1.1. Environnement
physique et humain
1.1.1. Localisation
(figure 1)
A cheval sur l'Equateur, entre les
latitudes 2°30'N et 3°55'S, entre le Berne et le 14ème méridien,
pays du Golfe de Guinée, le Gabon couvre une superficie de 267 667 km.
Il est limité au Nord-Ouest par la Guinée Equatoriale, au Nord par le
Cameroun, au Sud et à l'Est par le Congo, et à l'Ouest par le littoral
atlantique de 800 km.
1.1.2.
Oro hydrographie (figure 2)
Le Gabon, composé de plateaux et
de collines, est un pays vallonné. Sa topographie, rarement plate admet
pour point culminant, le Mont Millondo, haut de 1025 m, situé dans le
Massif du Chaillu. Ainsi, trois grands ensembles de reliefs sont
observés au Gabon :
- les plateaux de l'Est et du Nord (pénéplaines
de Minvoul et de l'Ivindo), et les plateaux Batékés ;
- une bande montagneuse centrale (Mont de
Cristal, Mont de Njolé et le Massif du Chaillu) coupé par l'Ogoué,
et la Chaîne côtière constituée par la retombée septentrionale
du Mayombé,
- la plaine côtière et ses plateaux résiduels
(Grès de Ndombo, Wonga-wongué), les plaines mineures de la Nyanga
et de la Ngounié
Le système hydrographique est
caractérisé par un réseau très dense qui alimente principalement l'ogoué
et ses affluents, la Nyanga, le Komo, le Ntem et quelques petits
fleuves. Le bassin de l'Ogouédraine 72% du territoire gabonais.
1.1.3.
Géologie (figure 3)
La géologie tectonique présente
trois grands ensembles localisés sur la bordure nord-ouest du craton du
Congo. Ces ensembles sont les socles archéens, les couvertures
sédimentaires protérozoïques.
Le socle archéen (-2 700 MA ),
cristallin et cristallophyllien, constitue le Massif du Chaillu, les
pénéplaines de Minvoul et de l'Ivindo (Nord-Gabon) et de la chaîne du
Mayombé. L'intérêt metallogènique porte sur le fer associé aux
itabrites (Mékambo, Belinga), l'or (Eteke), le Diamant (Makongonio), le
chrome, le nickel, platine, etc.
La couverture protérozoïque (- 2700 à 600 M A) comprend :
- le protérozoïque sédimentaire (- 2700 à 1
700 M A) : système Francevillien, système enstallophyllien de
l'Ogooué et système du Mayombe,
- le proterozoïque supérieur (- 1000 à - 600 M
A) : L'intérêt métallogénique porte sur le gisement d'uranium et
de manganèse (Francevillien), le cuivre, fer, le plomb, zinc.
La couverture sédimentaire
phanérozoïque (-600 à nos jours) est représentée par :
- Le bassin sédimentaire de la marge côtière
de 5 000 km². Son intérêt métallogénique est centré
particulièrement sur le pétrole,
- Les plateaux Batékés (sables et grès), 14
000 km² au Gabon
1.1.4. Climat
(figure 4)
Au Gabon, on distingue trois
régions climatiques :
- Un climat équatorial typique dans la zone
nord, caractérisé par quatre saisons, deux pluvieuses (septembre
à décembre et de mars à juin) et deux saisons sèches qui
s'intercalent aux saisons des pluies ;
- Un climat équatorial de transition de zone
centrale, caractérisé par une très grande saison des pluies qui
laisse peu de place à la petite saison sèche et une grande saison
sèche bien marquée ;
- Un climat équatorial de transition du Sud
Ouest et du Littoral, caractérisé par une longue saison sèche de
4 à 5 mois.
1.1.5. Sols
Les sols gabonais sont
essentiellement ferralitiques, avec des réserves minérales pauvres et
un faible potentiel en ferralitiques. C'est la couche humide
caractéristique des zones fortement boisées qui est en agriculture
traditionnelle.
1.1.6. Population
Le Gabon fait parti des pays les
moins peuplés de la sous région de l'Afrique centrale. Ce pays compte
à peine 1 140 000 habitants (recensement 1993), ce qui correspond à
une densité de 3,8 habitants au km². Cette population est inégalement
répartie. Plus de 73% est concentrées dans trois villes. Libreville
compte environ 419 596 habitants, Port Gentil, capitale économique, et
Franceville comptent respectivement 79 225 et 31 183 habitants.
