International Biodiversity Day 2002

Symposium: Ten years after Rio.
What future for biodiversity in Belgium?

Abstracts of the oral presentations - Part II : biodiversity in practice
  1. STRATEGIES POUR UNE GESTION PATRIMONIALE DE LA BIODIVERSITE

Prof. Henry OLLAGNON, Unité de Gestion du Vivant et Stratégies Patrimoniales, Institut national agronomique Paris-Grignon, Rue Claude Bernard, 16, F-75 231 Paris Cedex 05 (France), gvsp@inapg.inra.fr 

Le texte ci-dessous est extrait de la note d'orientation générale de l'Unité de " Gestion du Vivant etStratégies Patrimoniales " de l'Institut national agronomique Paris-Grignon (http://www.inapg.inra.fr)

La gestion du vivant peut se définir comme l'action de l'homme sur ce qui vit et sur ce qui concourt à la vie. L'homme gère la qualité du vivant, dès lors qu'il agit sur la nature pour assurer de façon pérenne son alimentation, sa santé, sa sécurité, son épanouissement en organisant ses territoires, ses activités, ses milieux et ses modes de vie... La gestion de la qualité du vivant concerne directement de multiples " gestionnaires du vivant ", comme les agriculteurs, les sylviculteurs, les chasseurs, les pêcheurs et plus récemment les protecteurs de la nature; elle concerne implicitement tous les membres de la société, consommateurs, usagers des services publics, citoyens, dont les attentes en ce domaine sont de plus en plus explicites. Les préoccupations d'environnement surgissent dans toutes les dimensions des choix publics et privés. Elles expriment une demande de qualité de la part des clients, des électeurs, des partenaires des entreprises, des institutions, que celles-ci ne peuvent ignorer, sans pour autant pouvoir aisément la cerner et la satisfaire.

Les préoccupations " d'environnement ", de santé, de " sécurité ", notamment écologique et biologique, de qualité de vie sont au cœur des nouvelles formes de compétition qui s'imposent à tous les acteurs publics et privés :

  • les responsables publics et privés, qui doivent choisir des projets et mettre en oeuvre de stratégies scientifiques, techniques et économiques dans un univers complexe, incertain et rapidement évolutif, au sein duquel interfèrent de multiples acteurs ;
  • l'entreprise qui affronte une compétition économique fondée sur la " qualité totale " de ses produits, dans un contexte de mondialisation accrue des échanges matériels et immatériels et qui doit répondre aux attentes, très largement implicites, de ses clients et de ses partenaires ;
  • les institutions publiques, qui doivent affronter les conséquences territoriales de la décentralisation des pouvoirs et de l'émergence de nouveaux niveaux d'organisation politique comme l'Europe; elles doivent, dans un contexte de compétition des territoires et des nations au sein d'espaces géo-politiques plus ouverts et de relocalisation des activités, répondre aux exigences des citoyens et électeurs...

Et, par des synergies complexes, le développement de chaque territoire résulte de l'interdépendance croissante des activités et donc des stratégies globales de tous les acteurs publics et privés qui agissent en son sein, et qui en bénéficient en retour. Si on entend par patrimoine, " l'ensemble des éléments matériels et immatériels qui pour un titulaire donné concourt à maintenir et à développer son identité et son autonomie, dans le temps et l'espace, par adaptation à un univers évolutif ", la gestion du vivant impose l'élaboration de nouvelles stratégies patrimoniales pour résoudre les problèmes de l'action " intrinsèquement complexes et multi-acteurs " qu'elle pose.

L'unité de recherche et d'enseignement " Gestion du Vivant et Stratégies Patrimoniales " a pour objectifs de développer et de mettre à disposition les concepts, les méthodes et les procédures d'une approche patrimoniale permettant de faciliter l'identification et la résolution opérationnelles de ces problèmes. Elle vise ainsi à former les généralistes et les spécialistes capables de faciliter l'adaptation des entreprises, des institutions et des territoires à la prise en compte positive des exigences de la gestion du vivant.

  1. STATUS OF BIODIVERSITY IN FLANDERS

Dr Luc DE BRUYN, Institute of Nature Conservation, Kliniekstraat, 25, 1070 Brussels, luc.de.bruyn@instnat.be 

It is estimated that about 40 to 50,000 species occur in Belgium, of which 80% can be found in Flanders. 75% belong to invertebrates, 24% are plants. Birds, mammals, reptiles and amphibians constitute the remaining 1%. Red Lists were produced for a number of species groups. These lists show that about one third of the species are vulnerable or extinct. The most important factor responsible is the reduction of suitable habitat. During the last century, especially nutrient poor, brackish and wet environments disappeared. It is important to (re)create sufficiently large areas of suitable habitat. Moreover, land use and the resulting environmental pressures should be tuned to the needs of the habitat requirements of the species present. The improvement of the status of vulnerable species is usually only possible by specific active restoration measures. There are practically no standardised monitoring schemes available to assess the distribution and trends of the fauna and flora, which largely hampers the formulation of policy measures. Recent trends (last 10 years) are illustrated with examples from birds, amphibians and butterflies.

