dominé par les massifs montagneux de l'Adrar, du Tagant, de l'Assaba, de l'Affolé et des vastes étendues désertiques.La plaine alluviale du Fleuve Sénégal s'étend sur 730 km, le pays dispose également d'un littoral de 920 km de côtes atlantiques, d'un plateau continental d'environ 24.000 km2 et d'un territoire maritime de 23.000 km2. Sur le plan productions halieutiques les côtes mauritaniennes comptent parmi les plus riches du monde.Les terres de la rive droite du Fleuve Sénégal sont fertiles et facilement irrigables. Le bassin de la Vallée du Fleuve Sénégal connaît actuellement une importante concentration des aménagements hydroagricoles corollaires de multiples formes de dégradation des milieux et de ressources (eaux, sols, végétation, pâturage,…), de maladies, etc.Les zones humides mauritaniennes sont nombreuses, mais très fragiles du fait de la baisse périodique de la pluviométrie et de la convoitise par certains aménagements. Elles servent de zones de refuge et de reproduction de plusieurs milliers d'oiseaux migrateurs provenant des pays d'Europe.Forte de cette richesse de diversité biologique, la Mauritanie, a bien voulu honoré des engagements par rapports à la Convention sur la Diversité Biologique, elle a ratifié la Convention le 16 Août 1996.Ainsi le pays a bénéficié d'un appui technique et financier du PNUE (FEM) pour l'élaboration de son premier rapport national, document de Projet signé en Novembre 1998. L'atelier de formation et sensibilisation sur le processus de planification de la Convention sur la Diversité Biologique s'est tenu à Nouakchott en Avril 1998. C'est effectivement en Avril 1998 que le processus d'élaboration du rapport national a démarré par la constitution et la formation de l'équipe de consultants nationaux devant conduire le processus de planification de la biodiversité avec l'équipe nationale du programme Stratégie et Plan d'Action National de Biodiversité en Mauritanie.Les études de base de la Monographie Nationale ont été réalisées de Septembre à Octobre 1998 ; document finalisé et adopté par le Comité de Pilotage en Décembre 1998.· Ainsi, La Stratégie et le Plan d'Action National de Biodiversité sont réalisés en un seul document en Mai 1999.

La COP a établi des programmes de travail qui répondent à un certain nombre d'articles. Veuillez identifier la priorité relative accordée à chaque thème ainsi que la suffisance des ressources. Ceci permettra de mettre en contexte les informations sur l'application de chaque article. Vous trouvez également d'autres questions sur la mise en œuvre du programme de travail à la fin de ces directives.

Ecosystèmes des eaux intérieures

1. Quel niveau de priorité votre pays accorde t-il à la mise en œuvre de ce programme de travail?
a) Important X
b) Moyen
c) Faible
c) Pas applicable

2. Dans quelle mesure les ressources disponibles sont-elles suffisantes pour rencontrer les obligations des recommandations?
a) Tout à fait suffisantes
b) Suffisantes
c) Limitées X
d) Très limitées

Diversité biologique des zones marines et côtières
3. Quel niveau de priorité votre pays accorde t-il à la mise en oeuvre de ce programme de travail?
a) Important X
b) Moyen
c) Faible
d) Pas applicable

4. Dans quelle mesure les ressources disponibles sont-elles suffisantes pour rencontrer les obligations des recommandations?
a) Tout à fait suffisantes
b) Suffisantes
c) Limitées X
d) Très limitées

Diversité biologique agricole
5. Quel niveau de priorité votre pays accorde t-il à la mise en oeuvre de ce programme de travail?
a) Important X
b) Moyen
c) Faible
d) Pas applicable

6. Dans quelle mesure les ressources disponibles sont-elles suffisantes pour rencontrer les obligations des recommandations?
a) Tout à fait suffisantes X
b) Suffisantes
c) Limitées X
d) Très limitées

