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Stratégie nationale et plan d'action |
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C. Dynamique, évolution et répartition des populations |
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La population totale du Gabon était au dernier
recensement de 1993 de près d'un million quatorze mille neuf cent
soixante seize (1.014.976) habitants. Elle présente un taux
d'accroissement annuel de l'ordre de 2,5%. Les campagnes se sont progressivement vidées au profit des centres urbains qui englobent plus de 70% de la population. Constituant le pilier des deux pôles de croissance économique du pays, Libreville, Port-Gentil et Franceville, à elles seules, abritent plus de la moitié (51,9%) de la population. La population rurale ne représente désormais que 300 000 habitants environ pour plus de 260 000 km2 (soit 1,1 hab/km2). La population qui vit dans les centres urbains représentée par un taux de 73,3 % vit dans des agglomérations dont la densité frise celle que l'on observe dans les pays les plus peuplés du monde (250 à 300 hab/km2). Les principales conséquences de ce resserrement spatial des activités économiques et des populations dans quelques pôles urbains est une concentration des richesses, du pouvoir d'achat et des risques environnementaux et un niveau très élevé de la demande en ressources biologiques sur une fraction de plus en plus étroite du territoire. Au lieu d'être réparties de façon homogène sur le territoire, les menaces sur la diversité biologique sont concentrées et localisées. C.1 La structure par sexe et par âgeL'examen de la structure par âge et par sexe de la population relève une prédominance des jeunes de plus en plus marquée, un rapport homme / femme quasiment égal à un dans les villes et finalement un rapport homme / Femme inférieur à un en zone rurale. Les flux migratoires, notamment étrangers, contribuent à diminuer le nombre de femmes pour 1 000 hommes dans les grands centres urbains. Les deux pyramides contenues dans les données de recensement de 1993 et relatives au milieu urbain et au milieu rural sont représentatives des changements dans la composition par âge qu'induit un fort exode rural. On y voit dans la première représentant les résidents urbains, une forme très évasée correspondant à un fort taux de natalité dû à la présence de nombreux jeunes adultes et très peu de personnes âgées ; en plus de l'accroissement dû aux immigrants, l'accroissement naturel y est très important. Une forte pression s'exerce sur le marché du travail et sur l'exploitation des ressources naturelles en périphérie des grands centres urbains. Dans la deuxième pyramide relative aux résidents ruraux, le peu d'adultes d'âge actif semble étranglé entre nombreuses personnes âgées, et les enfants qui, s'ils sont moins présents que dans le milieu urbain, restent malgré tout en nombre assez importants. Dans la deuxième pyramide, l'accroissement est très faible et même fortement négatif si on tient compte des départs vers le milieu urbain. Le manque de main d'oeuvre s'y fait sentir. C.2 Les unités urbaines du Gabon
C.3 Le phénomène d'urbanisationL'urbanisation rapide, le développement de l'occupation anarchique sanctionnant le blocage du système foncier et la persistance de la crise financière que connaît le Gabon depuis 1987 sont de nature à davantage accentuer la dégradation de l'environnement urbain du Gabon. Les villes gabonaises se caractérisent par l'importance de l'habitat sous-intégré, inorganisé, dégradé et insalubres, notamment à Libreville. L'habitat sous-intégré généralement interstitiel, apparaît à proximité des centres administratifs bien desservis en réseaux et aussi dans la périphérie avec des densités faibles se situant autour de 20 hab./ha. L'habitat y subit des contraintes liées au contexte topographique et pédologique (vallées encaissées, collines, etc.). Il y a des vallées qui drainent en éventail, une multitude de petits ravins ramifiés, lesquels confèrent au relief sa topographie contrastée qui imprime sa marque à la morphologie urbaine. Les matériaux utilisés sont en grande partie précaires (planches, tôles, matériau de récupération) et utilisés dans une dynamique d'auto-construction de façon désordonnée et anarchique dans les bas-fonds, sur les versants des collines ou le long des cours d'eau. L'habitat au Gabon est confronté au goulot d'étranglement que représente le foncier. Pour plus de 80% des installations humaines, c'est l'occupation irrégulière ou la squattérisation qui sont de mise. La complexité des dispositions foncières et l'opacité qui marque la gestion du patrimoine foncier national entravent véritablement l'émergence d'un marché foncier. La quasi-totalité des ménages se sont installés sur des terrains appartenant à la collectivité publique. L'accès à l'eau potable demeure une préoccupation majeure des populations urbaines et les conséquences y afférentes semblent constituer la principale cause de l'ampleur des pathologies hydriques, en particulier les maladies diarrhéiques. La qualité de l'environnement dans les quartiers populaires " matitis " est déplorable. Les habitations sont construites sur des pentes ou dans les bas-fonds, dans des zones inaccessibles aux véhicules de ramassage de déchets et dépourvues de drainage. L'Écoulement des eaux est entravé par des constructions ou l'accumulation des immondices. Le ramassage des ordures ménagères n'est possible qu'à la périphérie, il est irrégulier, insuffisant ou impossible en l'absence d'une précollecte à l'intérieur des quartiers. C.4 La dimension socioculturelleLa population gabonaise est constituée d'une mosaïque
des peuples. En effet, on peut dénombrer les groupes Fang, Kota, Mbedé,
Okandé, Myéné, Ménié, Metié et les pygmées. La présence de ces
différents peuples explique la diversité culturelle observée au Gabon.
C'est par le biais de cette diversité culturelle que les populations du
Gabon ont une perception de la gestion de la biodiversité.
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