  1. ETAT DE LA BIODIVERSITE EN REGION WALLONNE

Dr Catherine HALLET, Ministère de la Région wallonne,  Direction générale des Ressources naturelles et de l'Environnement, Division de la Coordination de l'Environnement, Av. Prince de Liège, 15, 5100 Namur, c.hallet@mrw.wallonie.be 

En matière de biodiversité, il n'existe pas d'indicateur synthétique. La Région wallonne a donc opté pour le suivi régulier d'un grand nombre d'espèces de manière à couvrir un maximum de situations. En Région wallonne comme partout ailleurs, la biodiversité a globalement fortement régressé au cours du XXème siècle : 33 % des 1661 espèces étudiées ont été diagnostiquées éteintes, en danger ou vulnérables. Ce chiffre montre l'ampleur du problème. L'analyse ne peut toutefois s'arrêter à ce constat de régression car à côté des espèces en régression, il y existe des espèces qui progressent, qui récupèrent ou qui s'installent. Les modifications majeures de la biodiversité résultent principalement de :

  • l'évolution considérable des milieux au cours des dernières décennies qui explique la majeure partie des évolutions observées : la diminution générale des espèces liées aux milieux en réduction (landes, pelouses calcaires, zones humides, …) et l'apparition ou l'augmentation de quelques espèces, liées aux milieux en progression (résineux, milieux urbanisés) ;
  • l'altération physico-chimique de l'environnement. Les conséquences visibles sur la biodiversité vont de la disparition d'espèces à l'altération physiologique. Cela traduit une réduction générale du potentiel biologique. Les premiers symptômes d'effets liés à un réchauffement climatique apparaissent également ;
  • l'effet des mesures de protection telles que
    • la protection légale
    • la mise en réserve et la gestion écologique des milieux
    • l'interdiction de certaines substances toxiques et l'épuration des effluents ;
  • l'introduction d'espèces non indigènes au caractère invasif dont l'installation se fait au détriment d'espèces indigènes ou des milieux.

L'évolution très récente (Rio+10 ?) est plus difficile à cerner faute de recul. L'analyse des résultats obtenus sur les espèces d'oiseaux communs par la méthode des points d'écoute met en évidence des modifications statistiquement significatives sur la période 1990-1999. Des tendances à la baisse et à la hausse sont notées mais encore malaisées à interpréter. Faute de cerner de manière précise les phénomènes biologiques et leurs causes sous-jacentes, le principe de précaution par l'application de politiques fortes en matière de protection de l'environnement et des milieux est plus que jamais d'actualité.

Status of biodiversity in the Walloon Region
No indicators providing summarized biodiversity information have been developed yet. The Walloon Region has therefore opted for the regular monitory of an important number of species, in order to cover as many situations as possible. In the Walloon Region like everywhere else, biodiversity strongly decreased during the 20th century : 33% of the 1,661 species studied are considered extinct, endangered or vulnerable. This percentage shows the extent of the problem. However, analysis should not stop at this observation, as there are progressing, recovering or newly settled species. The main changes in biodiversity are mainly due to :

  • the considerable evolution of habitats during the last decades, explaining the main trends that were observed: the general decrease in species linked to shrinking habitats (heathland, calcareous grasslands, wetlands, etc.) and the appearance or increase of some species linked to increasing habitats (conifers, urban areas);
  • physico-chemical changes in the environment. Observed consequences on biodiversity range from species loss to physiological modifications. This shows a general decrease in the biological potential. The first symptoms linked to global warming are also visible;
  • the effect of protection measures such as:
    • legal protection
    • the creation of protected areas and the ecological management of habitats
    • the ban of some toxic substances and the treatment of effluents;
  • the introduction of invasive alien species that can become established to the detriment of indigenous species or of habitats.

The very recent evolution (Rio+10 ?) is more difficult to define. Analysis of data obtained for common bird species using the point count survey method shows significant modifications for 1990-1999. Both declining and raising trends are noted, but are difficult to interpret. Due to the complexity of the identification of biological phenomena and their underlying causes, the precautionary principle through the application of strong environmental protection policies is more than never of a current concern.

  1. STATUS VAN DE BIODIVERSITEIT IN HET BRUSSELS HOOFDSTEDELIJK GEWEST

Dr Mactheld GRYSEELS, Brussels Instituut voor Milieubeheer, Afdeling Groene Ruimten, Directie Groene Ruimten en Natuur, Gulledelle, 100, 1200 Brussel, mgr@ibgebim.be.

