Qu'est-ce que le Centre d'échange ?
L'expression "Centre d'échange" est la traduction de
l'expression anglaise "Clearing-House Mechanism" utilisée
dans le texte de la Convention (voir Article 18.3). Historiquement,
"Clearing-House" vient du monde des affaires et fait
référence au lieu où s'effectuent les transactions
financières. Par extension, l'expression est utilisée pour
décrire un outil qui permet de faciliter et simplifier les échanges
entre de multiples partenaires.
Le Centre
d'échange (CHM) sous la Convention sur la diversité biologique
(CDB) est un instrument d'échange d'information conçu pour promouvoir
et faciliter la coopération technique et scientifique en vue de
réaliser les trois objectifs de la Convention: la conservation de la
diversité biologique, le développement durable de ses éléments et le
partage juste et équitable des avantages découlant de l'usage des
ressources naturelles.
Il joue également un rôle important dans les programmes de
sensibilisation du public à la réalisation de ces trois objectifs.
Le CHM opère principalement, mais pas uniquement, via Internet. Il
s'est développé comme un réseau distribué et décentralisé de pays
membres et de différents intervenants travaillant tous ensemble pour
faciliter la mise en œuvre de la Convention. Le Centre d'échange
fournit une multitude de données et documents en ligne sur la
Convention, les programmes thématiques, les publications de référence
de même qu'un accès direct à de nombreux sites Web au niveau
régional, national et international. Son développement est favorisé
par les recommandations de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des
avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA), les
décisions de la Conférence des Parties (COP) et de la contribution des
groupes de travail régionaux et des réunions d'experts tel le Comité
consultatif informel (IAC).
Qui en bénéficie ?
Les bénéfices sont bidirectionnels :
- Les pays en voie de développement bénéficient :
- d'une tribune pour énoncer leurs besoins élémentaires en
matière d'échanges scientifique et technique,
- d'un accès aisé aux informations scientifiques et techniques des
uns et des autres,
- de la possibilité de comparer des informations provenant de
nations vivant dans des conditions écologiques, sociales et
économiques comparables.
- Les pays industrialisés gagnent :
- une habilité croissante à former un partenariat axé sur le
développement durable, en particulier pour l'échange de données
et d'expertise,
- le partage des connaissances et le transfert de technologies.
Le mécanisme du Centre d'échange en Belgique
Le 7 octobre 1996, l'Institut
royal des Sciences naturelles en Belgique, en sa qualité de Point
focal national belge pour la Convention sur la diversité biologique a
inauguré le site Internet du Centre d'échange belge (B CHM). Ce fut le
cinquième site à faire partie de la liste officielle des Centres
d'échange du Secrétariat de la Convention.
Les tâches principales du centre belge d'échange sont les
suivantes :
- informer à propos de la Convention sur la diversité
biologique et sa mise en oeuvre en Belgique,
- fournir de nombreuses informations sur le statut de la
biodiversité au niveau national, comme par exemple sur les
espèces, les écosystèmes et habitats, la conservation in situ
(environnement naturel) et ex situ (zoos, jardins botaniques
et banques de gènes), les menaces directes et indirectes, les
listes rouges, etc.,
- aider à l'application des stratégies et plans d'action
nationaux en matière de biodiversité,
- promouvoir la coopération technique et scientifique, ainsi que
le partage des connaissances auprès des Parties contractantes
de la Convention,
- promouvoir l'éducation et susciter l'intérêt du public
sur tous les thèmes liés à la biodiversité.
Les principales réalisations sont :
- une porte d'accès via Internet et fournissant
- toute information de la Convention et son processus de
mise en oeuvre au niveau national,
- des versions informatisées des documents essentiels de la
Convention (rapports nationaux, stratégies et plans d'actions,
études de terrain, etc.),
- un lien permanent entre le Secrétariat de la CDB et les
acteurs belges,
- une sélection de liens pertinents au niveau local, régional,
national et international,
- une série de services tels qu'une liste d'abréviations et le
glossaire des termes employés dans le cadre de la Convention,
- la dissémination de l'information via d'autres supports tels
que posters, brochures, dossiers, CD-Roms, etc. destinés
à informer sur la CDB et à partager l'expérience acquise,
- un rôle de partenariat avec les pays en voie de
développement, en accueillant pour le temps nécessaire leurs
Centres d'échange sur le serveur belge et en formant des
gestionnaires de points focaux nationaux pour le CHM;
- une participation à des actions de sensibilisation et
d'éducation du public.
Le B CHM vise à limiter la multiplication des efforts, notamment par
l'établissement de liens avec d'autres sites Web. Il crée ses propres
pages uniquement en vue d'obtenir une plus-value aux informations déjà
disponibles sur le Net, par exemple en intégrant les données fournies
par les régions (Bruxelles-capitale, la Flandre et la Wallonie) et les
communautés linguistiques (flamande, française et allemande) de
manière à uniformiser la présentation des données au niveau
national. Le rôle du B CHM est aussi d'inciter les acteurs à partager
toute information disponible par le biais d'Internet.
Point focal national pour le Centre d'échange belge
Institut
royal des Sciences naturelles de Belgique
Rue Vautier 29
1000 Bruxelles (Belgique)
Contact : Dr J.
Van Goethem
Tél.: +32-(0)-627 43 43
Fax: +32-(0)-627 41 41
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d'accès.
Vous ne manquerez pas de constater que le B CHM est en
développement permanent. Un certain nombre de pages sont toujours en
démonstration, présentant des idées pour un développement futur et
encourageant la coopération entre le plus grand nombre possible de
secteurs. Vos commentaires, suggestions ou propositions d'ajout de liens
ou de données en ligne sont des plus appréciés.