1.2. État
des ressources naturelles du Gabon
1.2.1.
Les ressources renouvelables
1.2.1.1.
Les ressources forestières
La forêt gabonaise couvre environ
21,5 millions d'hectares, soit plus de 80% de territoire caractérisé
par les peuplements riches en Okoumé, en Ozigo et bois divers.
L'estimation du potentiel ligneux
commercialisable est de 1,5 milliards de m³ de bois sur pied, dont 400
millions de bois commercial total et 130 millions de bois d'okoumé,
d'une possibilité annuelle de 3 millions de m³ de bois au rythme
actuel d'exploitation d'environ 2 millions de m³de bois par an
(Ministère des Eaux et Forêts, 1996).
La gamme des produits divers tels
que plantes médicinales, miel, légumes, lianes, fleurs, fruits,
feuilles, etc., est également en quantité abondante.
Les ressources forestières, dont
le bois, occupent la deuxième place dans les recettes d'exportation du
pays. Il rapporte environ 50 milliards de FCFA par an, soit 18% du PIB
et près de 28% de la population avec plus de 10 milliards FCFA de
salaires distribués annuellement, se plaçant ainsi en tête des
employeurs du secteur privé.
La forêt a été la première
ressource exploitée au Gabon. Au début des années 60, elle
représentait 80 à 90% des exportations. Aujourd'hui elle ne
représente plus que 15%, du fait du poids écrasant du secteur
pétrolier.
1.2.1.2.
Les ressources halieutiques
Il convient de préciser que le
Gabon ne dispose pas de moyens propres lui permettant d'évaluer son
stock d'animaux marins et de le suivre. Pour ce faire, ce pays a
régulièrement recours au navire océanographique du Dr Fridtjof Nansen
avec le concours financier de la FAO. Le dernier recensement effectué
par ce navire en 1995 a permis d'estimer à 324 000 t la biomasse
halieutique, comprenant 187 000 t de poissons pélagiques et 135 000 t
de poissons démersaux. Mis à part les crevettes, dont le stock est
évalué à 2000 t, les crabes, les langoustes et céphalopodes, (seiche
et calamars) sont mal connus quoique régulièrement capturés. Si l'on
y ajoute les 350 000 à 550 000 t de thonidés que le Gabon partage avec
le Congo, la Guinée Équatoriale, Sao Tomé et Principe, il y aurait de
674 000 à 874 000 t de poissons disponibles aux pêcheurs gabonais.
1.2.1.3.
Les ressources agricoles et l'élevage
En dépit des potentialités
importantes du Gabon (disponibilité des terres, abondance en eau et bon
ensoleillement), et malgré les investissements alloués à ce secteur,
l'agriculture et l'élevage restent peu développés. Ce secteur produit
à peine 20% des besoins alimentaires du pays. De ce fait, le Gabon
reste indépendant de ses voisins dans le domaine alimentaire de base.
1.2.2.
Les ressources non renouvelables
1.2.2.1.
Le pétrole, l'uranium et le manganèse
Le pétrole, l'uranium et le
manganèse représentent à eux seuls plus de 80% des exportations
gabonaises.
Depuis 1974, le pétrole est le
principal moteur de la croissance économique du Gabon. En dépit des
difficultés que connaît la commercialisation de ces ressources, elle
occupe encore 60 à 80% des recettes budgétaires.
L'uranium, après ses belles
années de rentabilité ou le Gabon produisait jusqu'à 1000 tonnes l'an
a profondément chuté du fait du ralentissement des programmes
nucléaires. Malgré tout, le Gabon exploite encore de nos jours environ
600 kg/an de cette ressource.
L'exploitation du manganèse qui,
dans le passé produisait plus de 2 millions de tonnes par an s'est
également réduite du fait de la crise mondiale de la sidérurgie. Avec
un peu plus d'un million de tonnes par an produit ces dernières
années, le Gabon est le troisième producteur mondial de manganèse.
1.2.2.2.
Les autres ressources
Elles ne sont pas réellement
exploitées, toutefois, les indices montrent que ces potentialités
existent au Gabon et ne sont pas négligeables. Ainsi les réserves d'or
sont estimées entre 30 et 50 tonnes, alors que celles du fer sont
d'environ 1 milliard de tonnes. Enfin, les indices de diamant sont
abondants mais les quantités sont imprécises.