| Selon les scientifiques, le nombre total
d'espèces varie entre 3 et 100 millions, avec des estimations
raisonnables tournant autour de 13 à 15 millions d'espèces. Jusqu'à ce
jour, seules 1,75 millions d'espèces vivantes ont été identifiées
(largement représentées par les insectes). On ne cesse de découvrir de
nouvelles espèces chaque jour, dont la plupart sont des invertébrés.
Durant les années 90, environ 13 000 nouvelles espèces ont été
décrites pour la première fois chaque année.
Le tableau ci-dessous reprend le nombre approximatif
d'espèces dans chaque groupe (UNEP, Global Biodiversity, Assessment,
1995):
|
Groupe
|
Nombre
d'espèces
décrites |
Nombre
d'espèces
estimées |
| Virus |
4 000
|
400 000
|
| Bactéries |
4 000
|
1 000 000
|
| Champignons |
72 000
|
1 500 000
|
| Protozoaires |
40 000
|
200 000
|
| Alges |
40 000
|
400 000
|
| Plantes |
270 000
|
320 000
|
| Nématodes |
25 000
|
400 000
|
| Crustacés |
40 000
|
150 000
|
| Arachnides |
75 000
|
750 000
|
| Insectes |
950 000
|
8 000 000
|
| Mollusques |
70 000
|
200 000
|
| Vertébrés |
45 000
|
50 000
|
| Autres |
115 000
|
250 000
|
| Total |
1 750 000
|
13 620 000
|
|
Les maux de la biodiversité
Les différentes espèces ainsi que les habitats qui
les supportent sont en voie de disparition, ou menacés de disparaître.
Ce phénomène de disparition s'explique par :
- la perte et la destruction des habitats
sont souvent le résultat direct des activités humaines en raison
d'une croissance élevée de population. Tandis que nous éliminons
des forêts, creusons des mines, construisons des villes ou des
réseaux routiers, nous détruisons des habitats. Quand ceux-ci se
réduisent, la disponibilité d'abris et de nourriture est moindre
pour la vie sauvage. Une compétition s'ensuit, non seulement entre
les espèces qui partagent ces habitats mais également entre ces
espèces et les hommes. Moins il y a d'individus dans une population,
plus la recherche d'un ou plusieurs partenaires est difficile. Les
habitats ont tendance à se morceler, ressemblant de plus en plus à
des îlots. Les animaux trouvent plus difficilement la nourriture et
sont parfois amenés à se déplacer par des voies semées
d'embûches,
- l'introduction d'espèces étrangères
(exotiques ou non natives) peut déstabiliser des écosystèmes
entiers et avoir un impact majeur sur les populations natives de
plantes ou animaux. Les espèces étrangères deviennent quelquefois
très envahissantes et affectent dès lors les espèces natives soit
les dévorant, en les contaminant, en exerçant une compétition ou en
se reproduisant avec elles. L'invasion biologique opère de
différentes façons: les graines s'accrochent aux vêtements, les
rats empruntent les bateaux, les insectes sont introduits suite au
transport international de nourriture et de bois, de nombreuses
espèces marines circulent dans l'eau de ballast des bateaux. Le
nombre d'espèces introduites, intentionnellement ou non, dans des
zones inhabituelles, est supposé augmenter au rythme du commerce
international, du transport et du tourisme qui ne cessent d'augmenter,
- la pollution et contamination, dont
l'homme est le principal acteur (e.g. pluies acides, déversement
accidentel de pétrole, déchets nucléaires, utilisation exagérée
de pesticides), peut affecter la biodiversité à tout niveau.
- le taux de croissance de la population :
plus de 6 milliards de personnes habitent sur Terre. De plus en plus
de ressources naturelles sont utilisées pour répondre aux besoins en
nourriture, eau, médicaments, vêtements, abris et sources
d'énergie, dilapidant ainsi les ressources naturelles pour les
populations terrestres et les habitats.
- la surexploitation, que ce soit par la
chasse, la pêche ou prélèvement de toute sorte, d'une espèce ou
population peut mener à sa disparition. Bon nombre de ressources
naturelles dans le monde disparaissent plus rapidement qu'elles ne
peuvent se régénérer. La morue est un poisson commercial
surexploité, tandis que de nombreux dauphins et tortures meurent dans
les filets. Des gens transportent des plantes sauvages, achètent des
animaux exotiques, rapportent de l'ivoire comme objet décoratif ou de
la corne de rhinocéros pour ses soi-disant propriétés
aphrodisiaques.
- les changements climatiques modifient les
conditions environnementales. Alors que les humains brûlent plus de
combustibles fossiles, comme le pétrole ou le charbon, le taux de gaz
carbonique augmente dans l'atmosphère. Le gaz carbonique - CO2
- est un des principaux gaz à effet de serre. Il permet l'arrivée
des rayons du soleil jusqu'à la Terre mais empêche la chaleur
dégagée par la Terre de quitter l'atmosphère pour retourner dans
l'espace, ce qui contribue au réchauffement de l'atmosphère. Il
existe d'autres gaz tels les oxydes d'azote et le méthane qui
contribuent également au réchauffement terrestre. En conséquence,
les températures moyennes sur Terre sont en train d'augmenter.
Ces changements climatiques modifient les écosystèmes qui supportent
la vie. Certaines espèces et populations pourraient disparaître si
elles sont inaptes aux nouvelles conditions climatiques ou à se
déplacer, tandis que d'autres, telles que certains microbes ou
parasites, risquent de prospérer.
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