Ook grootstedelijke milieu's en peri-urbane gebieden vertonen vaak een grote en onverwachte graad van biodiversiteit. Het Brussels Hoofdstedelijk Gewest is een treffend voorbeeld, niet alleen door de oorspronkelijke fysisch-geografische diversiteit van het milieu, maar ook door de combinatie van (relict) natuurgebieden, parken en stedelijke groene en open ruimten. Daarbij zijn steden bevoorrechte immigratieplaatsen voor heel wat soorten. De grootste soortendiversiteit is te vinden op de niet beheerde grote open ruigten, die in vele gevallen nog niet van een adequate bescherming en beheer genieten en/of nog bedreigd worden door stedenbouwkundige projecten. Bossen en de meeste relict "natuur"gebieden genieten daarentegen van een beschermd statuut en aangepast beheer ter behoud van de soortenrijkdom. De grote bedreigingen naar biodiversiteit lijken zich momenteel te situeren in de concurrentie van niet-inheemse geïntroduceerde soorten en de steeds toenemende recreatiedruk op natuurgebieden.

Etat de la biodiversité en Région de Bruxelles-Capitale
Les milieux métropolitains et les zones périurbaines présentent souvent un degré de biodiversité inattendu. La Région de Bruxelles-Capitale en est un bon exemple, non seulement en raison de la diversité physico-géographique du milieu, mais aussi par la combinaison de zones naturelles ou de leurs vestiges, de parcs et d'espaces verts et ouverts urbains. Par ailleurs, les villes sont des lieux d'immigration privilégiés pour de nombreuses espèces. La plus grande diversité d'espèces est trouvée au niveau des grandes friches ouvertes non gérées. Souvent, celles-ci ne bénéficient pas encore de protection ni de gestion adéquates, et/ou sont encore menacées par des projets urbanistiques. Les bois et la plupart des vestiges de zones "naturelles", en revanche, jouissent d'un statut protégé et d'une gestion adaptée pour la sauvegarde de la richesse en espèces. Il semble qu'actuellement, les grandes menaces qui pèsent sur la biodiversité soient la concurrence des espèces non indigènes introduites et la pression croissante des loisirs sur les zones naturelles.

Soortenrijkdom Richesse spécifique
Zoogdieren 42 soorten
- 16 sp. vleermuizen (uit 20 sp. in België)
- 2 exoten
Mammifères 42 espèces
- 16 sp. chauves-souris (sur 20 sp. en Belgique)
- 2 sp. exotiques
Avifauna ± 100 soorten broedvogels
- 10tal exoten
Avifaune  ± 100 espèces nicheuses
- 10zaine d'espèces exotiques
Herpetofauna 13 soorten
- 5 soorten kruipdieren
- 8 soorten amfibieën
- 2 exoten
Herpétofaune  13 espèces
- 5 espèces de reptiles
- 8 espèces d'amphibiens
- 2 espèces exotiques
Hogere planten ± 730 soorten
- ± 20% exoten
- 50 sp./km² (centrum) tot 300 sp./km²
Plantes supérieures  ± 730 espèces
- ± 20% d'espèces exotiques
- 50 sp./km² (centre) à 300 sp./km²
Mossen ± 233 soorten Mousses  ± 233 espèces
Paddestoelen ± 913 soorten Champignons ± 913 espèces
Korstmossen 36 epiphytische soorten Lichens 36 espèces épiphytes

 

  1. STATUS OF BIODIVERSITY RESEARCH IN BELGIUM: SECTORAL INTEGRATION

Dr Jurgen TACK, Belgian Biodiversity Platform, Institute of Nature Conservation, Kliniekstraat, 25, 1070 Brussel, jurgen.tack@instnat.be 
Dr Ir Etienne BRANQUART, Belgian Biodiversity Platform, Research Centre on Nature, Forest and Wood, Avenue Maréchal Juin, 23, 5030 Gembloux, e.branquart@mrw.wallonie.be 

Biodiversity offers an enormous range of daily life products: clothes, food, shelter, heating,..., all of them the result of human technology and research. Biodiversity also offers three fundamental sources of inspiration to the modern scientist: chemicals, genes, and designs. Fields of applications include drug development, agrochemistry, and cosmetics (chemicals), development of recombinant pharmaceutical proteins, enzymes, and agricultural biotechnology (genes), and architecture, mechanical engineering, and sensor technology (designs). In the 'Status of Biodiversity Research in Belgium: sectoral integration', the authors give an overview of biodiversity-related research in different sectors: agriculture, pharmacy, biotechnology, aquaculture, fisheries, forestry, tourism, ...

To Part I To the list of oral contributions To Part III

 

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Last updated  29-11-2004


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