Diversité biologique des forêts
7. Quel niveau de priorité votre pays accorde t-il à la mise en oeuvre de ce programme de travail?
a) Important X
b) Moyen
c) Faible
d) Pas applicable

8. Dans quelle mesure les ressources disponibles sont-elles suffisantes pour rencontrer les obligations des recommandations ?
a) Tout à fait suffisantes
b) Suffisantes
c) Limitées X
d) Très limitées

Diversité biologique des terres arides et semi-arides
9. Quel niveau de priorité votre pays accorde t-il à la mise en oeuvre de ce programme de travail?
a) Important X
b) Moyen
c) Faible
d) Pas applicable

10. Dans quelle mesure les ressources disponibles sont-elles suffisantes pour rencontrer les obligations des recommandations?
a) Tout à fait suffisantes
b) Suffisantes
c) Limitées X
d) Très limitées

Autres observations sur les programmes de travail et les priorités

La Mauritanie accorde une priorité importante aux programmes de travail, qu'elle intègre parfaitement dans le cadre national des stratégies de lutte contre la pauvreté 2015.La connaissance de l'état actuel de la biodiversité à travers la Monographie, la stratégie nationale et Plan d'Action National sont des étapes importantes dans la mise en œuvre de ces programmes prioritaires.Ainsi, cela constitue un défi pour le peuple mauritanien, pour les décideurs et les chercheurs que de poursuivre les actions déjà entamées, par une meilleure exécution du programme.En Mauritanie, les ressources biologiques sont très importantes et diverses, de leur exploitation durable, dépend la survie des populations. Les zones marines et côtières mauritaniennes constituent un écosystème d'un très grand intérêt tant sur le plan halieutique, sur le plan faunistique que floristique. Ce sont des zones de contact entre espèces a affinité tropicale et tempérée.Ces ressources sont constamment soumises aux menaces : telles que la surexploitation des principales espèces recherchées, le pillage des poissons dans les zones interdites, incursions illégales des flottes, pêche avec des engins prohibés une pêche industrielle souvent mal organisée et difficilement contrôlable, le vidage des bateaux, les déversements industriels, les eaux usées et certaines activités de transport maritime sont les principales sources de pollution de l'environnement marin.En raison de la surexploitation des ressources halieutiques et de ses effets néfastes sur le secteur de la pêche, en 1987, le Gouvernement a promulgué une déclaration sur le pilotage de pêche. Le but principal de cette mesure est d'améliorer la gestion des pêcheries, de développer la pêche artisanale et d'accroître la valeur ajoutée nationale.Sur le plan de la gestion des pêcheries, le volume des prises de chaque espèce et le nombre de chalutiers sont strictement limités. Le contrôle et la gestion de la pêche sont essentiels pour la conservation et l'amélioration de la biodiversité.L'utilisation rationnelle et la préservation des ressources passent nécessairement par le contrôle et la surveillance des ressources halieutiques.Ce secteur rapporte 25% des recettes fiscales du budgets de l'état, 45% des recettes d'exportations et contribue au PIB pour 10%, outre sa contribution dynamique au développement du pays en termes d'emplois et de revenus. L'estimation du niveau annuel de capture permissible est à plus de 660000 tonnes de poissons par an.En 1996, la production totale halieutique de la Mauritanie a connue une légère baisse, en 1998 elle a été évaluée à 564241 tonnes dont 541 965 tonnes pour la pêche industrielle et 22 276 tonnes pour la pêche artisanale.La première déclaration de politique générale de développement de ce secteur a été adoptée par le gouvernement en 1987.Le Ministère des Pêches et de l'Economie Maritime (MPEM) a élaboré depuis 1998 une stratégie générale d'aménagement et de développement du secteur de la pêche de façon à permettre au pays un développement économique tout en préservant la ressource halieutique. Cette stratégie est sous tendue par un plan d'action qui se divise en deux types de programme ; les programmes d'action par filière et les programmes d'action transversaux.

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Dernière mise à jour 26-05-05


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