LACUNES ET RECOMMANDATIONS
A. CONSTAT GÉNÉRAL POUR LES LACUNES
B. RECOMMANDATIONS RELATIVES AUX PRINCIPAUX GROUPES
C. RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
A. CONSTAT GÉNÉRAL POUR LES LACUNES
Les données présentées dans cette monographie proviennent
essentiellement d'une littérature souvent incomplète et non à jour. Cette
monographie est une première et s'inscrit dans un processus évolutif.
Il s'avère donc indispensable, avant la rédaction de la prochaine édition
de la monographie, de poursuivre des investigations supplémentaires dans les
ouvrages récents et d'entreprendre des travaux de terrain afin d'actualiser
les études systématiques, les données relatives aux statistiques, à la
domestication et à l'ethnobotanique ou ethnozoologique de nos ressources
biologiques.
B. RECOMMANDATIONS RELATIVES AUX PRINCIPAUX GROUPES
B.1. Micro-organismes
Nous recommandons :
- que des études se rapportant à l'inventaire systématique, à la
productivité primaire et à la biomasse et au potentiel économique des
micro-organismes des différents écosystèmes aquatiques et terrestres soient
prioritaires, notamment pour les espèces ayant des effets microbicides;
- la création d'un Centre de Ressources Microbiologiques comprenant des
collections de micro-organismes pouvant servir de référence au niveau
national.
B.2. Flore et types de végétation
a. Flore des terres fermes
Nous recommandons :
- a révision du mandat et le renforcement de la gestion de l'Institut des
Jardins Zoologiques et Botaniques du Congo;
- la création d'un herbarium national constitué de l'ensemble des herbaria
existants et géré par l'Institut.
b. Flore aquatique
Compte tenu de la diversité, de l'abondance, de la topographie du réseau
hydrographique du Congo et des lacunes de nos connaissances dans ce domaine,
nous recommandons :
- la réalisation d'études systématiques et écologiques des plantes des
différents écosystèmes aquatiques au Congo;
- le recensement des espèces ayant un potentiel socio-économique.
B.3. Vertébrés
Nous recommandons :
- l'identification des espèces et des populations animales vulnérables ou
menacées;
- le développement de plans de protection et de rétablissement de ces espèces;
- le contrôle du commerce des espèces menacées.
B.4. Population et Facteurs socio-économiques
B.4.1. Données démographiques
Dans le domaine de la population, nous recommandons :
- l'élaboration d'une politique nationale de la population qui mette l'accent
sur le recensement régulier de la population en vue de disposer de données
statistiques fiables.
B.4.2. Facteurs culturels
Dans le domaine culturel, nous recommandons :
- la réalisation d'études de terrain en vue d'identifier les facteurs
culturels qui puissent favoriser la mise en oeuvre des mesures de protection
de la biodiversité dans chaque province.
B.4.3. Facteurs économiques
Dans le domaine économique, nous recommandons :
- la réalisation d'études de terrain en vue de déterminer la valeur et le
potentiel économique des différentes ressources de la biodiversité;
- l 'intégration dans la comptabilité nationale d'informations statistiques
sur l'exploitation des ressources biologiques (agriculture, pêcheries,
foresterie, chasse, tourisme-nature).
C. RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
Les recommandations regroupées dans cette rubrique expriment les préoccupations
communes de tous les volets de la Monographie, à savoir :
- la ratification, la mise en oeuvre et le suivi de tous les accords
internationaux et des conventions ayant un impact positif sur la conservation
des ressources biologiques du Congo;
- la restructuration du cadre institutionnel, le renforcement de la législation
et l'élaboration d'une loi-cadre sur l'environnement et la gestion des
ressources de la biodiversité;
- la création d'une cellule nationale de la biodiversité ayant pour tâche
de veiller à la mise en oeuvre de la convention sur la diversité biologique
dans une optique de gestion rationnelle des ressources naturelles.
- l'association des spécialistes nationaux de divers domaines à la poursuite
des études sur la flore et la faune du Congo et la formation des spécialistes
en matière d'évaluation et de gestion de notre biodiversité;
- le développement du réseau national d'aires protégées;
- le développement et la mise en oeuvre de pratiques minières, forestières
et agricoles écologiquement durables;
- le développement et la mise en œuvre de pratiques agricoles écologiquement
durables en vue de sauvegarder à la fois la biodiversité naturelle et
l,agriculture, dans une perspective de développement durable des ressources;
- l'adoption de mesures favorisant la sédentarisation de l'agriculture et
l'amélioration des sols et des cultures dans les plantations artisanales et
industrielles ;
- le développement et la mise en place de mesures de contrôle du développement
urbain et d'infrastructures visant à protéger la biodiversité;
- le développement d'activités touristiques axées sur la mise en valeur de
la biodiversité;
- la prise en compte du secteur informel dans l'évaluation des activités économiques
dans la mesure où ces activités exercent une forte pression sur les
ressources de la biodiversité;
- le renforcement des mesures antibraconnage et des mesures de protection des
espèces vulnérables ou menacées;
- le renforcement des mesures de protection dans les aires protégées
existantes;
- la création d'une banque de gènes pour les espèces de micro-organismes,
de plantes et d'animaux ayant une importance économique;
- l'introduction de l'éducation mésologique à tous les niveaux en faisant
appel au milieu scolaire, aux mass-médias et à la vulgarisation
d'informations sur nos ressources biologiques dans les différentes langues
vernaculaires du pays;
- l'inventaire des compétences nationales et leurs domaines de recherche
respectifs.